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Le tribunal administratif de Versailles dit non au démantèlement de la Résidence Universitaire d’Antony

le 11 mai 2012

Le tribunal administratif de Versailles dit non au démantèlement de la Résidence Universitaire d’Antony

Ce jeudi 10 mai 2012 est une date importante pour les défenseurs de la Résidence Universitaire d’Antony (RUA). Alors que la démolition de certains bâtiments a déjà commencé, le tribunal administratif de Versailles vient en effet d’annuler le transfert de la résidence universitaire Jean Zay à la Communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre (CAHB), ainsi que son projet de « réhabilitation » et de « redéploiement » des logements étudiants. Rappelons que cette volonté émanait principalement du Président du conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian, ancien maire d’Antony.

 

Ces décisions n’auraient pas été possibles sans le travail de l’Association des Amis de la Résidence Universitaire d’Antony (AARUA) ainsi que des élus de l’opposition à la majorité UMP.

Formation des maîtres : le gouvernement méprise la communauté enseignante

le 16 février 2012

Formation des maîtres : le gouvernement méprise la communauté enseignante

Le gouvernement vient de faire passer en urgence à l'Assemblée nationale une nouvelle loi sur la formation des enseignants. La droite met à profit les derniers mois avant les élections pour aller le plus loin possible dans la casse de l'Education nationale.

Avec la loi Grosperrin, les IUFM sont rayés de la carte et la porte est ouverte à une privatisation de la formation des enseignants. Les députés de droite, soutenus par le gouvernement, ont montré une fois de plus leur mépris vis-à-vis de la communauté enseignante et du fonctionnement démocratique du pays.
Après avoir imposé une réforme qui sacrifie la formation pour mieux casser le cadre national du service public, la droite décide maintenant d'ignorer l'avis du Conseil d'État qui en avait annulé plusieurs aspects suite à la requête de SLU, Sud-Éducation et des syndicats de la FSU.
Elle persévère contre l'ensemble des organisations professionnelles, contre les acteurs de l'école alors que les conséquences de la réforme de la formation des enseignants sont dévastatrices.

Ce gouvernement nous mène droit dans le mur ! Il est urgent de reconstruire une formation initiale ambitieuse pour les enseignants, dans le cadre du service public national.
Le PCF et ses partenaires du Front de gauche, avec son candidat Jean-Luc Mélenchon, s'engagent à revenir sur la réforme de la formation des enseignants mise en œuvre par le gouvernement.
Le Front de gauche soutiendra la relance de la recherche et le développement de la formation initiale et continue. Il stoppera les suppressions de postes et engagera un plan de recrutement dans l'Education nationale sous statut de la fonction publique d'État rétablissant tous les postes supprimés. Le Front de gauche développera enfin le pré-recrutement des enseignants pour que cette profession soit accessible à tous.

Il est grand temps de rendre aux enseignants la maîtrise de leur métier, pour une école émancipatrice assurant la réussite de tous, sur tout le territoire ! 

L’école de l’égalité (par le Front de gauche pour l'Education)

le 30 janvier 2012

L’école de l’égalité (par le Front de gauche pour l'Education)

Depuis plusieurs années déjà, et notamment depuis la loi Fillon de 2005, les attaques contre l’école maternelle et primaire, le collège, le lycée et les universités, contre les enseignants et les postes, sont nombreuses et récurrentes. En les multipliant et en accélérant le rythme, la politique de Nicolas Sarkozy a réussi, en quatre ans et demi, à mettre à terre le service public d’éducation.

Rappelons là certaines mesures prises depuis 2007 : remise en cause de la scolarité des 2-3 ans avec la mise en place de jardins d’éveil à la charge des collectivités et des contribuables ; réduction drastique des subventions aux associations d’éducation populaire et aux mouvements d’éducation nouvelle ; criminalisation du traitement de la violence à l’école et plus généralement de la jeunesse ; réduction de l’éducation prioritaire à un repérage des « élèves à risque » ; fichage des élèves et dénaturation de la statistique scolaire ; sabordage de la formation des enseignants ; renforcement de l’autonomie et de la concurrence des établissements scolaires sur le modèle du management néo-libéral ; dérégulation de la carte scolaire, privilèges et préférences donnés à l'enseignement privé ; attaques contre le savoir et la pédagogie, suppressions de postes, développement de la précarité …

Sans être exhaustive cette liste illustre de façon accablante la régression considérable et brutale de notre système éducatif. Comme si la coupe n’était pas encore assez pleine, l’UMP propose encore récemment une réhabilitation des filières au collège dans l'unique but de renforcer les logiques ségrégatives et de développer les sorties précoces du système éducatif nous ramenant quelques trois décennies en arrière. Preuve que, sans un coup d’arrêt net à cette politique destructrice de la droite en 2012, d’autres phases de régression sont encore devant nous, comme en témoigne le projet d’évaluation des enseignants portant atteinte à leur professionnalité et instituant un arbitraire et une mise en concurrence des individus.

Cette politique nous devons la combattre parce qu’elle est injuste, cynique, inefficace et opposée en tous points aux valeurs de justice, de progrès et de libertés défendues par le Front de gauche, par de nombreuses organisations et par de très nombreux concitoyens. Notre projet rejoint en effet les mobilisations citoyennes et professionnelles qui ont vu le jour sur tout le territoire, pour dire non à cette politique, sans jamais avoir été entendues. Jamais la population n’a marqué un tel rejet car c’est bien la mort du service public d’éducation qui est en jeu. Personne n’est dupe, l’école de la droite c’est celle du chacun pour soi, de l’égoïsme, de la loi du plus fort et du plus riche, écartant une grande partie de la population scolaire du droit à l'éducation et à la poursuite d'études.

Elle tourne non seulement le dos aux aspirations de la population, mais également à tous les acquis des chercheurs et des pédagogues. Le rôle de la scolarisation en maternelle dans la prévention de l’échec scolaire est incontestable. Une école plus égalitaire nécessite aujourd'hui de relancer une éducation prioritaire qui soit soutenue par des moyens d’une toute autre ampleur que ces dernières années et qui affirme la capacité de tous les élèves à réussir. Les systèmes scolaires les plus démocratiques sont ceux qui s’abstiennent de toute mise en concurrence des écoles et des familles, qui bannissent le libre choix de l’école, qui misent sur la formation des enseignants et surtout qui investissent dans l’éducation : bref l’inverse de la politique actuelle !

Contre les orientations prises depuis 2007 les rappels à l’ordre ont été nombreux. Les chercheurs ont analysé les effets délétères des mesures prises : l’aggravation de la ghettoïsation scolaire et de la fragmentation de l’école sont les préludes à un véritable séisme social. De nombreux rapports provenant des organismes d’État (Cours des comptes, Inspection générale) ont tiré à plusieurs reprises le signal d’alarme, en vain. Les organisations internationales ont également pointé les excès d’élitisme, le désengagement de l’État et l’accroissement inconsidéré des inégalités. La France apparaît en effet aujourd’hui aux yeux du monde comme l’un des pays les plus inégalitaires en matière de scolarité obligatoire. Jamais donc une politique dite éducative n’a fait à ce point l’unanimité contre elle et suscité autant d’indignation collective. L’UMP et le gouvernement actuel peuvent-ils avoir raison contre les concitoyens, la communauté éducative et la communauté scientifique ?

Face à ces constats le Front de gauche ne se contente pas de dénoncer : il propose un projet éducatif à la hauteur de la situation, et non un aménagement de l’existant. Le Front de gauche refuse de penser sa politique éducative dans le cadre du budget contraint érigé en dogme par les politiques d’austérité. Son projet ne résulte pas d’une quelconque « convention-spectacle » ou d’une commission fermée réservée à quelques technocrates ; il résulte d’une réflexion menée avec la population elle-même, au cours des assemblées citoyennes, avec les enseignants, les chercheurs, les mouvements pédagogiques et les réseaux divers. Le projet se veut ouvert et non figé et construit autour d’une idée centrale : l’école de l’égalité. Trop souvent galvaudé et instrumentalisé, ce terme doit retrouver à présent tout son sens.

L’école de l’égalité c’est avant tout une école humaniste et progressiste, laïque, indépendante des logiques de marché et de l’utilitarisme économique. C’est une école qui renoue avec la culture, la connaissance et les idéaux collectifs. Elle permet à tous les élèves, scolarisés de 3 à 18 ans, d’acquérir une culture commune, une qualification reconnue et de s’émanciper. C’est une école où pas un jeune ne sort sans une qualification.

C’est une école qui affirme la capacité de tous les élèves à apprendre et réussir, et la place au centre des politiques éducatives et pédagogiques. Elle donne les moyens à toutes et tous de trouver sa place. Cette école est résolue à prendre le parti d’une réduction des inégalités et qui abroge les logiques de concurrence et de management en cours.
C’est une école qui cesse de considérer ses personnels comme un fardeau, mais qui, récusant toute forme d’autoritarisme et s’appuyant sur des professionnels respectés et revalorisés, dotés des moyens de bien faire leur travail, redonne aux enseignants, à tous les personnels éducatifs, aux parents d’élèves et aux jeunes toute leur place et toute leur légitimité. C’est enfin une école qui traitera de l’urgence absolue de la refonte totale de la formation des enseignants et qui enrayera le cercle vicieux de la désaffection de la profession enseignante produite de toute pièce par le pouvoir actuel.

L’école de l’égalité s’inscrit dans le projet global du Front de Gauche et nécessite des ruptures radicales avec l’ordre établi.

Ce projet nécessite une mobilisation de toutes les forces de notre société à la fois pour en débattre, en préciser les grands axes et agir pour les faire aboutir. C'est un instrument essentiel pour répondre aux attentes et aux besoins et contribuer à construire une autre société.

Construisons l'école de l'égalité !

 

12 propositions pour refonder une politique nationale d'éducation.

1. Tous capables ! Parce que les différences entre les élèves ne sont pas naturelles mais socialement construites, que l’échec scolaire n’est pas une fatalité, l’affirmation de la capacité de tous les élèves à entrer dans les apprentissages scolaires est au fondement du projet éducatif.

2. L'urgence: un plan de lutte contre les inégalités. L’égalité scolaire implique la gratuité réelle des études pour tous. Des critères nationaux devront être (re)pensés et mis en œuvre pour mettre en place l'école de l'égalité quelles que soient les ressources des collectivités locales. Ainsi, les fonds sociaux et d'aide à la restauration seront rétablis à la hauteur des besoins. Des postes d'assistants sociaux scolaires seront créés. Nous mettrons en place des observatoires des inégalités rassemblant dans les territoires des élus, des parents, l’ensemble des personnels de l’éducation nationale et des élèves à partir du collège ainsi que des personnalités associées.

3. Un service public d'éducation national, pour garantir un même accès à l'éducation sur tout le territoire en éradiquant les logiques de concurrence qui sabordent notre système éducatif. Nous en finirons avec les politique d'autonomie libérale et mettrons un terme à la politique ségrégative de Nicolas Sarkozy en matière de carte scolaire en faisant primer l'intérêt général. Une sectorisation repensée sera mise en place fondée sur de nouveaux redécoupages, fidèle aux réalités locales, concertée avec tous les acteurs des territoires et encadrée par des observations locaux de la mixité sociale.

4. À formation commune, qualification égale. Nous garantirons le droit à une qualification égale pour ceux qui ont suivi une même formation : défense du cadre national des diplômes, validation de toutes les années d’étude dans les conventions collectives.

5. Construire une culture commune ambitieuse. Le commun est porté par des valeurs laïques, les mêmes contenus de savoirs pour tous et par les modalités d’apprentissages, qui privilégient l’apprendre ensemble, l’exercice de la pensée et l’autonomie intellectuelle. Les mêmes programmes doivent être enseignés à tous jusqu'à la fin du collège pour que l'orientation dans les différentes voies du lycée, générale, professionnelle ou technologique, soit un vrai choix. Nous développerons les passerelles entre les voies. L'investissement de l'État dans l'enseignement professionnel sera augmenté de 50 % pour que les enseignements techniques professionnels et généraux soient d'égale qualité. Parce qu'il faut du temps pour apprendre à tous des savoirs plus complexes, la scolarité obligatoire sera portée à 18 ans.

6. Défendre et transformer l'école maternelle. L’école maternelle sera obligatoire à partir de 3 ans, accessible dès 2 ans pour les familles qui le souhaitent. Réduction des effectifs et refonte des programmes permettront à tous les enfants, en particulier ceux issus des classes populaires, de devenir élèves.

7. Refonder l'école sur le modèle de l'élève qui n'a que l'école pour apprendre. Les programmes et l'ensemble de l'école devront être refondés sur le modèle de l'élève qui n'a que l'école pour apprendre les savoirs scolaires afin de réduire l’échec scolaire, de donner à tous les clefs pour entrer dans les apprentissages scolaires, s’émanciper, et ce sur tous les champs de la connaissance. Le service public d'éducation nationale devra prendre en charge tous les apprentissages nécessaires pour réussir à l'école : il faut en finir avec la délégation aux familles, aux collectivités locales ou aux cours privés. L'école doit se faire à l'école.

8. Redonner sens au métier d’enseignant est une priorité. Une nouvelle réforme de la formation des enseignants articulera formation de haut niveau dans la ou les disciplines à enseigner, formation professionnelle et ouverture à la recherche et s'appuiera sur des pré-recrutements. Nous soutiendrons la relance de la recherche en éducation, la formation continue et la création de temps d’échanges pédagogiques, de réflexion et d’élaboration dans les établissements. Nous renégocierons les règles de gestion pour en supprimer tout arbitraire. Le statut de fonctionnaire d'État, garantie de la liberté pédagogique et de l'égale qualité du service public sur tout le territoire, sera renforcé. Il ne saurait être question d'accroître la charge de travail des enseignants ou de diversifier leurs tâches.

9. Tous les parents ont leur place à l'école. Nous créerons un statut de représentant de parents d’élèves pour permettre à tous les parents de participer à la vie des établissements. Des temps et des lieux aménagés pour les rencontres avec l’équipe éducative devront être mis en place.

10. Associations éducatives et pédagogiques laïques partenaires de l'école publique (associations complémentaires de l'école, mouvements pédagogiques et d'éducation populaire). Ces associations ont toujours agi avec, dans et autour de l’école. Elles contribuent à la promouvoir, à la rendre plus démocratique et font vivre les valeurs de laïcité et d’éducabilité de tous. Nous proposons de pérenniser leurs financements et promouvoir leur action.

11. La politique d'éducation doit aussi s'adresser aux jeunes en voie de délinquance ou de déscolarisation. Nous privilégierons la prévention et nous abolirons les lois sécuritaires dérogeant aux principes de l’ordonnance de 1945. Nous travaillerons à la protection des jeunes en créant des structures d’accueil et en formant des personnels éducatifs et judiciaires. Les collectivités locales doivent retrouver les moyens pour aider les travailleurs sociaux et les familles qui demandent l'aide éducative à domicile pour les mineurs comme pour les jeunes majeurs.

12. Dépenser pour l'école, c'est investir dans l'avenir. Nous stopperons les suppressions de postes et engagerons un plan de recrutement dans l'Éducation nationale sous statut de la Fonction publique d’État rétablissant, notamment, tous les postes supprimés depuis 2007. Dans l'immédiat, nous proposons de porter la part du budget de l’état consacré à l’éducation de 5,6% à 7% du PIB.

 

Le Front de Gauche pour l’Education

Membres du groupe "Le Front de Gauche pour l’Education" :
Gérard Aschiéri, syndicaliste
Nicole Sergent, syndicaliste
Pierre Marsaleix, syndicaliste
Christine Passerieux, militante pédagogique
Choukri Benayed, sociologue
Bertrand Geay, sociologue
Stéphane Bonnéry, sociologue
Marine Roussillon, PCF
François Cocq, PG
MagaliEscot, PG
José Tovar, FASE
Pascal Langlois, République et Socialisme

L'ENS s'en va-t-en guerre...

le 15 janvier 2012

L'ENS s'en va-t-en guerre...

Les choses changent à l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm, et dans un sens qui est celui d'une logique d'entreprise, mais aussi de réduction de la pluralité des points de vue. La vocation de cet établissement de la fonction publique, destiné à former en majorité des enseignants et des chercheurs, est remise en cause par la direction elle-même – rappelons que le directeur de cette grande école, en l'occurrence Madame Canto-Sperber, ainsi qu'une bonne partie des membres du Conseil d'administration, sont nommés par le gouvernement en place. Si l'introduction d'entreprises privées dans l'école et la multiplication de conférences incitant les élèves à se détourner du service public ne sont plus une nouveauté, l'on peut s'étonner du choix que fait la toute nouvelle « filière diplomatie » de l'ENS en ce qui concerne ses intervenants.

    Ainsi, le vendredi 20 janvier sera reçu le contre-amiral Philippe Coindreau, qui a commandé la majeure partie de l'intervention française en Libye, « pour une présentation de l'opération Harmattan, nom de la participation française à l'engagement militaire international d'opérations aéromaritimes pour protéger la population libyenne contre les attaques des forces du colonel Kadhafi » – je cite le courriel qui a été envoyé aux membres de la « filière diplomatie ». Il soutient explicitement une certaine vision de cette intervention et laisse présager que ce qui sera dit devant les étudiants omettra de présenter tous les aspects, et notamment les aspects économiques et humains, de l'opération. Une orientation politique « intéressante » qui reflète bien ce qu'essaie d'instaurer la direction nommée de l'École...

Sarkozy/école : « massacre à la tronçonneuse »

le 06 janvier 2012

 Sarkozy/école : « massacre à la tronçonneuse »

Le chef de l'État a présenté hier ses vœux à la communauté éducative. Le candidat Sarkozy a annoncé un saccage en bonne et due forme de l'Ecole. : un véritable massacre à la tronçonneuse !

En prenant comme modèle d'exemplarité, l'autonomie des universités, pour faire de même avec l'École, le pire est à venir.

L'évaluation des enseignants par les chefs d'établissement est une étape fondamentale dans la casse des métiers de l’éducation. Elle instaure la concurrence entre les personnels éducatifs et transforme les chefs d'établissement en managers, sans qu'ils en aient la compétence. Comment donner aux enseignants les moyens intellectuels de transmettre des savoirs si leur liberté pédagogique est une fois de plus mise à mal ? Avec l'autonomie des établissements, la volonté de Nicolas Sarkozy est claire : créer des établissements scolaires de différents niveaux et ainsi provoquer des apprentissages différents en fonction des moyens de ces établissements.

Nicolas Sarkozy a posé aujourd'hui une pierre de plus dans la construction d’une école inégalitaire : une école dans laquelle les chefs d’établissements, devenus petits patrons d’établissements autonomes et concurrentiels, pourront recruter des personnels plus ou moins formés et décider de leurs projets pédagogiques, en fonction des moyens financiers des collectivités locales, des entreprises ou même des parents.

L'ambition que le PCF et ses partenaires du Front de gauche ont pour l'École n'est pas celle de mettre en avant les plus méritant en laissant les autres de côté, mais bien de permettre la réussite de tous les élèves, de transmettre à tous une culture commune ambitieuse. Cela nécessite un service public national, assurant un accès aux savoirs égal sur tout le territoire, des personnels maîtrisant leur métier (formations initiales ambitieuses, développement de la formation continue), des équipes pédagogiques et éducatives sous statut de la fonction publique d’État pour garantir l'égalité dans tout le pays et enfin, l'arrêt des suppressions de postes et des recrutements à la hauteur des besoins.

Le PCF soutient la grève unitaire dans l'Éducation nationale, jeudi 15 décembre

le 13 décembre 2011

 Le PCF soutient la grève unitaire dans l'Éducation nationale, jeudi 15 décembre

Le PCF et ses partenaires du Front de gauche, affirment leur entière solidarité à l’égard de l’intersyndicale, appelant l'Éducation nationale à la grève jeudi 15 décembre prochain.

L'Éducation nationale a perdu, en 10 ans, plus de 150.000 postes statutaires et les postes aux concours diminuent. C’est autant de millions économisés dans le cadre de la désastreuse RGPP (réduction générale des politiques publiques).
La question de l'école dans notre société est devenue un enjeu politique essentiel. Toutes les réformes et cures d’amaigrissement dont elle fait l’objet depuis une vingtaine d’années la conduise à être moins égalitaire, plus concurrentielle et plus sélective. Mixité sociale, autonomie des établissements sont autant de grands travaux conduits par un gouvernement qui cherche à accélérer la casse de ce service public avant les élections.

Le ministre Luc Chatel avait affirmé, en septembre, son mépris envers l’égalité républicaine de notre système scolaire. En cette fin d’année, par décret, il poursuit en prévoyant de donner plein pouvoir aux chefs d’établissements pour évaluer les enseignants, les personnels d’éducation et d’orientation. Les syndicats ont vivement réagi face à cette calamiteuse politique managériale à l’aide d’une pétition et d’un appel unitaire à la grève.

Avec le Front de gauche, avec nos candidats aux élections présidentielles et législatives, le PCF veut faire de la relance de l'école de l’égalité une priorité nationale. Il est impératif de lui redonner les moyens nécessaires à son travail d’émancipation intellectuelle pour chacun des élèves et étudiants pour lesquels l’éducation est un droit inaliénable et non un privilège de classe.

Le PCF appelle à la mobilisation jeudi 15 décembre partout en France pour soutenir les enseignants, défendre leur statut et l'égalité entre les élèves. Le Front de gauche sera présent à la manifestation parisienne sur un point de rencontre au niveau du Métro Vavin.

Convention UMP / École : « La ségrégation scolaire organisée »

le 30 novembre 2011

Convention UMP / École : « La ségrégation scolaire organisée  »

Suppressions de postes de fonctionnaires, casse de la formation des enseignants, suppression de la carte scolaire et du collège unique, installation du socle commun qui distingue dans le programme ce que l’on enseigne à tous et ce qui est réservé en option à une partie des élèves... La droite n'a donc pas fini de créer l'injustice et l'inégalité, l'UMP persiste et signe.

Avec l'autonomie financière qui va obliger chaque établissement à gérer la pénurie en embauchant des contractuels, le gouvernement veut créer des établissement de niveaux différents. D’un côté, on ne visera que le socle commun, de l’autre les établissements qui en auront les moyens auront des ambitions plus élevées.

 

C’est la ségrégation scolaire organisée !

Il est suicidaire pour l’avenir de notre pays de renoncer aux efforts nécessaires pour construire l’école de l’égalité. Face à l’élévation du niveau des savoirs et pour que les citoyens et travailleurs de demain soient éclairés, et pas pilotés comme des machines, l’avenir exige que tous les élèves fassent des études plus longues.

Ce renoncement à l’égalité constitue un recul historique, alors que l'Education est depuis 2007 l'objet d'une dégradation nette.

Le PCF et le Front de gauche réaffirment que tous les élèves sont capables d’apprendre. Le service public d’éducation nationale a la responsabilité de leur en donner les moyens. Redoublons d’efforts contre l’échec scolaire. Travaillons à la relance d’un collège véritablement unique, enseignant à tous les élèves le même programme et dans tous les établissements, pour préparer leur entrée au lycée.

Pour cela, des moyens sont nécessaires : des équipes éducatives sous statut de la fonction publique d’État, une relance de la formation initiale et continue des enseignants, un plan de lutte contre les inégalités scolaires. Élisons en 2012, la majorité qui mettra en œuvre cette ambition pour la France.

 

 

20120514-LeP-Bassin creillois-Les profs des écoles en grève mercredi

le 14 mai 2012

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20120510-LeP-La Croix-Saint-Ouen-Dispositif d'accompagnement scolaire des enfants du voyage

le 10 mai 2012

20120510-LeP-La Croix-Saint-Ouen-Dispositif d'accompagnement scolaire des enfants du voyage

Enseignement supérieur et recherche : propositions du Front de Gauche (Orsay)

le 27 avril 2012

Enseignement supérieur et recherche : propositions du Front de Gauche (Orsay)