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Déclaration du Conseil national 26 avril 2017

Déclaration du Conseil national du PCF – 26 avril 2017
Le score de près de 20 % de notre candidat, Jean-Luc Mélenchon, constitue un événement
inédit, une forte espérance et un point d'appui dans le combat pour la transformation sociale
et écologiste.
Nous saluons tous les militant-e-s communistes, du Front de gauche, de la France insoumise,
les élu-e-s communistes et Front de gauche, les citoyen-ne-s qui se sont investi-e-s dans la
campagne de Jean-Luc Mélenchon. Ce résultat est le leur.
Dans les villes à direction communiste-Front de Gauche, le score de Jean-Luc Mélenchon est
supérieur à 30 %.
À 600 000 voix près, la gauche est éliminée au soir du 1er tour, la candidate de l'extrême
droite, Marine Le Pen, est qualifiée pour le second tour, 15 ans après le sinistre 21 avril 2002.
Face à elle, Emmanuel Macron, candidat du camp libéral : cette situation est lourde de
dangers pour la démocratie et de nouvelles régressions pour notre peuple !
Le Parti communiste français prend ses responsabilités devant le risque d'élection de Marine
Le Pen et appelle sans ambiguïté à la battre le 7 mai, en utilisant le seul bulletin qui lui sera
malheureusement opposé. Les communistes ont toujours combattu le Front national, ils et
elles refusent de participer à sa banalisation. Ils et elles ont mené, ces dernières semaines,
une campagne active et déterminée, pour mettre au jour, à travers le livre « FN l'imposture.
Droite le danger », les mensonges du FN, sa volonté d'utiliser les souffrances sociales pour
diviser les Français-e-s, mener le pays sur le chemin de la haine, du racisme et de la
xénophobie, faire reculer les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité.
L'imposture sociale et politique de Marine Le Pen, dans les tout premiers jours de la
campagne du deuxième tour prend une ampleur plus grande encore : elle prétend s'appuyer
sur le rejet légitime, dans l'électorat de gauche, dans l'électorat populaire, de ce qu'incarnent
Emmanuel Macron et son projet, pour détourner l'aspiration à plus de justice sociale vers son
objectif fondamental : instaurer plus de division pour mieux préserver les intérêts de la
finance.
Elle prétend s'appuyer sur l'aspiration à la souveraineté populaire et une Europe dégagée de
l'austérité pour la détourner et imposer, avec ses alliés européens d'extrême droite et néonazis,
une Europe de la concurrence entre nationalismes, basée sur la haine des peuples,
tournant le dos aux coopérations, aux valeurs de solidarité et de paix.
Nous ne prendrons jamais le risque de laisser entre les mains de l'extrême droite la gestion du
pays et du pouvoir d’État, les libertés publiques, la sécurité de notre territoire et celle du
monde.
Notre démarche n'est en aucun cas un soutien à la politique d'Emmanuel Macron : nous
l'avons combattu comme ministre, puis comme candidat, dans la rue, au Parlement. Son
projet aggravera les politiques néo-libérales.
Nous empêcherons Emmanuel Macron de faire du vote du second tour une adhésion à son
programme. Toutes les électrices et électeurs de la gauche de transformation sociale et
écologiste doivent pouvoir utiliser le bulletin à son nom dans le seul but qu'ils se fixent :
barrer la route à Marine Le Pen.
Vouloir donner à ce geste une autre signification, ne pas respecter ces femmes et ces
hommes, ne peut que favoriser Marine Le Pen.
Nous combattrons la mise en oeuvre du projet d'Emmanuel Macron, ses choix anti sociaux, sa
volonté d'une recomposition libérale profonde de notre société.
C'est dans cet esprit que nous serons dans la rue le 1er mai, aux côtés des organisations
syndicales et à partir du 8 mai dans toutes les mobilisations contre Macron, et en
l'empêchant d'obtenir une majorité à l'Assemblée nationale.
Les communistes sont totalement mobilisé-e-s pour les élections législatives depuis plusieurs
mois, pour combattre l'extrême droite, la droite et les politiques libérales de Macron, ses
ami-e-s, ses soutiens.
Il faut donc construire dès maintenant le maximum de victoires législatives les 11 et 18 juin
prochains pour les forces de gauche de transformation sociale et écologique.
C'est possible si chacune de ces forces convergent pour construire une représentation
nationale à la hauteur du vote et des attentes de rassemblement exprimés par les électeurs et
électrices de gauche.
Uni-e-s, nous pourrons obtenir des dizaines de député-e-s pour former une force combative,
porteuse de la colère populaire à l'Assemblée nationale, pour mener une lutte sans merci
contre la finance, pour l'égalité réelle, et pour l'Humain d'abord.
Divisé-e-s, nous risquons à l'inverse l'élection de député-e-s porteurs-euses des choix d'Emmanuel Macron, de droite ou d'extrême droite.

Le Parti communiste va continuer à faire des propositions en vue d'une entente électorale.

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