Mis en ligne : 19 novembre 2008
Edito : Pour sortir de la crise
Rarement un Congrès du PCF ne s’est tenu dans une telle situation politique. Contre le capitalisme autoritaire et liberticide de Sarkozy, ces heures de vérité aiguisent les confrontations d’idées.
Celles pour un nouveau mode de développement rendant au travail ses finalités de réponse aux besoins sociaux, de réduction des inégalités, tout en préservant les richesses naturelles et en retapant la planète. Un processus d’appropriation sociale des circuits financiers et du crédit et la réorientation des productions sur la base de critères d’efficacité sociale et environnementale.
Celles pour réinventer la République, accaparée par une caste, en engageant un processus de refonte globale des institutions, de l’Etat, des services publics, du rôle de la France pour un nouveau projet européen. La démocratie donnant à notre peuple la maîtrise de son avenir et le pouvoir pour le transformer.
Celles pour ouvrir l’horizon politique, sortir de la bipolarisation qui asphyxie la démocratie, avec un Front progressiste, basé sur l’intervention citoyenne, son organisation dans des collectifs, des comités d’engagement populaire aux côtés des organisations sociales et des partis.
Un rassemblement transformateur assumant la nécessité des luttes et l’action dans les institutions.
Les luttes sociales, la participation aux « mille rencontres » pour agir contre la crise, les premiers engagements de personnalités et de forces politiques pour un Front progressiste lors des élections européennes sont des promesses à faire fructifier.
Pour des millions de gens angoissés par l’avenir, elles peuvent permettre de renouer avec l’espoir. Alors le renoncement et l’impuissance ne seront pas des passages obligés. A nous de jouer !
Jean-Paul Salon
Membre du Comité exécutif national