Publié le 07/01/2022 par PCF

Kazakhstan : face à la crise du système oligarchique, des réformes politiques et sociales sont urgentes

L’évolution de la situation au Kazakhstan est très inquiétante et incertaine, pour le pays lui-même, mais également pour l’ensemble de la région.

Le pays traverse une crise majeure, en raison du mécontentement social et politique. Depuis le 2 janvier, les manifestations contre l’augmentation du prix du gaz naturel liquéfié et plus largement contre la cherté de la vie se sont multipliées dans toutes les grandes villes. Cette mobilisation, débutée dans la ville de Zhanaozen, où avait été durement réprimée une grève du secteur des hydrocarbures en 2011, s’est élargie à des revendications politiques contre le système autoritaire forgé par et autour de Nursultan Nazarbaev, au pouvoir de 1989 à 2019, et en faveur de la démocratisation des institutions municipales, régionales et nationales. Dans certaines villes (telles que Almaty), les rassemblements ont pris la forme d’émeutes armées impliquant des groupes organisés, qui ont motivé la violente répression de l’Etat kazakhstanais et l’appel aux Etats membres de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC).

Le PCF appelle à une résolution pacifique et rapide du conflit. Il demande l’arrêt de la répression des militants issus du monde du travail, du monde associatif et des organisations politiques, ainsi que la préservation de la liberté de la presse et de l’information.

Le PCF appelle l’Etat kazakhstanais à engager des réformes politiques, économiques et sociales rompant avec le système oligarchique libéral mis en place depuis trente ans et à répondre aux revendications sociales et démocratiques portées par les manifestants pacifiques. Il soutient notamment l’encadrement des prix à la consommation, la hausse des salaires et des retraites, des mesures de lutte contre la grande pauvreté et le surendettement, la fin du système de retraite par capitalisation instauré dans les années 1990, ainsi que le retour à la Constitution de 1993 garantissant l’activité des partis politiques et des syndicats indépendants.