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L’école de l’égalité (par le Front de gauche pour l'Education)

le 30 janvier 2012

L’école de l’égalité (par le Front de gauche pour l'Education)

Depuis plusieurs années déjà, et notamment depuis la loi Fillon de 2005, les attaques contre l’école maternelle et primaire, le collège, le lycée et les universités, contre les enseignants et les postes, sont nombreuses et récurrentes. En les multipliant et en accélérant le rythme, la politique de Nicolas Sarkozy a réussi, en quatre ans et demi, à mettre à terre le service public d’éducation.

Rappelons là certaines mesures prises depuis 2007 : remise en cause de la scolarité des 2-3 ans avec la mise en place de jardins d’éveil à la charge des collectivités et des contribuables ; réduction drastique des subventions aux associations d’éducation populaire et aux mouvements d’éducation nouvelle ; criminalisation du traitement de la violence à l’école et plus généralement de la jeunesse ; réduction de l’éducation prioritaire à un repérage des « élèves à risque » ; fichage des élèves et dénaturation de la statistique scolaire ; sabordage de la formation des enseignants ; renforcement de l’autonomie et de la concurrence des établissements scolaires sur le modèle du management néo-libéral ; dérégulation de la carte scolaire, privilèges et préférences donnés à l'enseignement privé ; attaques contre le savoir et la pédagogie, suppressions de postes, développement de la précarité …

Sans être exhaustive cette liste illustre de façon accablante la régression considérable et brutale de notre système éducatif. Comme si la coupe n’était pas encore assez pleine, l’UMP propose encore récemment une réhabilitation des filières au collège dans l'unique but de renforcer les logiques ségrégatives et de développer les sorties précoces du système éducatif nous ramenant quelques trois décennies en arrière. Preuve que, sans un coup d’arrêt net à cette politique destructrice de la droite en 2012, d’autres phases de régression sont encore devant nous, comme en témoigne le projet d’évaluation des enseignants portant atteinte à leur professionnalité et instituant un arbitraire et une mise en concurrence des individus.

Cette politique nous devons la combattre parce qu’elle est injuste, cynique, inefficace et opposée en tous points aux valeurs de justice, de progrès et de libertés défendues par le Front de gauche, par de nombreuses organisations et par de très nombreux concitoyens. Notre projet rejoint en effet les mobilisations citoyennes et professionnelles qui ont vu le jour sur tout le territoire, pour dire non à cette politique, sans jamais avoir été entendues. Jamais la population n’a marqué un tel rejet car c’est bien la mort du service public d’éducation qui est en jeu. Personne n’est dupe, l’école de la droite c’est celle du chacun pour soi, de l’égoïsme, de la loi du plus fort et du plus riche, écartant une grande partie de la population scolaire du droit à l'éducation et à la poursuite d'études.

Elle tourne non seulement le dos aux aspirations de la population, mais également à tous les acquis des chercheurs et des pédagogues. Le rôle de la scolarisation en maternelle dans la prévention de l’échec scolaire est incontestable. Une école plus égalitaire nécessite aujourd'hui de relancer une éducation prioritaire qui soit soutenue par des moyens d’une toute autre ampleur que ces dernières années et qui affirme la capacité de tous les élèves à réussir. Les systèmes scolaires les plus démocratiques sont ceux qui s’abstiennent de toute mise en concurrence des écoles et des familles, qui bannissent le libre choix de l’école, qui misent sur la formation des enseignants et surtout qui investissent dans l’éducation : bref l’inverse de la politique actuelle !

Contre les orientations prises depuis 2007 les rappels à l’ordre ont été nombreux. Les chercheurs ont analysé les effets délétères des mesures prises : l’aggravation de la ghettoïsation scolaire et de la fragmentation de l’école sont les préludes à un véritable séisme social. De nombreux rapports provenant des organismes d’État (Cours des comptes, Inspection générale) ont tiré à plusieurs reprises le signal d’alarme, en vain. Les organisations internationales ont également pointé les excès d’élitisme, le désengagement de l’État et l’accroissement inconsidéré des inégalités. La France apparaît en effet aujourd’hui aux yeux du monde comme l’un des pays les plus inégalitaires en matière de scolarité obligatoire. Jamais donc une politique dite éducative n’a fait à ce point l’unanimité contre elle et suscité autant d’indignation collective. L’UMP et le gouvernement actuel peuvent-ils avoir raison contre les concitoyens, la communauté éducative et la communauté scientifique ?

Face à ces constats le Front de gauche ne se contente pas de dénoncer : il propose un projet éducatif à la hauteur de la situation, et non un aménagement de l’existant. Le Front de gauche refuse de penser sa politique éducative dans le cadre du budget contraint érigé en dogme par les politiques d’austérité. Son projet ne résulte pas d’une quelconque « convention-spectacle » ou d’une commission fermée réservée à quelques technocrates ; il résulte d’une réflexion menée avec la population elle-même, au cours des assemblées citoyennes, avec les enseignants, les chercheurs, les mouvements pédagogiques et les réseaux divers. Le projet se veut ouvert et non figé et construit autour d’une idée centrale : l’école de l’égalité. Trop souvent galvaudé et instrumentalisé, ce terme doit retrouver à présent tout son sens.

L’école de l’égalité c’est avant tout une école humaniste et progressiste, laïque, indépendante des logiques de marché et de l’utilitarisme économique. C’est une école qui renoue avec la culture, la connaissance et les idéaux collectifs. Elle permet à tous les élèves, scolarisés de 3 à 18 ans, d’acquérir une culture commune, une qualification reconnue et de s’émanciper. C’est une école où pas un jeune ne sort sans une qualification.

C’est une école qui affirme la capacité de tous les élèves à apprendre et réussir, et la place au centre des politiques éducatives et pédagogiques. Elle donne les moyens à toutes et tous de trouver sa place. Cette école est résolue à prendre le parti d’une réduction des inégalités et qui abroge les logiques de concurrence et de management en cours.
C’est une école qui cesse de considérer ses personnels comme un fardeau, mais qui, récusant toute forme d’autoritarisme et s’appuyant sur des professionnels respectés et revalorisés, dotés des moyens de bien faire leur travail, redonne aux enseignants, à tous les personnels éducatifs, aux parents d’élèves et aux jeunes toute leur place et toute leur légitimité. C’est enfin une école qui traitera de l’urgence absolue de la refonte totale de la formation des enseignants et qui enrayera le cercle vicieux de la désaffection de la profession enseignante produite de toute pièce par le pouvoir actuel.

L’école de l’égalité s’inscrit dans le projet global du Front de Gauche et nécessite des ruptures radicales avec l’ordre établi.

Ce projet nécessite une mobilisation de toutes les forces de notre société à la fois pour en débattre, en préciser les grands axes et agir pour les faire aboutir. C'est un instrument essentiel pour répondre aux attentes et aux besoins et contribuer à construire une autre société.

Construisons l'école de l'égalité !

 

12 propositions pour refonder une politique nationale d'éducation.

1. Tous capables ! Parce que les différences entre les élèves ne sont pas naturelles mais socialement construites, que l’échec scolaire n’est pas une fatalité, l’affirmation de la capacité de tous les élèves à entrer dans les apprentissages scolaires est au fondement du projet éducatif.

2. L'urgence: un plan de lutte contre les inégalités. L’égalité scolaire implique la gratuité réelle des études pour tous. Des critères nationaux devront être (re)pensés et mis en œuvre pour mettre en place l'école de l'égalité quelles que soient les ressources des collectivités locales. Ainsi, les fonds sociaux et d'aide à la restauration seront rétablis à la hauteur des besoins. Des postes d'assistants sociaux scolaires seront créés. Nous mettrons en place des observatoires des inégalités rassemblant dans les territoires des élus, des parents, l’ensemble des personnels de l’éducation nationale et des élèves à partir du collège ainsi que des personnalités associées.

3. Un service public d'éducation national, pour garantir un même accès à l'éducation sur tout le territoire en éradiquant les logiques de concurrence qui sabordent notre système éducatif. Nous en finirons avec les politique d'autonomie libérale et mettrons un terme à la politique ségrégative de Nicolas Sarkozy en matière de carte scolaire en faisant primer l'intérêt général. Une sectorisation repensée sera mise en place fondée sur de nouveaux redécoupages, fidèle aux réalités locales, concertée avec tous les acteurs des territoires et encadrée par des observations locaux de la mixité sociale.

4. À formation commune, qualification égale. Nous garantirons le droit à une qualification égale pour ceux qui ont suivi une même formation : défense du cadre national des diplômes, validation de toutes les années d’étude dans les conventions collectives.

5. Construire une culture commune ambitieuse. Le commun est porté par des valeurs laïques, les mêmes contenus de savoirs pour tous et par les modalités d’apprentissages, qui privilégient l’apprendre ensemble, l’exercice de la pensée et l’autonomie intellectuelle. Les mêmes programmes doivent être enseignés à tous jusqu'à la fin du collège pour que l'orientation dans les différentes voies du lycée, générale, professionnelle ou technologique, soit un vrai choix. Nous développerons les passerelles entre les voies. L'investissement de l'État dans l'enseignement professionnel sera augmenté de 50 % pour que les enseignements techniques professionnels et généraux soient d'égale qualité. Parce qu'il faut du temps pour apprendre à tous des savoirs plus complexes, la scolarité obligatoire sera portée à 18 ans.

6. Défendre et transformer l'école maternelle. L’école maternelle sera obligatoire à partir de 3 ans, accessible dès 2 ans pour les familles qui le souhaitent. Réduction des effectifs et refonte des programmes permettront à tous les enfants, en particulier ceux issus des classes populaires, de devenir élèves.

7. Refonder l'école sur le modèle de l'élève qui n'a que l'école pour apprendre. Les programmes et l'ensemble de l'école devront être refondés sur le modèle de l'élève qui n'a que l'école pour apprendre les savoirs scolaires afin de réduire l’échec scolaire, de donner à tous les clefs pour entrer dans les apprentissages scolaires, s’émanciper, et ce sur tous les champs de la connaissance. Le service public d'éducation nationale devra prendre en charge tous les apprentissages nécessaires pour réussir à l'école : il faut en finir avec la délégation aux familles, aux collectivités locales ou aux cours privés. L'école doit se faire à l'école.

8. Redonner sens au métier d’enseignant est une priorité. Une nouvelle réforme de la formation des enseignants articulera formation de haut niveau dans la ou les disciplines à enseigner, formation professionnelle et ouverture à la recherche et s'appuiera sur des pré-recrutements. Nous soutiendrons la relance de la recherche en éducation, la formation continue et la création de temps d’échanges pédagogiques, de réflexion et d’élaboration dans les établissements. Nous renégocierons les règles de gestion pour en supprimer tout arbitraire. Le statut de fonctionnaire d'État, garantie de la liberté pédagogique et de l'égale qualité du service public sur tout le territoire, sera renforcé. Il ne saurait être question d'accroître la charge de travail des enseignants ou de diversifier leurs tâches.

9. Tous les parents ont leur place à l'école. Nous créerons un statut de représentant de parents d’élèves pour permettre à tous les parents de participer à la vie des établissements. Des temps et des lieux aménagés pour les rencontres avec l’équipe éducative devront être mis en place.

10. Associations éducatives et pédagogiques laïques partenaires de l'école publique (associations complémentaires de l'école, mouvements pédagogiques et d'éducation populaire). Ces associations ont toujours agi avec, dans et autour de l’école. Elles contribuent à la promouvoir, à la rendre plus démocratique et font vivre les valeurs de laïcité et d’éducabilité de tous. Nous proposons de pérenniser leurs financements et promouvoir leur action.

11. La politique d'éducation doit aussi s'adresser aux jeunes en voie de délinquance ou de déscolarisation. Nous privilégierons la prévention et nous abolirons les lois sécuritaires dérogeant aux principes de l’ordonnance de 1945. Nous travaillerons à la protection des jeunes en créant des structures d’accueil et en formant des personnels éducatifs et judiciaires. Les collectivités locales doivent retrouver les moyens pour aider les travailleurs sociaux et les familles qui demandent l'aide éducative à domicile pour les mineurs comme pour les jeunes majeurs.

12. Dépenser pour l'école, c'est investir dans l'avenir. Nous stopperons les suppressions de postes et engagerons un plan de recrutement dans l'Éducation nationale sous statut de la Fonction publique d’État rétablissant, notamment, tous les postes supprimés depuis 2007. Dans l'immédiat, nous proposons de porter la part du budget de l’état consacré à l’éducation de 5,6% à 7% du PIB.

 

Le Front de Gauche pour l’Education

Membres du groupe "Le Front de Gauche pour l’Education" :
Gérard Aschiéri, syndicaliste
Nicole Sergent, syndicaliste
Pierre Marsaleix, syndicaliste
Christine Passerieux, militante pédagogique
Choukri Benayed, sociologue
Bertrand Geay, sociologue
Stéphane Bonnéry, sociologue
Marine Roussillon, PCF
François Cocq, PG
MagaliEscot, PG
José Tovar, FASE
Pascal Langlois, République et Socialisme

Sarkozy/école : « massacre à la tronçonneuse »

le 06 janvier 2012

 Sarkozy/école : « massacre à la tronçonneuse »

Le chef de l'État a présenté hier ses vœux à la communauté éducative. Le candidat Sarkozy a annoncé un saccage en bonne et due forme de l'Ecole. : un véritable massacre à la tronçonneuse !

En prenant comme modèle d'exemplarité, l'autonomie des universités, pour faire de même avec l'École, le pire est à venir.

L'évaluation des enseignants par les chefs d'établissement est une étape fondamentale dans la casse des métiers de l’éducation. Elle instaure la concurrence entre les personnels éducatifs et transforme les chefs d'établissement en managers, sans qu'ils en aient la compétence. Comment donner aux enseignants les moyens intellectuels de transmettre des savoirs si leur liberté pédagogique est une fois de plus mise à mal ? Avec l'autonomie des établissements, la volonté de Nicolas Sarkozy est claire : créer des établissements scolaires de différents niveaux et ainsi provoquer des apprentissages différents en fonction des moyens de ces établissements.

Nicolas Sarkozy a posé aujourd'hui une pierre de plus dans la construction d’une école inégalitaire : une école dans laquelle les chefs d’établissements, devenus petits patrons d’établissements autonomes et concurrentiels, pourront recruter des personnels plus ou moins formés et décider de leurs projets pédagogiques, en fonction des moyens financiers des collectivités locales, des entreprises ou même des parents.

L'ambition que le PCF et ses partenaires du Front de gauche ont pour l'École n'est pas celle de mettre en avant les plus méritant en laissant les autres de côté, mais bien de permettre la réussite de tous les élèves, de transmettre à tous une culture commune ambitieuse. Cela nécessite un service public national, assurant un accès aux savoirs égal sur tout le territoire, des personnels maîtrisant leur métier (formations initiales ambitieuses, développement de la formation continue), des équipes pédagogiques et éducatives sous statut de la fonction publique d’État pour garantir l'égalité dans tout le pays et enfin, l'arrêt des suppressions de postes et des recrutements à la hauteur des besoins.

Le PCF soutient la grève unitaire dans l'Éducation nationale, jeudi 15 décembre

le 13 décembre 2011

 Le PCF soutient la grève unitaire dans l'Éducation nationale, jeudi 15 décembre

Le PCF et ses partenaires du Front de gauche, affirment leur entière solidarité à l’égard de l’intersyndicale, appelant l'Éducation nationale à la grève jeudi 15 décembre prochain.

L'Éducation nationale a perdu, en 10 ans, plus de 150.000 postes statutaires et les postes aux concours diminuent. C’est autant de millions économisés dans le cadre de la désastreuse RGPP (réduction générale des politiques publiques).
La question de l'école dans notre société est devenue un enjeu politique essentiel. Toutes les réformes et cures d’amaigrissement dont elle fait l’objet depuis une vingtaine d’années la conduise à être moins égalitaire, plus concurrentielle et plus sélective. Mixité sociale, autonomie des établissements sont autant de grands travaux conduits par un gouvernement qui cherche à accélérer la casse de ce service public avant les élections.

Le ministre Luc Chatel avait affirmé, en septembre, son mépris envers l’égalité républicaine de notre système scolaire. En cette fin d’année, par décret, il poursuit en prévoyant de donner plein pouvoir aux chefs d’établissements pour évaluer les enseignants, les personnels d’éducation et d’orientation. Les syndicats ont vivement réagi face à cette calamiteuse politique managériale à l’aide d’une pétition et d’un appel unitaire à la grève.

Avec le Front de gauche, avec nos candidats aux élections présidentielles et législatives, le PCF veut faire de la relance de l'école de l’égalité une priorité nationale. Il est impératif de lui redonner les moyens nécessaires à son travail d’émancipation intellectuelle pour chacun des élèves et étudiants pour lesquels l’éducation est un droit inaliénable et non un privilège de classe.

Le PCF appelle à la mobilisation jeudi 15 décembre partout en France pour soutenir les enseignants, défendre leur statut et l'égalité entre les élèves. Le Front de gauche sera présent à la manifestation parisienne sur un point de rencontre au niveau du Métro Vavin.

Non à l’école de la concurrence et de la sélection

le 13 décembre 2011

Non à l’école de la concurrence et de la sélection

 

Non à l’école de la concurrence et de la sélection

 

La réforme de l’évaluation est une nouvelle étape dans la casse des métiers de l’éducation. Elle instaure la concurrence entre les personnels éducatifs et transforme les personnels d’encadrement en managers. Après la casse de la formation, elle réduit encore la liberté pédagogique des enseignants. Associée au gel du point d’indice, à la hausse des cotisations retraite et à la prolifération des heures supplémentaires, elle participe de la destruction du statut de fonctionnaire.

 

C’est une nouvelle pierre dans la construction d’une école inégalitaire : une école dans laquelle les chefs d’établissements, devenus petits patrons d’établissements autonomes et concurrentiels, pourront recruter des personnels plus ou moins formés et décider de leurs projets pédagogiques sans avoir eux-mêmes les compétences requises… en fonction des moyens financiers des collectivités locales, des entreprises ou des parents.

 

 

Avec le Front de Gauche, c’est l’école de l’égalité pour la réussite de tous

 

Le renoncement à l’égalité constitue un retour en arrière inédit dans l’histoire de notre pays. Face à l’élévation du niveau des savoirs et à l’élévation nécessaire du niveau de qualification, pour que les citoyens et travailleurs de demain soient éclairés, et non pilotés comme des machines, l’avenir exige que tous les élèves fassent des études plus longues. Tous les enfants sont capables d’apprendre : à nous de construire l’école qui permettra à tous de réussir et de s’émanciper. Cela nécessite :

un service public national, assurant un accès aux savoirs égal sur tout le territoire. Il faut en finir avec la mise en concurrence des établissements, des personnels et des élèves.

des personnels maîtrisant de leur métier : formations initiales ambitieuses, développement de la formation continue, pour que chacun puisse réfléchir collectivement sur ses pratiques et les faire évoluer.

des équipes pédagogiques et éducatives sous statut de la fonction publique d’État pour garantir l'égalité dans tout le pays. Il faut cesser d'alourdir la charge de travail des personnels, leur donner les moyens de travailler mieux et de développer le travail en équipe.

une approche des savoirs et de leur transmission centrée sur leur utilité sociale et non sur les besoins à court terme de l’économie marchande.

revenir sur les suppressions de postes et recruter à la hauteur des besoins.

 

Plutôt que de payer lourdement le coût de l’échec scolaire, engageons les dépenses nécessaires à l’avenir de notre pays. Ayons le courage de rompre avec les politiques d’austérité imposées par les marchés financiers. Mettons l’argent au service de la formation, de l’emploi, du progrès : au service de l’humain.

 

Parents, élèves, personnels éducatifs, salariés : nous avons tous intérêt à ce que l’école transmette aux citoyens et aux travailleurs de demain une culture commune émancipatrice et qualifiante, qui leur donne les moyens de maîtriser les choix individuels et collectifs auxquels ils seront confrontés. Construisons l’école dont l’avenir a besoin et rejoignons les assemblées citoyennes du Front de Gauche.

Convention UMP / École : « La ségrégation scolaire organisée »

le 30 novembre 2011

Convention UMP / École : « La ségrégation scolaire organisée  »

Suppressions de postes de fonctionnaires, casse de la formation des enseignants, suppression de la carte scolaire et du collège unique, installation du socle commun qui distingue dans le programme ce que l’on enseigne à tous et ce qui est réservé en option à une partie des élèves... La droite n'a donc pas fini de créer l'injustice et l'inégalité, l'UMP persiste et signe.

Avec l'autonomie financière qui va obliger chaque établissement à gérer la pénurie en embauchant des contractuels, le gouvernement veut créer des établissement de niveaux différents. D’un côté, on ne visera que le socle commun, de l’autre les établissements qui en auront les moyens auront des ambitions plus élevées.

 

C’est la ségrégation scolaire organisée !

Il est suicidaire pour l’avenir de notre pays de renoncer aux efforts nécessaires pour construire l’école de l’égalité. Face à l’élévation du niveau des savoirs et pour que les citoyens et travailleurs de demain soient éclairés, et pas pilotés comme des machines, l’avenir exige que tous les élèves fassent des études plus longues.

Ce renoncement à l’égalité constitue un recul historique, alors que l'Education est depuis 2007 l'objet d'une dégradation nette.

Le PCF et le Front de gauche réaffirment que tous les élèves sont capables d’apprendre. Le service public d’éducation nationale a la responsabilité de leur en donner les moyens. Redoublons d’efforts contre l’échec scolaire. Travaillons à la relance d’un collège véritablement unique, enseignant à tous les élèves le même programme et dans tous les établissements, pour préparer leur entrée au lycée.

Pour cela, des moyens sont nécessaires : des équipes éducatives sous statut de la fonction publique d’État, une relance de la formation initiale et continue des enseignants, un plan de lutte contre les inégalités scolaires. Élisons en 2012, la majorité qui mettra en œuvre cette ambition pour la France.

 

 

14ème arr. de Marseille. « Nous princesses de Clèves »

le 23 avril 2012

14ème arr. de Marseille. « Nous princesses de Clèves »

Éducation. Riche débat suite à la projection d'un documentaire.

Le choix de la projection, du documentaire « Nous princesses de Clèves » s'est avéré parfaitement pertinent lors d'une assemblée citoyenne du Front de Gauche sur la question de l'école. Le film s'est inscrit dès le départ comme un contre-exemple de l'opinion émise par Nicolas Sarkozy, concernant l'intérêt de ce texte, qui demeure incontournable dans l'enseignement de la littérature française.

Le réalisateur a entrepris de manière passionnée dans un lycée marseillais en zone ZEP, de démontrer que la beauté de la langue et la complexité des sentiments même datant du XVIIe siècle pouvaient être compris par des élèves de classe de première. Et que leur compréhension pouvait même aller au-delà d'une lecture formelle mais atteindre presque à l'identification, comme s'ils s'étaient distribué les rôles des personnages. Au-delà de la déclaration outrancière de Nicolas Sarkozy qui est devenue un des musts polémiques durant ce quinquennat, il y a eu la suppression de 80.000 postes d'enseignants. Or cette assemblée citoyenne organisée par le Front de Gauche au théâtre du Petit Merlan, avait pour thématique « L'école, les savoirs et la culture sont les biens de tous. »

La qualité du documentaire qui montre de manière humaine et très sensible l'appropriation culturelle d'un patrimoine, qui au départ n'est pas forcément familier, en raison des trajectoires de ces jeunes issus souvent de l'immigration. L'accueil du documentaire a été excellent, l'ensemble des personnes qui a pris la parole lors du débat a insisté sur sa qualité et sa justesse. « En faisant du soutien scolaire en centre social du 14e arrondissement, de 16h à 18h, j'ai été frappé par le désarroi des enseignants comme des parents. J'ai pris conscience de la difficulté d'obtenir l'emploi d'un langage soutenu par exemple », raconte Omar, qui est actuellement étudiant en master matériaux et énergie mais aussi militant aux Jeunesses communistes.

Gérard, professeur de français de longue expérience, a souligné de son côté que le documentaire sans faire de l'angélisme, sans écarter les vrais difficultés, se montrait positif, « donnant un message d'universalité . Par ailleurs, il s'est montré tout particulièrement sensible à la séquence du bac blanc de français. « Il pointe du doigt l'une des principales difficultés, ces jeunes ne détiennent pas les codes qui pourraient leur ouvrir la voie. De mon point de vue, il faudrait repenser l'enseignement et pas seulement en termes de moyens. »

La lutte des Rased, « une bataille de perdue mais pas la guerre », insiste Josiane, aura également été l'un des temps forts revendicatifs de ce quinquennat. « Avec les Rased, c'était aussi le principe de l'école du possible » note-t-elle.

En dehors des enseignants, on a également entendu les propos marquants d'une comédienne Catherine, engagée dans les activités extra-scolaires. « C'est très important que le lycée reste ouvert à des intervenants extérieurs à l'académisme. On se rend vite compte qu'ils n'ont aucune difficulté à imaginer. Malheureusement, actuellement les pouvoirs publics sont devenus très parcimonieux en termes de financements. »

Antonio Moreira (La Marseillaise, le 19 avril 2012)

Port-de-Bouc. École : Le devoir d'égalité

le 18 avril 2012

Port-de-Bouc. École : Le devoir d'égalité

Éducation. La dernière rencontre citoyenne proposait un débat sur l'école à partir du film « Un parmi les autres ».

Ambiance studieuse au Méliès pour les Port-de-Boucains qui avaient répondu à l'invitation du Député Michel Vaxès et de l'AREN 13 pour « plancher » sur l'avenir de l'école. La discussion a été introduite par le film « Un parmi les autres », un documentaire sur l'expérience des RASED (Réseaux d'Aide Spécialisée aux Elèves en Difficulté) réalisé par la FNAREN (Fédération Nationale des Rééducateurs de l'Education Nationale).

Une aide spécifique

Les RASED regroupent des professionnels formés pour répondre aux besoins spécifiques des élèves en grande difficulté et leur permettre d'accéder aux apprentissages fondamentaux pour poursuivre leur scolarité. Les rééducateurs travaillent avec les familles, les enseignants et des intervenants extérieurs (orthophoniste, Psychologue…). Cette prise en compte globale des élèves permet d'identifier l'origine de leurs difficultés et d'apporter des réponses adaptées. Or, les politiques de réduction des dépenses publiques et les suppressions de milliers de postes dans l'Education nationale compromettent l'objectif de réussite scolaire pour tous et posent la question du sens de l'école.

Suppressions de postes

« Tous les enfants sont structurés pour apprendre et rentrer en polytechnique mais il leur faut franchir certaines étapes sur lesquelles les RASED travaillent (sécurité affective, estime de soi, séparation affective, construction identitaire solide, accès à la symbolisation et à l'imaginaire, intégration de la loi…) en lien avec les familles et les équipes pédagogiques. C'est une réponse corrective de l'école à la grande difficulté scolaire, chacun y assumant une place différente et particulière. Depuis 2008, les postes RASED sont passés de 15.000,à 11.000. Les rééducateurs représentent la majorité des postes perdus. Dans notre département, 98 postes seront supprimés à la rentrée 2012 dont les 32 postes de rééducateurs. Pour la première fois depuis 37 ans, les enfants en difficulté et en souffrance dans le système scolaire, ne recevront plus,
dans l'école, l'aide d'un dispositif pensé pour eux et adapté à leur situation. Les familles n'auront plus d'autre recours que les structures médicales externes, les officines de soutien privées. »
alerte Josiane Korobeinik présidente de l'AREN 13.

Des changements nécessaires

Pour Michel Vaxès, « les RASED sont dangereux pour le système concurrentiel dans lequel nous vivons car ils font la démonstration que les individus ont les mêmes capacités d'apprendre et que c'est leur histoire qui les en empêche. L'école de la République doit accueillir tous ses enfants et les amener au plus haut niveau en fonction de leurs potentialités. Au lieu de cela, on la soumet aux exigences de l'Union Européenne, de l'OCDE et du FMI. Les élèves font les frais d'une politique qui tourne le dos à l'intérêt général et sacri-fie la jeunesse aux intérêts d'une aristocratie financière qui n'a que faire de l'épanouissement humain ».

Pour terminer la rencontre, les enseignants ont apporté une note d'espoir : « Notre mobilisation a révélé aux yeux de tous que les libéraux instrumentalisent la souffrance pour servir les intérêts privés. Chacun sait désormais que le sort fait à l'école s'inscrit dans une logique et que c'est cette logique qu'il faut changer pour reconstruire et transformer l'école afin qu'elle réponde aux besoins des tous. »

Lou Marti (La Marseillaise, le 16 avril 2012)

Emmanuelle Bonhomme. Mais pourquoi tant d’acharnement contre l’école républicaine ?

le 15 avril 2012

Emmanuelle Bonhomme. Mais pourquoi tant d’acharnement contre l’école républicaine ?

Conseillère en insertion professionnelle, 
candidate du Front de gauche dans la 16ème  circonscription des Bouches-du-Rhône.

Au-delà du modèle social que porte l’école – socialisation et apprentissage dès 
deux ans, mixité sexuelle 
et sociale, épanouissement, égalité –, 
la question en jeu est celle de la formation des citoyens et de la société que nous voulons construire.

Vouloir faire entrer de plus en plus largement la logique de la rentabilité 
et de l’entreprise au sein de l’enseignement, sous prétexte que l’école devrait être une passerelle vers emploi, c’est oublier que les employeurs se sont toujours accommodés d’une main-d’œuvre non formée. 
Ce qui est attaqué, c’est un système scolaire formant des citoyens capables 
de comprendre, d’analyser le monde dans lequel ils évoluent, d’y prendre toute leur place et, surtout, de le questionner. Lier école laïque, gratuite et publique au marché de l’emploi privé c’est instaurer la logique de l’assujettissement au pouvoir. L’exemple des dictatures est explicite. Elles suppriment ou vident de leur sens cet enseignement car il forme à penser. Il est donc dit inutile. Parallèlement, on ouvre des établissements d’excellence pour une infime partie de la population dite « méritante ». Mais « méritante » implique une évaluation effectuée à partir de critères sélectionnés par les dominants.

Le Front de gauche propose un renversement de cette situation. Il centre son programme autour de l’enfant qui n’a que l’école pour s’en sortir. Il y aura augmentation du nombre d’enseignants et une diminution du nombre d’élèves par classe. Une sérénité s’instaurera qui profitera à tous les élèves, y compris aux bons. Ceux-ci subissent la pression de la réussite scolaire, la crainte de l’échec et cumulent classe et soutien scolaire. L’espace de leur épanouissement 
se réduit comme peau de chagrin et, 
très tôt, s’instaurent inquiétudes et crainte des lendemains.

Montrons notre volonté de soutenir ce programme en nous rendant, samedi 14 avril à 14 h 30, rond-point du Prado 
à Marseille pour une grande 
expression populaire !

L'Humanité, le 13 avril 2012

 

Saint-Martin-de-Crau. Le Front de Gauche dissèque l'ecole

le 13 avril 2012

Saint-Martin-de-Crau. Le Front de Gauche dissèque l'ecole

Dans le cadre des campagnes législative et présidentielle, à la salle Aqui Siàn Ben, le Front de Gauche s'est réuni pour débattre autour de l'éducation.

Quelques enseignants et parents d'élèves étaient présents pour s'exprimer. La réunion avait pour but de parler "des enjeux généraux et globaux dans l'Éducation nationale" explique Emmanuelle Bonhomme, candidate aux élections législatives. "Nous revendiquons l'idée que l'école doit former des citoyens et non pas des techniciens et avec la suppression des Rased qui aident les élèves en plus grande difficulté et la suppression de postes et de classes, cela ne permet pas aux élèves de s'épanouir dans le système scolaire !"

L'aide à apporter aux élèves les plus en difficulté était au cœur des débats car expliquent les militants du Front de Gauche. "Le savoir s'acquiert dans le collectif et c'est en mettant en œuvre les moyens pour aider les élèves les plus fragiles que tous les enfants pourront évoluer". Guy Moulin ajoute que le Front de Gauche se bat contre "la formation dune main-d'œuvre docile avec des gens qui savent juste ce qu'il faut pour être rentables !". Et Emmanuelle Bonhomme d'argumenter : "la suppression pour certaines sections, de l'Histoire est une preuve que la tendance actuelle est à la formation de techniciens et pas de citoyens !"

La Provence, le 10 avril 2012

Mobilisés jusqu'à la rentrée s'il le faut

le 04 avril 2012

Mobilisés jusqu'à la rentrée s'il le faut

Carte scolaire. Les parents d'élèves continuent à refuser les suppressions de postes et fermetures de classe. Une opération école morte est prévue vendredi sur l'ensemble du département.

« Tout ce que nous voulons, ce sont des moyens pour les écoles de notre département », lance Séverine Gil, qui compte parmi les animatrices de la coordination des parents d'élèves du 13e arrondissement et qui a appelé hier matin à un rassemblement au rond-point de St-Mitre. Un rendez-vous situé au carrefour d'un arrondissement de Marseille où les parents d'élèves organisent depuis plus d'un mois des opérations de blocage pour dénoncer la casse du service public d'éducation.

Après les suppressions de postes et les annonces de fermetures de classes à la rentrée de septembre, les parents d'élèves n'entendent pas baisser les bras et se disent prêts à rester mobiliser jusqu'à la rentrée de septembre s'il le faut. En attendant, ils ont lancé un appel à une journée école morte vendredi dans toutes les écoles du département et continent de faire circuler une pétition sur le net.

La carte du pourrissement

Car pas question pour les parents de succomber au discours de l'Académie qui joue le pourrissement « avec une soit disant baisse des effectifs » (1.400 élèves de moins). « C'est un faux argument. Sans être touchés par une baisse des effectifs, des départements sont tout de même concernés par les suppressions de postes », indique Jean-Marc Coppola Conseiller Régional communiste venu hier matin apporter son soutien, avec d'autres élus du secteur dont la candidate Front de Gauche Marie Batoux.

Des élus directement interpellés par le sort réservé à l'école. « On aimerait que le Maire de Marseille soutienne sa ville, mais il n'a pas pris position clairement », affirme Sèverine Gil. L'école publique relève de choix politiques. Les parents d'élèves et les enseignants en ont fait la douloureuse expérience sous le quinquennat Sarkozy. « Il n'y a plus rien de cohérent. Nous ce que nous voulons c'est que l'école redevienne une priorité ».

Les parents d'élèves ont prévu de se serrer les coudes. Hier matin, au-delà des quartiers Nord, ceux de Gardanne étaient venus apporter leur pierre à l'édifice. Eux non plus ne comprennent pas pourquoi on ferme des classes. En jouant sur les effets de seuil (on élève le nombre d'élèves par classe), les fermetures pourraient presque passer inaperçue. Un artifice qui n'a pas fonctionné à l'école Georges Brassens de Gardanne où la fermeture va entraîner des cours doubles et des classes surchargées. Alors que l'école voisine est pleine comme un œuf et malgré le soutien du Maire communiste Roger Meï, l'Académie fait la sourde oreille.

Toutes ces fermetures continuent de provoquer des ondes de choc, dans les villes et les quartiers. A l'école maternelle Clair Soleil, Noura Zouara, mère de deux enfants rappelle que les premiers concernés par ces mesures injustes « ce sont les enfants. L'école c'est un lieu de vie, le premier endroit de socialisation, et d'apprentissage de la vie. Si on nous enlève tout ça, il ne nous restera plus rien », témoigne cette mère de famille.

Catherine Walgenwitz (La Marseillaise, le 1er avril 2012)

Ils ont raison !

« Tout l'enjeu est là. Les parents d'élèves ont raison de montrer une forte motivation et persévérance », avance Jean-Marc Coppola, Vice-Président communiste du Conseil Régional en charge des lycées et candidat Front de Gauche aux législatives. Il a invité les parents à s'intéresser au programme des candidats.

« Concrètement on peut changer la donne dès la prochaine rentrée, assure l'élu qui aimerait que la logique comptable cesse. Car le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux qui touche l'Éducation et motive les suppressions de postes, pourrait bien s'appliquer à d'autres secteurs si la Droite revenait au pouvoir et concerner les collectivités locales. Communes, Régions, Département. »

S'agissant de l'avenir du système éducatif, Jean-Marc Coppola a indiqué qu'au-delà de la question des moyens, il fallait réfléchir aux contenus.