Publié le 09/02/2021 par PCF

Birmanie : Agir sans tarder pour mettre un coup d'arrêt à la répression du mouvement populaire démocratique

Huit jours après leur coup D’État, et alors que des centaines de milliers de Birmanes et Birmans se mobilisent pacifiquement depuis près d'une semaine pour s'opposer au retour de la dictature militaire, la junte est passée des menaces aux actes avec l'emploi, ce mardi, de canons à eau et de balles en caoutchouc contre les cortèges massifs de manifestants.

Alors que la mobilisation populaire s'étend à travers tout le pays pour imposer le respect des résultats des élections du 8 novembre et la libération de la dirigeante Aung San Suu Kyi, placée en résidence surveillée, ainsi que celle des 150 élu-e-s et manifestant-e-s maintenus en détention depuis le 1er février, les militaires conduits par le général Min Aung Hlaing viennent de faire le choix de la répression de la contestation du peuple birman.

La violence des forces armées peut conduire au bain de sang comme cela a été le cas dans le passé. Les militaires et les extrémistes bouddhistes se sont livrés à maintes reprises à des exactions contre les forces de progrès.

Aujourd’hui comme hier, les Birman-e-s en lutte pour leurs droits et la démocratie ont besoin d'un puissant mouvement de solidarité internationale appuyé d'actions diplomatiques déterminées de la part des pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU, au premier rang desquels la France.

Le Parti communiste français (PCF) se joint aux appels à la solidarité avec le mouvement populaire démocratique birman, et fait sien l'appel à la libération immédiate de tou-te-s les opposant-e-s au coup d'Etat et de tou-te-s les représentant-e-s élu-e-s incarcéré-e-s par la junte.

Le PCF dénonce avec force l'usage de la violence contre les manifestant-e-s et appelle instamment les autorités françaises à prendre une initiative forte, de concert avec les pays membres de l'ONU, pour mettre sans délai un coup d'arrêt au nouveau coup d’Etat militaire et à l'escalade de violence dans laquelle la junte semble décidée à engager le pays.

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