santé publié le 04/11/2018

Santé/hopital : argumentaire

Depuis plusieurs mois, le gouvernement, soutenu en cela par les médias complaisants, nous a tenu en haleine pour « découvrir » enfin le « plan global de transformation de notre système de santé ».

Aux premiers mots du président Macron, nous savions à peu près tout de la « philosophie » générale des 54 mesures énoncées à coup de roulement de tambour : « notre système ne souffre pas de sous-financement mais de problèmes d’organisation... » ! Fermez les bancs !

Tout l’argumentaire gouvernemental, aux mots très choisis, prend appui sur l’axiome martelé à toutes les séquences : « aujourd’hui notre système est devenu inadapté...Il faut le changer de fond en comble...Tout le monde est d’accord sur cet objectif... »

Après avoir constaté que ce système honni ne répond pas aux attentes des patients, nourrit le mécontentement des professionnels de santé (!), est historiquement marqué par de profondes rigidités d’organisation, et, enfin, est confronté à des tensions financières croissantes (cela il fallait le faire !), le plan « Ma santé 2022 » décline ses propositions autour de « trois engagements prioritaires » :

- Placer le patient au cœur du système et faire de la qualité de sa prise en charge la boussole de la réforme

- Organiser l’articulation entre médecine de ville, médico-social et hôpital pour mieux répondre aux besoins de soins de proximité

- Repenser les métiers et la formation des professionnels de santé

Dont acte !

Mais l’examen des propositions concrètes, dont certaines répondent à des attentes depuis de longue date, ressemble au dicton « c’est dans les détails que se cache le diable »!. Il nous donne à voir le véritable projet politique ultra-libéral de Macron/Buzyn !

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