on vote le 3 octobre !
Mis en ligne : 3 octobre 2009
La Poste va constituer l’un des conflits majeurs de l’automne. Le gouvernement croit pouvoir faire passer la privatisation comme une lettre à la poste. La méthode est éprouvée comme en avaient fait l’expérience les salariés de France Télécom. Les dégâts humains sont lourds mais le bulldozer libéral était passé.
Les sirènes des marchés financiers n’avaient-elles pas chanté sur tous les tons que la concurrence abaisserait les prix pour les usagers devenus des clients, qu’elle dynamiserait le pouvoir d’achat des employés devenus des actionnaires, que la déréglementation libérerait le travail de ses routines sclérosantes ?
L’heure du bilan sonne aujourd’hui comme un glas et l’efficacité économique n’est pas au rendez-vous. « L’expérience s’achète par le malheur », écrivait Balzac.
C’est dans ce creuset que les citoyens et les postiers ont puisé de bonnes raisons de se retrouver et de s’unir pour empêcher la transformation en société anonyme. À quoi servirait ce changement de statut, sinon à permettre demain que les capitaux privés s’y engouffrent ?
Dans la foulée de Reagan ou de Thatcher et, depuis vingt ans, les gouvernants français – certains, hélas, étaient socialistes – ont accéléré toutes les déréglementations depuis vingt ans. Mais le mythe de la clairvoyance et des bienfaits des marchés financiers vient de s’effondrer dans la crise économique la plus sévère depuis la Seconde Guerre mondiale. La population n’a pas envie de troquer la présence postale, l’égalité de traitement, une banque d’intérêt général contre les acrobaties des traders et la loi de la rentabilité maximum. Voilà pourquoi syndicats, usagers et partis de gauche se sont retrouvés dans le Comité national contre la privatisation de La Poste et organisent une consultation nationale le 3 octobre. Déjà de nombreuses mairies – souvent sous l’impulsion de premiers magistrats communistes – ont annoncé qu’elles ouvriraient des bureaux de vote. Ailleurs, les militants prennent des dispositions. Ensemble, par-delà leurs différences ou même leurs divergences.
L’ampleur de ce front, la sensibilité extrême de la population quant à l’avenir de ce service public ont mobilisé le ban et l’arrière-ban des snippers sarkozistes. Les deux porte-parole UMP, Frédéric Lefebvre et Dominique Paillé, ont ouvert un feu de barrage en prétendant qu’il « n’y a aucun risque de privatisation ». Le changement de statut ne répondrait qu’à une vague « question de gestion interne et de concurrence sur le marché ». Personne n’est dupe.
Le maintien et le développement de La Poste à la française et, pourquoi pas, son inclusion dans un grand service public européen sont devenus une impérieuse nécessité dans le contexte de crise où des territoires sont délaissés et des populations exclues du droit à communiquer. Il s’agit d’une propriété collective et tous les citoyens doivent pouvoir se prononcer sur son avenir. Le gouvernement se garde bien de prendre le risque d’un référendum.
Ce sont les opposants à ses projets qui en prennent l’initiative. Ils ont la sympathie de l’opinion publique. Un vote franc et massif peut faire reculer les privatiseurs
MODE D’EMPLOI
Partout en France, les communistes vont s’impliquer pour contribuer activement au succès de la votation citoyenne contre la privatisation de La Poste.
A quelques jours de cette initiative, chacun a en tête les arguments. Nous donnons donc ici les éléments relatifs à l’organisation pratique du scrutin, en lien avec le Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un referendum sur le service public postal.
La période de la votation
Pour un maximum d’efficacité, il sera possible de voter du 27 septembre au 3 octobre 2009 suivant les opportunités, le temps fort restant bien sur le samedi 3 octobre.
Les horaires du vote
Le seul impératif reste la fin du scrutin, fixée à 18 heures le samedi 3 octobre pour la remontée des résultats au niveau national. La compilation des résultats se fera au fur et à mesure, en tout état de cause le Comité national sera « de permanence » le dimanche 4 octobre 2009.
Les lieux de vote
Il n’y a pas d’impératif, en mairie, sur les marchés, bien sur devant les bureaux de poste, dans ou aux abords des entreprises où cela sera possible. L’objectif étant de donner au maximum de personnes la possibilité de se prononcer. Une carte interactive est disponible en ligne sur le site du Comité national avec par département les lieux de vote.
Le vote
Toute personne âgée de plus de 18 ans peut voter, quelle que soit sa nationalité, il n’est demandé aucune pièce d’identité.
Sur la feuille d’émargement, faire inscrire son nom, prénom, sa ville de résidence et sa signature
Elle pourra ensuite cocher la case de son choix sur le bulletin de vote et l’introduire dans l’urne.
Le processus pouvant être un peu long, prévoir suffisamment d’assesseurs et de feuilles d’émargement en fonction de la fréquentation potentielle.
Dépouillement et remontée des résultats
Cas 1 : Il existe un comité dans votre département, (Comités départementaux en page d’accueil du site www.appelpourlaposte.fr), c’est lui qui organise le dépouillement et la remontée des résultats sur le comité national.
Cas 2 : Il n’y a pas de comité départemental, dans ce cas le comité local ou la commune organisatrice organisent le dépouillement et remontent les résultats au comité national . Pour toute information sur la création de comités, les communes désireuses d’organiser la votation, nous écrire à contact@appelpourlaposte.fr
Permanence téléphonique du lundi au vendredi
9h00-12h00 &13h30-17h00 au 01 44 62 12 48
Du samedi 3 octobre au lundi 5 octobre, jour de publication des résultats nationaux : Le comité national tiendra sa
permanence de campagne à la mairie du 2ème arrondissement de Paris
4 numéros de téléphone seront disponibles pendant cette période :
01 53 29 75 33
01 53 29 75 08
01 53 29 74 85
01 53 29 75 12
Fax : 01 53 29 74 88
Adresse postale où remonter les bulletins de vote, feuilles d’émargement et PV de dépouillement : Le Lien votation La Poste 12 villa d’Este Tour Atlas 75013 PARIS
A NOTER
Une affiche nationale du PCF, ainsi que des autocollants et des « timbres » auto-collants « Privatiser la Poste, faut être timbré » sont disponibles partout en France, en complément du tract ci-dessous.
Les matériels unitaires pour communiquer et assurer le vote le 3 octobre
Le procès verbal de dépouillement
La vidéo à rappeler d'urgence et à faire circuler largement pour décrédibiliser ce gouvernement à la hauteur de sa forfaiture : EDF, Gaz de France, la Poste, etc... Même combat .... http://www.dailymotion.com/video/x6docb_hausse-edf-gdf-merci-sarko_news
Oui, sauvons la Poste mais aussi SAUVONS L'ECOLE DE LA REPUBLIQUE La loi organisant le financement des écoles privées par les communes a été votée le 28/9 par la droite majoritaire de l'Assemblée Nationale. Elle met en danger notre école laïque et publique. Elle atteint durement les communes, donc les contribuables. Des écoles vont disparaître, donc des communes mourront. Le seul espoir, c'est le recours devant le Conseil Constitutionnel puisque la loi comporte 4 points inconstitutionnels. Il doit être déposé demain par 60 députés. Pour atteindre ce nombre, il faut absolument que les députés socialistes signent le recours avec le groupe GDR. Or, ils ne se sont pas encore décidés. Il faut absolument peser sur cette décision, et dès demain. Amitiés militantes. Danièle Dugelay.
réalisée par les cheminots CGT de Bordeaux en interne et auprès des usagers : 3003 votants 2888 NON 100 OUI 15 nuls ou blancs
A Lusignan, Vienne, 3 Bureaux mis en place par la municipalité devant la poste, Intermarché et Leader Price 532 Votant 8 pour le statut de SA 524 Contre
C'est super comme action. Je suis salarié de FT, je connais donc parfaitement la démarche du passage de service public à SA. A la fin cela tourne à la barbarie avec massacre organisé des salariés en mettant à la direction des despotes comme Lombard, Wénes, Barberot et compagnie. Non à la soumission, montrons la volonté du peuple. Dans un état démocratique, les élus sont au service du peuple et non le contraire. Sarkosi doit écouter les citoyen de notre pays.
Je suis pour le maintien de la poste en tant que Service Public et absolument contre sa privatisation.
Je vote contre la privatisation de la Poste. Je suis pour son maintien en tant que service Public.
Pour répondre à gioia : http://www.appelpourlaposte.rezisti.org/spip.php ?article151 Tape : « lyon » + Touche[Entrée]
j' ai été surpris car au moment de voter il n'y avait pas de feuille d'émargement mais à la place on me demandait d'indiquer mon nom adresse et signature sur le bulletin de vote.Pas mal pur un vote à l'urne !!!! Est-ce logique et bien normal ? Cette disposition je suppose locale ne risque- t-elle pas de nuire à la crédibilité du vote en ayant pour conséquence de repousser par manque d'anonymat les électeurs souaitant voter OUI.
Impossible d'accéder au site appelpourlaposte.fr pour connaître les lieux où l'on peut voter. Je n'obtiens que le message : forbidden. Ma question : où peut-on voter à Lyon ?
Bonsoir, les liens 1 et 5 : no found (affiche de la votation et feuille émargement). merci de nous réparer cela. fraternellement, daniel - Vivre Ensemble Castelsarrasin
On arrive de distribuer le tract du Parti ! Il y a une attente des gens pour s'exprimer ! Je comprends pourquoi ce Gouvernement à peur d'organiser un Référendum ! Un petit avant-goût ? Lors de la Fête des Retraites CGT des Bouches du Rhône, nous avons ouvert un Bureau de Votation 181 Votants 176 NON 0 OUI 5 blancs
- Services publics : une lutte en commun
- OUI à des moyens pour l'Education nationale, NON à la privatisation de la Poste !
- Les sénateurs de gauche demandent la tenue d'un referendum sur la Poste
- Une journée à Paris : mobilisations pour La Poste et les sans-papiers
- Nouvel autocollant « Poste » !
- La reconquête et la promotion des services-publics, nationaux et locaux...
- Education
- Transports
- Energie
- Enseignement supérieur et recherche
- Un bilan désastreux
- Le libéralisme contre le service public
- Le besoin de services publics n’a jamais été aussi fort qu’aujourd’hui
- Agir contre la fracture numérique
- Intérêt général.fr ?