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Emplois/EDF : L’État doit assumer son rôle d'actionnaire principal

 EDF vient d’annoncer une réduction de 5 % de ses effectifs entre 2016 et 2018. Cette décision grave est à l’opposé des besoins de fonctionnement du service public de l’énergie et confirme qu’EDF traverse une période plus que préoccupante pour son avenir industriel et social.

Alors que la politique publique de l’énergie devrait conforter EDF dans son rôle stratégique pour répondre aux besoins énergétiques du pays et piloter la mutation vers des nouveaux modèles énergétiques, les décisions du gouvernement ne font qu'affaiblir l'entreprise.

Suite aux injonctions de Bruxelles, le gouvernement se plie à une mise en œuvre de privatisation des concessions hydrauliques. Ce même gouvernement décide d’une façon dogmatique de procéder à une fermeture anticipée de la centrale nucléaire de Fessenheim. La mise en œuvre de la loi NOME oblige EDF à vendre à ses concurrents, à prix cassés, une partie de sa production nucléaire et hydraulique. La suppression des tarifs régulés laisse le champ libre aux sacro-saintes lois du marché : autant dire que tout ce qui faisait la robustesse du secteur électrique français est mis à mal.

Les usagers et les collectivités locales devront passer à la caisse à un moment ou à un autre.

La colère des personnels et de leurs organisations est légitime. Le PCF est au côté des salariés qui luttent pour préserver leurs emplois et l’outil industriel de la France.

La restructuration de la filière nucléaire envisagée par le Président de la République et son gouvernement, qui consiste au rachat par EDF d’AREVA NP (conception et maintenance des réacteurs) revient à faire endosser par l’un les efforts financiers que l’état actionnaire devrait faire pour l’autre. Cela aura de douloureuses répercussions sur l’emploi. Le nucléaire reste pourtant une filière industrielle essentielle dans laquelle la France a un rôle à jouer au plan national et international.

Pour le PCF, dans un secteur aussi stratégique que l’énergie, il est plus que temps que l’État assume son rôle d'actionnaire principal dans le dossier Areva, comme dans celui d’EDF pour préserver l'avenir et les savoir-faire industriels.

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