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Déclaration du Comité international de la Marche Mondiale des Femmes réuni au Guatémala

le 20 juillet 2016

Déclaration du Comité international de la Marche Mondiale des Femmes réuni au Guatémala

Beaucoup de bruit autour du nouveau compteur Linky….

le 09 juillet 2016

Beaucoup de bruit autour du nouveau compteur Linky….

Beaucoup de bruit autour du nouveau compteur Linky…

C’est la commission européenne, dans le cadre de la libéralisation du marché de l’énergie, qui a incité les États à la mise en place des compteurs intelligents. La généralisation de ce compteur est inscrite dans la Loi de Transition Energétique du 17 août 2015, transcription d’une directive européenne datant de 2009. Le distributeur ENEDIS (ex ERDF) est obligé de fournir ce compteur, nouvelle technologie. Le gouvernement lui en a confié le financement, la construction sur 6 usines en France, et le déploiement de 2015 à 2021. Il a délégation de son installation et de son exploitation.

D’un point de vue social, ERDF annonce la création de 10 000 emplois pour la pose et la construction des compteurs communicants d’ici 2021.

En 2016 jusqu’en 2022, sera déployé le compteur gaz « gazpar » pour environ 11 millions de consommateurs et le compteur électrique « linky » en remplacement des 35 millions de compteurs…Ce dernier a commencé depuis le 1er décembre 2015 et a fait l’objet d’une expérimentation sur 300 000 compteurs.

Ce compteur électrique communicant Linky est présenté aux consommateurs comme l'outil du « mix énergétique », de la maîtrise d’énergie, ambition politique affichée par le gouvernement français, notamment lors de la COP21 et de la loi de transition énergétique qui vise d’ici 2050 à diviser par deux la consommation d’énergie primaire, grâce à des actions « ambitieuses » d’efficacité sur toutes les sources d’énergie. Pourtant le compteur n’est qu’un outil de mesure ! Des économies d’énergie ne seront avérées que par un changement de comportement des usagers. Or ce sont plus de 11 millions de précaires qui sont comptabilisés aujourd’hui, et qui ont de plus en plus de difficultés à faire face à ces dépenses énergétiques incompressibles, ils font d’ores et déjà des efforts énormes en réduisant leur chauffage, c’est le cas pour 42 % des français.

 

Au final qui va payer ?

Le coût de son déploiement est estimé à 5 milliards, il englobe l’achat du matériel (compteurs et concentrateurs) la pose, le développement du système d’information et le pilotage du programme. Des économies seront réalisées sur les interventions techniques, les consommations jusque là non comptabilisées et le pilotage du réseau. S’il est vrai qu’aujourd’hui le compteur Linky ne coûtera rien à l’usager pendant sa phase de déploiement, au final, les coûts d’investissements seront-ils réellement couverts par les économies induites ? Si cela n’est pas le cas à terme, un ajustement sera nécessaire, avec le risque qu’il ne se fasse pas au profit des usagers.

Ce déploiement généralisé imposé par l’Europe, mis en œuvre par le gouvernement, aurait dû être financé, de façon partagée, par l'ensemble des fournisseurs d'électricité (Lampiris, direct energie, alterna, enercoop, EDF, ENGIE…) qui vont « marchandiser » de nouveaux services.

 

A quoi servent ces compteurs ?

Ils relèvent à distance la consommation d’électricité journalière, consultable gratuitement sous 24H sur un site ENEDIS (ex ERDF) dédié et sécurisé. Ils faciliteront la détection des pannes. Il permettra une meilleure intégration des énergies renouvelables sur le réseau permettant d’assurer un réel équilibre entre la production et la consommation.

Le compteur permet du jour au lendemain la prise en compte des demandes de changement de tarif formulées par un fournisseur. La Commission de Régulation de l’Énergie et ENEDIS (ex ERDF) ont convenu que la régularisation de puissance des compteurs dont le calibrage pourrait être tantôt insuffisant tantôt trop important serait gratuite pendant un an.

S’il permettra que toutes les interventions se fassent à distance dans un délai et une qualité de service améliorés, on imagine aisément la dérive possible des coupures à distance sans qu’un contact physique puisse avoir lieu vis-à-vis des plus démunis.

Linky ne permet pas par exemple un effacement en temps réel par exemple le chauffage électrique mais il sera quand même un nouvel outil au service du marché car il permettra d’activer les effacements prévus par la Loi de Transition Énergétique. C’est un nouveau marché juteux dont bon nombre de fournisseurs vont s’emparer en proposant d’y adjoindre, un boîtier ou plug-in, payants et branchés sur le compteur. Cela va donner le jour à pléthores d’offres commerciales (dont le consommateur n’a pas forcément besoin), déconnectées des tarifs réglementés de vente (tarifs bleus) dans l’objectif à terme est de les faire disparaître. Tout ceci est un grand business où l’objectif recherché n’est pas une meilleure façon de consommer et d’économiser de l’énergie, mais la recherche de gains financiers sur le dos des usagers.

Cerise sur le gâteau : ces opérateurs d’effacement seront rémunérés via un mécanisme imputé sur la Contribution du Service Public de l’Électricité (CSPE). C’est à nouveau les usagers qui vont payer !

L’introduction des compteurs communicants va permettre de multiplier les plages tarifaires (aujourd’hui seul existe le système heure pleines/heures creuses que seul EDF peut proposer ce qui est d’ailleurs un outil indirect pour stocker de l’énergie entre la nuit et le jour). Les fournisseurs salivent à l’idée de proposer des prix alternatifs comme sur le marché des télécoms. La mise en place de cette multiplication de tarifs, adaptés en fonction du profil de l’usager, horo-saisonnalisés et différenciés géographiquement fait évidemment peser un risque fort sur la péréquation tarifaire.

Pour les collectivités locales, le système d’information Linky permet d’agréger des données de consommation à différentes mailles géographiques. Cela permettra par exemple à une collectivité, à l’échelle d’un quartier, de connaître sa consommation réelle et ainsi évaluer l’impact potentiel d’une mesure d’économie d’énergie ou permettre d’identifier une zone prioritaire de rénovation. Elles pourront donc mener plus facilement leur plan climat (PCAET).

A qui appartiennent-ils ?

Leurs propriétaires sont les collectivités locales concédantes. Elles ont concédé la gestion des réseaux de distribution dont elles sont propriétaires à ENEDIS (ex ERDF). Elles ne peuvent pas légalement s'opposer à leur pose chez leurs concitoyens. Tout usager, par le contrat avec son fournisseur s’engage à laisser accès au compteur pour l’entretien et le remplacement. Il ne peut donc s’opposer à ces opérations s’il désire bénéficier de la fourniture d’électricité par le distributeur. Pire, refuser l’installation du compteur, risquerait d’entraîner une surfacturation pour l’usager car cela demanderait une relève des compteurs physiques. De plus, le plan de financement prévoit des pénalités en cas de non respect des délais de déploiement ou de dysfonctionnement pour ERDF, qui aurait de forte chance d’avoir des répercussions sur l’emploi et sur l’investissement.

Est-il dangereux pour la santé ?

L’électro-sensibilité ne concerne que les émissions d’ondes radioélectriques (mobile, wifi…), or Linky n’en émet pas. Il utilise la technologie du courant porteur en ligne (CPL). Concernant le champ électromagnétique, le compteur respecte largement les normes sanitaires définies au niveau européen et français. A titre de comparaison, un téléphone portable émet 100 volts par mètre, alors que Linky en émet 0,0003.

Protection des données personnelles

ENEDIS (ex ERDF) répond au cadrage de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés et de l’Agence Nationale pour la Sécurité des Systèmes d’Information. La CRE contrôle aussi le respect de la préservation de la confidentialité des informations commercialement sensibles.

Ces informations anonymes, communiquées par Linky, ne comportent pas de données personnelles. Elles sont agrégées et cryptées dès leur origine, au niveau du compteur et circulent par une connexion sécurisée.

Les données sont la propriété des clients. Leur accord est nécessaire pour leur utilisation en dehors du cadre du contrat de fourniture d’électricité. Cette mesure de protection des données dérangent bien évidemment tous les fournisseurs en embuscade qui voient dans l’accès à ces informations une occasion de proposer des offres commerciales aux usagers bouleversant les politiques tarifaires et créant de la confusion entre tarifs régulés et tarifs de marchés au risque plus que probable de mettre fin aux tarifs régulés.

Pour le PCF, le compteur linky doit être utile et au service des usagers dans le cadre du service public. En aucun cas, il doit être un nouvel outil pour augmenter les profits de quelques uns.

 

la lettre des élus de la région est arrivée !!!

le 01 juillet 2016

la lettre des élus de la région est arrivée !!!

BREXIT : L'ampleur du désaveu doit conduire à la refondation de l'UE

le 26 juin 2016

BREXIT : L'ampleur du désaveu doit conduire à la refondation de l'UE

BREXIT : L'ampleur du désaveu doit conduire à la refondation de l'UE.

Les Britanniques ont décidé de sortir de l'Union européenne, montrant ainsi le ras-le-bol populaire des politiques néolibérales. Il est plus que temps de refonder l'UE sur le progrès humain et la justice sociale, sous le contrôle des peuples européens. Le déni répété de cette exigence, depuis le référendum de 2005 en France jusqu'au coup d’État financier contre la Grèce en 2015, a conduit l'Europe au jusqu'au-boutisme libéral. On le voit aujourd’hui encore, avec « la loi Travail » imposée par l’UE à la France et la Belgique et appliquée avec zèle par des gouvernements complices. En ciblant les populations immigrées, David Cameron a libéré les forces xénophobes du Royaume Uni, et, dans sa formation politique même, il a été débordé par sa droite. Pour les classes populaires britanniques, un nouveau gouvernement plus à droite signifie plus d'austérité, plus de soumission aux marchés, plus de racisme dans la société…

Nous refusons ce faux choix entre enfoncement dans la crise sociale et politique, et dislocation sur fond de rivalités nationalistes. Il y a une autre option, celle de la reprise en main du projet européen par la gauche. Une lutte cruciale pour notre avenir à tous est engagée entre la droite ultralibérale de Boris Johnson alliée à l’extrême droite française et l'alliance de toutes les forces de gauche et de progrès qui refusent l'austérité. Nos regards se tournent vers l'Espagne, ou le résultat de dimanche pourrait ouvrir un espoir dans le camp progressiste. Dans la période instable qui s'ouvre, les communistes français sont au côté des peuples du Royaume Uni et d'Irlande qui ont besoin d’une Europe du développement social, économique et écologique, respectueuse des souverainetés nationales.

A l'occasion des élections de 2017 en France, la question du changement politique à gauche se pose plus que jamais. En France, comme partout ailleurs en Europe, les politiques d’austérité ont fait la preuve de leur nocivité. De ce côté là, il n'y a rien à attendre de Hollande ou de Sarkozy, pas plus que du côté de Juppé ou Le Pen. Le mouvement social contre la loi El Khomri peut être l’occasion de construire ce changement. Le Parti communiste renouvelle l’appel à construire un nouveau Front populaire et citoyen pour définir ensemble un pacte d’engagements communs pour le pays.

Note de travail et de prospective sur les conséquences du Brexit.

Par Patrick Le Hyaric, le 25 juin 2016

Note de travail et de prospective sur les conséquences du Brexit.

L’idée européenne recule dans les opinions publiques.

 

Les sondages s’accumulent et l’hostilité, le scepticisme ou l’indifférence ne font que grandir dans pratiquement tous les pays de l’Union sous les effets de l’austérité, du chômage, de la pauvreté, du refus d’écouter les peuples.

 

Le désaveu est profond et répandu partout en Europe. Les raisons sont multiples: les politiques d’austérités appliquées en Europe du Sud, la gestion catastrophique de la crise des réfugiés, le dumping social, les paradis fiscaux au sein même de l’Europe, un Commission totalement décrédibilisée par le scandale Luxleak. Partout où l’austérité a été appliquée les gouvernements tombent et des partis différents émergent et remportent des succès électoraux, qu’ils soient anti-austéritaires et progressistes ou bien nationalistes et xénophobes.

 

Les récentes affaires sur les travailleurs détachés doivent nous rappeler ce qu’est devenue cette Europe, une Europe du marché qui ne respecte pas le droit social, une Europe qui organise le dumping social en son sein et qui ne protège plus de rien.

 

Le référendum britannique s’ajoute donc à la longue liste des consultations « perdues par cette l’Union européenne ». Elles s’enchainent depuis le traité de Maastricht. Il y a eu le non danois et suédois sur l’euro, le rejet du traité constitutionnel par les français et les hollandais, le rejet du traité de Nice par les irlandais (revoté ensuite), le rejet par ces mêmes irlandais du traité de Lisbonne (revoté également) et plus récemment le rejet de l’accord d’association avec l’Ukraine au Pays Bas.

 

  1. Le Royaume Uni sort de l’Union européenne

Les conséquences institutionnelles immédiates

 

Les négociations

 

La sortie de l’UE est gérée par l’article 50 du traité européen :

 

    1. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.
    2. L’État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.
    3. Les traités cessent d’être applicables à l’État concerné à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l’État membre concerné, décide à l’unanimité de proroger ce délai.
    4. Aux fins des paragraphes 2 et 3, le membre du Conseil européen et du Conseil représentant l’État membre qui se retire ne participe ni aux délibérations ni aux décisions du Conseil européen et du Conseil qui le concernent. La majorité qualifiée se définit conformément à l’article 238, paragraphe 3, point b), du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.
    5. Si l’État qui s’est retiré de l’Union demande à adhérer à nouveau, sa demande est soumise à la procédure visée à l’article 49.

 

Un État peut sortir, mais il doit d’abord « notifier » son intention au Conseil européen. L’UE négocie ensuite un accord de sortie qui doit être ratifié par le Conseil à majorité qualifié et le Parlement. L’accord doit être conclu d’ici 2 ans car 2 ans après la notification, « les traités cessent d’être applicables à l’État concerné ». Le délai de 2 ans peut être prolongé à l’unanimité du Conseil.

 

Donald Tusk a fait savoir que si le divorce peut être réglé en 2 années (le temps prévu par l’article 50), l’accord commercial prendrait au moins 5 années à être négocié et ne le serait qu’APRES le divorce. On serait donc à 7 années d’incertitudes. Il a répété aujourd’hui que « les procédures pour la sortie du Royaume-Uni sont claires et inscrites dans les Traités ».

 

Les britanniques, dont Boris Jonhson, proposent de négocier les deux en même temps avec une négociation informelle de la sortie sans utiliser l’article 50 immédiatement, annonçant une sortie effective pour 2019-2020. Entretemps le Royaume-Uni restera dans l’UE et maintiendra sa contribution au budget européen, il conservera également son accès au marché unique et le passeport européen de la City. C’est évidemment une position beaucoup plus confortable pour le Royaume-Uni.

 

Pour les partisans du Brexit, qui veulent tout de même apporter des gages immédiats après le référendum, la sortie différée n’empêchera pas le Royaume-Uni de limiter l’influence de la Cour européenne de justice (notamment sur les décisions de renvoi), de pouvoir légiférer sur la TVA et pour limiter la liberté de circulation.

 

Après ces déclarations, des officiels européens ont fait savoir que l’article 50 pourrait automatiquement être lancé en prenant l’annonce par Cameron du résultat du référendum comme la « notification », et qu’un non-respect des décisions de la Cour de justice pourrait amener à une suspension des droits britanniques dans le marché intérieur. Ca ne semble plus être sur la table aujourd’hui. Puisque les dirigeants des institutions de l’UE ont déclaré « attendre maintenant que le gouvernement du Royaume-Uni rende effective cette décision du peuple britannique dès que possible ».

 

Si on peut douter de le envie de faire des cadeaux au Royaume-Uni, tout se jouera au niveau des chefs d’états et les intérêts économiques pourraient prévaloir sur les symboles politiques.

 

Quel modèle pour les futures relations ?

 

Les modèles pour nouvelle relation sont connus :

 

– le modèle Norvège-Liechtenstein permet de rejoindre l’Espace Économique Europe donc de rester dans le marché unique, mais pour cela il faut payer une contribution au budget européen et plus grave pour les défenseurs du Brexit l’accès au marché unique va de pair avec la liberté de circulation des travailleurs car les 4 libertés de circulation sont liées (marchandises, capitaux, services, personnes). De plus, ce statut va avec une influence très limitée sur les futures législations européennes qui ont un impact sur le marché intérieur. Le référendum reviendrait finalement à ce que les britanniques aient rendu leur droit de vote avec très peu de contreparties.

 

– le modèle suisse est lui basé sur une suite d’accords bilatéraux pour l’accès au marché intérieur ; la liberté de circulation faisant partie de ces accords.

 

Conséquences économiques

 

Consensus sur des prédictions négatives

 

Rappelons que le Royaume-Uni est passé d’homme malade de l’Europe à son entrée à une des économies les plus dynamiques, son taux de croissance moyen sur les 43 années qui ont suivi l’accession est de 1,8% annuellement contre 1,4 pour la France. Le succès est donc réel.

 

Les estimations vont d’une perte de PIB de l’ordre de 1,9% à 9,5% d’ici 2030 mais les raisonnements sont les mêmes : pertes d’investissements extérieur et intérieur (du fait de l’incertitude) qui nuisent à la productivité britannique, hausse des couts de financements, dépréciation du pound qui augmente les couts des importations.

 

Le Trésor britannique prévoit 520 000 pertes d’emplois et une dévaluation du pound de 12%. Concernant le budget britannique le chancelier (ministre du budget) britannique George Osborne prévoit un trou de 30 milliards de pounds (comparé au 8 milliards de gains sans la contribution au budget) ; à combler par des hausses substantielles des taxes et coupes dans le secteur public.

 

Bien évidemment pertes d’influence de la City (10% du PIB, 11% des rentrées fiscales) que l’on voit aussi par les contributions (notamment des fonds américains qui s’alarment des couts de relocalisation) de la City pour le Remain, et l’activisme de Paris et Francfort pour en profiter.

 

Le renouveau économique thatchérien des Brexiters

 

Il est théorisé par Patrick Minford. La sortie de l’UE permettra de réduire drastiquement tous les droits d’importations et de se libérer des règlementations perçue comme handicapante notamment sur le droit du travail (le temps de travail est régulièrement cité), voir même celles sur l’égalité des genres ou pour limiter le réchauffement climatique, redonnant sa compétitivité au Royaume-Uni. Il prévoit un gain de 4% de PIB d‘ici 2020. Mais, Minford reconnait lui-même que sans protections, l’industrie britannique manufacturière serait éliminée par la compétition globale.

 

Le Think tank libéral Open Europe lui ne voit qu’un mouvement de 1% de PIB dans l’un ou l’autre sens, ce qui est intéressant c’est qui lui aussi voit les seuls gains dans la réduction des législations afférentes au travail alors que le Royaume-Uni est pourtant déjà classé 6ème pays le plus facile au monde pour faire du business d’après la Banque mondiale.

 

Conséquences politiques et sur les relations internationales

 

Fin de règne pour Cameron

 

David Cameron restera donc premier ministre pour quelques mois. Il devrait y avoir un nouveau premier ministre d’ici octobre. Il reste à trouver un terrain d’entente entre la large coalition des partisans du Brexit, allant des défenseurs d’un Royaume-Uni garant de ses frontières à des doctrinaires de la mondialisation.

 

La question des indépendances relancée

 

Nicola Sturgeon, première ministre écossaise, a déclaré qu’un second référendum sur l’indépendance de l’Ecosse s’impose comme une « évidence ». La réunification des deux Irlande est également sur la table, sans parler du problème que pose l’enclave de Gibraltar.

 

Ces questions vont avoir des conséquences partout en Europe. Les indépendantistes catalans et les flamands seront très vigilants sur cette question qui pourrait être un tournant dans leurs processus de séparatistes. En Italie, La Ligue du Nord a demandé un référendum sur la même question en Italie avec des arrières pensées. Cela dit les régionalismes, comme les nationalismes pourraient souffrir d’une sortie ratée du Royaume-Uni.

 

C’est d’ailleurs le calcul politique de la ligne dure sur le la sortie de Royaume-Uni, selon lesquels il faudrait punir pour éviter une propagation du mouvement.

 

L’Allemagne obligée de s’imposer ouvertement

 

Jusqu’alors, l’Allemagne pouvait s’appuyer sur des groupes de pays selon ses visions (Royaume-Uni pour le marché, pays de Nord sur les questions gouvernances économiques), elle devra désormais le faire plus clairement pour occuper le terrain politique. Elle sera donc beaucoup plus exposée politiquement.

 

Gérer les nationalismes, silence intenable de la France

 

On parle beaucoup des dérives des pays de l’Est mais ils sont tenus dans l’UE par les fonds structurels et la peur de la Russie. Le danger pour l’UE viendra des nationalismes de l’Europe de l’Ouest.

 

Reste les pays du sud qui peuvent être de solides alliées pourvu que l’on aille vers plus de solidarité, mais c’est aller contre les opinions publiques des pays du Nord. Dans tout cela le silence de la France sur les questions européennes passe d’inquiétant à intenable.

 

Une diplomatie et une politique commerciale européenne affaiblie

 

Sans le Royaume-Uni les sanctions contre l’Iran ou la Russie n’auraient pas eues le même impact, la diplomatie commerciale européenne bénéficie de son importance commerciale et de ses liens avec le Commonwealth.

 

Les négociations futures tout comme les gestes de politiques commerciaux (accès favorisé ou embargo) n’auront pas le même impact sans les britanniques.

 

Les priorités elles ne changeront pas (une grande majorité des pays européens veulent un agenda commercial ambitieux). On peut tout au plus espérer quelques ajustements sur des dossiers bloqués comme les nouveaux instruments de défense commerciales et une voix en moins pour une diplomatie passive vis à vis des exactions d’Israël.

 

Le sort des grands accords de libre échange en négociation actuellement est incertain pour l’instant. Le Royaume-Uni était un membre très actif des négociations, que ce passera-t-il maintenant qu’il n’est plus là, personne ne le sait.

 

Il sera de toute façon obligé de trouver sa propre voie dans un monde d’accords de zones

 

Le Royaume-Uni ne devra pas se contenter de négocier un accord commercial avec l’UE mais aussi avec tous les pays dont les relations commerciales étaient gérées par un accord européen. Les relations commerciales des pays du Commonwealth sont déjà fixées par d’autres accords de zones commerciales (Accord transpacifique, CETA) limitant d’autant l’approche de partenariat privilégié dont veut le Royaume-Uni.

 

Une défense européenne inexistante et le risque d’un Royaume-Uni trop occupé

 

L’argument d’une relance de la défense européenne avec un Royaume-Uni hors de l’UE ne tient pas : les États-Unis délaissant le continent pour l’Asie, le Royaume-Uni est trop important en termes de capacité de projection pour qu’une Europe de la défense se fasse sans lui. Ce sont d’ailleurs les britanniques qui jouent un rôle primordial dans le déploiement de bataillons de l’OTAN en Pologne et pays Baltes décidé ce mois-ci (la France a atteint ses limites avec opérations à l’extérieure et sécurité antiterrorisme).

 

Un Brexit peut d’ailleurs affaiblir la défense européenne en réduisant les dépenses militaires britanniques si les projections économiques se confirment au moment où le Royaume-Uni engage un programme de renouvellement de sa flotte de sous-marins nucléaires (Trident) extrêmement couteux (7 milliards d’euros par ans). À noter qu’en cas d’indépendance écossaise, les bases britanniques et notamment celle de la flotte classique et nucléaire devront être évacuée avec couts réduisant d’autant l’importance du Royaume-Uni.

 

    1. Quelles solutions pour sauver le projet européen ?

 

l’offensive fédéraliste

 

Les fédéralistes sont, en ce moment, à l’offensive pour nous rabâcher que si l’UE est en crise c’est par manque d’intégration. La solution serait, selon eux, la création d’un parlement et d’un gouvernement de la zone euro qui aurait le pouvoir et la légitimité de prendre des décisions pour les pays utilisateurs de la monnaie unique. C’est totalement irréaliste de penser que ce nouvel échelon sera plus légitime que les précédents.

 

Les élites fédéralistes européennes pensent que quel que soit le résultat du référendum, nous serons obligés d’intégrer d’avantage la zone euro. Le mandat des peuples ne les intéresse pas. Pour eux 2017 est une fenêtre de tir à ne pas manquer pour cette nouvelle intégration. François Hollande n’a dit pas autre chose lorsqu’il a déclaré aujourd’hui que « Le renforcement de la zone euro et de sa gouvernance démocratique est une nécessité ».

 

La construction européenne a été faite dans une logique qui appelle une intégration toujours plus poussée. C’est un effet boule de neige, les mises en commun successives de parties de la souveraineté nationale appellent toujours in fine à plus d’intégration pour résoudre les nouveaux problèmes qui se présentent. L’effet boule de neige de l’intégration économique de l’Union européenne doit être arrêté.

 

Au fil des ans nous en sommes donc arrivés à un marché unique une monnaie unique et donc des politiques économiques et fiscales que certains voudraient voir totalement intégrées. La question qui n’est jamais posée est sur quelle base ? Les allemands n’accepte pas une telle intégration aujourd’hui car cela impliquerait des transferts budgétaires de sa part vers les autres pays de la zone euro. On voit bien aujourd’hui ce qu’il en coute aux Grecques, dont le pays est détruit par l’austérité imposée par les gouvernements européens.

 

Si les peuples européens ne se reconnaissent pas et repoussent l’Europe austéritaire d’aujourd’hui, comment cela changerait-il en gardant les mêmes logiques ?

 

Comment un parlement de la zone euro et un ministre des finances européens pourraient résoudre cette crise ? C’est une crise politique et non pas seulement institutionnelle.

 

Le droit d’inventaire des politiques européennes 

 

Devant le désamour des peuples pour la construction actuelle et le chemin qu’elle prend il faut dire stop, sous peine de voir le projet tout entier imploser. Il faut s’imposer l’inventaire des politiques européennes, pour ne garder que ce qui marche vraiment pour tous, car si les politiques européennes continuent de créer des perdants et des gagnants, l’Union ne tiendra pas. La poussée des populismes et des fascismes ne faiblira pas.

 

C’est l’un des enseignements de ce vote britannique, les classes populaires, les ouvriers, ont voté massivement contre une Union qui ne les protègent plus. L’immigration est finalement un exutoire facile de cette inquiétude là.

 

Le principe de subsidiarité qui veut qu’un pouvoir doit être exercé au niveau le plus efficace doit être appliqué d’une façon extrêmement restrictive. Aussi, pour que le projet puisse continuer il faut l’investir de compétences qui sont véritablement utiles à tous. Le marché commun est une création pour les entreprises et ne fait pas forcément de sens pour le citoyen.

 

Quelle politique sociale pour l’Union européenne ?

 

La destruction des droits sociaux dans les pays les plus avancés en la matière doit être stoppée. On ne pourra pas faire converger les peuples en rabotant les droits de certains, il faut au contraire les sanctuariser.

 

Il faudrait lancer au niveau social la même politique de l’effet boule de neige qui a été instaurée il y a plus de 50 ans pour l’économie. Il faut procéder par petits pas afin de protéger les travailleurs européens, en commençant par des secteurs bien précis où la mise en commun est bénéfique à tous. L’harmonisation n’a pas de sens si elle est faite vers le bas, il faut donc choisir des politiques où tous les travailleurs européens pourraient voir une différence nette.

 

Au bout de plusieurs années on obtiendrait alors un véritable socle de droits sociaux européens intégrés, qui empêcherait tout dumping entre état membre, comme l’avait proposé Juncker.

 

Le bilan de la politique de concurrence

 

Il faut faire le bilan de la politique de concurrence de l’Union européenne qui a détruit les services publics pour un résultat aujourd’hui catastrophique dans des secteurs clés de l’économie, les transports, l’énergie…

 

Il ne doit pas y avoir d’idéologie dans la gestion de ces dossiers, le néo-libéralisme a fait trop de dégâts. L’intérêt général ne peut pas être atteint par une hypothétique concurrence pure et parfaite, il doit être issu d’un consensus politique qui prenne en compte le droit des travailleurs.

 

Parer au plus urgent : remettre en avant la notion de frontière

 

Dans l’immédiat et avant  de pousser plus loin l’intégration européenne, ou de décider de l’arrêter, il faut parer à l’immédiat. Que ce soit sur la question migratoire,  ou en termes de politique commerciale pour mettre un terme aux pratiques de dumping extérieur (le dumping intérieur fera l’objet de cet inventaire), la notion de frontière extérieure doit être réappropriée (ne plus la laisser à la droite) et renforcée.

 

Frontières migratoires

 

Dans son angle politique migratoire il faut faire attention que le renforcement des frontières extérieures ne prennent pas la forme d’une perte de souveraineté sur les frontières avec des gardes-frontières européens se déployant contre la volonté des États (comme le proposent les fédéralistes du Parlement et de la Commission), d’une perte de contrôle-panique, avec des États européens fermant les frontières avec d’autres (comme les partisans d’une réforme de Schengen le souhaitent).

 

Le renforcement des frontières doit se faire en organisant la solidarité européenne pour que les frontières extérieures aient encore un sens : création d’une réserve de gardes-frontières, garde-côtes européens mobilisable rapidement à la demande d’un État ; abandon des règles Dublin de la responsabilité du pays d’entrée pour un partage équitable du fardeau par accueil volontaire ou subventions aux pays qui accueillent (pour ne pas forcer la main) ; cette responsabilité commune dans le traitement des demandes et l’accueil obligera également à une solidarité efficace pour que les frontières soient réellement une barrière car tous les États auront le même problème à gérer.

 

Frontières commerciales

 

Les frontières commerciales doivent également être affirmées, c’est pourquoi les négociations commerciales en cours doivent être gelées et les accords commerciaux existants faire parti des révisions à faire, à partir de critères de soutenabilité humaine et environnementale.

 

Tout ce qui est facteur de dumping social, environnemental, humain, aide aux exportations doit être refusé et surtout combattu aux frontières par des restrictions d’importations, quotas et droits de douanes réévalués.

 

Depuis décembre 2014 une minorité de blocage de 12-13 pays libre-échangistes mené par le Royaume-Uni bloque les nouveaux instruments de défense commerciale présentés par la Commission en avril 2013. Ces derniers refusent d’abolir la règle du « droit moindre » (lesser duty rule) qui limite les taxes anti-dumping au préjudice estimé. L’abolition de cette règle pourrait donner à la Commission  la possibilité de surtaxer les produits rentrant au-delà de la marge de dumping estimé (rajoutant donc un aspect punitif -mais nécessaire).

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Pour autant même si on assiste à un déblocage de ces nouveaux instruments :

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  1. la rapidité de déclenchement doit être sérieusement travaillée (dans certains cas 9 mois dans l’UE pour une procédure antidumping qui se limitera à quelques produits spécifiques contre 2 mois aux États-Unis avec un spectre plus large) ;
  2. la tradition européenne de prendre en compte également les besoins des consommateurs (ce qui explique la durée des procédures) ne doit pas se faire à l’encontre des travailleurs ;
  3. surtout : la Commission doit faire preuve de volonté politique pour déclencher ces nouveaux instruments, et ne pas se laisser entraver par les intérêts commerciaux d’autres pays. Aujourd’hui, en cas de différents on bloque en attendant un accord.

 

Vacances: un même droit pour tous !

le 24 juin 2016

Vacances: un même droit pour tous !

Pour la deuxième année consécutive, la fédération PCF du Val d'Oise organise une journée à la mer.
Une journée de détente, de solidarité et de partage pour les familles n'ayant pas l’opportunité de partir.
Vous pouvez contribuer à la réussite de cette initiative par le biais d'une souscription.

La liste des membres du Conseil Départemental

le 24 juin 2016

La liste des membres du Conseil Départemental
  • Jean-Michel Ruiz

  • Manuel Alvarez

  • Naoelle Amara

  • Christine Appiani

  • Estelle Auboin

  • Michèle Auboin

  • Stéphane Auboin

  • Amandine Batton

  • Farid Behral

  • Michel Bieron

  • Bernard Biyik

  • Chedlia Breigeat

  • Bruno Brisebarre

  • Franck Capmarty

  • Thierry Chiabodo

  • Cécile Coquel

  • Nathalie Colombier

  • Gilles Coupet

  • Nathalie Cukierman

  • Mohamed Farid

  • Alain Feuchot

  • Claudine Flessati

  • Nora Fontaine

  • Francis Gabouleaud

  • Nicole Gauthier

  • Mohand Ghilas

  • Max Grau

  • Marie-Thérèse Grosmaitre

  • Jean-Pierre Hennebelle

  • Françoise Hennebelle

  • Pamela Hocini

  • Patricia Jaouen

  • Gérard Leprieur

  • Dominique Lesparre

  • Christine Marques

  • Marjorie Noël

  • Philippe Noël

  • Jean-Michel Paker

  • Christine Salle

  • Marc Schweitzer

  • Léonard Sobrino

  • Gentiane Thomas

  • Isabelle Volat

AG des adhérent-e-s de la section de Montpellier du jeudi 16 juin

le 20 juin 2016

AG des adhérent-e-s de la section de Montpellier du jeudi 16 juin

Rapport de Roger Moncharmont présentant un compte rendu du congrès national, un examen de la situation à la fois dangereuse et porteuse d’espoir en raison d’un fort mouvement social, et liste des tâches des prochaines semaines, en particulier la consultation : « Que demande le peuple ? », démarche politique sans précédent, destinée à :

- répondre à ceux qui  désespèrent de la politique ;

- établir un pacte simple et clair, d'abord entre électeur-trice-s et candidat-e-s, et aussi entre forces politiques, sociales et intellectuelles, engagées dans une démarche de transformation sociale.

 

Ce « pacte d'engagements communs », proposé en octobre à une grande votation citoyenne, sera la base sur laquelle s'effectuera la convergence des forces travaillant au changement.

 

 Avec cet outil de « mandatement populaire », le PCF s'engage sans attendre dans la bataille des législatives, afin de rassembler une majorité politique et une majorité parlementaire pour engager le changement dès la prochaine législature.

 

S'agissant de l'élection présidentielle, les communistes seront réunis le 5 novembre en conférence nationale, pour faire le point de cette démarche, et choisir le-la candidat-e qu'ils présenteront ou qu'ils soutiendront.

 

Il nous reste moins de deux mois pour recueillir des bulletins et en profiter pour des échanges dont les premiers échos (une cinquantaine de questionnaires examinés) sont très positifs et enrichissants.

 

Après plus d’une dizaine d’interventions, résolution finale :

 

1- Disséminer le bulletin de consultation d’abord en direction des communistes, à aller voir personnellement (rôle des cellules) ; il faut « faire tâche d'huile » ; les questionnaires sont centralisés et traités par une commission ad hoc animée par Maryse Paris ;

 

2- Identifier une liste de personnalités ou d'organisations (associations, culture, syndicats, formations politiques..., à contacter, de préférence directement, mais aussi par messagerie électronique (Kevin se charge de mettre à jour la liste), pour leur présenter notre démarche.

 

3- organisation d’une « caravane », notamment sur les marchés, avec banderole, table pour diffuser et faire remplir les questionnaires, mais aussi penser à proposer l’adhésion au Parti. Calendrier sera annoncé.

 

4- conférence de presse du collège exécutif local dans les jours qui viennent pour annoncer cette initiative inédite et prévoir un compte rendu des résultats, en liaison avec la fédération , avant la fête de l’Huma de septembre (vignettes disponibles)

 

5- assemblées de communistes par circonscription, préparatoires pour les élections législatives (en relation avec les sections concernées en dehors de Mtp et fédé) ; échanges sur le sujet avec militant-e-s EELV et Ensemble le 22 juin, à la fédé, 20h 30

 

En outre :

- En relation avec la JC, projet de campagne en vue de faire attribuer le Nobel de la paix au député prisonnier palestinien Marwan Bargouti, à proposer au collectif Palestine 34.

 

Résolutions adoptées à l’unanimité, comme l’élection au poste de secrétaire de section de Roger Moncharmont et au responsable financier Georges Ardisson.

 

Secrétariat : Pierre Boutan

La France en Commun

le 13 juin 2016

La France en Commun

Coursan la 50ième ça se fête!

le 12 juin 2016

Coursan la 50ième ça se fête!