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Publié le 24/04/2019 par PCF

Municipales 2020 • Premiers éléments

La question des élections municipales de 2020 était à l’ordre du jour de la réunion des secrétaires départementaux du 13 avril dernier. Pierre Lacaze présentait le rapport. On trouvera ci-dessous des extraits d’une note du secteur Élections du PCF.

Nous sommes à un an des prochaines élections municipales dont le 1er tour se tiendra le 22 mars 2020. Les comptes de campagne ouvriront le 1er septembre 2019 et la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 5 mars 2020. Tout en amplifiant la campagne des européennes dans les 70 jours à venir et en priorisant notre mobilisation pour passer la barre des 5 %, nous avons donc aussi à préparer tout de suite ces échéances. (…) Notre parti, même affaibli, reste une référence dans de nombreux territoires et bénéficie d’un réseau d’élu·e·s significatif mais avec des zones blanches ou d’affaiblissement important et quelques départements bénéficiant d’une forte implantation.

(...) À gauche, la question du rassemblement, qui a échoué aux européennes, va se poser très vite dans les villes de reconquêtes face à la droite ou l’extrême droite comme dans celles que nous gérons, avec un scrutin majoritaire qui pousse, de fait, au rassemblement. Soyons très attentifs à l’aspiration citoyenne à investir la politique, anticipons ces questions. Prenons à bras-le-corps la question des intercommunalités et des compétences pour bien réfléchir au-delà des listes municipales au fléchage dans les intercommunalités. La mobilisation pour la survie de la commune, pour sa libre administration et le refus de la mise sous tutelle budgétaire par la contractualisation doit être un des liens forts pour lier la campagne des européennes, nos propositions pour la France et la campagne des municipales. La défense de la commune, la revitalisation des territoires, la présence de services publics, le logement pour toutes et tous, la gratuité des services pour toutes et tous ou les plus fragiles, la mobilité, l’urbanisme, l’habitat, la démocratie participative doivent aussi faire sens.

Ces élections constitueront aussi pour nous, comme pour toute la gauche, un moment de rassemblement face à Macron et à ses politiques de casse des services publics et de recentralisation, autour de l’asphyxie budgétaire des collectivités. L’inégalité territoriale sera au cœur des débats pour nos communes. Une école, un collège, un lycée, une fac, une poste, une gare, une agence pôle emploi, un commissariat, un hôpital, une maternité, nous en voulons au plus près, partout. Notre rôle de parti doit être de jouer les incubateurs pour passer des aspirations, des colères, des luttes et des problèmes, à des projets municipaux et des listes de rassemblement.

Le projet sera le ciment de l’union et de la constitution de la liste avec une démarche citoyenne qui dépassera les accords politiques traditionnels. Nationalement comme localement, la question du rassemblement à gauche ne se posera pas que simplement par un accord entre partis, il y aura une dimension de liste citoyenne de co-élaboration de la liste et du projet en même temps.

Le rôle de notre parti

Le PS est profondément affaibli dans beaucoup d’endroits et n’aura pas la même autorité nationale, même s’il garde des moyens matériels importants. La FI, EELV, Génération.s ont peu d’implantations municipales mais, notamment dans les grandes villes, ils auront des ambitions importantes. Dans ce contexte où les forces politiques sont multiples et très fragiles, la seule méthode valable, qui permet de construire solidement, est de travailler à impliquer les citoyens et citoyennes, de bout en bout, dans la construction du projet municipal et dans celle de la liste. Il faut qu’ils s’en sentent propriétaires et porteurs. Cela change le rôle de notre parti mais le ramène aussi à son ADN de 1936, de 1944, de 1971 : faire que les classes populaires se mêlent de leurs affaires, fassent de la politique, accèdent aux mandats électifs.

Nous invitons les élus et responsables communistes :

  • à organiser la réflexion locale des communistes sur les politiques à mettre en œuvre dans leur ville ;
  • à élargir les ateliers de travail de nos militants au plus grand nombre de citoyens ;
  • à désigner les chefs de file ou têtes de liste du PCF dans les villes de plus de 10 000 habitants pour le CN de juin. Concernant les villes de plus de 20 000 habitants, le CN est associé.

(...) Nos objectifs doivent être : de garder nos villes, de consolider nos positions ; de conquérir et de reconquérir des villes ; de faire élire le plus grand nombre de maires, d’adjoints, d’élus municipaux et communautaires.”

Pour le secteur élections : Pierre Lacaze, Karina Kellner, Adrien Tiberti, Yann Le Pollotec

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