Mis en ligne : 18 avril 2008
Nicolas Sarkozy a annoncé aujourd’hui une série de mesures concernant l’hôpital public, suite aux propositions du rapport Larcher.
Depuis des années, l’hôpital va mal. La pénurie de personnels de santé, le manque de lit ou encore le sous-financement chronique démontre avec force d’évidence que cette situation n’est que la conséquence de la politique de désengagement de l’Etat.
Pour devancer le mécontentement dû à la désertification programmée de l’offre de soin, Nicolas Sarkozy conditionne les financements à l’acceptation de sa réforme. Ne seront financés que ceux qui abandonnent leurs compétences généralistes. C’est du chantage pur et simple. Cette privatisation aux forceps de l’hôpital public est inacceptable.
Nicolas Sarkozy lance une offensive à double détente : il réserve la médecine aux riches, et livre, au détriment du public, les secteurs rentables aux cliniques privées. Ce dont l’hôpital public a besoin, c’est de personnels, de moyens et de mises en réseau qui garantissent l’égal accès pour tous, à des soins de qualité. L’état de santé des français à un coût, mais c’est un luxe que la France doit se permettre.
Parti communiste français
Paris, le 17 avril 2008.
Ne faut-il pas s'interroger sur la conception du système de soins en France ? Tout part du cabinet médical et de la qualité du dialogue qui doit s'instaurer entre le patient et son médecin. La consultation se termine par une prescription qui peut comporter un séjour à l'hôpital. N'y a-t-il pas des obstacles à ce dialogue pourtant décisif tant du côté du malade que du médecin ? Il est évident que la situation sociale du malade, sa situation personnelle au moment de la consultation vont peser. Il en est de même pour le médecin plus ou moins sensible, par exemple, au discours dominant sur la nécessité de faire des économies et de prescrire moins. Ces considérations développées dans plusieurs ouvrages ont me semble-t-il toutes leur place dans la construction d'alternatives aux politiques d'aujourd'hui. Combattre ces politiques appelle l'élaboration d'alternatives, plaçant au centre le bien-être de chacun et l'efficacité du système de soin. Nous ne pouvons nous limiter à la question des moyens même si celle-ci est capitale.
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