publié le 12/02/2019

URGENCE / Soutien à Mohamed Kadamy

Le PCF appelle à se mobiliser pour défendre les droits des réfugiés politiques en France

et ceux de Mohamed Kadamy !

 

 

Mohamed Kadamy, président du FRUD (Front pour la restauration de l'unité et la démocratie-Djibouti), mouvement politique et de résistance armée au régime Guelleh, créé en 1991, est réfugié politique en France depuis 1999.

A la demande des autorités djiboutiennes qui ont émis une une commission rogatoire internationale, Mohamed Kadamy est convoqué ce mercredi 13 février chez le juge d'instruction Serge Tournaire qui, aux côtés de sa collègue djiboutienne, l'entendre en première comparution pour : "complicité par instigation de crimes d'atteinte à l'intégrité des personnes, de séquestration, de détournement de moyen de transport, d'extorsion et de destruction par l'effet d'un incendie de biens publics et privés, entreprise dont le but était de troubler gravement l'ordre public par le terreur, commis le 30 septembre 2015 à Marawleh".

L'événement de Marawleh (30 septembre 2015) concerne l'incendie par des militants du FRUD de véhicules d'une société égyptienne qui transportaient du matériel et troupes des forces armées djiboutiennes engagées dans une offensive du 11 aout au 13 septembre 2015 dans la région et qui avait débouché sur des arrestations arbitraires et tortures en détention.
Mohamed Kadamy, informé après coup de cette action, a publié un communiqué de presse le 3 octobre 2015 décrivant les conditions exactes dans lesquelles les militants du FRUD avaient agi (ci-dessous, texte intégral du CP du FRUD décrivant les faits)

Le juge Tournaire est juge d’instruction au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris. Il instruit notamment l’Affaire Bygmalion, l’affaire de l'arbitrage sur le dossier du Crédit lyonnais et l'affaire Fillon. Il est en charge de l'instruction de l'affaire Sarkozy-Khadafi (soupçon de financement de la campagne de N Sarkozy par M Khadafi). L'un des témoins ou complices de cette affaire se "cacherait" à Djibouti. Les autorités djiboutiennes accepteraient de livrer l'individu en échange de monsieur Kadamy (http://www.afriquesenlutte.org/afrique-de-l-est/djibouti/article/que-cache-la-requete-du-dictateur)

Mohamed Kadamy et le FRUD ont été à l'initiative d'un rassemblement des forces démocratiques d'opposition à Guelleh en septembre 2018 alors que ce dernier espère, en muselant toute opposition à son régime, un 5e mandat à l'issue du prochain scrutin présidentiel de 2021. Il est donc urgent pour l'autocrate de mettre fin à ce processus en s'en prenant au prinicipal artisan d'une solution de transition politique pacifique et démocratique, Mohamed Kadamy, président du FRUD.

Les poursuites engagées contre Mohamed Kadamy sont d'ordre politique et bafouent le respect du statut de réfugié politique en France.

Mobilisons-nous pour défendre les droits des réfugiés politiques en France et ceux de Mohamed Kadamy : envoyez à vos messages de solidarité à soutienkadamy@gmail.com


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Trois voitures utilisées par l’armée de Djibouti ont été incendiées par le FRUD à proximité de Tadjourah

Le 30 septembre 2015 dans l’après midi, 3 voitures ont été incendiés à Marawalèh Af à 15 km de Tadjourah par un goupe de combattants du FRUD. Il s’agit d’ un Toyota Pic Up, un Landcruiser et un camion appartenant tous à la Société de construction de la route Tadjourah/Randa. Ces voitures ont servi au transport des troupes , des matériels et des nourritures lors de l’offensive de l’armée gouvernementale qui a duré du 11 août au 13 septembre 2015. Cette offensive s’est soldée par un échec pour l’armée qui s’est arrêtée nette face à la résistance du FRUD. Bilan une voiture de l’armée détruite, arrestation des civils, et une exécution extrajudiciaire à Assal par les forces gouvernementales (57 Km de la capitale) le 23 août d’Ali Mohamed Haïssama, soupçonné de sympathie du FRUD. Les combattants ont fait descendre tous les passagers parmi lesquels les employés de la société, des civils et des policiers en civil, qui ont été autorisés à récupérer tous leurs effets personnels y compris leur téléphone portable. Ils ont transmis un message écrit à la direction de la société qui construit la route Tadjourah, Randa Balho, en leur indiquant qu’il s’agit d’un avertissement parce que leurs véhicules ont servi dernièrement au vu et au su de tout le monde au transport des troupes, de nourritures pour l’armée. Le message indiquait aussi que le FRUD, n’est pas opposé à la continuation de la construction de la route Randa Balho, mais si les matériels de la société sont utilisés par l’armée, le FRUD les détruira. Troisième message : met en garde la Société de ne pas enterrer des produits chimiques entre Boli et Dorra comme le soupçonnent fortement plusieurs habitants de la région.

Fait à Genève, le 1er octobre 2015 Mohamed KADAMY YOUSSOUF Président du FRUD

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