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25 novembre : en finir avec les violences faites aux femmes

Ce 25 novembre, journée internationale contre les violences faites aux femmes, résonne de manière particulière dans l'actualité. Le 13 novembre, Daech, tristement connue pour les crimes, les viols, les lapidations, l'esclavage sexuel commis contre les femmes dans les territoires qu’elle contrôle, a semé la terreur sur notre territoire. Nos âmes, nos cœurs sont toujours en berne. S’en prendre aux femmes, c’est nier les droits humains, c’est piétiner les libertés, la démocratie.

Hélas, les violences faites aux femmes rongent nos sociétés, anéantissent des vies et sont aussi le terreau de la barbarie et de la cruauté contre toutes et tous. Elles n'ont rien d’événements lointains, appartenant au passé ou à d'autres pays : elles sont au cœur de nos vies, au cœur de tout ce qui empêche la France d'entrer de plain-pied dans le 21e siècle. 600 000 femmes sont victimes de violences conjugales tous les ans, et plus d'une centaine en meurt. Le harcèlement sexiste fait partie des banalités quotidiennes dans les transports en commun ; les violences sexuelles touchent 20 à 30 % des femmes au cours de leur vie. Nombreux sont les citoyennes et les citoyens qui veulent en finir avec ce fléau.

 

Aujourd'hui et toute l'année, nous sommes aux côtés de celles qui subissent ces violences. Aujourd'hui et toute l'année, nous voulons saluer l'héroïsme de ces millions de femmes qui luttent pied à pied pour échapper au sort qui leur est fait et pour en libérer l'humanité toute entière. Il s'agit des combattantes kurdes, engagées pour libérer le Moyen-Orient de l'occupation de Daech. Il s'agit des femmes palestiniennes en marche contre la colonisation. Il s'agit aussi des femmes espagnoles, qui ont manifesté par centaines de milliers contre les violences. Il s'agit enfin de toutes celles qui, avec les armes du quotidien, mènent la bataille contre un compagnon ou un inconnu, contre une institution ou une direction d'entreprise pour faire disparaître le harcèlement, les coups, l'exploitation. Leur combat anonyme fait non seulement reculer les violences qu'elles subissent, mais aussi, pierre après pierre, toutes les violences qui défigurent notre société.

 

Les solutions existent pour libérer notre pays de ce poids qui le cloue au sol. Certaines d'entre elles sont l'objet de propositions de lois, comme la loi cadre contre les violences faites aux femmes, élaborée par le Collectif national des droits des femmes, déposée par les parlementaires du Front de Gauche. D'autres encore peuvent, et doivent être mises en œuvre par les Conseils Régionaux : de l'accompagnement des victimes dans leurs démarches juridiques à la protection des familles en passant par les dispositifs d'hébergement et par l'éducation à l'égalité de genre dans les lycées. Sans oublier, pour permettre la réalisation de tous ces chantiers, la création d’un Observatoire Régional des Violences Faites aux Femmes et la nomination d’une vice-présidence à l'égalité femmes-hommes au sein des Conseils Régionaux.

C'est le sens de la bataille que les élu-e-s communistes ont conduit dans les Conseils Régionaux et qu'ils comptent bien amplifier à l'occasion des élections régionales et du mandat à venir.

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