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Deuxième avis médical : Insupportable marchandisation de la médecine et de la protection sociale

C'est avec la bénédiction du Conseil National de l'Ordre des Médecins, celle aussi de l'ARS d'Ile-de-France qu'est né le service payant « deuxième avis » permettant à un malade de bénéficier d'un « second avis » sur sa pathologie, moyennant finance - plus de dix fois la consultation d'un médecin généraliste - selon des procédures de télémédecine.

Un second avis est souvent justifié, conseillé même par les médecins. Mais le dispositif actuellement sur la toile est grave.

Alors que la CNIL a donné son accord, la vraie éthique serait indiscutablement que tous ceux qui ont besoin d'un second avis puissent en bénéficier, avec un remboursement par la protection sociale universelle, celle de la sécurité sociale.

La multiplication de tels services, utiles à des soins de qualité, mais non remboursés par la sécurité sociale, contribue au développement marchand et concurrentiel des mutuelles et assurances et à l'insupportable restriction de l'assurance maladie universelle de la sécurité sociale à un panier de soins minimum. C'est une porte ouverte à de terribles reculs de la protection sociale. Une insupportable marchandisation de la médecine et de la protection sociale.

Le PCF se bat, lui, pour un remboursement à 100% par la Sécurité sociale  des soins prescrits.

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