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La grande paix humaine est possible – Jean Jaurès

le 19 février 2016

La grande paix humaine est possible – Jean Jaurès

Syrie : pour un cessez-le-feu sans condition et l'accès aux convois humanitaires

L'Europe ne doit pas laisser libre cours à la folie guerrière d'Erdogan

 

Syrie: pour un cessez le feu sans condition et l'accès aux convois humanitaires

La suspension des pourparlers de paix inter-syriens par l'émissaire de l'ONU Steffan de Mistura et leur report au 25 février n'est pas une bonne nouvelle pour le peuple syrien et la paix dans la région.

En effet, après 5 ans de guerre, 260 000 morts, des millions de déplacés et de réfugiés, et un territoire occupé à 60 % par le groupe terroriste l’État islamique, il est plus que temps de mettre un terme au calvaire de ce peuple. C'est ce qu'a décidé le Conseil de sécurité de l'ONU sur la base des propositions des 17 pays formant le groupe international d'appui pour la Syrie qui s'est prononcé pour l'arrêt des hostilités, la mise en place d'un gouvernement de transition, une nouvelle Constitution et des élections dans les 18 mois.

Force est de constater que les acteurs du conflit, malgré leur accord de principe en faveur de l'ouverture de discussions, continuent de faire prévaloir leurs propres objectifs au détriment de la mise en œuvre de ce processus pour aboutir à la paix. C'est le cas de l'opposition syrienne, dite du groupe de Ryiad, et de ses alliés, l'Arabie saoudite, la Turquie, le Qatar et la France, qui veut toujours s'imposer comme unique représentant de l'opposition syrienne, en excluant les autres courants notamment laïcs et les Kurdes syriens. Steffan de Mistura a raison d'indiquer que «l'ONU ne peut pas permettre que de simples questions procédurales deviennent plus importantes que les résultats concernant la situation humanitaire du peuple syrien ».

Mais c'est aussi le cas du régime qui, avec ses alliés russes, se lance dans une offensive militaire à Alep au risque de déclencher une nouvelle escalade et rendre caduque la reprise des discussions.

L'offensive du régime pousse sur le chemin de l'exode 30 000 syriens, toujours bloqués à la frontière turque, qui vont grossir le flot des réfugiés à la recherche de sécurité. Á cet égard, l'appel de la Chancelière Angela Merkel et du Premier ministre turc à l'appui de l'OTAN dans la lutte contre les passeurs, ne peut qu'aboutir à de nouveaux drames.

La seule solution raisonnable et sécurisée serait que l'Union Européenne ouvre des voies légales de passage entre la Turquie et l'Europe, qui, de fait, épargneraient des centaines de vies et rendraient caduque l'usage des passeurs. Mais l'UE et certains des États membres n'en veulent pas. Le peuple syrien se trouve ainsi pris au piège entre une guerre inter-syrienne qu'il veut fuir, les groupes terroristes et une Europe qui le rejette. Le PCF réaffirme son soutien à une solution politique telle qu'elle est définie dans le cadre des décisions du Conseil de sécurité du 18 décembre. Il se prononce pour un cessez-le-feu sans condition et l'accès aux convois humanitaires des zones où les populations sont les plus isolées et enfin pour un accueil digne et respectueux des règles internationales des réfugiés syriens par l'UE et les États qui la composent.

 

L'Europe ne doit pas laisser libre cours à la folie guerrière d'Erdogan

La Turquie d’Erdogan, en massacrant et en brûlant 60 civils, réfugiés dans les caves de deux immeubles, à Cizré, a franchi une nouvelle étape dans l’abjection. Elle se livre à ce qui s’apparente à des pogroms contre la population kurde. Cizré, comme une vingtaine d’autres villes, ne sont plus que ruines et demeurent soumises à d’intenses bombardements. Des crimes contre l’humanité se produisent quotidiennement au Kurdistan dans un silence assourdissant.

Par ailleurs, au moment même où Américains et Russes se mettaient d'accord sur un cessez-le-feu en Syrie, les bombardements engagés par la Turquie, samedi 13 février, contre les positions des unités combattantes kurdes du PYD et des Forces démocratiques syriennes en lutte contre Daesh, font la démonstration que le président Erdogan est devenu l'un des principaux obstacles à la fin du conflit en Syrie.

Les pays européens, la France en particulier, ne peuvent pas laisser libre cours à la folie guerrière d'Erdogan. Avoir cédé à tous les chantages et marchandages odieux sur le sort des migrants et réfugiés, et sur les massacres opérés contre les populations civiles kurdes au Kurdistan de Turquie n'a fait que conforter la ligne belliciste d'un pouvoir turc qui a choisi son camp, celui des intégristes et des djihadistes.

Le Parti communiste français apporte toute sa solidarité aux forces démocratiques syriennes (FDS), au PYD, au Conseil démocratique syrien, et demande au chef de l'État, François Hollande, de suspendre toute coopération militaire avec le gouvernement turc tant que ces actions militaires sur le Rojava se poursuivront.

 

Bombardements turcs sur les forces du PYD (Syrie): L'Europe ne doit pas laisser libre cours à la folie guerrière d'Erdogan

le 15 février 2016

Bombardements turcs sur les forces du PYD (Syrie): L'Europe ne doit pas laisser libre cours à la folie guerrière d'Erdogan

 

Au moment même où Américains et Russes se mettaient d'accord sur un cessez-le-feu en Syrie, les bombardements engagés par la Turquie, samedi 13 février, contre les positions des unités combattantes kurdes (YPG) du PYD et des Forces démocratiques syriennes (FDS) qui combattent Daesh, font la démonstration que c'est le président Erdogan qui est devenu l'un des principaux obstacles à la fin du conflit en Syrie.

 

Les pays européens, la France en particulier, ne peuvent pas laisser libre cours à la folie guerrière d'Erdogan. D'avoir cédé à tous les chantages et marchandages odieux sur le sort des migrants et réfugiés, et sur les massacres opérés contre les populations civiles kurdes au Kurdistan de Turquie n'ont fait que conforter la ligne belliciste d'un pouvoir turc qui a choisi son camp, celui des intégristes et des djihadistes.

 

En pilonnant les FDS qui depuis des mois affrontent en première ligne l'organisation de l'Etat islamique, le président Erdogan alimente une escalade militaire dont personne ne sortira vainqueur et qui retarde toujours plus la paix.

 

Le Parti communiste français apporte toute sa solidarité aux forces démocratiques syriennes (FDS), au PYD et au Conseil démocratique syrien, et demande au chef de l'Etat, François Hollande, et au ministre français des Affaires étrangères et du développement international de suspendre toute coopération militaire avec le gouvernement turc tant que ces actions militaires sur le Rojava se poursuivront.

Le risque est sérieux d'une fuite en avant vers une nouvelle phase de l'internationalisation du conflit syrien

le 07 septembre 2015

 Le risque est sérieux d'une fuite en avant vers une nouvelle phase de l'internationalisation du conflit syrien

Le chef de l’État confirme aujourd'hui son intention d'engager la France dans des opérations militaires aériennes en Syrie. Pourtant l'expérience de l'engagement de la coalition dirigée par les États-Unis en Irak et en Syrie n'a pas fait la preuve de son efficacité et les près de 3 000 frappes aériennes n'ont pas empêché Daesh d'avancer jusqu'à Ramadi (Irak) ou Palmyre (Syrie). Les seuls reculs véritables infligés par Daesh l'ont été au sol par les forces combattantes d'Irak et de Syrie, forces kurdes en particulier – dont celles que la Turquie bombarde depuis la fin du mois de juillet.

 

Certaines sources lient le revirement stratégique de François Hollande en Syrie à l'inquiétude américaine de voir la Russie s'engager directement dans le conflit syrien. Cette nouvelle décision d'engagement d'opérations extérieures de la France ne peut être prises sans que les véritables buts de guerre ne soient explicites ; s'agit-il de stopper l’État islamique et de travailler à la concrétisation du processus de négociations retenu à l'unanimité mi-août par le Conseil de sécurité pour instaurer la paix en Syrie, ou s'agit-il à la faveur du combat contre l’État islamique de faire pression sur l'un des protagonistes du conflit, le dictateur Bachar Al-Assad ?

 

Le risque est sérieux d'une fuite en avant vers une nouvelle phase de l'internationalisation du conflit syrien alors que le moment et le drame vécu par les Syriens exigent de mettre toute l'énergie de toutes les forces en présence pour stopper Daesh et créer les conditions de la paix et de la transition politique en Syrie.

TRACT - KOBANE VIVRA SOLIDARITE AVEC LES KURDES RESISTANTS

le 05 novembre 2014

TRACT - KOBANE VIVRA SOLIDARITE AVEC LES KURDES RESISTANTS

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a conduit récemment une délégation à la frontière turco- syrienne. Il a apporté le soutien des communistes au courage et à l’héroïsme des combattants kurdes de Kobanê qui opposent une farouche résistance à l’offensive barbare de Daesh. Il a pu mesurer l’ampleur des violences et le désastre humanitaire provoqués par les djihadistes. Il a dénoncé les complicités des monarchies du Golfe qui arment le bras des assassins et le double-jeu de la Turquie. A l’écoute des combattants et des réfugiés, il a salué l’implication des élus kurdes du BDP, qui seuls, viennent aux secours de ces populations martyrisées. Il a lancé un appel urgent à la solidarité pour éviter de nouveaux massacres et pour que parviennent l’aide humanitaire à ceux qui en sont privés. Enfin, il a rappelé la responsabilité de la France et la nécessité que l’ONU s’implique fortement pour trouver une issue pacifique.

Pierre Laurent a notamment déclaré : « La situation est scandaleuse. La quasi-intégralité du soutien aux réfugiés est supportée par les municipalités du Parti de la Paix et de la Démocratie. Il n'y a aucune présence internationale dans cette région. D'après les estimations de ces municipalités, il y a pourtant environ 180 000 réfugiés de Kobané et Yézédis d'Irak. Seuls 6500 sont pris en charge par les autorités turques ». S’appuyant sur les demandes du maire de Diyarbakir, il invite « à verser l'aide aux comptes de ces municipalités, seuls moyens d'avoir la garantie que l'aide – médicale, alimentaire, hygiène, parvienne à ces populations ».

Au-delà des gestes concrets, Pierre Laurent a appelé à une intervention politique : « Nous demandons que soient accrues les pressions internationales sur la Turquie pour permettre l'organisation d'un corridor qui garantisse l'acheminement de l'aide humanitaire, matérielle et militaire nécessaire aux combattants de Kobané ».

Nous exigeons que la France et l'Europe agissent pour la fin des complaisances avec les bailleurs de fonds de l'EI et pour le retrait du PKK – un parti des Kurdes – de la liste des organisations terroristes ». Il a ensuite réclamé « une reprise en main par l'ONU au détriment de la coalition occidentale actuelle pour un plan de paix général dans la région. ». Enfin, il a annoncé une campagne de solidarité des communistes français. Le vendredi 14 novembre à 19h au siège du pcf, se déroulera « une grande soirée de solidarité pour la liberté de Kobané » avec différentes prises de paroles notamment d'élus de Diyarbakir et des projections de films tournés sur place.

 

Erdogan pousse la France à la guerre en Syrie

le 03 novembre 2014

Erdogan pousse la France à la guerre en Syrie

Alors que le Conseil de Sécurité vient d'adopter un rapport du nouvel émissaire de l'ONU pour la Syrie, Steffan de Mistura, préconisant un plan d'action pour parvenir à l'arrêt des combats dans certaines zones de Syrie, en priorité à Alep, c'est le moment que choisit Laurent Fabius pour appeler à une intervention de la coalition internationale contre l’État islamique et les troupes du régime de Bachar Al Assad dans cette ville divisée depuis 2012 entre les forces de l'opposition et celles du régime.

 

Cette proposition reprend le projet de 2011 de Nicolas Sarkozy et de François Hollande d'engager les pays occidentaux par le moyen d'une intervention militaire pour mettre un terme au pouvoir de Bachar Al Assad.

 

Alors que la bataille de Kobané contre l’État islamique est loin d'être terminée, que la France a toujours refusé tout soutien aux combattants kurdes du PYD et qu'en Irak les groupes djihadistes tiennent tête à l'armée irakienne et à la coalition, Laurent Fabius propose en réalité de s'engager en Syrie contre les troupes de Bachar Al Assad.

 

Aujourd'hui, au nom de la lutte contre l’État islamique, Laurent Fabius propose d'affronter le régime syrien. Faut-il le rappeler, il n'y a pas de solution militaire en Syrie. Aucun des protagonistes de l'opposition ou du régime, malgré leurs soutiens respectifs, n'est en mesure de l'emporter dans ce conflit qui ne cesse de s'étendre aux pays voisins.

 

La visite récente de Recip Erdogan, premier ministre turc, n'est pas étrangère à l'appel de Laurent Fabius. La Turquie s'étant engagée au besoin avec l'aide des troupes djihadistes à chasser le pouvoir actuel en Syrie.

 

La politique de la France doit plutôt multiplier les efforts pour soutenir l'action de l'ONU pour parvenir à une solution politique entre le régime et l'opposition.

 

Cette même ONU qui, par la voix de sa responsable aux affaires humanitaires, appelle à la cessation des violences afin de faire parvenir les aides dont les populations ont un besoin urgent.

 

Si l'appel de Laurent Fabius était entendu, la France rentrerait de fait en guerre contre la Syrie.

Solidarité avec Kobané ! (Front de gauche)

le 30 octobre 2014

Solidarité avec Kobané ! (Front de gauche)

Depuis plus d'un mois les forces kurdes de Kobané résistent héroïquement à l'offensive menée par l'Organisation de l'Etat Islamique. La chute de cette ville entraînerait des massacres comme cela a déjà été malheureusement le cas ailleurs en Irak notamment contre les populations refusant de faire allégeance à l'Etat Islamique qu'elles soient kurdes, qu'elles appartiennent à des minorités religieuses (yazidis, chrétiens) ou que sunnites elles refusent tout simplement d'accepter ce sinistre projet ultra réactionnaire.

 

La résistance de Kobane doit être comprise comme un élément déterminant du combat démocratique dans la région. Sa chute constituerait un coup terrible pour le peuple kurde et renforcerait le président turc Erdogan dont le régime s'enfonce chaque jour dans l'autoritarisme et a été d'une complaisance coupable avec l'Organisation de l'Etat Islamique. La jonction avec les forces démocratiques de la révolution syrienne, qui combattent contre le régime dictatorial de Bachar El assad et contre l'Organisation de l'Etat Islamique, dont des détachements combattent auprès des kurdes à Kobane, est ainsi importante.

 

Il est urgent d'intensifier la solidarité internationale avec toutes les forces démocratiques qui se battent en Irak et en Syrie pour mettre en échec l’Organisation de l'Etat Islamique.

 

Pour le Front de Gauche, tout soutien militaire et financier direct ou indirect à l'OEI, y compris l'acheminement clandestin et l'achat de pétrole, doit être supprimé et sanctionné et le PKK et sa branche syrienne l'YPG qui combat aujourd'hui à Kobané doivent être retirés de la liste des organisations terroristes.

 

La résistance de Kobane et les mobilisations de solidarité ont forcé les gouvernements à apporter un concours tardif et insuffisant.

 

Alors que le président turc Erdogan doit rencontrer François Hollande vendredi 31 octobre, il est essentiel de tout faire pour élargir la solidarité avec Kobané.

 

Dans cette situation, le Front de Gauche :

- exprime sa totale solidarité avec Kobane, avec les forces démocratiques de Syrie

- demande que la France prenne des initiatives dans le cadre de l'ONU pour la recherche d'une solution politique durable pour la région.

- se joint à la journée internationale de solidarité avec Kobane du 1er novembre, notamment à a manifestation à Paris qui partira de la Bastille

 

Samedi 1er novembre Journée Mondiale de soutien à Kobanê.
Des manifestations sont prévus dans plusieurs villes de France. Une manifestation aura lieu à Paris, de Bastille à République, départ à 14 heures.

La délégation du PCF, de retour du Kurdistan, participera à celle de Paris.

Kurdistan/Erdogan en France : « une provocation pour faire pression sur la France »

le 29 octobre 2014

Kurdistan/Erdogan en France : « une provocation pour faire pression sur la France »

Depuis plusieurs semaines les mobilisations de soutien envers les kurdes, et notamment ceux de Kobanê, gagnent partout en ampleur. La barbarie de l’État Islamique, le soutien dont les djihadistes bénéficient de la part de monarchies du Golfe et la complaisance de l’état turc suscitent une légitime indignation.

 

Jusqu’à présent la France était restée sourde aux demandes d’aide exprimées par les kurdes de Kobanê. Aucune initiative n’a été prise pour permettre à l’ONU de reprendre l’initiative en faveur de la paix. Récemment, le Président de la République a dû tenir compte de la montée de cette exigence de solidarité en déclarant, pour la première fois, que la France pourrait aider les combattants de la liberté à Kobanê.

Pour le président de la République de Turquie, R.T. Erdogan, qui a juré la perte de l’expérience démocratique de Rojava, cette prise de position est inacceptable. Il viendra le dire à F. Hollande le 31 octobre 2014. Cette visite déplacée et inopportune est une provocation qui vise à faire pression sur la France afin qu’elle infléchisse sa position et qu’elle ratifie les accords de coopération policière et judiciaire liberticides.

Comment peut-on recevoir R.T. Erdogan alors qu’il entretient un double jeu se traduisant par un appui aux terroristes de Daech. Il bloque la frontière aux réfugiés, aux combattants kurdes, entrave l’action et l’aide humanitaires que les municipalités turques du BPD déploient. Il porte la responsabilité de la mort d’une quarantaine de manifestants dans son pays.

 

La France ne doit pas céder. Elle s’honorerait de recevoir le représentant du PYD pour examiner les modalités d’une aide concrète à Kobanê. Elle doit saisir cette opportunité pour dire toute l’importance qu’elle accorde au processus de paix initié par A.Ocalan et qu’elle souhaite voir aboutir.

Le PCF est résolument au côté du peuple kurde comme en témoigne la présence de son secrétaire national, Pierre Laurent, à la frontière turque de Kobanê. Le PCF demande qu’une délégation soit reçue ce jour au ministère des Affaires Étrangères afin que les intentions affichées se concrétisent enfin en actes.

Pierre Laurent au Kurdistan turc du 27 au 29 octobre

le 27 octobre 2014

Pierre Laurent au Kurdistan turc du 27 au 29 octobre

À la veille de la journée mondiale de solidarité avec Kobanê, le 1er novembre prochain, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, président du Parti de la gauche européenne (PGE) et sénateur de Paris, conduira, du 27 au 29 octobre, une délégation de son parti au Kurdistan turc à la rencontre des populations kurdes qui, attaquées par l'organisation « Etat islamique », ont été sauvées et accueillies par les villes de Turquie dirigées par le BDP (Parti pour la paix et la démocratie) et le HDP (Parti de la démocratie du peuple).

La délégation se rendra à Diyarbakir, Mardin et son district, puis à Suruç à la frontière turco-syrienne face à la ville de Kobanê pour y manifester la solidarité de toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés depuis des semaines pour que la France apporte son soutien aux résistants kurdes et aux réfugiés.

Pierre Laurent rencontrera des parlementaires, les représentants de différentes forces politiques et les autorités des villes engagées dans la solidarité, et exposera à cette occasion les propositions de son parti pour une conférence multilatérale sous égide de l'ONU pour la paix et le développement du Proche-Orient.

La délégation est formée de Lydia Samarbakhsh, membre de la Coordination nationale du PCF et responsable des relations internationales, Danielle Lebail, responsable du réseau PCF-Kurdistan et conseillère régionale Rhône-Alpes, et Sylvie Jan, présidente de l'Association France Kurdistan Solidarité.

La délégation du PCF sera rejointe par une délégation du PGE formée de représentants de Die Linke, de Syriza, de l'ODP (parti turc), du Parti rouge et vert du Danemark, de Rifondazione-Italie et de la Gauche unie d'Espagne.

 

Éléments de programme

 

Lundi 27 octobre soir :

Arrivée à Diyarbakir, ville de 2 millions d'habitants dirigée par le HDP.

Accueil par les responsables du HDP et rencontre avec les parlementaires.

Rencontre avec Selattin Demirtas, co-président du HDP, candidat à la présidentielle et conférence de presse.

Dîner avec Gültan Kisanak :ancienne co-présidente du BDP et nouvelle co-maire de Diyarbakir

Mardi 28 octobre :

Diyarbakir – Mardin et district : Nusaybin – Cizré.

Déplacement dans le district de Mardîn auprès des réfugiés et rencontre avec Ahmet Tûrc, co-maire de Mardin.

 

Mercredi 29 octobre :

Mardin – Suruç

Déplacement à Suruç, ville frontalière, face à Kobanê.

Rencontre avec les témoins des combats.

Conférence de presse (à confirmer)

TRACT - URGENCE KOBANE

le 16 octobre 2014

TRACT - URGENCE KOBANE

Voici Bientôt un mois que les Kurdes de Kobanê opposent une résistance farouche aux criminels surarmés de l’« Etat islamique » (EI). Les forces kurdes du PKK et du PYD sont en première ligne pour défendre la liberté, les droits de l’homme et l’égalité entre hommes et femmes proclamés dans Rojava, région autonome du Kurdistan syrien.

Une résistance héroïque

L'EI, après avoir martyrisé les yézidis d’Irak, dont des milliers furent sauvés par le PKK et le PYD, massacre la population de Kobanê : exécution des hommes, enfants égorgés, femmes violées et vendues comme esclaves. En dépit des discours officiels, les Kurdes syriens sont livrés à eux-mêmes : leurs appels à l'aide ont essuyé des fins de non recevoir des chancelleries française et américaine qui préparaient leur intervention en Irak et qui refusent de leur livrer les armes nécessaires pour faire face à l’artillerie lourde de l'EI.

MANIFESTATION

SOLIDARITE

avec

les résistants kurdes

SAMEDI 18 OCTOBRE

15h

Bastille/Nation

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SOIREE

de SOLIDARITE

14 NOVEMBRE

co-organisée par le PCF et France/Kurdistan

La duplicité de la Turquie

L’EI et la kyrielle des groupes djihadistes reçoivent le soutien militaire, financier et logistique des monarchies du Golfe et de la Turquie, alliées de la France et des Etats-Unis. Deuxième force de l'OTAN dans la région, la Turquie bloque depuis des mois sa frontière à l’aide humanitaire et pourchasse les résistants kurdes. Elle est même devenue un sanctuaire pour les djihadistes qui y transitent, s’y ravitaillent en armes, recrutent des mercenaires et commercent le pétrole extrait des zones tombées sous leur contrôle.

La Turquie se réjouit de l’affaiblissement de Rojava, seul espace démocratique de la région. Elle entend pousser son avantage en occupant militairement l’ensemble du Kurdistan syrien dans une prétendue « zone tampon ». Parallèlement, le président islamo-conservateur Erdogan a lancé une nouvelle vague de répression contre les Kurdes de Turquie dont 34 viennent de trouver la mort. Le parlement turc a voté des lois d’exception. La Turquie bombarde à nouveau les bases du PKK.

Que fait la France ?

Les Etats-Unis et la France ont engagé des frappes aériennes en Irak à l'efficacité limitée contre l'EI, et dont le résultat peut, à terme, renforcer les djihadistes. Paris a organisé une conférence internationale, sans y inviter les Kurdes, ni les représentants syriens ou iraniens et sans envisager de solutions politiques durables. Ces choix conduisent à l’impasse.

Pire, F. Hollande s’aligne sur la politique d’Erdogan. La France est le seul pays à avoir souscrit à l’idée de « zone tampon ». Elle applique sur son sol des accords de coopération policière et judiciaire pour extrader les démocrates kurdes de France. La sévère répression et intimidations de la police contre les manifestations de solidarité récentes à Paris, Toulouse, Bayonne en témoignent.

 

La place de la France est d’être aux côtés des résistants kurdes

Les Kurdes attendent une tout autre politique de la France. Avec eux, les communistes exhortent le gouvernement français, face à l’urgence :

  • A livrer des armes à la résistance kurde de Kobanê pour résister à l’EI,

  • A faire retirer le PKK de la liste des organisations « terroristes » de l'UE,

  • A démanteler les réseaux régionaux et internationaux de soutien militaire, financier, logistique, humain et politique aux djihadistes, y compris de la part d'États membres de l'OTAN et engagés dans sa coalition militaire dirigée par les États-Unis,

  • A apporter un soutien aux initiatives d’aide humanitaire aux réfugiés.

 

Pour la paix et le développement du Proche-Orient

La France doit tout mettre en œuvre pour que l'ONU reprenne réellement la main et lance un processus de conférence internationale véritablement multilatérale ayant 5 priorités à l'ordre du jour :

  • appuyer l'action de l'émissaire de l'ONU en Syrie pour créer les conditions d'un cessez-le-feu et de l'ouverture de négociations politiques entre le gouvernement syrien et une opposition démocratique rassemblée dans toutes ses composantes,

  • l'appui à la construction d'un État, civil et démocratique, en Irak rompant avec le système fondé sur les critères confessionnelles et ethniques, et pour la mise en œuvre de politiques de développement en faveur des populations,

  • la reconnaissance des droits politiques et culturels du peuple kurde dans tous les pays où vivent ses populations,

  • la reconnaissance et l'appui au développement de l’État palestinien,

  • la dénucléarisation du Proche-Orient.

 

 

 

 

 

 

Appel au rassemblement ce soir à Paris en soutien au peuple kurde

le 07 octobre 2014

 Appel au rassemblement ce soir à Paris en soutien au peuple kurde

Le Parti communiste français appelle au rassemblement de soutien ce soir, à 19 H, métro Invalides, en soutien au peuple kurde de Kobané et dans les villes de France. Après plusieurs semaines de combats et un siège de 20 jours, la ville de Kobanê (Kurdistan de Syrie) est tombée aux mains des djihadistes. Les Kurdes du PYD et l'YPG ont opposé une résistance héroïque face aux terroristes surarmés qui bénéficient d'un soutien logistique, financier et militaire des pays du Golfe et de la Turquie.

Ces Etats portent une très lourde responsabilité dans cette défaite comme les occidentaux, dont la France, qui ont laissé faire en refusant de livrer des armes aux combattants du PKK et du PYD en dépit de nombreuses interpellations. La Turquie se réjouit ouvertement de l'affaiblissement de Rojava dont elle avait juré la perte par l'entremise de l'Etat Islamique. Cette complicité est une honte.

Les Kurdes sont les principaux remparts contre le djihadisme. Or le PKK et le PYD ne bénéficient d'aucune aide. La conférence de Paris, organisée par F. Hollande, n'a même pas daigné les inviter. De plus, le PKK figure toujours sur la liste des organisations terroristes alors qu'il se trouve en première ligne pour défendre les droits humains. De leur côté, les villes kurdes de Turquie dirigées par le BDP-HDP accueillent seules des milliers de réfugiés de toutes origines ethniques ou confessionnelles. Lutter contre la barbarie de l'EI exige que les Kurdes et toutes leurs organisations soient considérés comme des alliés.

Le PCF appelle à amplifier la solidarité avec le peuple kurde.
- Il faut immédiatement répondre favorablement aux demandes d'aide formulées par les Kurdes et retirer le PKK de la liste des organisations terroristes.
- Les Etats complices de la terreur islamiste, dont la Turquie, doivent être sanctionnés.
- Les réfugiés, y compris en Turquie, doivent recevoir une aide humanitaire et bénéficier des droits inhérents à leur statut.
- La France doit reconnaître le PYD et le PKK comme des interlocuteurs favorisant la paix dans cette région et accepter de dialoguer avec leurs représentants en France.