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Syrie: le PCF condamne la consternante décision d'une levée de l'embargo sur les armes

le 15 mars 2013

Syrie: le PCF condamne la consternante décision d'une levée de l'embargo sur les armes

En annonçant la fin de l'embargo sur les armes en direction de la Syrie, les autorités françaises prennent une très lourde responsabilité, celle d'alimenter une escalade militaire aux conséquences tragiques. C'est le régime de Bachar Al Assad qui a cherché, dès le début, la militarisation de la crise et qui en tirerait finalement tout le profit. Encourager cette militarisation est un choix consternant et dangereux qui peut engendrer l'escalade dans une région sous haute tension car, au demeurant, il est impossible de savoir dans quelles mains ces armes finiront pas tomber.

Le Parti communiste français condamne cette décision qui ne fait d'ailleurs pas consensus au sein même de l'opposition syrienne et rappelle l'exigence d'agir, à l'inverse, pour une solution politique qui puisse aboutir à l'arrêt de la confrontation armée et crée les véritables conditions pour que le peuple syrien puisse choisir son destin, ses dirigeants, et vive en paix, en démocratie et dans le respect des libertés fondamentales.

Syrie : le PCF déplore l'échec de la mission Annan et appelle la France à reprendre le fil de la diplomatie

le 05 août 2012

Syrie : le PCF déplore l'échec de la mission Annan et appelle la France à reprendre le fil de la diplomatie

La démission de Kofi Annan de son mandat de médiateur pour l'ONU et la Ligue arabe est révélatrice de l'impasse dramatique de la crise syrienne. Malgré tous ses efforts pour maintenir la possibilité d'une solution politique et obtenir la fin d'un affrontement armé terriblement meurtrier et destructeur, la militarisation du conflit n'a cessé de s'accentuer en se muant en véritable guerre civile. Kofi Annan s'est heurté à une confrontation géopolitique régionale et internationale de grande dimension. Le Secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki Moon, a d'ailleurs appelé les grandes puissances à dépasser leur rivalités en déplorant explicitement une « guerre par procuration ».

Dans ce contexte, la mission de paix, initialement acceptée par tous est devenue impossible. Il revient maintenant à la France de prendre les initiatives nécessaires pour renouer le fil d'une diplomatie acceptable qui permette un consensus préservant la sécurité du peuple syrien et préparant un avenir démocratique pour le pays. 

Le PCF exprime son inquiétude et ses vifs regrets qu'une telle mission n'ait pas pu réussir. Plus la confrontation armée s'exacerbe, plus il sera difficile de garantir l'unité du pays et du peuple syrien dans un État de droit qui garantisse les libertés. Cette grave situation laisse la porte ouverte à une poursuite très préoccupante de la militarisation, des violences et même de règlements de compte et d'exécutions sommaires. Les troupes de Bachar Al Assad y puisent un insupportable prétexte pour continuer une répression criminelle et leurs offensives militaires massives. Même le camp palestinien de Yarmouk, proche de Damas, a subit un bombardement aux conséquences tragiques.

Il faudra pourtant qu'une solution politique intervienne et traduise réellement les aspirations légitimes du peuple syrien et sa volonté de voir les droits humains enfin respectés.

Le PCF réaffirme sa solidarité avec toutes les forces qui agissent pour la démocratie, la souveraineté et la dignité humaine en Syrie, pour la fin d'un régime de dictature incapable d'assurer un avenir à son propre pays.

Syrie: « C'est une issue politique qui doit s'imposer »

le 07 mars 2012

Syrie: « C'est une issue politique qui doit s'imposer »

Le PCF s'associe aux appels unitaires du 15 et du 17 mars pour des initiatives de solidarité avec le peuple syrien, un an après le début des grandes manifestations populaires contre le régime de Bachar Al Assad. Le PCF entend, à cette occasion, réaffirmer son soutien actif aux démocrates et aux progressistes de Syrie qui participent au soulèvement contre un régime dictatorial dont la criminelle et injustifiable répression a provoqué la mort d'environ 8000 personnes.

Le régime de Damas fait la guerre contre son propre peuple. Comme d'autres avant lui en Tunisie, en Égypte et au Yémen notamment, ce régime est aujourd'hui à bout de souffle. Il est incapable d'offrir un avenir digne de ce nom au peuple syrien.

Le PCF tient aussi à exprimer son inquiétude devant les pressions et les projets d'interventions militaires étrangères. L'indispensable secours d'urgence humanitaire pour les populations de Homs et d'ailleurs, approuvé le 1er mars à l'unanimité des pays membres du Conseil de Sécurité de l'ONU, ne doit en aucun cas constituer un premier pas dans la voie d'une telle intervention qui conduirait toute la région et le peuple syrien lui-même sur le chemin d'une crise internationale majeure. Les communistes français mettent en garde sur les conséquences qu'aurait une telle crise dans le contexte particulièrement complexe de la Syrie et du Proche-Orient. Ils réaffirment leur opposition à toute opération militaire étrangère en Syrie.

C'est une issue politique qui doit s'imposer, avec le maximum de pression sur le régime de Bachar Al Assad en particulier pour des sanctions ciblées, par un soutien convergent en France et en Europe à toutes les forces démocratiques de Syrie afin d'ouvrir un autre avenir au peuple de Syrie et à ce pays clé du Proche-Orient.

 

 

Turquie / Syrie : « Périlleuse entreprise de guerre »

le 23 novembre 2011

Turquie / Syrie : « Périlleuse entreprise de guerre »

Le PCF exprime sa vive inquiétude devant l'évolution de la crise syrienne qui prend une tournure problématique et dangereuse avec la multiplication de confrontations armées, les risques de guerre civile et d'affrontements confessionnels élargis.

La Turquie avance le projet d'installations, le long de sa frontière, d'une zone de sécurité et zone d'exclusion aérienne, en territoire syrien. Cette zone aurait vocation à accueillir les réfugiés civils et les déserteurs de l'armée syrienne. Ce projet serait réalisé avec l'appui et une implication de l'OTAN.

C'est ainsi que se dessine une nouvelle et scandaleuse opération militaire, que l'opposition démocratique syrienne ne demande d'ailleurs pas. Cette opération tend à servir à la fois les intérêts régionaux et ambitions nationalistes de la Turquie, et les visées des principales puissances occidentales et leurs alliés dans une région stratégique, contre un allié de l'Iran.

Le PCF condamne cette périlleuse entreprise de guerre. Il souligne les risques graves de déstabilisation régionale qu'une telle opération militaire comporte. Ce projet, dans les faits, accompagne et alimente la menace de guerre civile intérieure en Syrie.

Les communistes français réaffirment leur solidarité avec l'ensemble des démocrates syriens qui combattent courageusement le régime dictatorial. Le clan de Bachar Al Assad doit être isolé et sanctionné. Le maximum de pressions doit être exercé sur ce pouvoir criminel responsable de la crise dramatique que traverse la Syrie aujourd’hui.

20121122-Libération-L'artiste syrien Mohamad Omran, comme un sang d'encre

le 23 novembre 2012

20121122-Libération-L'artiste syrien Mohamad Omran, comme un sang d'encre

20121031-Le Monde-La Syrie dans la guerre civile : anatomie d'un pays en morceaux

le 30 octobre 2012

20121031-Le Monde-La Syrie dans la guerre civile : anatomie d'un pays en morceaux

Solidarité avec le peuple syrien - Meeting à la bourse du travail

le 24 octobre 2012

VENDREDI 26 OCTOBRE
 
MEETING DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE SYRIEN
 
VENDREDI 26 OCTOBRE à 19h Bourse du travail, salle Ambroise-Croizat 3, rue du Château-d'Eau, métro République
 
A l'initiative du Comité de secours à la population syrienne - Ile de France
 
Liste actualisée des signataires de l'Appel pour la constitution d'un comité de secours à la population syrienne :
Inter-co (Inter-collectif de solidarité avec les luttes des peuples du monde arabe) - ACDA (Agir pour le changement et la démocratie en Algérie) - ADASK (Association des amis de Samir Kassir) -AMAL(Association pour la mémoire algérienne) - AMDH (Association marocaine des droits humains)-Paris - AMF (Association des Marocains en France) -Association Revivre (droits humains) -ATF(Association des Tunisiens en France) - ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France) - ATTAC-France -CEDETIM/IPAM - Collectif CAAC (Comores) - CGT (Confédération générale du travail) - CRLTDH (é pour le respect des libertés et des droits de l?homme en Tunisie) -EELV (Europe Ecologie Les Verts) - ETM 31-46 - FCMA (Forum citoyen du monde arabe) -FCSME (Forum citoyen solidaire des Marocains en Europe) - Forum Palestine Citoyenneté - Forum démocratique syrien - FSU (Fédération syndicale unitaire) - FTCR (Fédération tunisienne pour la citoyenneté des deux rives) - Gauche révolutionnaire syrienne - Horan (Rencontre pour la citoyenneté) - Idéal 92 - LDH (Ligue des droits de l?homme) - Les Alternatifs - MIR (Maison Internationale de Rennes) -Manifeste des libertés ? Revue Militant - Mémorial 98 - Mouvement de la paix - Mouvement du 20 février Paris/IDF (Maroc) - MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l?amitié entre les peuples) - NPA (Nouveau Parti anticapitaliste) - PADS (Parti d?avant-garde démocratique socialiste, Maroc)-Fédération d?Europe - PCF (Parti communiste français) - PDKS(Parti démocratique kurde de Syrie) - PG (Parti de gauche) - PSU (Parti socialiste unifié, Maroc)-Section France - REMDH (Réseau euro-méditerranéen des droits de l'homme) -SNESUP, Syndicat national de l'enseignement supérieur Soriat pour le développement humain - Souria-Houria (Syrie Liberté) - UJFP (Union juive française pour la paix) -Union syndicale Solidaires - VD (Voie démocratique, Maroc)-Région Europe.

 

Monde arabe : où en est-on ?

le 22 octobre 2012

Monde arabe : où en est-on ?

Il y a 18 mois, plusieurs peuples du monde arabe se soulevaient pour mettre un terme à des décennies de dictatures et de pouvoirs autocratiques jusqu’alors soutenus par les puissances occidentales.

Depuis, pour certains de ces pays, des élections ont permis la mise en place de nouveaux gouvernements, comme en Tunisie et en Égypte. Pour d’autres, comme au Yémen, au Bahreïn, au Maroc, l’action se poursuit, malgré la répression, pour des sociétés démocratiques. En Libye, le pouvoir encore fragile tente d’établir un état de droit, malgré les velléités des milices armées.

Que penser de cette période écoulée ?

L’enthousiasme suscité par les révolutions s’est peu à peu dissipé pour laisser place à un sentiment d’inquiétude sur l’avenir.

D’abord, ce sont, il y a un an, les succès électoraux remportés par les partis religieux en Tunisie et en Égypte, partis pourtant absents des manifestations ayant abouti à la chute des anciens régimes. Ce sont ensuite les agressions répétées de groupes salafistes contre des femmes, des syndicalistes, des journalistes, des artistes. Ces événements vont à l’encontre des espoirs suscités, d’autant que les gouvernements refusent de condamner fermement ces actes et d’appliquer la loi contre leurs auteurs. Mais la résistance civile pacifique, déterminée, à ces groupes factieux, ne cesse de s’élargir.

Car nous n’avons pas affaire à des sociétés, que ce soit en Tunisie ou en Égypte, où les peuples sont disposés à suivre aveuglément de tels groupes. Loin de là. C’est aussi vrai pour ces partis religieux, comme Ennahda en Tunisie ou les Frères musulmans, qui ont été élus dans un rapport de force, favorisé par la division des formations progressistes. Or, l’exercice du pouvoir par ces partis religieux suscite de plus en plus de mécontentement dans les populations au plan social, où rien n’a réellement changé.

C’est pourtant sur ce terrain social que se joue l’avenir de ces révolutions. Si aucune réponse n’est apportée au chômage des jeunes, et à l’absence d’espoir pour leur avenir, cela peut les entraîner sur le chemin des intégristes. Les forces progressistes, communistes de ces pays ont bien compris le danger. La nécessité de travailler à leur propre rassemblement afin d’offrir une alternative progressiste aux pouvoirs en place, commence à porter ses fruits. Le bras de fer ne fait que commencer. Ne jugeons pas trop vite et sachons mesurer le chemin accompli et les obstacles à franchir. La transition démocratique et sociale de ces pays prendra du temps et des violences seront toujours à craindre. Mais ces peuples ne toléreront pas que l’on revienne en arrière.
Les options libérales de leur politique ne faisant qu’aggraver un peu plus la situation, pénalisée en plus par la crise mondiale qui éloigne d’autant les aides financières promises.

Et la Syrie ?

Autre chose est la situation en Syrie. C’est aujourd’hui un rythme de 1000 morts par semaine du fait de la répression féroce du régime. En moyenne, les deux-tiers sont des victimes civiles.

Le peuple syrien, comme d’autres peuples arabes qui s’étaient levés en masse pour des réformes démocratiques et sociales, se trouve aujourd’hui pris en tenaille entre un pouvoir criminel et des enjeux stratégiques de puissances régionales et mondiales allant des États-Unis à la Russie en passant par l’Union européenne, dont la France, Israël, l’Iran et la Chine, l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie. Pour les plus proches et les plus engagés d’entre eux dans la région, la Syrie représente une carte majeure pour gagner ou conserver des positions dans une zone où se concentrent à la fois des réserves énergétiques et des points de fixation majeurs de crise comme la question palestinienne et la politique colonisatrice d’Israël.

L’hypothèse du nucléaire iranien qu’Israël veut éradiquer par la force, la confrontation religieuse entre Sunnites et Chiites qui ne cesse de se raviver, et la crainte pour la Russie d’être la cible de groupes intégristes vers le Caucase du Sud, alimenté par les pays du Golfe, ne font que contribuer à faire de cette région une véritable poudrière.

On pourrait multiplier les différentes facettes et combinaisons de ce drame syrien. Mais ce qui est au cœur, c’est que ce peuple ne peut décider librement de son avenir dès lors qu’il est situé dans une zone de haute conflictualité entre des intérêts qui ne sont pas les siens. Le peuple syrien paie un trop lourd tribut à cet état d’un monde où la parole des peuples pèse trop peu face aux politiques de puissances.

Dans l’immédiat, l’objectif est de stopper les violences, venir en aide aux victimes, permettre à la population de respirer. Toute initiative qui va dans ce sens doit être soutenue, comme la mission du représentant de l’ONU, Lakdhar Brahimi et le plan en 6 points adopté à Genève. L’union de l’opposition devrait aussi permettre de desserrer l’étau, sortir de l’impasse actuelle et créer les conditions d’un processus conduisant à une solution politique qui mette un terme à ce régime. Sinon, le nombre de victimes s’alourdira chaque jour et le risque d’un élargissement régional de l’affrontement armé ne fera que grandir.

Non, la Syrie ne doit pas devenir le cimetière du printemps arabe. Aux hommes et aux femmes progressistes, laïcs, épris de démocratie, de justice sociale, de souveraineté et de dignité, notre solidarité politique leur est acquise. C’est le sens de l’engagement du PCF aux côtés d’autres associations et partis décidés à venir en aide aux populations civiles.

Patrick Margaté
responsable collectif Monde arabe

Album photos du débat sur la Syrie

le 04 octobre 2012

Album photos du débat sur la Syrie

Syrie. Quelle solution politique ?

le 19 septembre 2012

Syrie. Quelle solution politique ?

A qui profite la militarisation du conflit ?

Quelles sont les forces en présence ?

Quels sont les enjeux ?

Qui finance quoi ?

Quel rôle pourrait jouer le gouvernement français ?

Quelle solution politique ?

Débat à la Maison des communistes
280, rue de Lyon
13015 - Marseille

Jeudi 4 octobre à 18h30

Avec la participation de :

  • Khaled Issa, Vice-Président du Comité National pour un Changement démocratique en Syrie
  • Jacques Fath, Responsable national PCF des relations internationales