Le gouvernement vient d'annoncer la mobilisation du Fond de Garantie des Calamités Agricoles après l'avoir dépouillé depuis des années au profit des assureurs privés.
Alors que 42 départements français et 12 pays européens connaissent des situations de sécheresse préoccupantes, il est ubuesque que le gouvernement se félicite d'avoir obtenu de la commission européenne, le droit pour les éleveurs de faucher leurs jachères, ou encore le versement anticipé de décembre à octobre des paiements compensateurs...
Engluée dans la rigueur du pacte de l'euro fort, l'Union européenne a annoncé la couleur : pas de leviers d'aides directes aux agriculteurs ! Pourtant, l'argent existe, comme en témoignent les 5 milliards d'euros économisés sur la politique agricole commune en 2009.
Le pire reste à venir : pertes de récoltes, spéculations sur les fourrages, effondrements des cours dû à la vente précipitée d'animaux par les éleveurs...
En France comme en Europe, de nouvelles politiques publiques agricoles doivent prévaloir pour l'agriculture et l'alimentation. Les calamités atmosphériques se succèdent aux catastrophes économiques que le seul marché ne peut réguler.
A la veille du prochain comité de suivi Sécheresse, le PCF exige que l'État s'engage à prendre des mesures immédiates :
le 25 mai 2011
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