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Emploi : en finir avec l'échec et le fiasco, prendre une toute autre direction

Le plan pour l'emploi présenté par François  Hollande  se heurte à des réalités qui ne peuvent être dissimulées derrière des annonces qui ne régleront rien.  Aucun pouvoir nouveau pour responsabiliser vraiment les entreprises et les banques afin qu’elles créent des emplois. Pas de moyens financiers nouveaux (2 Mds€ pris ailleurs) et, même, une confirmation de la baisse des dépenses pour le monde du travail à travers la transformation du CICE (40 Md€) en exonérations pérennes de cotisations sociales. 

 

F.Hollande maintient le scandale du Crédit impôt recherche (CIR)c, il amplifie et renforce la politique de baisse du coût du travail au lieu de s’attaquer à une baisse du coût du capital (dividendes, charges bancaires, spéculation, etc.). Et donc il poursuit la diminution des dépenses publiques et sociales. Il annonce une sécurisation, oui mais des licenciements ! c’est contraire à celle des salariés.

 

Sous couvert de « compléter » le pacte de responsabilité et le CICE, tant décrié à gauche et par le monde du travail, F. Hollande a pour objectif d’intégrer le plus largement possible tout le pays à la feuille de route  égoïste du patronat au détriment du pays lui-même.

 

Une toute autre direction est à prendre avec une campagne de longue haleine pour l’emploi – son développement et sa sécurisation – ouverte à tous les citoyens et à toutes les forces sociales qui le souhaitent, Nous voulons bien relever le défi d’un état d’urgence pour l’emploi, de la France et ses régions jusqu’à l’Europe. Mais avec une évaluation démocratique, en y mettant les moyens et en impliquant de façon contraignante les banques et les entreprises : elles ne peuvent pas utiliser leur argent contre l’emploi, la recherche et le développement des capacités efficaces de production. 

 

- Nous disons chiche pour évaluer vraiment le CICE et le pacte de responsabilité, car tout montre que le patronat n’a quasiment pas développé les entreprises avec cet argent mais l’a plutôt utilisé pour ses profits, pour spéculer et exporter ses capitaux.

- François Hollande propose de donner 2.000 euros à chaque PME-TPE qui embaucherait un jeune en prenant en charge ses cotisations sociales ? Ces cotisations manqueront alors aux comptes sociaux !

- Nous proposons au contraire qu’un Fonds public soit créé pour prendre en charge tout ou partie des intérêts payés par les entreprises aux banques pour leurs investissements si, nous disons bien si, ces investissements créent des emplois et améliorent les qualifications et qu’au contraire elles paient une sur-cotisation au contraire lorsqu’elles alimentent le chômage. Une partie des 40 Mds du CICE pourrait être affectée à ce fonds.

- Le PCF se félicite que l’on parle de sécurisation, lui qui est porteur très tôt d’un projet du 21è siècle de « Sécurité d’emploi ou de formation » pour un développement des capacités de tous, de l’emploi et une maîtrise des mobilités. Mais ce qui est dessiné par le Président est une sécurisation des patrons, des licenciements et des profits, pas des salariés, ni même des entreprises et de leur développement efficace.

- Même si 500.000 formations de chômeurs sont annoncées, cette "sécurisation" qui va à coup sûr dégonfler les statistiques, se ferait à moyens constants puisque l’Etat annonce 2Md€ … prélevés sur le reste du budget public existant (y compris sur le budget de l’enseignement). Donc moins de dépenses pour les services publics : moins de dépenses de santé ou pour l’école ou l’université ou le logement. Croît-on que cela va sécuriser les autres domaines de la vie de nos concitoyens, qu’ils soient chômeurs ou travailleurs ?! 

 

Plutôt que de créer des contrats facilitant les licenciements, nous proposons de développer les CDI mais aussi de réfléchir à des contrats de réelle sécurisation avec un double volet : emploi et formation ; et une double responsabilité : de l’employeur et d’un service public de l’emploi profondément rénové. 

Car en sécurisant les salariés et en développent leurs qualifications, leurs capacités créatrices, d’innovation et de recherche, on sécurise du même pas la création de richesses efficace par les entreprises.

 

François Hollande annonce des conférences pour la formation dans chaque région réunissant le patronat, les préfets, les services de l’Etat et les salariés. Pour qu’elles adaptent les formations aux besoins des entreprises. Nous disons « chiche » ! Mais à condition qu’elles incluent les banques, y compris la banque publique d’investissement, qu’elles ne portent pas que sur la formation mais aussi sur des engagements chiffrés et contraignants d’emploi par les entreprises répondant aux exigences de développement social et écologique.

 

« Etat d’Urgence pour l’emploi » ? Qu’attend F. Hollande pour interpeler aussi nos partenaires européens afin de créer un Fonds européen pour que les immenses liquidités créées chaque mois par la BCE n’aillent pas à la spéculation mais au développement de l’emploi et des services publics. Le Traité de Lisbonne nous y autorise (article 123.2).

Voilà ce dont il faut discuter . Il y a urgence . 

 

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