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La facture énergétique des ménages s’alourdit tandis que celles des entreprises s’allège

 

Le projet de loi de finances rectificative prévoit que la taxe carbone appliquée depuis 2014 aux consommations d’énergie fossile (pétrole, gaz, charbon) augmentera de 8,50€/la tonne en 2017. Son montant sera donc de 30.50 €/la tonne pour aller progressivement à 100€ d’ici 2030 tel que prévu dans la loi de transition énergétique.

Cette augmentation de la taxe carbone servira à financer la hausse constante de la Contribution au Service Public de l’Electricité qui, depuis 2010, a subi un accroissement de + 330 % atteignant désormais 7 milliards d’€. Une envolée vertigineuse essentiellement due, à hauteur de 60%, aux garanties de rentabilité élevée octroyée aux investisseurs des énergies nouvelles renouvelables (éolien et solaire photovoltaïque) pour des résultats globaux très limités. Comparé au 5 % de la CSPE consacrée aux tarifs sociaux qui viennent en aide aux plus démunis, cela est déplacé.

Pour le Parti Communiste Français, c’est le développement d’une vraie filière industrielle des énergies nouvelles au sein d’un pôle public qu’il nous faut !

Aussi, comme ces hausses incessantes ne suffisaient pas, il est prévu que la CSPE augmente à nouveau au 1er janvier 2016 de 15 % (+ 3€/MWh) !

Un gouvernement qui est décidément plus prompt à répondre aux revendications du Medef. Aussi, dans le cadre du débat budgétaire, le gouvernement a validé une compensation de la taxe carbone aux entreprises électro-intensives (fortes consommatrices d’énergie) à hauteur de 93 millions d’€. Ce mécanisme va alléger la facture d’électricité de 3€/MWh. Cette mesure voulue par les grands industriels sera donc payée par les ménages sur la fameuse CSPE. CQFD.

Ces nouveaux cadeaux aux entreprises s’ajoutent à ceux déjà existants comme celui d’un abattement sur le tarif de transport de l’électricité (le TURPE) pouvant aller jusqu’à 60 % que la loi de transition énergétique a instauré ainsi que des exonérations de CSPE déjà en vigueur. Il y a quelques jours, l’injonction de Bruxelles qui préconise la privatisation des barrages hydrauliques va raviver l’impatience de ces mêmes industriels qui piétinent d’impatience depuis de longs mois pour pouvoir profiter de la rente financière que constituent les concessions hydrauliques. Ce sera certainement à nouveau une offrande sans contreparties sur les investissements, les politiques conduites en termes d’emplois, de salaires, de la formation.

Le Parti Communiste Français dénonce une nouvelle fois les mauvais coups annoncés qui auront comme conséquence d’aller encore plus loin dans la remise en cause du service public et faire une nouvelle fois, les poches des ménages !

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