Publié le 06/02/2019 par PCF

Subvertir le grand débat national et faire échec à E. Macron

Au cœur de la tourmente actuelle, il y a une crise de la démocratie.

Les Français·e·s veulent pouvoir décider. Le système politique et le fonctionnement de la République sont mis en cause. La crédibilité du pouvoir politique est atteinte. Nous agissons pour que cette exigence débouche sur une démocratisation de l’État, des entreprises et des banques, pour des pouvoirs nouveaux des citoyen·ne·s, des salarié·e·s, des élu·e·s à tous les niveaux, contre le présidentialisme, la toute-puissance des actionnaires.

Nous voulons une VIe République. Le Conseil national met en place une commission chargée d’actualiser, en lien avec nos parlementaires, nos propositions de VIe République d’ici le 15 mars, notamment en vue des réformes constitutionnelles envisagées par Emmanuel Macron. En décidant le grand débat national, le président de la République cherche à cadrer, à orienter l’opinion populaire. Il espère pouvoir en maîtriser à son profit les conclusions. Il est en campagne électorale.

Empêchons-le d’arriver à ses fins. Déjà, 75 % des Français·e·s pensent que le gouvernement ne traduira ce débat en mesures concrètes. Mais l’appétit de débat et la volonté de ne pas se faire voler la parole sont bien là. Le Conseil national appelle les communistes à investir avec audace et créativité le débat populaire national, dans et hors du débat officiel, en bousculant les cadres préétablis, en refusant que soient écartées les questions majeures des Français. Nous ferons tout pour que la voix des citoyen·ne·s ne soit pas étouffée par le gouvernement, ni instrumentalisée par des forces d’extrême droite qui rêvent de faire grandir leurs idées nauséabondes. Les priorités des Françaises et des Français doivent rester au cœur du débat, et ces priorités ce sont le pouvoir d’achat, la lutte contre l’évasion fiscale, la justice sociale, l’égalité des territoires, le développement des services publics, de nouveaux droits pour décider, la liberté de manifester sans se faire blesser. Nous mettrons pour cela sur la table nos propositions pour la hausse des salaires et la justice fiscale, pour s’attaquer au coût du capital et à ses prélèvements (dividendes, intérêts bancaires) pour une autre utilisation des richesses, pour l’égalité femmes-hommes, pour les services publics et l’égalité des territoires, pour la démocratisation de la République.

Nous appelons les communistes à aller à la rencontre de nos concitoyen·ne·s, à participer aux débats organisés par divers acteurs, actrices: syndicalistes, monde économique, associations, élu·e·s, citoyen·ne·s, etc., à organiser nous-mêmes des rencontres, à en co-organiser avec des organisations progressistes, à ouvrir des permanences dans nos locaux, à faire remplir des cahiers d’espoir, pour que les gens puissent s’exprimer sans tabou, à en faire la synthèse. Nous agirons pour que les idées émises se traduisent en actes, en propositions de lois. Nous agirons pour que ces mouvements collectifs obtiennent des résultats et des succès.

Extrait de la résolution du CN du 26 janvier

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