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Airbus étranglé par l’avidité de ses actionnaires

Mardi 11 janvier, la direction d’Airbus avait convoqué les syndicats n’ayant pas soutenu le mouvement de lutte des salariés d’Airbus Suresnes contre la fermeture de leur site.

À l’ordre de jour, une mission impossible :« Comment expliquer qu’Airbus, avec carnet de commandes de 1000 milliards d’euros et 10 années de plan de charges, supprime 1164 emplois ? »

Dans les faits, la direction du groupe n’a fait que noyer le poisson multipliant les assurances vagues sur le non recourt aux licenciements et le maintien possible d’une activité en Île de France de recherche et d’études.

La réalité est qu’avec la fermeture programmée du site de Suresnes, une partie de la « recherche et technologie » du groupe est sacrifiée à l’avidité des actionnaires.

C’est l’avenir à long terme d’Airbus qui est ainsi mis en cause, alors que le groupe est confronté aux défis technologiques du développement d’une aviation civile de moins en moins dépendante du pétrole et d’une réduction d’ici 2050 de 75% des émissions de CO2 et de 90% des émissions d’oxydes d’azote par rapport aux avions existants.

Le PCF soutient le mouvement d’opposition des salariés à la fermeture du site de Suresnes, il demande à l’État français actionnaire d’Airbus à 10,93% d’intervenir de concert avec ses homologues allemands et espagnols, eux aussi actionnaires, pour établir un moratoire sur la fermeture des sites et la suppression des postes de travail.

Un gouvernement de gauche digne de ce nom devrait œuvrer pour qu’Airbus devienne le premier groupe industriel stratégique public d’Europe.

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