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Sénatoriales : le journal de campagne adressé aux Grands Electeurs de Charente

le 28 September 2014

Sénatoriales : le journal de campagne adressé aux Grands Electeurs de Charente

Voici le document adressé par nos candidats aux Grands Electeurs avant le scrutin du 28 septembre.

La Poste des Pennes-Mirabeau. Courrier de Serge Baroni au Directeur Régional de La Poste

le 24 September 2014

La Poste des Pennes-Mirabeau. Courrier de Serge Baroni au Directeur Régional de La Poste
Mr Baroni Serge
Elu PCF des Pennes-Mirabeau
84bis vieille route de la Gavotte
13170 Les Cadeneaux

à

Monsieur le Directeur Régional
137 rue Gaspard Monge
13458 Marseille cedex 13

Monsieur le Directeur,

Je suis obligé de revenir sur votre courrier du 18/08/2014 pour vous adresser un carton rouge au nom des 20.000 Pennois. En effet, la distribution aux Pennes reste catastrophique et ne s’améliore pas. On voit des facteurs en service mais dans certains quartiers le courrier est distribué un jour sur deux, dans d’autres la situation est pire encore. Vos pratiques Mr le Directeur ont des conséquences chez les particuliers abonnés à des quotidiens ou à des hebdomadaires. D’ailleurs, je vais les alerter ces quotidiens pour qu’ils prennent des mesures et qu’ils vous interpellent aussi sur la situation.

Vos pratiques et votre politique libérale des ressources humain Mr le directeur, ont des conséquences encore plus difficiles chez les commerçants et artisans des Pennes-Mirabeau. Et sachez Mr le directeur que je vais saisir la chambre de commerce et d’industrie sur les répercutions qu’on eut certains commerçants et qui les ont mis en grande difficultés. Notamment celle de payer en retard leurs salariés, d’autres ont dû payer 10 pour cent de pénalités aux impôts. Ou combien attendent encore tout simplement des paiements, des devis, des colis pour faire fonctionner leurs entreprises.

Je trouve très grave que vous écriviez dans votre courrier je cite : «  l’établissement a pris toutes les dispositions pour revenir à une situation normale de distribution et garantir le service de qualité attendu 6j/7 ».  Même pour une simple réparation d’une serrure de boite à lettres ça ne se fait pas faute de moyen et malgré votre engagement par écrit.

Résultat tout un quartier n’a plus ce service de proximité. Je trouve très grave que vous ne mettiez pas les moyens pour honorer vos engagements auprès des Pennois et que ne vous parliez plus de service public.

Que voulez-vous que pensent les Pennois de cette situation? Nous n’accepterons jamais que la mission de service public ne soit pas remplie sur notre commune et nous faisons signer en ce moment une pétition en ce sens et nous vous adressons les premières. Nous allons aussi appeler les Pennois, vos usagers à vous écrire jusqu’à obtenir satisfaction à savoir, avoir le courrier 6 jours sur 7.

Avec les Pennois, je souhaite vivement que cessent ces disfonctionnements et que les choses rentrent dans l’ordre.

Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir mes meilleures salutations.

Serge Baroni élu Front de Gauche

CN du 19/09/2014 - Rapport introductif par Olivier Dartigolles

Par Olivier Dartigolles, le 22 September 2014

CN du 19/09/2014 - Rapport introductif par Olivier Dartigolles

Conseil national – 19 septembre 2014

Rapport présenté par Olivier Dartigolles

 

 

Une invitée de marque a occupé les esprits et les cœurs tout au long de la Fête de l'Humanité. De l'inauguration le jeudi soir où nous invitions à un sursaut national et citoyen, aux dernières notes du concert de Bernard Lavilliers, il a été beaucoup question de la gauche, de son actualité et de son avenir, de sa capacité à redonner de l'espoir ; existe-t-il aujourd'hui une question plus forte que celle-ci, car elle conditionne tout le reste. Elle s'était faite discrète au cours des derniers mois. Pour certains, la gauche était en très sale état. Manuel Valls allant jusqu'à évoquer sa possible disparition. Il parle en spécialiste. Le pronostic vital lui semblait d'autant plus engagé qu'il y a en effet dans les seringues de l'austérité un poison mortel qui lui est directement destiné.

Tout cela nous le savions à la veille de la Fête, mais nous avions aussi ressenti à la fin de l'été un changement de climat. Quand Pierre est intervenu à La Rochelle, devant les militantes et les militants socialistes, les passages de son intervention les plus applaudis furent très nettement ceux qui parlaient de la gauche, des outrages qu'elle doit endurer quand son seul horizon serait de suivre Gattaz, des promesses formulées en son nom, et des trahisons successives qui créent un niveau inégalé de défiance et d'hostilité, de souffrances et de gâchis immenses.

La gauche politique, syndicale et associative, populaire et citoyenne, a créé l'événement lors de cette Fête en signant un retour remarqué jusqu'à provoquer de l'irritation au sommet de l’État. Bien évidemment, le fait de pouvoir retrouver de si belle manière les valeurs authentiques de la gauche n'efface pas les craintes et les doutes. Mais les observateurs, les chroniqueurs, celles et ceux qui suivent de près la rentrée politique, qui aurait pu se dérouler entre chien et loup, sont bien obligés aujourd'hui d'acter une chose : l'histoire n'est pas écrite et pour personne.

Voilà l'un des messages envoyés par les forces populaires de la Fête de l'Humanité, notre imaginaire n'est pas à vendre, il peut se reconstruire avec des marqueurs de gauche, des ripostes et des rassemblements. Ce que dit le grand succès de la Fête, c'est que nous pouvons être des bâtisseurs d'avenir si nous poursuivons les efforts engagés.

Nous disposons des interventions de Pierre, celles de Patrick Le Hyaric, des présidents de nos groupes parlementaires, des débats de la Fête. Ce rapport propose de pointer une série de questions qui sont à la fois d’actualité et sur lesquelles il ne peut y avoir de raccourcis si nous voulons, avec d'autres, une alternative de gauche pour le redressement du pays, ambition qui sera centrale lors de notre prochaine conférence nationale dont l'ordre du jour doit être voté par le Conseil national.

Faire renaître l'espoir, la volonté et la confiance dans un monde de paix

On ne peut aborder ces questions sans prendre en considération la situation internationale. Elle fait partie de la réalité présente et elle pèse très lourdement dans la tête des gens qui se disent : « Où tout cela nous mène-t-il ?

Hier, lors de sa conférence de presse, F. Hollande a de nouveau engagé notre pays dans une nouvelle guerre, sans débat parlementaire, avec, de nouveau, une France qui n'agit plus librement et de manière indépendante et qui livre ses avions de chasse aux États-Unis et à l'OTAN. Cette décision est une grave erreur, une de plus, qui n'apportera aucune solution et ne fera qu'aggraver plus encore la déstabilisation de la région. Pour s’attaquer à l’État islamique, il est indispensable de démanteler les filières, y compris d’États participant à cette coalition qui fournissent armes, argent et hommes.

Les événements qui se sont déroulés au cours de la période estivale ont été d'une particulière violence. Le morcellement à l’œuvre du Proche-Orient arrive à un point de basculement critique. Et l'enjeu est de savoir qui contrôlera et profitera de cet éclatement. La conférence prétendument internationale sur la « sécurité en Irak » organisée lundi par François Hollande participe de cette logique. Elle s'inscrit dans la stratégie américaine et atlantiste qui porte une lourde responsabilité dans la création et le développement de l’État islamique, mais aussi dans l'absence de solution politique en Syrie, en Palestine et en Libye.

L'émergence des forces meurtrières djihadistes et leur extension plongent d'abord dans la guerre les peuples pauvres entre eux ; et les interventions « occidentales » qui s'ensuivent depuis plus de vingt ans alimentent leur développement comme un cercle infernal.

Le Sommet de l'OTAN à Newport des 4 et 5 septembre a franchi sous la pression de Washington une étape décisive en ce sens en adoptant une nouvelle approche militaire à l'égard de la Russie et en créant une force de réaction « très rapide », identifiée comme son véritable « fer de lance » qui s'installera dans les pays frontaliers de la Russie. Depuis des mois, leur confrontation sur le théâtre de la crise ukrainienne prépare l'opinion à ce qu'ils nomment « une nouvelle guerre froide », c'est-à-dire le rapport de force constant, la menace d'intervention, la surenchère militaire, l'usage des sanctions avant toute démarche politique et diplomatique.

La stratégie globale des puissances « occidentales » est en réalité dans l'impasse. Les tensions, contradictions, déstabilisations, et l'arc de diffusion des conflits et crises sont tels que les enjeux internationaux semblent à nouveau, mais dans des conditions totalement différentes, être dominés par l'alternative : guerre ou paix.

Notre responsabilité est de faire renaître l'espoir, la volonté et la confiance dans un monde de paix et de participer dès maintenant à construire les voies pour y parvenir. C'est le sens de notre appel pour le 21 septembre, journée mondiale de la paix. Il faut créer les conditions d'un rassemblement d'actions pour s'opposer à la politique atlantiste de F. Hollande et de son gouvernement, et montrer que les alternatives existent.

Construire la paix pour la France ce serait : sortir de l'OTAN, prendre une initiative forte pour le désarmement nucléaire et sur le commerce des armes, et aussi en même temps mettre en œuvre une politique inédite de partenariats pour la coopération et le développement partagé afin d'asseoir la sécurité dans toutes ses dimensions et sur des principes de solidarité ; enfin agir pour engager une réforme de l'ONU démocratisée.

Dernier mot : la solidarité avec la Palestine, très importante et populaire pendant tout l'été, va s'amplifier pour aboutir à une étape le 18 octobre à Paris dans la vaste convergence nationale pour obtenir la suspension des accords d'association UE-Israël. On a pu de nouveau le mesurer le week-end dernier, les forces populaires demandent la reconnaissance de l’État palestinien, la solidarité avec les enfants de Gaza et la libération des prisonniers palestiniens et de Marwan Barghouti.

Nous proposons qu'un prochain Conseil national, dont la date reste à fixer, soit intégralement consacré à la situation internationale.

Dans un climat plus favorable à juin dernier, l'histoire est à écrire.

En France, rappelez-vous en juin, nous étions face à une situation ressentie comme bloquée. Le climat était pourri avec un brouillage des repères, le recul de la politique, les affaires, qui se poursuivent, des perspectives très sombres face auxquelles on pouvait se dire qu'il fallait tenir en serrant les rangs et en attendant des jours meilleurs. Les risques d'un approfondissement global et très inquiétant de la crise politique et d’enlisement gravissime de notre pays pouvaient-ils, oui ou non, être conjurés ? Dans le rapport présenté le 14 juin, nous répondions « oui », tout en précisant les conditions à réunir : intensifier notre action dans les luttes, engager une campagne durable pour des axes de transformation sociale tout en franchissant une étape dans notre travail de projet, le faire dans la durée en le mettant au centre de notre activité avec la société. Nous proposions enfin de déployer avec une audace nouvelle notre travail de rassemblement et de construction politique. Sur ces quatre objectifs, si beaucoup reste à faire, la situation a bougé et dans la bonne direction. Ce qui nous place face à de nouvelles responsabilités.

Ripostes immédiates sur des questions brûlantes – j'y reviendrai – , solutions de gauche par un processus permanent de débat et d'initiatives, rassemblement pour une alternative, une majorité et un gouvernement de gauche sans attendre la fin du quinquennat, sur l'ensemble de ces objectifs il se dégage aujourd'hui, ce qui n'était pas le cas il y a encore trois mois, un paysage nouveau avec des forces disponibles pour y travailler dans la durée. Pour beaucoup de gens de gauche, la formation du gouvernement Valls 2, avec la nomination d'Emmanuel Macron et, dans la foulée, le discours de Manuel Valls à l'université d'été du Medef ont été vécus comme un moment de vérité où une limite a été franchie dans une direction où ils ne veulent pas aller.

Ces premiers acquis, qui demandent à être consolidés et amplifiés dans les prochains jours, sont infiniment précieux. Nous sommes certains d'une chose : il n'y a strictement rien à espérer du chaos, d'une crise politique longue et douloureuse, d'une sorte de glissade incontrôlée vers des eaux tumultueuses qui charrient, on le sait bien, des régressions de grande ampleur, des tensions extrêmes dans la société, des décrochages sur des valeurs de solidarité, de justice sociale et de fraternité. Le pari selon lequel du bon pourrait sortir de tout cela, par je ne sais quel mouvement de balancier vers la gauche, est extrêmement dangereux.

Aussi, plus vite un espoir de gauche s'installera dans le pays, mieux nous aborderons les prochaines échéances. La crise de légitimité du couple Hollande-Valls atteint un tel niveau qu'on ne peut rien exclure : dissolution, démission, voire gouvernement d'union nationale. Tous ces scenarii passent sous silence une idée simple : une majorité de gauche a été élue en 2012 pour redresser et apaiser le pays, pourquoi ce qui n'a pas été engagé depuis deux ans serait définitivement évacué ? Cette proposition est sans doute la plus subversive pour les gardiens du système actuel, un système à bout de souffle et dont la seule réponse qui peut encore se faire entendre tient en une phrase : « on ne change pas une politique qui échoue ».

Une France qui dévisse et un débat qui s'invite

Je ne reviens pas ici sur les conséquences de l'échec de la politique gouvernementale. Pour faire court et aller à l'essentiel, quelles étaient les prévisions de Hollande ? D'abord celle d'une reprise mondiale, puis d'une Allemagne jouant le rôle de moteur de croissance à l'échelle de l'Union européenne, enfin, et Manuel Valls a été recruté pour faire ce job, un pacte dit de « responsabilité » avec des milliards d'euros pour le patronat payés par une saignée inédite et brutale de 50 milliards d'euros prélevés dans la dépense publique et sociale. Le chômage atteint des records et avec lui... le niveau des dividendes versés aux actionnaires. La croissance est nulle et avec elle, ou plutôt sans elle, les déficits publics se creusent. Au cœur de la défiance qui écrase le couple exécutif se nichent deux choses très fortement ressenties dans le pays et notamment chez les 10 millions d'électrices et d'électeurs qui ont voté F. Hollande au premier tour de la dernière élection présidentielle. Un, la politique qui est suivie n'est pas celle qui avait été annoncée. Deux, l'orientation choisie à la place n'est pas celle d'un changement mais d'une aggravation des politiques passées et elles nous conduisent à la catastrophe. Les débats lors de la Fête de l'Huma ont permis de mesurer des préoccupations sur l'avenir, beaucoup de personnes demandent des explications, au plan national, européen et mondial. Les échanges sur les dimensions économiques de la crise, mais aussi sur les problématiques sociétales qu'il ne faut pas négliger, montrent combien les recherches de solutions sont fortes et permettent de poser la question qui est devenue incontournable, celle que Pierre a posée, hier soir, sur le plateau « Des paroles et des actes » : quelle alternative de gauche à la politique actuelle ?

Face à un bilan si désastreux, et aux légitimes prises de conscience et débats qu'il provoque, l'exécutif n'entend rien changer. Cet entêtement et ce déni permanent des réalités se doublent d'un autoritarisme, incarné jusqu'à la caricature par les coups de menton et de talonnettes du Premier ministre. Sa seconde déclaration de politique générale a été, en la matière, une parfaite illustration de l'impasse politique dans laquelle se trouve aujourd'hui le pouvoir.

Plus la base politique de la majorité se réduit et plus les appels à la « responsabilité », face à un Front national présenté comme « aux portes du pouvoir », les intimidations se multiplient. Mais le débat est lancé et, semaine après semaine, des personnalités de gauche, comme Martine Aubry dans les derniers jours, des forces progressistes formant un arc qui s'élargit, des intellectuels, des responsables syndicaux et associatifs, des acteurs locaux à l'échelle de nos territoires, des élus, des gens à partir de ce qu'ils vivent et ce à quoi ils aspirent, posent les uns après les autres des questions sur ce qu'il ne faut plus faire, des questions de bon sens le plus souvent. Oui, c'est bel et bien sur ce sujet que le débat va s'aiguiser : Comment faire autrement pour éviter la faillite du pays ? Par quoi remplacer la politique Hollande-Valls ? Avec quelles priorités ? Quels moyens démocratiques et financiers ?

C'est que ce que nous proposons et ce à quoi nous avons travaillé sans relâche au cours des dernières semaines, y compris quand les conditions paraissaient moins favorables pour s'y engager, et c'est aujourd'hui une donnée incontournable du paysage politique à gauche.

Nous invitons au débat toutes celles et tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans l'orientation politique actuelle. Qui pensent, comme nous, qu'il n'existe aucune fatalité, qu'un autre chemin peut être pris, sans attendre, avec des solutions de gauche. Nous disons que le débat est non seulement souhaitable mais qu'il est indispensable pour répondre aux défis et aux enjeux. Que la progression de ce débat peut, très rapidement, permettre des convergences visibles par des propositions et des initiatives communes.

On ne découvre pas cela. En 2008, lors du 34e Congrès, nous nous proposions  « d’œuvrer à ce que des millions de femmes et d'hommes, divers par les courants de pensée dans lesquels ils se reconnaissent, par les organisations politiques et sociales dont ils se sentent proches, soient suffisamment unis et résolus pour rendre incontournables des changements dont ils auront acquis la conviction qu'ils sont indispensables ».

Dans une situation politique qui se caractérise par d'immenses périls – je ne reviens pas sur le rapport de juin qui traitait de cette question –, il ne s'agit donc pas de viser à ce que ces millions de femmes et d’hommes soient une fois pour toutes tous d'accord sur tout ! Il s'agit de travailler, comme nous le proposons à l'ensemble des forces avec qui nous échangeons aujourd'hui, à ce que la gauche, dans sa diversité, soit porteuse de solutions de progrès face aux problèmes d'aujourd'hui, mais aussi en réponse à des questions nouvelles qui dans un avenir, proche ou plus lointain, ne manqueront pas de surgir. Le rassemblement doit se réaliser sur des objectifs qui permettent de l'emporter contre un adversaire de classe qui ne lâchera jamais prise de son plein gré.

Le sujet, on le voit bien, n'est pas de se faire plus ou moins d'illusions sur les frondeurs socialistes, ou sur les députés d'Europe écologie-les Verts qui se sont abstenus mardi dernier lors du vote de confiance. Là n'est pas la question. Nous savons bien que tous ne sont pas opposés au même degré à la politique gouvernementale et parmi eux tout le monde n'a pas forcément les mêmes objectifs. Et nous savons aussi que bien au-delà des frondeurs déclarés, parmi les députés socialistes grandit l'idée que l’orientation Hollande-Valls mène dans le mur.

Alors que la pression était maximale – en témoigne la dizaine d'heures que le Premier ministre a consacrée aux échanges avec le groupe socialiste les deux journées avant le vote – sur le plan parlementaire, Valls n'a plus de majorité absolue, ce qui était son objectif initial. La contestation à sa politique grandit, dans le pays tout entier et aussi à l'Assemblée.

L'épisode stupéfiant de l'annonce par Valls de la suppression de la première tranche d’impôt, le lendemain de sa déclaration de politique générale, puis ce Président de la République qui annonce qu'il n'annoncera rien lors de sa conférence de presse, montre que pour Hollande et Valls, la pente est rude et la route n'est pas droite.

La stratégie Hollande-Valls conduit à un second tour droite-FN à la prochaine présidentielle.

Ils ont essayé depuis des mois d'interdire le débat, « pas d'alternative possible », puis de faire croire à des discussions possibles dans le cadre des arbitrages rendus avec le pacte de responsabilité. Peine perdue.

Venons-en à un second verrou auquel il faut s'attaquer.

La menace d'un match à trois pour la prochaine présidentielle avec l'idée, de plus en plus répandue, d'une qualification assurée pour Marine Le Pen et d'une seconde place se jouant entre la droite et l’orientation portée par Hollande-Valls. Pour J.-C. Cambadélis, « ni thatchérisme, ni national-populisme, tel peut être, tel sera, le mot d’ordre de toute la gauche ». Voilà pourquoi les dirigeants du PS ne supportent aucune tête qui dépasse, aucun débat d’orientation à gauche. Faire le calcul d'une gauche rivalisant avec la droite sur son terrain pour tenter d'arracher la qualification au second tour face à Marine Le Pen est un jeu extrêmement dangereux. C'est cynique et irresponsable, cela conduit à coup sûr à l'échec et à la catastrophe. Il faut le dire nettement et mettre cette question, comme les autres, en débat car elle peut, très rapidement, peser comme une véritable chape de plomb sur d'innombrables personnes qui sont aujourd'hui disponibles pour construire une véritable alternative de gauche.

Cessons de sous-estimer la droite qui est trop souvent la grande absente des discussions auxquelles nous participons. Avec la ligne qui était celle de Sarkozy dans la dernière ligne droite de la présidentielle de 2012, elle a rassemblé presque 17 millions de voix quand F. Hollande dépassait à peine les 18 millions. N'oublions pas le climat qui fut celui des manifestations contre le mariage pour tous, ni les attaques visant Christiane Taubira et Najat Vallaud-Belkacem. La droite a certes une question de leadership à régler, le retour de Sarkozy est imminent. Il y aura un débat sur la ligne politique puis la droite sera en ordre de marche lors des prochaines échéances électorales.

Le Front national, quant à lui, poursuit sa progression. Elle est d'autant plus inquiétante que les arguments qu'on lui oppose semblent ne pas l'atteindre, encore moins son électorat. Il nous faudra davantage parler de la société que son ascension politique dessine. Une société en repli, fermée aux autres peuples. Une société inhumaine, d'exclusion et de tensions extrêmes. Une société autoritaire, s'attaquant aux libertés individuelles et imposant à tous des modes de pensée et de vie ultra-conservateurs. Une société où le recul des droits démocratiques et sociaux laisse le champ libre à la finance, aux multinationales et aux solutions libérales. Notre conférence nationale devra réfléchir à cette question.

Si nous marquons des points dans la prochaine période en poursuivant dans toutes ses dimensions le travail d'alternative pour des solutions de gauche, alors une idée fera très rapidement son chemin : un grand sursaut national et citoyen pour permettre de construire l'alternative politique et de gouvernement est nécessaire.

Maintenant, comment nous y prenons-nous, concrètement, les uns et les autres, dans nos différentes responsabilisés et à l'échelle de nos territoires ? Dans l'esprit de ce qui a été réalisé et réussi lors de notre rentrée, tirons parti de l'impact de ces initiatives et d'une situation politique nouvelle à gauche. Dès ce week-end, prenons des contacts directs avec des organisations, des syndicalistes, des personnalités, des militantes et militants de gauche pour échanger et agir ensemble. Une brèche s'est ouverte, ne la laissons pas se refermer. Donc, pas de pause.

Un programme de redressement national et des ripostes immédiates mettant résolument le cap à gauche.

Quand on nous demande ce que nous proposons pour le pays, quelles sont nos solutions concrètes à des problèmes tout aussi concrets qui fragilisent les vies et les territoires, nous éprouvons quelques difficultés à aller à l'essentiel, à donner à voir les grands axes d'une politique qui pourrait enfin apporter des solutions et des résultats.

Nous proposons un programme de redressement national mettant résolument le cap à gauche autour de trois piliers : un plan de lutte immédiate contre les gâchis de la finance et pour la relance sociale qui engage le redressement du pays, une refondation de la démocratie en marchant vers une VIe République ; et le retour à une parole forte, non alignée et indépendante de la France pour changer l'Europe et l'ordre du monde.

Ce n'est pas ici le moment de développer ces trois piliers, la prochaine conférence nationale, notamment le travail en ateliers – j'y reviendrai – va constituer une étape importante pour améliorer notre projet mais pas uniquement. Il nous faut approfondir la contribution des communistes à l'élaboration d'une politique de gauche. Il nous faut franchir une étape, parler comme un parti de gouvernement, avancer des propositions précises et les moyens à mobiliser pour leur réalisation dans les conditions de la période, mettre en débat des mesures d’urgence qui peuvent être l'amorce d'un processus de transformation qui demandera plus de temps. C'est dans cet esprit que nous préparons la convention nationale sur l'industrie qui se tiendra les 22 et 23 novembre. Un pré-projet intitulé Une nouvelle industrialisation de la France en Europe est disponible. Nous proposons de mettre en débat ce document pour l'enrichir. Alain Obadia et les camarades en charge de la convention invitent à des initiatives locales sous la forme de débats, de tables rondes. Pour y aider, un 4-pages, un modèle d'introduction et d'invitation sont mis à disposition.

La première des urgences est de stopper Valls. Les choix budgétaires à venir pour le budget 2015 de l’État et de la Sécurité sociale seront âprement discutés au sein du Parti socialiste et à l'échelle de toute la gauche politique et sociale. Nos groupes parlementaires organiseront une rencontre nationale pour des États généraux de la justice sociale dans le courant de l'automne.

Les enjeux sont énormes et ils ne sont pas que d'ordre budgétaire tant les conséquences de leur mise en œuvre dès les prochains mois pourront se traduire par des effets désastreux. L'hyper austérité aggrave les inégalités, touchant plus durement les femmes qui subissent une plus grande précarité.

Dans cette bataille sur les choix budgétaires et économiques, il nous faut être à la fois précis et en capacité de traduire au plus près de la vie des gens ce qui se joue en ce moment, notamment via le CICE et plus largement les 220 milliards d'aides publiques aux entreprises sans le moindre retour sur l'emploi, les salaires, la formation et les investissements utiles.

Je veux ici simplement prendre l’exemple du CICE et la campagne efficace que nous pouvons engager à l'échelle de nos départements et des bassins d'emploi. Ce CICE représente une manne de 13 milliards d'euros en 2013. Il favorise surtout les secteurs à main-d’œuvre peu qualifiée : services aux particuliers, grande distribution, restauration et hôtellerie. Mais aussi le secteur bancaire. L'industrie manufacturière est moins concernée. Mais l'essentiel des entreprises en bénéficie. Pour les plus grandes cela représente des sommes très importantes : 80 millions pour PSA en 2013 et 120 en 2014, 79 pour Orange en 2013 et 118 en 2014, 44 millions pour Auchan en 2013 et 76 en 2014. Auchan qui parallèlement supprime 300 emplois en France. Et 26 millions pour la BNP et la Société générale. Alors, ne peut-on partout aller demander des comptes à ces entreprises : qu'avez-vous fait de cet argent public qui devait vous permettre d'embaucher et d'investir ? Et plus largement, nous pourrions avoir la même démarche auprès des entreprises qui ont touché de l'argent public par des exonérations fiscales ou des aides des collectivités.

À n'en pas douter, la mobilisation pour la défense de la Sécurité sociale va grandir et peut devenir une grande bataille nationale. À l'appel des syndicats, le premier rendez-vous, le 16 octobre prochain, est inscrit à l'agenda.

D'autres questions sont en train de monter très fortement, celle du logement avec l’encadrement des loyers, la réforme des collectivités territoriales, encore la capacité financière de ces collectivités pour maintenir et développer des missions de service public.

Prenons dans les prochains jours des initiatives locales et départementales pour échanger avec l'ensemble des forces de gauche opposées à cette nouvelle offensive au nom de l'austérité. Et d'ailleurs, sur cette question, le gouvernement est sur la défensive puisqu'il ne cesse de dire, depuis quelques jours, qu'ils ne mènent pas une politique d'austérité.

Notre Conseil national pourrait prendre la décision de la réédition pour une large diffusion des cartes-pétitions qui ont eu un beau succès lors de la Fête de l'Huma. Mais aussi d'un millier de rencontres de proximité pour traiter de l'alternative à partir de sujet précis, de propositions concrètes. Discutons aujourd'hui d'une grande initiative nationale, plusieurs propositions sont sur la table : une marche, des assisses. Le plus important en est sa conception, ses objectifs, ce qu'elle permettra de construire et de proposer.

La relance du Front de gauche, un atout indispensable.

Nous l'avons dit lors de la réunion nationale du Front de gauche, le 6 septembre dernier à Montreuil, la relance du Front de gauche est indispensable. Pour quelles raisons ? Il est un repère pour des millions de personnes. Il a représenté un espoir et pour beaucoup sa relance peut en créer un nouveau. La remise en action du Front de gauche, tant à l'échelle nationale que localement, est essentielle pour relever les défis de la période, à commencer par le soutien aux luttes en cours.

Il y a des débats au sein du Front de gauche, les réactions au vote à l'Assemblée mardi dernier ne disent pas la même chose. L'un d'entre eux porte sur le rapport à la gauche. La déclaration de rentrée du Front de gauche précise que nous « souhaitons prendre toutes les initiatives nécessaires à la convergence de celles et ceux qui veulent contribuer à un rassemblement majoritaire permettant de porter une alternative aux choix du pouvoir actuel » et propose « un grand débat national sur cette question dans lequel les citoyennes et citoyens doivent être présents à égalité de responsabilité ».

Il nous faut, localement, prendre des initiatives, notamment sous la forme d'assemblées citoyennes pour la relance du Front de gauche, tant sur la dimension des ripostes à la politique gouvernementale que sur celle de la construction d'une alternative de gauche. Le 6 septembre, il a aussi été décidé de donner un nouvel élan aux Fronts thématiques.

De plus en plus de gens voient que les institutions actuelles ont fait leur temps. L'aspiration à une VIe République grandit. C'est dans ce contexte que Jean-Luc Mélenchon a décidé de lancer un mouvement. Pour nous, la bataille est très importante et doit être prise à la fois dans ses dimensions institutionnelles, territoriales et sociales.

Une nouvelle réunion nationale du Front de gauche aura lieu, très certainement à la mi-décembre.

Tour de France du secrétaire national et préparation des élections en 2015.

Au Conseil national de juin, nous avons décidé d'organiser un tour de France du secrétaire national avec une étape dans chaque nouvelle région. Dans la période qui s'ouvre, cette décision prend un relief nouveau. Notre ambition est de faire entendre le plus largement possible nos idées pour l'avenir de la France et la démarche des communistes pour une politique de gauche.

Toutes les deux semaines, Pierre Laurent consacrera trois journées à ces étapes régionales avec des rencontres avec les acteurs locaux, des forums thématiques et un meeting populaire. Après un travail préparatoire qui débutera dès la semaine prochaine, nous présenterons le programme de ce tour de France, de décembre 2014 à juin 2015, lors de la conférence nationale. Nous pouvons d'ores et déjà nous fixer l'objectif d'un tour de France dont chaque étape constitue un événement politique et fasse avancer le rassemblement.

Un rapide éclairage sur les élections de 2015. Il nous faudra en discuter lors de la prochaine conférence nationale.

Le calendrier électoral a été annoncé par Manuel Valls. Les élections départementales auront lieu en mars prochain, et les régionales à la fin 2015 dans un contexte politique et institutionnel inédit. Pour ces deux échéances, il nous faut travailler, dans l'esprit de ce que nous engageons nationalement, à des rassemblements de gauche très larges permettant de faire gagner des politiques progressistes pour les territoires qui seront autant de forces de résistance à l'austérité.

À cette fin, nous entendons préparer ces deux élections en étroite collaboration avec les directions fédérales dans le cadre de coordination régionale avec le secteur Élections du Conseil national. Les premières réunions régionales auront lieu dès octobre.

Concernant les sénatoriales, dimanche 28 septembre, 59 départements métropolitains éliront leurs sénateurs. Cinq sièges du groupe communiste républicain et citoyen sont renouvelables dans l’Allier, les Bouches-du-Rhône, les Côtes-d’Armor, le Rhône et la Seine-Maritime.

Dans des configurations différentes, les candidat-e-s et les listes présenté-e-s par le PCF et le Front de gauche mènent campagne et rassemblent les grands électeurs autour de la défense de la commune et des départements comme lieux essentiels d’expression de la démocratie et de l’exercice de la citoyenneté. Nos listes portent la volonté d’autres réformes territoriales, de décentralisation écrites avec les citoyens et leurs élus et soumises à la souveraineté populaire par référendum.

La conférence nationale des 8 et 9 novembre.

La conférence nationale est convoquée pour les 8 et 9 novembre à la Halle Marcel-Dufriche à Montreuil. L'ordre du jour doit être arrêté par notre Conseil national d'aujourd'hui. Ce rendez-vous va nous permettre à la fois de faire un point d'étape sur nos initiatives en cours, le faire dans un contexte politique et social très évolutif qu'il faudra continuer à analyser. Avec quel prolongement dans notre démarche de rassemblement pour une politique, une majorité et un gouvernement de gauche ? Avec quelles traductions dans la relance du Front de gauche, le déploiement de nos campagnes d'action, le travail sur notre projet, la préparation des élections départementales et régionales de mars et décembre 2015, du tour de France du secrétaire national.

Toutes ces questions nous allons les travailler avec audace et combativité, à la hauteur de la situation nouvelle et de nos responsabilités.

Je rappelle que conformément à nos statuts, participent à une conférence nationale les membres du Conseil national, les parlementaires nationaux et européens, les délégations des fédérations dont le nombre est établi pour chacune en fonction du nombre d'adhérents. Je vous propose de retenir la répartition suivante : 4 délégué-e-s de droit par département, plus 1 par tranche de 400 adhérent-e-s . Ce qui ferait un total théorique de 878 délégués, membres du CN et parlementaires compris.

Ces délégués participeront aux débats et aux votes éventuels du samedi.

Le dimanche, nous proposons aux fédérations d'inviter, conformément à ce qui a été décidé lors du Conseil national des 14 et 15 juin, en plus bien sûr des délégations du samedi, le maximum de camarades intéressés par le projet ou par tel ou tel atelier, dont notre Conseil national, sur proposition du Comité du projet, doit arrêter la liste. Ces ateliers visent trois objectifs :

  1. Permettre l'appropriation des travaux sur le projet du PCF : les enjeux, le sens des axes de transformation et les propositions identifiantes du PCF à partir des travaux des secteurs et commissions ;

  2. Permettre d'élargir l'implication des communistes au travail de projet : participation aux commissions et secteurs pour enrichir la réflexion, l'élaboration de nos propositions et leur diffusion dans le PCF et dans la société ;

  3. Permettre de définir une dizaine d'axes caractérisant une politique de gauche, comprenant une proposition identifiante pouvant faire convergence et bataille politique.

Le Comité du projet a construit les libellés des ateliers à partir de problématiques transversales et permettant l'implication de tous les secteurs et commissions. En voici la liste :

  1. Relancer l'activité et l'emploi par la satisfaction des besoins (salaires, revenus, protection sociale, services publics, santé, logement, transports…).

  2. Faire reculer le coût du capital pour financer le développement du progrès humain et la relance sociale (financement, banques, cotisations sociales, crédit, réforme fiscale...).

  3. Promouvoir un nouveau modèle productif et assurer la transition écologique (industrie, agriculture, énergie, écologie, services publics, numérique, ESS…).

  4. Ouvrir une nouvelle ère citoyenne de la démocratie dans les institutions, les territoires, les entreprises.

  5. Des droits nouveaux au service de l'épanouissement humain (combat féministe, jeunesse, migrants, droits des salariés, discriminations…).

  6. Refonder l'Europe, transformer la mondialisation.

  7. Le rôle de la France, de l'Europe pour la paix, le développement et la coopération.

  8. Transformer le travail, l'entreprise pour transformer la société.

  9. Education, savoirs, culture comme conditions pour l'émancipation humaine.

Nous voulons faire de la conférence dans son ensemble et de cette séance du dimanche matin un véritable événement politique et militant.

Nous discuterons avec chacune des fédérations pour examiner les objectifs et les possibilités de participation aux ateliers. Nous visons au total une participation de 2 000 personnes. Des fédérations ont déjà prévu d'organiser dans leur département des AG, des conférences, voire des congrès départementaux selon leurs besoins.

Nous invitons partout à créer les conditions d'une préparation de la conférence qui permette la participation du maximum de communistes.

Pierre Laurent conclura nos travaux à la mi-journée par une allocution dont nous souhaitons faire un grand rendez-vous politique.

Voilà... j'ai été bref, trop peut-être, mais comme l'a écrit Cyrano de Bergerac, « il y a beaucoup de gens dont la facilité de parler ne vient que de l'impuissance de se taire ».

Je vous remercie.

CN du 19/09/2014 - Discussion

le 22 September 2014

CN du 19/09/2014 - Discussion

Conseil national du 19 septembre 2014 – Discussion

 

 

François Jacquart – Ardèche

La période que nous vivons nous place en responsabilité d'ouvrir une perspective nouvelle à gauche. Nous avons fait bouger les lignes. Sans enjoliver, ce qui se passe au PS à EELV est à accompagner sans préalable pour rassembler. Le PCF reprend place dans le paysage politique. Il nous faut prendre des initiatives locales pour créer les conditions du débat à gauche avec les forces sociales, associations, politiques disponibles. La réponse à la situation ne peut pas être la manifestation proposée par Jean-Luc Mélenchon dans son contenu. Elle ne vise pas à rassembler à la gravité de la situation sociale ; ce qui peut en ressortir doit nous amener à construire une alternative à la politique du gouvernement.

 

Danielle Trannoy – Gironde

Guerres et fascisation du capitalisme en Ukraine et dans le monde. Préoccupation de nombreux communistes pour reconstruire une vraie solidarité entre les peuples, la paix et résistance. Coup d'Etat orchestré par USA, OTAN-UE et France qui installe forces néo-nazies au cœur de l'Europe. Souveraineté de la France ? Quelle riposte pour le PCF face à une 3e guerre mondiale ? Se désolidariser de l'UE-OTAN. Un mouvement de solidarité contre le fascisme se construit (appels des mineurs du Donbass, MFP libération, PC ukrainien, russe, 18 PC, FIRésistants, F. Castro, UPR, PCE, PCP, Candelier, des brigades...). Les positions PCF-PGE en éloignent. Pour construire une pensée communiste, travailler sur état du capitalisme, les BRICS, le socialisme, la nation liée à l'internationalisme.

 

Jacky Hénin – Pas-de-Calais

Après les élections municipales et européennes, au regard surtout des résultats enregistrés, beaucoup attendaient une écoute, une réorientation. Las. Ni le Président, ni le gouvernement n'ont fait mine de comprendre. Ils écoutent, mais n'entendent pas. Alors qu'il serait nécessaire de réorienter, ils accélèrent la mise en œuvre d'une politique libérale qui porte des coups terribles à notre peuple. Comme si cela ne suffisait pas, la tourmente s'est renforcée d'une crise d'autoritarisme, et d'une séance de voyeurisme à l'odeur nauséabonde. Toute l'image de la gauche s'en trouve durablement affectée. Il est indispensable que nous décidions la mobilisation générale, que nous construisions avec le peuple une alternative pour notre pays.

 

Nathalie Simonnet – Seine-Saint-Denis

L'enjeu pour nous est de redonner espoir et confiance à tous ceux qui ne se résolvent ni à la politique du gouvernement, ni au retour de la droite, ni au FN. Mettre en débat les solutions alternatives, travailler au rassemblement pour combattre les mauvais coups, construire des majorités d'idées sur des solutions alternatives. Créer une dynamique qui crédibilise d'autres solutions à gauche. Travailler le triptyque riposte-alternative-rassemblement. C'est à partir d'initiatives sur tout le territoire que nous atteindrons ces objectifs. Deux exemples : la réforme territoriale, la bataille coût du capital qui peuvent permettre de rassembler largement salariés (agents territoriaux) syndicalistes, responsables associations, comités usagers, élus de diverses sensibilités politiques.

 

Jean-Luc Gibelin – Seine-Saint-Denis

L'annonce de la prime de 40 € pour les retraites est condamnable sur le montant mais encore plus sur la démarche. C'est une remise en cause frontale de l'universalité de la protection sociale. C'est déterminant pour le pouvoir pour avancer dans le « détricotage » du programme du CNR. Ce peut être un des leviers pour s'y opposer et rassembler. 1 200 € c'est la limite imposée par le gouvernement pour déterminer le niveau des pensions « pas petites ». C'est bien loin du niveau du SMIC que nous proposons. C'est un sujet sur lequel nous pouvons rassembler, nous exprimer auprès de celles et ceux qui participeront aux manifestations du 30 septembre.

 

Annie Mazet - Drôme

Je retiens la responsabilité qui est la nôtre : construire une alternative de gauche pour mettre en échec le gouvernement Hollande/Valls, mais aussi les objectifs moribonds de la droite, du FN, du MEDEF. Être des bâtisseurs d'avenir, c'est ouvrir les portes à tous ceux qui veulent être des acteurs pour une justice sociale. C'est aussi relancer le Front de gauche qui a porté l'espoir, à partir du local, du terrain ; trop de souffrance de notre peuple. Osons, c'est à notre portée si nous portons nos ambitions politiques en proposant un rassemblement le plus large possible.

 

Bob Injey – Alpes-Maritimes

Nous avons fait rentrer dans le débat médiatique l'idée qu'une alternative est possible. Maintenant il faut passer un cap sur nos territoires pour regagner la bataille d'idées sur la crédibilité de faire autrement et redonner confiance. Les propositions (cartes-pétitions, 1 000 rencontres) doivent y aider. Nous devons être à l'initiative, nous adresser largement à celles et ceux qui souhaitent autre chose. Par exemple, au-delà des frondeurs, il y a surtout 100 000 adhérents, écœurés, qui ont quitté le PS et des millions d'électeurs de Hollande qui préfèrent s'abstenir. Dans nos territoires adressons-nous à eux pour agir ensemble.

 

Marie-Christine Burricand – Rhône

Les dangers de la période sont perçus, les capacités de résistance existent, mais les forces politiques sont déconsidérées. Le Front de gauche n'apparaît pas à la hauteur, le PS est très largement rejeté. Les frondeurs ne peuvent pas être la pierre angulaire du rassemblement, d'autant qu'ils sont emportés par le rejet de la politique gouvernementale. La première question du PCF est celle de son lien avec le peuple et de son projet pour la France. La Fête de l'Huma n'efface pas nos échecs. Nous serons balayés si nous continuons à faire la démonstration de notre incapacité à changer les choses. Nous enfermer dans la gauche institutionnelle est suicidaire. Sortons du pré-carré de la gauche en nous adressant à ceux qui s'abstiennent, à ceux qui votent à droite, qui croient mettre les pieds dans le plat en votant FN, tous ceux qui pensent que la gauche les a trahis. Pas d'issue sans révision stratégique ! Entendons l'exigence des communistes de plus de PCF.

 

 

Yves Dimicoli – Paris

Le discours de La Rochelle et notre initiative politique à la fête de l'Huma ouvrent une phase plus propice à un large rassemblement pour une alternative de progrès à gauche. Plus le PCF stimulera un dialogue étendu à gauche contre l'austérité et plus il lui faudra pousser le débat sur les solutions avec des propositions économiques précises à développer dans l'action. Sinon, le dialogue accouchera d'un replâtrage des illusions à gauche. Deux grands défis à relever : contre la déflation, il faut des politiques expansives stimulant la demande et redressant l’efficacité de l'offre (hausse des revenus salariaux et formation massive, relance de tous les services publics) ; il faut réorienter la BCE et le crédit bancaire. Pour cela : financement par la BCE d'un essor des services publics, via un Fonds « ad hoc » ; relais par les banques et la BPI de la création monétaire de la BCE avec un nouveau crédit pour les investissements incitatif à l'emploi et la formation, et réforme fiscale ; nouveaux pouvoirs des salariés pour sécuriser l'emploi et la formation.

 

Marie-Pierre Boursier – Hauts-de-Seine

Rassembler les gens de gauche pour une politique de gauche, c'est un objectif évident. Non pas pour rassembler telles qu'elles sont les forces politiques de gauche.

La dérive libérale du PS comme toutes les forces sociales démocrates en Europe, correspond à des évolutions structurelles de la société. Ce serait donc illusoire, comme nous en avons fait l'amère expérience depuis l'Union de la gauche, d’espérer peser sur cette évolution sans construire un rapport de force radicalement nouveau.

Le terme gauche est pour une majorité de gens identifié au PS et celui-ci est majoritairement rejeté, donc la gauche telle qu'elle est. Dire rassembler la gauche dans ces conditions c'est ne pas se faire comprendre et aggraver la confusion qui nous lie à ce rejet de la gauche. Il faut rassembler toutes les forces de gauche prêtes à œuvrer à une politique qui redonne sens et espoir. Ça n'a pas le même sens que rassembler la gauche. On pourrait employer l'expression : « la gauche d'alternative ».

Nous visons la construction d'une majorité. A l'exemple de Syriza, plus nous, la gauche d'alternative seront forts, plus les gens de gauche nous donneront de la force, et plus nous serons rejoints par des citoyens, des militants ou élus socialistes et autres avec qui nous pourrons constituer une majorité. Le Front de gauche peut et doit être la force motrice de ce rassemblement.

 

Françoise Fiter – Pyrénées-Orientales

Le rôle majeur du Parti dans la relance de la démarche de rassemblement à gauche suite aux événements de l'été a fait l'actualité et redonné courage aux communistes et à ceux qui désespèrent d'une perspective. Il faut faire fructifier ces avancées vers l'élargissement que nous voulons du Front de gauche. Décision dans notre fédération de faire vivre nos propositions en lien avec les réalités locales et quotidiennes de la population pour mobiliser le plus grand nombre. L'évolution de la situation doit aussi nous aider à remettre dans l'action l'ensemble des adhérents, des cellules et des sections.

 

Marie-Pierre Vieu – Hautes-Pyrénées

En juin nous parlions de paralysie et de fatalisme face aux choix du pouvoir. Ils restent, mais s'affirment aussi, jusque dans la majorité présidentielle, le fait que cette politique ruine le pays en même temps qu'elle tourne le dos aux repères et valeurs de la gauche. C’est ce mouvement qu’il nous faut amplifier afin d'ouvrir une autre perspective.

Stratégiquement, je trouve positive la manière dont le PCF s'engage pour favoriser une dynamique de large rassemblement. D'un débat de posture il nous faut gagner de vrais actes politiques. Tendre la main aux socialistes en « résistance », leur ouvrir durablement un espace de convergences ne doit pas les conforter et conforter l'opinion dans l’idée que l’alternative passera par le PS ou autour du PS. Dans le rapport social politique et électoral actuel il n’y aura pas d’autre "cap" que celui à l'œuvre actuellement. D’où le besoin d'affirmer dès maintenant et dans les échéances de 2015, le rassemblement des forces pour l’alternative, avec le FdG aujourd’hui seul pôle populaire constitué qui œuvre dans cette perspective. Il nous faut être attentifs à la question des luttes et mouvements sociaux dans leur dimension politique car elle est aussi décisive; le collectif du 12 avril a pointé des leviers d’actions possibles, la question du Front des Luttes me semble devoir être retravaillée.

La force de notre rassemblement est un point d'appui mais ne règle pas seule la crise de la politique. On parle des gens, mais parlons-nous aux gens ? Redonner sa place au peuple est au cœur du mouvement pour la VIe République qu’il nous faut porter fortement, car les communistes portent les exigences sociales, sociétales, démocratiques et institutionnelles dans la même dynamique.

Un mot enfin pour signifier la campagne que nous avons engagée sur la Palestine constitue selon un repère structurant du rapport de force national et international : je crois que celle pour la libération de Marwan Barghouti doit tous nous mobiliser.

 

Alain Hayot – Bouches-du-Rhône

Affronter le FN c'est : 1) Combattre l'émergence en Europe d'une droite nationale-populiste qui réunit l'extrême droite et une partie de la droite et qui oppose au capitalisme libéral et mondialiste, un capitalisme nationaliste, autoritaire et ultra conservateur. 2) Combattre la double ségrégation sociale et xénophobe subie par les Français d'origine immigrée, ainsi que la division en renouant avec la solidarité entre toutes les catégories de notre peuple. 3) La bataille contre les idées de Mme Le Pen est urgente : la cause de la crise ce n'est ni les immigrés ni l'Islam, c'est le capital ; et la nation repliée sur ses frontières n'est pas la nôtre que nous voulons ouverte sur le monde. Je demande qu'une session du CN soit consacrée à cette question.

 

Viviane Baudry – Ariège

Front de gauche 09 : fonctionnement démocratique, à partir des collectifs. Direction PG 09 veut suprématie des partis, mais sans forces militantes : attitude politicienne répulsive pour militants. Nouveau : dissidents du PS souhaitent dialoguer avec nous. Initiatives, campagnes : travail avec CGT pour la convention industrie ; mobilisation de terrain aux côtés des organisations syndicales sur ce qui touche salariés : salaires/emploi/protection sociale pour améliorer immédiatement conditions de vie. Implication reconnue du PCF dans les luttes et cet été dans la défense de la Palestine : campagne boycott-désintéressement-sanctions pour rompre relations économiques avec Israël.

 

 

 

Paul Barbazange – Hérault

La guerre au cœur de l'Europe, les néo-fascistes soutenus par l'OTAN et l'UE, face à une résistance populaire, les guerres posent nos responsabilités en de nouveaux termes. Nous n'échapperons pas à redevenir porteurs de réponses d'ordre révolutionnaire. Révoltes des quartiers de relégation, de régions, ou véritable « dépression ». Nos positionnements de classe et leur lisibilité seront décisives. Au CN, il s'agit de donner tout son sens aux journées du 30/9 et du 16/10 avec tous les « sans », les pauvres. Pourquoi rien à la Fête de l'Huma sur la grève des cheminots ? UE ? Jamais le besoin d'expression et d'apport autonome du PCF n'a été aussi puissant. La conférence nationale doit être composée de délégués régulièrement mandatés par les militants dans les cellules et les sections. La liberté de parole et son réel pluralisme dans l'Huma seraient utiles.

 

Brigitte Gonthier-Maurin – Hauts-de-Seine

Notre opposition déterminée à tout ce qui nuit aux intérêts de nos concitoyens donne à voir de ce que pourrait être un premier bloc de résistance à la politique libérale du gouvernement et du Medef.

Mais comment aller au delà pour que la colère ne se perde pas dans les limbes des extrémismes de tout poil ?

Comment ré-intéresser nos concitoyens, les convaincre que leurs exigences légitimes - notamment en terme démocratique - possèdent un potentiel majoritaire et peuvent nourrir une alternative véritable à gauche ? Si la réponse est complexe, elle a besoin de confiance.

Aucun brouillage ne doit plus venir polluer notre ambition : celle de contribuer la co-construction, le rassemblement de tous ceux et celles qui ont intérêt à se libérer du capitalisme, d’en finir avec toutes les dominations, à commencer par celle du patriarcat.

Chaque acte va compter. Le local a son importance pour surmonter les difficultés du Front de gauche, restaurer son unité, produire son élargissement citoyen. Un atelier, une rencontre si petits soient-ils peuvent nourrir une grande rivière. Comment servent-ils à renouer avec des gens qui, dans les quartiers populaires, sur les lieux de travail exècrent la politique, mais peuvent s’y réinvestir parce qu’ils y verront une étape de leur propre reconstruction. Ce qui pose la question de la construction démocratique d’un tel rassemblement. Comment les échéances électorales deviennent-elles un maillon de ce sillon à creuser ? Voilà les questions que je souhaite voir aborder lors de notre conférence nationale.

 

Jean-François Téaldi – Alpes-Maritimes

Bataille idéologique à mener pour démontrer que le FN ne sert pas les intérêts du monde du travail, donner des arguments aux militants inquiets par sa progression. Entendre ce que disait Lepaon dans l'HD : « Le FN apparaît porteur d'espoir. Le Pen parle des salaires, du temps de travail, des minima sociaux » ! C'est ce que nous avons entendu à la porte des entreprises lors des municipales et des européennes. Arrêtons de dire que s'adresser aux salariés est prioritaire, faisons-le dans chaque territoire. Ne laissons plus un seul pouce de terrain au FN dans la tête des salariés ; démontons point par point ses propositions perverses pour le monde du travail, attentatoires aux libertés syndicales. Consacrons une demi-journée de CN à cette question, éditons un kit destiné aux militants qui révèle et dénonce les fausses solutions du FN pour les salariés. Le Front des luttes du FG et le Parti doivent être moteurs de cette bataille.

 

Michèle Gruner – Vosges

Nous avons décidé de présenter une candidate aux sénatoriales pour exister dans les consciences, dans les médias. Avec l'envoi des propositions du groupe CRC au Sénat à tous les grands électeurs, nous avons l'assurance qu'ils ne pourront plus dire qu'ils ne savaient pas. Dans la situation politique actuelle, nous espérons qu'un sursaut républicain trouvera dans la candidature communiste le début d'une autre politique. Je vous invite à lire le feuillet de « Médiapart » sur le PCF, il nous redonne si nous l'avons perdu, l'assurance que le PCF sait, dans des moments d'urgence politique, prendre ses responsabilités.

 

Michel Ceruti – Lot-et-Garonne

Pour éviter le mur de 2017 droite/FN, quel est le message du PCF au peuple de France aujourd'hui, pour mobiliser sur quelques axes accessibles crédibles ? : lutte contre les inégalités, contrôle de l'argent public et privé qui permettent de mobiliser la population en interpellant l'ensemble des partis de gauche et le PS, en particulier sur leurs responsabilités à l'égard du peuple de gauche qui a voté en 2012 (et pas seulement les frondeurs du PS). L'initiative du PCF doit être, face à la gravité de la situation, l'appel au peuple, à l'action et la mise en débat de propositions de gouvernement qui caractérisent le changement de cap à gauche dès maintenant. Ceci en sortant de la guerre à gauche, mais en travaillant le rassemblement majoritaire. C'est urgent.

 

Fabienne Haloui – Vaucluse

Le rapport annuel de la Commission nationale consultative des droits de l’homme conclue pour la 4e année consécutive à une hausse du racisme et de l’intolérance, en pointant la responsabilité de la parole politique. Alors que les cibles privilégiées des paroles et des actes racistes sont principalement les Roms et les populations arabo-musulmanes, alors que la CNCDH reconnait le terme « islamophobie » car il faut nommer ce qu’on dénonce et veut combattre, Manuel Valls, ce jeudi 18 septembre, à la synagogue La Victoire, a annoncé vouloir mettre en place un plan national d’action contre le racisme et l’antisémitisme visant à rassurer la communauté juive inquiète par la progression des actes antisémites de l’été en mobilisant la Nation tout entière dans ce combat. S’il est indispensable de lutter contre l’antisémitisme qui a conduit à l’horreur absolue, la pire des choses serait de faire croire à celles et ceux qui souffrent au quotidien du racisme et des discriminations dans les quartiers populaires qu’il y a 2 poids 2 mesures dans la lutte contre le racisme. Le positionnement de Manuel Valls est dangereux car il hiérarchise l’anti racisme et alimente la « soralisation » des esprits.

 

Alain Obadia – Paris

Nos responsabilités sont immenses. Elles impliquent de multiples initiatives ancrées sur le terrain. Il faut les intégrer dans la cohérence de notre démarche rassembleuse. C'est le cas de la Convention industrie. Tant par ses enjeux que par les solutions que nous proposons, la question de l'industrie est très politique. Elle implique une bataille et des luttes de nature politique. C'est pourquoi la convention doit être préparée comme une des dimensions de la Conférence nationale et par des initiatives de débat, d'action et de rassemblement s'inscrivant dans les 1 000 initiatives que nous pourrions décider. Nous avons des possibilités nouvelles de travail commun avec les militants syndicaux et bien au-delà de ce qui se faisait jusqu'à présent.

 

Dominique Négri – Isère

Encore un CN sur des alliances politiciennes pas les luttes, alors qu'il existe des potentialités à l'image de celle à la SNCF. Saisissons le 16/10 sur la Sécu, droit à la santé, la retraites à 60 ans, 37,5 annuités, décotes, etc des convergences face au pacte de responsabilité et CICE à retirer. Ne renvoyons pas les luttes vers 2017, elles seules portent des ruptures politiques. Révisons nos positions sur l'UE impérialiste, non réformable, sa marchandisation des services publics opposés aux monopoles publics (halte aux destructions de services publics tel que les postes, trésoreries...). Une conférence nationale qui prive les communistes d'un bilan du Front de gauche et leur interdit tout choix sur l'impasse politique que représente un PCF unis aux opportunistes frondeurs PS. Un CN ignorant l'état réel du Parti, les communistes et la nécessité d'un PCF portant la lutte de classe. Je vote contre.

 

Nicolas Marchand – Val-de-Marne

Gattaz exige une « révolution culturelle : accepter que l’entreprise est le cœur de l’économie ». Valls le suit avec « j'aime l'entreprise ». Il s'agit d'en finir avec l'exception française : transformation libérale du PS, intégration des syndicats, effacement du PCF. L'entreprise est au cœur de la bataille politique. Et nous, au défi de la ré-investir.

Au PS, les jeux ne sont pas faits, ni son congrès de Bad-Godesberg. Ne nous laissons pas manœuvrer dans une union sans contenu transformateur, sans nos idées en 2017, mais aidons le mouvement, avec nos propositions.

Aider les luttes, face aux tentatives d'intégration, est un enjeu politique. Limiter la politique aux institutions, et l'exclure du champ des luttes n'est pas juste : la mobilisation populaire est décisive.

Menons une bataille d'idées affûtée sur nos propositions, pas assez connues. Ne cédons pas sur l'économie. Nous avons nos Lenglet, nos Piketty communistes : mettons-les en avant dans le débat public et les discussions à gauche. Formons nos militants. Emploi, services publics, crédit : agissons.

 

Pierre Laurent – Paris

La situation politique évolue beaucoup, ce qui nécessite des débats d'ajustement sur notre orientation. C'est normal. Avec sa conférence de presse, François Hollande a clarifié sa position, celle la même qui avait été impulsée avec le Pacte de responsabilité. Aujourd'hui, la situation est claire. Nous devons maintenant mettre au cœur de notre politique la construction d'une alternative politique au gouvernement. Cette alternative nous la voulons sur un programme avec des forces populaires et de gauche. Ce processus sera long, il y a un profond travail politique de rassemblement. Ce travail se fera par étape. Nous sommes engagés dans une bataille politique dans la durée.

La question politique que nous devons nous poser n'est pas celle de la sanction au gouvernement mais bien celle de l'alternative politique de progrès social. Et dans cette construction, nous ne devons pas opposer les forces de gauches, les forces populaires et le Front de gauche. Il faut articuler ce processus de rassemblement en l'adaptant aux différents rythmes de ces forces. Ce rassemblement passera entre autres par la mobilisation de forces socialistes qui ne se retrouvent pas dans la politique du gouvernement. Il faut approfondir notre travail politique auprès des forces politiques et populaires pour aider à la mise en mouvement des citoyens. Il faut travailler avec le Front de gauche, celui-ci est relancé et nous devons prendre des initiatives. Nous devons travailler avec quatre objectifs : riposte, alternative, rassemblement et solidarité au quotidien. Nous devons en effet être présents sur le terrain aux côtés des gens. Il faut que nous travaillions à la base, par le bas pour mettre les forces en mouvement. C'est indispensable, et dans cette perspective, la carte pétition sur la réforme territoriale est un bon atout.

Pour finir, je propose que nous tenions un CN sur les questions internationales, et une matinée de travail d'un CN sur le combat contre le Front national.

 

 

Laurence Zaderatzki – Pas-de-Calais

Austérité, rejet des étrangers, mépris de classe avec les « sans dents », « les illettrées », notre responsabilité est immense. Nos messages doivent être plus clairs, sinon comment rassembler, avec qui ? Une interpellation amicale d'un syndicaliste de la formation professionnelle à la Fête de l'Huma « vous avez externalisé le social et laissé le mouvement syndical et associatif se débrouiller ». Aujourd'hui, les subventions sont en baisse de 30% ! Comment alors préparer les salariés aux changements ? Cette question doit être au cœur de notre convention industrie. Le secteur associatif et notamment celui d'éducation populaire est en grande souffrance, et c'est la citoyenneté qui est en danger. Là aussi les baisses de moyens de moyens mettent à mal l'emploi et le vivre ensemble. Les associations citoyennes organisent le 3 octobre une journée d'action nationale, non seulement nous devons y être mais aussi être force de propositions, pour que notre ambition d''acteurs/bâtisseurs d'avenir, d'alternatives et d'espérances vive.

 

Lydia Samarbakhsh – Paris

Je veux commencer par saluer la mobilisation et la capacité de rassemblement des communistes dans tout le pays au cours de l'été en solidarité avec le peuple palestinien pour stopper l'offensive terrestre israélienne.

Les dirigeants israéliens ne veulent pas la paix. Seul peut l'y pousser un puissant mouvement de solidarité internationale. La priorité de notre action pour soutenir l'effort du gouvernement d'unité nationale dans la reconnaissance de l'État palestinien, la levée du blocus de Gaza, sa reconstruction, la libération des prisonniers politiques, le retrait de l'occupation la décolonisation du pays et le droit au retour des réfugiés doit être au cours de ce mois d'octobre, avec le Collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens, de rendre les sanctions contre Israël incontournables. Le point d'orgue sera le 18 octobre la convergence nationale à Paris.

Que se passe-t-il ? De l'Ukraine à l'Irak, quel est le contexte, quels sont les acteurs en présence et quelles sont leurs stratégies ?

Lorsque nous parlons de la réactivation de la logique de Guerre froide, cela ne signifie pas le retour à un monde bipolaire opposant l'impérialisme américain à un bloc uni sur une autre vision du monde et de la société.

V. Poutine n'est ni Staline comme le prétendent à tort l'OTAN et les néoconservateurs américains, ni Lénine comme se l'imaginent ceux qui n'admettent pas que la Russie ce n'est plus l'URSS.

Les communistes ukrainiens avec lesquels nous avons fait plus que manifester notre solidarité se battent pour la démocratie, l'intégrité territoriale, la souveraineté et le caractère multiethnique et culturel de leur pays, les droits et conditions de vie et de travail des Ukrainiens. Nous avons reçu le SG du Parti communiste ukrainien en juin au siège du Parti, à l'assemblée nationale ; le groupe GUE-NGL l'a reçu à Bruxelles ; et nous avons contribué à préparer leur défense au procès. Avec eux nous portons l'exigence de la mise en place d'un cadre de coopération et de sécurité commune avec la Russie.

Jean Ziegler a entièrement raison de dire à la Fête de l'Huma qu'il faut aider à sortir de ce dilemme : soit l'impérialisme américain ou « occidental », soit les djihadistes abreuvés de haine et de sang, dans lequel on plonge les peuples du monde. C'est un piège dont il faut se libérer – notre solidarité (et je ne parle pas simplement de celle du PCF) doit aller aux forces progressistes, démocratiques qui luttent dans leur pays et s'activent pour des solutions politiques. Il y a les puissances dominantes et en perte de vitesse, mais il y a aussi les puissances publiques attaquées et affaiblies, il y a la poussée des fanatismes et nationalismes qui tuent et massacrent, s'en prennent aux progressistes et démocrates – leur poussée est un facteur qu'on ne peut balayer d'un revers de manche, et c'est bien pour cela que le choix de la seule action militaire, a fortiori une coalition occidentale dirigée par les États-Unis et l'OTAN n'est pas la solution aux problèmes de l'Irak et ne fera qu'aggraver la situation des Irakiens, des populations de la région et du monde.

Nous avons à porter encore plus haut l'exigence du primat diplomatique et d'une ONU du XXIe siècle où chaque peuple compte pour un, avec l'exigence de la paix, c'est-à-dire de sécurité en tout domaine; de refonder la politique étrangère de la France sur de nouveaux partenariats, le droit international et avec pour objectif la prévention des conflits, la lutte contre la dissuasion nucléaire, contre le trafic des armes, la spoliation des richesses et des ressources, la résorption des inégalités sociales et économiques, et la démocratie (je vous renvoie aux discours de PL et PLH à la Fête de l'Humanité)

Tout ce que nous faisons dans nos relations avec toutes les forces de transformation sociale à travers le monde tend vers cet objectif avec pour fil rouge la paix et la solidarité : conférence sur le climat, solidarité avec la Palestine, la Tunisie, l'Ukraine... les convergences auxquelles nous travaillons avec les forces d'Amérique latine et d'Asie.

Les travaux des ateliers de la conférence nationale des 8 et 9 novembre, et le Conseil national consacré aux enjeux internationaux devraient nous permettre d'approfondir notre débat et d'aider à une plus grande appropriation dans le parti de notre action internationaliste.

 

Daniel Cirera – Seine-Saint-Denis

Le PCF est utile quand il est perçu et se vit comme animé par l'intérêt du pays, qu'il ne joue pas l'échec, qu'il est dégagé de « la gauche de la gauche », qu'il parle en responsabilité. La situation est ouverte. Tous les partis à gauche sont touchés par les résultats aux élections (pertes d'élus, vote à droite et FN, abstention 2015-2017). Agir et rassembler à partir d'objectifs concrets (utilisation des fonds publics, etc.) fait le lien entre urgences, attentes immédiates et utilité de la politique. La conférence nationale et sa préparation doivent permettre d'approfondir le débat sur « le nouveau », adresser un message clair au pays.

 

Pascal Bagnarol – Corrèze

Le rapport fait bien ressortir les difficultés auxquelles nous sommes confrontés mais également les possibilités nouvelles qui s’ouvrent à nous dans la toute nouvelle période, qui peut permettre de rassembler très largement pour une autre politique.

Les débats de la fête, surtout à partir de la carte pétition, ont montré que s’il y a dépolitisation au regard des institutions et de la représentation politique, il subsiste dans les têtes des repères tenaces quand à l’appartenance à la gauche et sur des contenus progressistes.

A partir de cela, la feuille de route qui nous est proposée correspond à la demande. Cependant, mes rencontres avec plusieurs secrétaires fédéraux m’amènent à attirer l’attention sur une certaine lassitude ou un mal-être souvent lié à notre fonctionnement. Bien souvent, toutes les initiatives ou presque reposent sur « la fédé » et lorsque les camarades disent la fédé, il s’agit le plus souvent de celles et ceux se trouvant à l’intérieur des murs de la fédération et non du conseil départemental, voir même de l’exécutif. Pourtant, lors de la tenue de nos fêtes de section, d’initiatives de terrain, les camarades sont partie prenante de l’élaboration à la mise en œuvre avec l’apport de sympathisants et d’amis. Force est de constater qu’il n’en est pas de même concernant les questions politiques dans les sections…Voici pourquoi nous avons décidé de réorganiser le parti sur le département à partir des bassins de vie et non plus les limites administratives comme c’était le cas ; de plus celles-ci étant régulièrement remises en causes. Lier plus les questions politiques à la pratique à partir des problématiques d’un territoire nous semble pouvoir être une des solutions pour une meilleure intervention de chaque communiste.

 

Thierry Aury – Oise

« L'histoire n'est pas écrite » : valoriser notre capacité militante et politique à avoir réussi une Fête de l'Huma porteuse d'espoir. Selon IFOP, 71 % des gens de gauche pensent possible une politique de gauche malgré renoncements du gouvernement. Besoin d'être à l'initiative partout, en articulant les démarches « en haut » et les actions « en bas » pour aider à l'intervention des salariés et citoyens qui est la clé de la situation. Mener de manière très concrète et populaire, la bataille d'idées sur la question du coût du capital, de l'impasse de l'austérité, du rôle des banques. Se donner l'objectif de lever ces verrous dans les têtes. Mesurer les capacités politiques et militantes de la droite : à Beauvais, la mairie UMP organise un rassemblement inter-religieux sur Gaza et une action « anti plan austérité Hollande ».

 

Xavier Compain – Côtes-d'Armor

La conférence nationale des 8 et 9 novembre prochain peut contribuer à voir aux chemins que nous empruntons pour l'alternative à gauche et de gouvernement. Elle se veut un moment important pour une appropriation plus large par les communistes du travail de propositions du PCF. Elle se veut devoir raisonner à toute la gauche. Il sera important à l'issue d'en dégager des axes prioritaires, des idées identifiantes répondant aux besoins humains et aux enjeux de civilisation. Comme nous devrions pouvoir dessiner : « que ferions-nous immédiatement devant la responsabilité gouvernementale » ?

 

Yannick Monnet – Allier

Je trouve que le discours de La Rochelle a eu beaucoup d'effets positifs : il nous a sortis de ce face à face, à gauche de la gauche, avec certains de nos partenaires du Front de gauche. Il nous a clairement positionnés au cœur de la gauche, s'adressant à toutes ses forces pour construire une alternative crédible, nous hissant, du même coup, à la hauteur des enjeux du moment et contribuer ainsi au rassemblement des communistes. Avec cette démarche de rassemblement, nous devons aussi faire bouger les consciences en combattant certains discours dominants ; et celui qui consiste à faire croire que donner plus de liberté au patronat créerait des emplois. Pour les sénatoriales, nous sommes mobilisés dans un contexte difficile. Pour les cantonales, nous travaillons dès à présent pour lancer rapidement une campagne offensive et participative.

 

Fabien Guillaud-Bataille – Val-de-Marne

Avec la rentrée, une phase de mobilisation des communistes s'est ouverte. La Rochelle, l'offensive du MEDEF, le changement de gouvernement, la Fête ont créé du réveil, de la fierté et de la mobilisation. Notre direction doit pointer les axes de combats. Un de ceux-là est l'organisation de la solidarité concrète (anti-expulsions, anti-coupures, aides administratives). Les communistes doivent le faire, sans cela certain(e)s citoyen(nes) ne nous écoutent même plus. Cela participe de créer à nouveau l'espoir de la vie quotidienne au pays et même au monde.

 

Jérôme Marcuccini – Isère

D'un côté Valls déploie un discours de peur pour maquiller ses choix politiques : peur du FN afin d'imposer à la gauche ses choix ; peur du terrorisme pour museler les critiques intérieures. Cela rajoute de l'angoisse sur une situation économique qui ravage chaque jour les emplois. Le travail devient une ligne de front idéologique où se développent des réflexes du type « pourquoi perdrais-je mon emploi et toi non ? » Seule une alternative en terme de politique industrielle permettra de dénouer ces situations. A condition que les travailleurs se sentent auteurs des revendications, relancer des luttes est chaque jour plus crédible.

 

Amadou Deme – Essonne

Pendant toute la période estivale, les communistes essonniens et leurs élus ont été utiles aux habitants dans une situation sociale dégradée.

Les journées à la mer en juillet et août, pétitions et rassemblements pour l'arrêt des combats contre le peuple palestinien, le tract / pétition départemental contre la vie chère.... Toutes ces initiatives ont contribué au bon placement de la vignette de la fête de l'Humanité.

C'est dans la proximité, la solidarité aussi que nous ferons bouger les choses.

A Grigny par exemple, ville populaire, les communistes, leurs élus, avec d'autres militants, nous essayons en permanence d'être dans cette proximité (porte à porte, réunions d'appartements, présence régulière sur les lieux publics). Résultats: 21% présidentielle, 26% législative, 51% municipales malgré une liste dissidente, 32% aux européennes et en tête dans tous les bureaux de vote dont un à plus de 50%. Cette proximité nous a permis d'avoir plusieurs milliers de contacts avec un engagement de jeunes, moins jeunes dans l'action politique.

 

Eric Jalade – Tarn

La situation internationale est lourde de périls pour les peuples, du fait principalement des conséquences des agissements de l'impérialisme et d'abord ceux des Etats-Unis, de l'OTAN et de l'UE et de leurs agents.

La multiplication des guerres et des conflits est l'un des aspects les plus brutaux de la mondialisation capitaliste, les puissances impérialistes bénéficiant, depuis le début des années 90 d'un rapport des forces qui leur est bien plus favorable à l'échelle mondiale.

Positif que le rapport évoque enfin le mot d'ordre de sortie de notre pays de l'OTAN : nous devrions avoir l'ambition de reconstruire, en France, avec des initiatives concrètes, un mouvement de masse en faveur de la paix.

La tonalité générale du rapport me semble bien optimiste par rapport à la situation du pays, à l'état de la gauche… Notre conférence nationale devrait procéder à un bilan sincère et approfondi de la stratégie du Front de gauche - et de son échec - et examiner les initiatives à prendre pour aider au développement des luttes, condition incontournable à une alternative progressiste.

 

Alain Janvier – Seine-et-Marne

Dans notre combat pour une logique de paix et de reconnaissance des droits du peuple palestinien, il faut tendre la main aux populations de confession musulmane, mais aussi judaïque. La mise en opposition confessionnelle sert de division par ceux qui cherchent à maximiser les profits et la collusion du pouvoir avec la finance (Valls/Hollande, mais aussi le FN). Notre campagne pour la baisse du coût du capital gagne des points (voir Libération du 20/8). Le groupe Safran a perçu, de 2005 à 2013, environ 1000 millions d'euros, et versé environ 1500 millions d'euros. Ce qui se dégage de la Fête de l'Huma, du CN d'aujourd'hui, et des attentes des salariés est le besoin de renforcement du PCF dans les entreprises et lieux de travail en examinant concrètement les formes d'organisation et en poussant à la fois débats, rassemblement et action.

Carnets Rouges n°1, septembre 2014

le 10 September 2014

Carnets Rouges n°1, septembre 2014

Porte Ouverte n°31

le 02 September 2014

Porte Ouverte n°31

Jounal La Vienne Démocratique : Septembre 2014

le 28 August 2014

Jounal La Vienne Démocratique : Septembre 2014

Numéro 1025, Septembre 2014.

Sommaire

  • Éditorial : Faisons de la Fête de l'Humanité un grand rassemblement pour la paix, la solidarité, une alternative à l'austérité, par Jean-Louis Moreau.
  • Événements de la Fête de l'Humanité
  • Concerts et spectacles de la Fête
  • Comment se rendre à la Fete

Sanofi, big pharma aux pouvoirs exorbitants

le 19 August 2014

Sanofi, big pharma aux pouvoirs exorbitants

Sanofi est une Big pharma mondiale aux pouvoirs exorbitants. Elle impacte l’avenir de l’industrie pharmaceutique française et constitue un élément incontournable de la santé publique
Un article de Danielle Montel à lire

Palestine. Paroles Nicolas et Jean Pluet

le 04 August 2014

Palestine. Paroles Nicolas et Jean Pluet

Sur l'air de "La Rosière ", contredanse du XVIIIe siècle

Refrain

Je suis Palestine,

Celle qu’on assassine

Que l’exil opprime

Et les camps sont pour moi

Je résiste et lutte,

Fais face à ces brutes,

La paix est mon but,

Et je veux mon Etat

Couplet 1

A Deir Yassin

L’Irgoun assassine

Et tue sans quartier

Un village tout entier.

Terre volée,

Villages rasés,

Il fallut partir

Sans pouvoir revenir…

Couplet 2

Mes citronniers,

Mes beaux oliviers,

Et mes orangers

Plus d’un million coupés…

Douze mille maisons,

Démolies ruinées,

Rasées par l’armée,

Pour faire place aux colons…

Couplet 3

L’eau est pillée

Rejetée polluée

Pour nous la famine

Aux colons les piscines

Pour travailler

Comme pour étudier

Ou pour se soigner

Des check points à passer

Couplet 4

Cisjordanie

Un mur est bâti

Et des barbelés :

Te voilà enfermée…

Un pays entier

Cerné, morcelé

À côté Berlin

Ce n’était vraiment rien !

Couplet 5

Gaza martyre,

Bombes sur la ville,

Sur tant et tant

De femmes z’et d’enfants.

Et pour maisons

Des tentes et des ruines,

Gaza, prison

Le blocus est un crime

Couplet 6

Jérusalem

Qu’on doit partager,

Maison par maison

Peu à peu est volée

Mépris des colons

Des résolutions

Des Nations Unies

Depuis six décennies.

Couplet 7

Par le boycott,

Imposons le droit,

Monde lève-toi,

Fais respecter ta loi !

Par le boycott,

Imposons le droit,

Monde lève-toi,

Fais respecter ta loi !

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Contact : rodolphe.pluet@orange.fr

La Dépêche de l'Aube

le 01 August 2014

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