position Publié le 24/10/2018 par PCF

Une révolution de l’éducation et des connaissances

Les connaissances jouent un rôle de plus en plus important dans l’économie, dans le débat démocratique et dans toute la société. Le savoir est un pouvoir !

De la maternelle à l’université

Une révolution de l’éducation et des connaissances

 

Les connaissances jouent un rôle de plus en plus important dans l’économie, dans le débat démocratique et dans toute la société. Le savoir est un pouvoir !

Le projet communiste veut faire de l’éducation et de la place nouvelle des savoirs dans la société des leviers de transformation sociale. 

 

À la sélection généralisée, qui prend prétexte d’un soi-disant « mérite » pour renforcer les inégalités, nous opposons l’ambition d’élever le niveau de connaissances et de qualification de toute la population. 

 

À l’individualisation des parcours, qui isole les citoyen.ne.s et les salarié.e.s de demain, nous opposons l’ambition de construire du commun : une éducation commune, assurée par de grands services publics nationaux, et la garantie qu’une même formation sera reconnue par une qualification égale. 

 

À la fragmentation des contenus, qui empêche le développement de l’esprit critique, de la créativité et de la capacité d’agir sur le monde, nous opposons l’ambition de construire et de transmettre une culture commune ambitieuse, donnant à toutes et tous les moyens de maîtriser les choix individuels et collectifs auxquels chacun est confronté dans sa vie de personne, de citoyen, de travailleur. De personne, car le système éducatif que nous voulons élargit les horizons de la culture, de la création, de la sensibilité et favorise ainsi l’ouverture aux autres. De citoyen, car il prépare, sur des sujets complexes, à penser, s’exprimer, faire des propositions et des choix. De travailleur car il prépare chacun à exercer, à maîtriser et à inventer les métiers de demain.

 

Notre société traverse une crise économique, démocratique, culturelle, de grande ampleur : la sortie de cette crise impose la construction d’une école de l’égalité et de l’émancipation.

 

Tous les enfants sont capables d’apprendre et de progresser. Le système éducatif doit permettre à tous et à toutes d’intervenir sur le monde. Concrètement, cela demande de changer les contenus et les pratiques mais aussi de modifier en profondeur la structure de notre système scolaire. 

Refonder tout le système éducatif sur le modèle de l’élève qui n’a que l’école pour réussir à l’école suppose de construire des programmes ambitieux, outillant intellectuellement tous les élèves à égalité, sans aucun prérequis ; et de permettre aux enseignants d’être acteurs de la transformation de leur métier, en améliorant leur formation et en leur donnant du temps pour réfléchir sur leurs pratiques et leurs enjeux.

 

L’école doit enseigner tout ce qui est nécessaire pour réussir. C’est à cette condition que l’on pourra en finir avec la culpabilisation des familles et associer réellement les parents au travail de l’école, pour la réussite de tous les enfants. 

 

Pour enseigner des savoirs plus complexes à toutes et tous, il faut du temps ! Il faut en finir avec la réduction du temps scolaire : rétablir la demi-journée d’école supprimée par la droite, allonger la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans, garantir à tous les jeunes la possibilité de faire des études longues.

 

Nous voulons aller vers la gratuité complète de toutes les composantes de l’éducation. Les devoirs, la restauration scolaire, les sorties, le transport, les fournitures scolaires, les manuels, le logement étudiant... ne doivent plus grever le budget des familles. Pour en finir avec les petits boulots qui empêchent les étudiantes et les étudiants de réussir, il faut leur garantir un revenu et un statut protecteur.

 

Un tel projet ne peut se réaliser que dans de grands services publics nationaux. Pour garantir le droit à l’éducation de toutes et tous, à égalité, quel que soit le quartier, le village ou la région, il faut en finir avec la soi-disant « autonomie » qui met en concurrence les établissements, lutter contre la marchandisation de l’éducation et le recours à l’enseignement privé et renforcer le cadre national des formations et des diplômes.

 

Il ne suffit pas d’avoir plus de moyens pour transformer le système éducatif, mais c’est indispensable ! Après des années de pénurie, il est urgent de revaloriser les salaires des acteurs de l’éducation et de lancer un grand plan de recrutement sous statut de la fonction publique. La mise en place d’un pré-recrutement des enseignants doit permettre une entrée sereine dans le métier. 

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