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Service public ou intérêts privés ?

le 06 septembre 2006

En décidant de présenter un projet de privatisation de GDF devant le Parlement mi-septembre, le gouvernement revient sur son engagement de 2004, voté par sa propre majorité et n'autorisant pas l'Etat à descendre sous la barre des 70% dans le capital de GDF.

Si demain, une étape majeure et supplémentaire de la privatisation de GDF était franchie, les tarifs du gaz s'envoleraient encore. Ainsi que les bénéfices et la rémunération des actionnaires.

Vouloir fusionner GDF et Suez, ce n'est pas mettre à l'abri, l'ensemble, d'une OPA hostile.

Ce n'est pas en faire un grand groupe gazier : l'activité gaz de Suez ne représente que 25 % de celle de GDF.

C'est en revanche vider les caisses du service public GDF pour les actionnaires de Suez.

C'est supprimer les emplois en doublon dans les deux entreprises comme c'est le cas pour toutes les fusions.

C'est accepter les contreparties demandées par Bruxelles dans sa lettre de « griefs » et céder à la concurrence des activités importantes de l'ensemble fusionné.

Il faut arrêter le projet gouvernemental et examiner toutes les pistes pour protéger les activités et les salariés de Suez d'une opération financière hostile, sans privatiser GDF.

Avec une forte mobilisation des usagers, des élus des citoyens, des syndicats gaziers et électriciens il est possible de stopper la disparition de GDF.

Mobilisons-nous !

Signons, faisons signer massivement la pétition des députés communistes et républicains qui sont déterminés, en s'appuyant sur votre mobilisation et votre action, à faire échec à ce projet de loi.

Ils demandent l'ouverture d'un débat national et l'organisation d'un référendum.

Groupe des député-e-s comunistes et républicains