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Publié le 18/07/2019 par PCF

Réforme Delevoye / Macron : âge de départ ou niveau de retraite, il faudra choisir !

C'est le seul enseignement des annonces gouvernementales du jour.

Alors que la population française a soif de clarté sur le niveau des pensions par rapport au salaire de fin de carrière et sur l'âge de départ avec une pension viable, le gouvernement entretient l'opacité, voire en ajoute avec des simulations en trompe l'œil.

 

Seule certitude, le système par points du duo Delevoye / Macron transforme la pension en une rente viagère : son calcul sera fonction de l'espérance de vie à la retraite. Donc plus on part tôt, plus la pension sera modeste, plus on part tard, plus elle sera élevée.

 

C'est une rupture historique sans précédent : avant la pension était conçue pour représenter à un âge déterminé, un pourcentage clairement affiché du salaire de fin de carrière. L'objectif historique était donc de garantir à chacun au minimum 75 % du salaire de fin de carrière pour une carrière complète.

 

Cet objectif est abandonné. Et pour cause !

La réforme impose « une règle d'or » : « le poids des recettes du système sera maintenu constant » : ce qui revient à bloquer définitivement les ressources affectées au financement des retraites à ce qu'elles sont aujourd'hui (14% du PIB) alors que dans les prochaines décennies le nombre de retraité-es va s'accroître de près de 30 %.

 

Conclusion, les pensions vont plonger pour tout le monde, celles d'aujourd'hui comme celles de demain, car les redistributions promises s'opéreront entre les travailleurs puisque les revenus du capital sont encore une fois sanctuarisés.

 

Pire, le déploiement de fonds de pension à la française intégrés à la réforme va accroître la financiarisation des entreprises et la destruction d'emploi pour financer les actionnaires desdits fonds : les travailleurs devront choisir entre leur emploi ou le financement de leur fonds de pension. Absurde !

 

La réforme proposée ne pourra que soulever un vent de colère car elle ajoute à l'opacité ambiante en faisant de la pension une vulgaire variable d'ajustement.

 

Pour autant, le PCF considère que le statu quo n'est pas possible car le système actuel ne répond plus aux attentes citoyennes. Déstabilisé par les attaques successives essuyées depuis le début des années 1990, rendu plus inégalitaire, cloisonné, non démocratique, ce système est de moins en moins lisible par les citoyens.

 

Les communistes proposent une réforme de progrès social, pour un nouvel âge du système de retraites. Ce qui a été possible dans un pays ruiné, à la Libération, sous l'impulsion d'Ambroise Croizat, appelle un renouveau social et démocratique auquel nous convions tous les citoyens.

 

Pour le rétablissement d'un droit à retraite dès 60 ans avec au minimum 75 % du dernier salaire, et un minimum de pension égal au SMIC net, les possibilités de financement existent.

 

Le PCF appelle à la création du plus large front unitaire, pour mettre le gouvernent en échec tout en portant devant le pays un projet alternatif fort. Les organisations progressistes doivent très rapidement converger dans une grande campagne nationale. C'est l'objectif que le PCF se fixe avec des initiatives dès son université d'été de la fin août et lors de la prochaine fête de l'Humanité.

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