Publié le 03/04/2020 par PCF

En plein confinement Bercy s’en prend aux droits des chargés de cours dans les universités

Bercy, qui ne manque jamais d’imagination pour appliquer des politiques d’austérité, y compris et surtout en cette période de crise sanitaire, s’en prend donc aux droits des chargés de cours dans les universités. 

Trahissant un engagement du Président de la République s’engageant à ce que « l'État prenne en charge l'indemnisation des salariés contraints à rester chez eux », le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur injonctions de Bercy,  vient en effet de décider que l’ensemble des heures des chargés de cours n’ayant pas été effectuées pour cause de confinement n’avaient pas être payées.

Le gouvernement profite de la crise pour économiser, profite du confinement pour déroger au droit du travail. Il profite de la crise pour mettre en œuvre la Loi de programmation pluriannuelle de la Recherche rejetée par l’immense majorité la communauté universitaire tant elle va aggraver la précarité.

Les travailleurs concernés sont déjà précaires : cherche-t-on à les décourager alors que l’on recrutera les futurs médecins, les futurs chercheurs dans différentes disciplines, aptes à faire face aux défis de demain ?

Veut-on dissuader des recrutements de futurs vacataires, pénalisant ainsi les étudiants eux-mêmes au risque de réduire considérablement le vivier d’étudiants qui deviennent chercheurs ?

Le PCF appelle le Chef de l’État à intervenir auprès du ministère de l’Économie et des Finances pour qu’il cesse ces injonctions austéritaires.

Les leçons de la crise sanitaire en cours doivent être tirées : tous les moyens doivent être déployés pour renforcer l’université publique, condition d’une relance de la recherche française.

Notre site utilise des cookies qui nous permettent d'améliorer votre navigation et de réaliser des statistiques de visites. En utilisant www.pcf.fr, vous acceptez l'utilisation de ces cookies. En savoir plus