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Des régions et une alimentation justes et durables

► L'alimentation est un enjeu économique, social, un enjeu de santé publique, et un enjeu écologique.

► Les liens entre agriculture, alimentation et lutte contre la précarité doivent devenir un axe de réflexion pour les politiques publiques

► Le vote du 6 décembre pour la liste du Front de gauche sera l'occasion de porter des exigences avec les moyens correspondant dans ce domaine aussi

L'alimentation est un enjeu économique, social, un enjeu de santé publique, et un enjeu écologique. L'accès à l'alimentation se caractérise par une inégalité sociale et territoriale très forte. La part du budget consacré à l’alimentation ne cesse de progresser, et plus les ménages sont pauvres, plus cette part est élevée. L'agriculture doit être pensée et appréhendée dans son ensemble : de la juste rémunération des producteurs, en passant par les circuits courts, la relocalisation, le développement de transports durables et l'accès à une alimentation saine pour toutes et tous.

L'accès à une alimentation saine pour toutes et tous

C'est une alimentation respectueuse de l'environnement des producteurs et des consommateurs. Notre modèle agricole, fondé sur la mécanisation, la sélection génétique et les intrants a certes permis une augmentation exceptionnelle des rendements, mais il a surtout permis de dégrader notre terre, de tuer des écosystèmes et d'agresser notre santé.

Une prise de conscience croissante des dangers de l'agriculture industrielle pour les producteurs, les consommateurs et l'environnement d'une manière général, a fait par exemple exploser la demande de produit dits « biologiques ». Mais cette exigence de produits de qualité, répondant à des normes environnementales, au respect des terroirs ou du goût, est aussi l'objet d'une exploitation.

C'est ainsi que le capitalisme vert prospère en faisant des produits biologiques un marqueur social et en entretenant la représentation pour les plus modestes : « le bio, c'est pour les riches ».

Quand nous savons que l’obésité est près de deux fois plus répandue dans les catégories les moins favorisées (16,7 % chez les ouvriers, 16,2 % chez les employés) que dans les catégories plus aisées, il est important d'apporter une réponse publique à toutes et tous sur l'alimentation.

Les circuits-courts

la grande distribution réalise des marges de 30 à 50 % sur les produits frais : ainsi des cerises vendues 5 à 6€ le kg ne rapportent au paysan que 0,90€ qui ne couvrent même pas les charges d'exploitation. Certaines enseignes vont même plus loin en rachetant à vil prix les terres de paysans en faillite pour les exploiter directement avec une main d’œuvre sous-qualifiée et sous-payée.

Pour dénoncer ce fonctionnement injuste pour l'agriculteur comme le consommateur, des  associations et entreprises inscrites dans l'économie sociale et solidaire ont développé une offre alternative à la grande distribution ce que l'on appelle des circuits-courts, c'est à dire, un seul intermédiaire entre le producteur et le consommateur.

► Nous inciterons tous les restaurants collectifs existants sur le périmètre de la Région (lycées, hôpitaux, administrations ou collectivités locales...) à appliquer un cahier des charges d’approvisionnement imposant comme priorité la qualité et le terroir (AOC, AB, labels, savoir faire régionaux, sans OGM...), le bilan carbone des transports et la transparence du prix payé aux producteurs et transformateurs.

Relocaliser la production et la consommation

Relocaliser la production a d’abord un intérêt pour la préservation de l’environnement, car cela permet de réduire l'empreinte carbone quant à l'acheminement des produits de leur lieu de production à leur lieu de distribution. C’est également un intérêt pour l’emploi, car cette disposition permet de favoriser une agriculture qui ne demande qu’à se développer et se diversifier.

► C'est pour cela que nous proposons la création d'aides régionales à l’agriculture pour favoriser l’installation de jeunes agriculteurs, pêcheurs, forestiers mais aussi pour le secteur coopératif, associatif, artisanal de transformation et de commercialisation.

Les liens entre agriculture, alimentation et lutte contre la précarité doivent devenir un axe de réflexion pour les politiques publiques.

Ces liens sont indissociables d'une véritable révolution des modes de production est nécessaire pour passer d’un modèle agricole productiviste à une agriculture agro-écologique, respectueuse de l’environnement et de la santé, contribuant à la lutte contre la pollution et le changement climatique.

Le 6 décembre : Votez Front de gauche !