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Kit de campagne « crise financière » - La bourse ou la vie

Par : Communication
Mis en ligne : 14 décembre 2008
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La crise financière a déjà des conséquences énormes. Nous ne sommes pas à l’abri d’une nouvelle grande dépression mondiale.

Depuis des années, nous vivons une très grave crise sociale, faite de chômage, de précarité, de bas salaires, et de reculs de tous nos droits sociaux. Dix fois, on nous a annoncé « le bout du tunnel  ». Mais tout s’aggrave.

On nous parle de « moraliser le capitalisme ». Autant vouloir apprivoiser un requin. C’est le système lui-même qui est en cause. Un système obsédé par les profits, la rentabilité et l’enrichissement sans limite de quelques uns au détriment du développement de chacun. Un système qui va de crises en crises : sociale, alimentaire, écologique, financière…

Un système qui nourrit des tensions et des conflits de plus en plus graves.

Ce qui se passe aujourd’hui n’a rien à voir avec une prétendue « dérive » du capitalisme. C’est son aboutissement logique. A force d’orienter tout l’argent possible vers la finance et la spéculation, l’économie réelle est asphyxiée. Et ça finit nécessairement par exploser.

Il faut faire autrement, changer de logique en commençant à transformer profondément le capitalisme. Plutôt que la Bourse, il faut privilégier la vie. Et si on considérait par exemple l’augmentation des salaires, l’éducation et la recherche, le développement et l’amélioration des Services Publics, toutes les dépenses utiles aux femmes et aux hommes comme des solutions plutôt que des problèmes ?

Dans ce journal, le Parti communiste met des propositions en débat. Il appelle tous les citoyens à en débattre avec les forces de gauche qui le souhaitent. Et à se mobiliser tous ensemble pour exiger immédiatement de vraies solutions à la crise.



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Posté le mardi 25 novembre 2008 par drean auguste retraité
Kit de campagne « crise financière » - La bourse ou la vie
je remercie sincèrement le camarade de la Fédé qui nous explique aussi clairement les moyens qu'utilisent nos arnaqueurs pour mieux nous soumettre à leur diktat. On n'y voit que dalle en effet dans tous ces papiers explicatifs qui nous vantent les avantages de telle ou telle méthode de garantie par rapport à telle autre, à peine ai-je pu remarquer que pour emprunter il faut faire beaucoup de courbettes alors que c'est de notre crédit mensuel, peu élevé très souvent, mais très important quand il est additionné aux millions de clients « obligés » de passer par là, dont se servent nos généreux prêteurs à 7, 8% et même plus selon les conditions établies et signées par le client. Car si nous allions tous ensemble, le même jour, retirer notre réserve en crédit, aucune banque ne serait capable de nous rembourser. Notion à méditer (mais je sais qu'elle l'est déjà) par nos camarades du 34ème congrès.
Posté le lundi 24 novembre 2008 par Un camarade de la Fédé de Savoie
Kit de campagne « crise financière » - La bourse ou la vie
Ces documents n'expliquent rien, et c'est toujours le même vocabulaire qui, à force d'être utilisé, est repéré par les gens comme la carte de visite des communistes. Ok, mais nos idées reculent. La faute à « la bataille idéologique » (encore un de nos sacro-saints concepts) ? Je propose plutôt ça : Quel est le rapport entre un jeune qui emprunte pour acheter une voiture et la ménagère qui dispose d'Euros pour venir acheter sur le marché ? - Comment les arnaques et spéculations de banques américaines peuvent-elles créer une crise financière sur TOUTE la planète ? ... Pour répondre à ces questions il faut s'interesser aux mécanismes de la création de la monnaie... En effet aborder le problème par l'étude des mécanismes hypercomplexes d'achats et de revente (avec intérêts) de tels ou tels « produits financiers » s'avère dissuasif et finalement inutile. Pourquoi ? Parce qu'en amont il y une chose très simple qui conditionne tout le reste : la création monétaire ! D'où vient la monnaie que nous utilisons ? La monnaie que nous utilisons est créée en continu par des écritures, et seulement des écritures. Comment ? C'est très simple : imaginons pour comprendre 5 personnes qui empruntent 500.000€, à 5% par an, à rembourser sur un an. Les banques qui vont leur préter cet argent vont CREER 500.000€ de monnaie, et pas un Euro de plus ! ... C'est cette même monnaie qu'ils vont, que NOUS allons ensuite utiliser pour échanger entre nous : l'argent est inscrit sur le compte des emprunteurs qui le dépensent, et ainsi la monnaie circule sous forme d'écritures. Pièces et billets ne sont que des supports d'écritures ... Pourquoi est-il collectivement IMPOSSIBLE de rembourser les intérêts ? Il y a une ENORME arnaque dissimulée dans le système : les intérêts ! ... En effet l'argent qui est créé puis mis en circulation correspond à la somme de la valeur nominale des emprunts en cours, sans les intérêts. Conséquence diabolique : il est collectivement IMPOSSIBLE aux emprunteurs de payer les intérêts ! En effet 500.000€ ont été créés alors que les emprunteurs doivent rembourser 525.000€ à la fin de l'année. Il manquera toujours 25.000€ (les intérêts). Comment faire ? Pour les banques : « qu'ils se débrouillent entre eux ! ». Ce système est très pervers : il nous rend CONCURRENTS (car pour rembourser mes intérêts je dois obligatoirement m'approprier une partie de la monnaie créée par l'emprunt de mon voisin). Il fonctionne en continu (c'est à dire que le résultat est le solde au jour le jour des emprunts contractés, remboursés, et des saisies !), ce qui brouille les cartes et dissimule l'ensemble. Chacun pour soi ? - « Travailler plus pour gagner plus ... », dans ce système cela revient à dire « chacun pour soi » et « empruntez plus ! »... C'est individuellement séduisant, mais collectivement suicidaire. Etre solidaires ? - aucun système de « solidarité » ou de « répartition des richesses », aucune « politique sociale » ne peut avoir d'effet : telle ou tel pourra y trouver avantage, mais collectivement cela ne change RIEN : l'argent disponible reste égal à la valeur nominale des emprunts ... sans les intérêts ! Augmenter la dette collective ! - Les banques le savent bien, pour payer les intérêts nous sommes obligés d'emprunter encore et encore ! ... « Moi ça m'est égal je n'ai pas de dette ! ... Je n'emprunte jamais ! ... » Erreur ! ... Celui qui n'a aucune dette ne participe pas moins au système ! ... L'argent qu'il utilise a été créé par les emprunts de ses voisins ! ... Et il contribue à rembourser comme tout le monde la « dette publique » ! ... Au bout de la « chaîne alimentaire » des prédateurs financiers privés, huit grandes banques internationales se répartissent le gâteau (des milliers de milliards de Dollars et d'Euros) : En Europe, le traité de Maastricht et celui de Lisbonne vont jusqu'à INTERDIRE à toute banque PUBLIQUE d'émettre des crédits ou de racheter des emprunts ou dettes (ce qui revient à confier le monopole de l'émission de la monnaie aux banques privées). Ce que nous venons de vous expliquer pour de simples particuliers (ou entreprises) se produit exactement de la même manière entre les ETATS et les grandes banques. Les pays s'endettent et payent des milliards d'intérêts à des banques privées simplement pour mettre en circulation l'argent public, et ce sans jamais parvenir à rembourser les intérêts qui ne cessent d'augmenter ! La plupart des pays empruntent en Dollars pour donner la possibilité à leurs banques d'émettre leur monnaie locale. Cercle vicieux et courroie de transmission infernale : Cette position particulière du Dollars permet aux USA de faire garantir en permanence leur monnaie par les intérêts versés par tous les Etats qui empruntent en Dollars auprès du FMI. Ainsi c'est parce que l'Amérique Latine, l'Afrique, le Moyen Orient ... sont saignés à blanc par leurs dettes publiques en Dollars que les USA limittent la casse ... c'est pourquoi on a confiance en cette monnaie et qu'on emprunte ... en Dollars ! ... et ainsi de suite ... C'est le Dollar, couplé à ce système infernal de création monétaire qui constitue la plus formidable courroie de transmission du moindre soubresaut économique américain, exportant ipso facto les dettes chez les autres peuples de la planète...et les faisant se battre entre eux ... A la fin de la présente crise, nous pouvons déjà prévoir que : 1 - de grosses sociétés industrielles et de grosses banques auront changé de main, elles auront été rachetées par des groupes contrôlés par les huits plus gros prédateurs financiers ; 2 - beaucoup d'Etats sortiront de cette crise avec un endettement accru auprès de de ces mêmes Super-Banques (ils auront emprunté « pour sauver leur industrie, leurs banques, le pouvoir d'achat des citoyens, etc... »), il faudra rembourser, avec intérêts. Comme pour toutes les crises économiques et financières précédemment organisées, le but final est de créer les conditions qui vont permettre aux gouvernants de surendetter les peuples auprès des grandes banques internationales. Que faire ? Il est possible et urgent de faire autrement, de mettre en place (enfin) un système de création monétaire juste et équitable entre citoyens d'un même pays et entre les peuples de la planète ! Comment ? ... En rendant aux gens le contrôle de la création de la monnaie qu'ils utilisent ! Mettre la monnaie au service des peuples et non plus les peuples au service des banques privées ! Au début des années 2000 le peuple Argentin, ruiné par ce système stupide, a créé sa propre monnaie avec un système sans dette, et en s'affranchissant du Dollar. En Europe les mesures suivantes sont nécessaires et urgentes : 1.abolition de l'article 123 du Traité de Lisbonne sur le fonctionnement de l'Union européenne et de l'article 104, §1, du Traité de Maastricht, qui non seulement abandonnent aux banques privées internationales le pouvoir d'émettre la monnaie, mais interdisent à tout organisme public de le faire ! 2.interdiction pour toute banque totalement ou partiellement privées de participer à tout dispositif d'émission de la monnaie européenne ; 3.mise en place d'un organisme public européen de crédit social (OPECS) ; 4.nationalisation (à 100%) de la “Banque de France” ; 5.interdiction pour tous les établissements financiers privés oeuvrant dans le ressort de l'Europe d'emprunter, de négocier des découverts, ou d'acquérir quelqu'instrument de dette que ce soit auprès d'autres établissements que l'OPECS, les banques centrales des Etats membres, ou les établissements financiers publics régionaux ; 6.mise en place de collectifs de contrôle technique (comptable) des organismes financiers publics sous contrôle démocratique ; 7.obligation de “compte rendu financier de mandat” pour les élus européens, nationaux, régionaux ou locaux, en particulier quant à l'usage des “crédits” sollicités auprès des banques européennes puisqu'ils auront créé notre monnaie ; 8.mise en place, partout où cela sera possible, de systèmes de “crédit social” visant, localement, voire à très petite échelle, à protéger les participants du système monétaire ; 9.intégration dans tous les programmes scolaires des classes de 3ième et de terminale de cours sur la création de la monnaie (histoire & technique économique). Car nous payons aujourd'hui comme nos ancêtres avant nous, d'avoir trop longtemps laissé aux banquiers le monopole de ce savoir ! 10.développer, enfin, une “croissance”, non plus poussée par un remboursement impossible de la dette publique, mais par la justice, la diminution du temps de travail, l'équilibre des bilans énergétiques et économiques.
Posté le mardi 18 novembre 2008 par marc
Kit de campagne « crise financière » - La bourse ou la vie
Bon kit ! Salut !
Posté le vendredi 31 octobre 2008 par auguste drean
Kit de campagne « crise financière » - La bourse ou la vie
Dépasser le Capitalisme ? C'est comme si on essayait de dépasser la vitesse de la lumière, on aura quelque mal à y arriver. Car le capitalisme a toujours eu le don de « s'adapter », comme il nous demande ingénument de le faire, à la situation du moment. Je pense que nous devons donc lui restituer la seule définition à laquelle il a droit : celle de « DICTATURE » car c'est dans cette pratique qu'il a toujours agi et qu'il cherchera à se maintenir, même après le krash qu'il vient de créer et qui ne semble pas le désarçonner. On le constate avec ce jeu de yo-yo en bourse qu'il n'oublie pas de nous exposer par voie médiatique TOUS LES JOURS et même plusieurs fois par jour. La proposition de Jean-Pierre BRARD, à l'Assemblée Nationale, de « fermer » ces organismes d'information boursière pendant au moins une semaine n'a évidemment pas été prise en considération. Il s'agissait pourtant là d'une méthode de cautérisation première de la plaie qui va se transformer en gangrène inévitablement ! En attendant on babille, on babille entre « autorités responsables » qui pensent en ce moment à substituer le mérite à la compétence dans le monde du travail, ce qui permettra à notre jeunesse d'admirer des poitrails bardés de médailles comme aiment à nous les montrer les généraux, colonels et lieutenants des armées américaines (qui n'ont pourtant jamais gagné une seule guerre), après avoir éliminé tous les « meneurs » comme ceux de Chicago en 1886, un certain 1er Mai qui dérange terriblement les dirigeants actuels de notre belle Econonmie ! !
Posté le mercredi 29 octobre 2008 par Claude Mounier
Kit de campagne « crise financière » - La bourse ou la vie
Effectivement Jean-Pierre, Sarkozy s'attèle et va s'atteler à transformer le capitalisme. Le capitalisme financier a dévoyé le bon capitalisme. Il va y remettre bon ordre avec la conférence internationale (ce nouveau Bretton Woods). Cela dit transformer le capitalisme est plus crédible pour l'immense majorité sinon le PS serait à 2% et la droite ne deviendrait pas le chevalier blanc du bon capitalisme. En même temps le dépassement c'est tout de suite. Alors ? Il y a quelque chose à creuser pour ne pas se raconter d'histoires. Sans manichéisme pousser la transformation par la racine de la société capitaliste jusqu'à son dépassement ! Peut-on avoir des propositions opérationnelles et radicales en même temps ? Notez le PS et la droite parlent plus volontier de capitalisme et beaucoup moins d'économie de marché ou d'économie sociale de marché. Il est en effet bien connu et admis que l'économie de marché est bien supérieure à la planification soviétique ou bureaucratique ou Étatique. Il leur faut rallonger l'expression avec économie de marché régulé, contrôlé, domestiqué ce qui enlève le bon côté de l'expression initiale.
Posté le lundi 27 octobre 2008 par Manuel
4 pages « crise financière » - La bourse ou la vie
La transformation, ça n'est pas la modification, le changement. La « transformation » de la société, c'est son « changement de forme ». Ça implique un changement de logique profond. Et donc le dépassement du capitalisme. Je comprends de moins en moins qu'on joue sur les mots dans ce contexte.
Posté le samedi 25 octobre 2008 par Jean-Pierre Callet
4 pages « crise financière » - La bourse ou la vie
« commencer à transformer le capitalisme »... comment le transformer lorsqu'on dit 2 ligne plus haut que la crise actuelle n'est pas une dérive mais l'aboutissement logique ! C'est à ne rien comprendre : la vraie question est : s'engager maintenant dans le dépassement du capitaliste











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