Publié le 08/12/2021 par PCF

Le 43e congrès du MJCF se tiendra les 28, 29 et 30 janvier 2022

Le 42e congrès du MJCF a eu lieu en janvier 2019. Depuis ce congrès, le contexte pour les jeunes a beaucoup évolué. La pandémie a amplifié les phénomènes de précarité au sein de notre génération. La jeunesse est dans une situation pitoyable.

En septembre 2021, nous dénombrions un million et demi de jeunes sans emploi ni formation. À ce nombre s'ajoutent de plus en plus de jeunes alternant contrats précaires (intérims, CDD, services civiques…) et des périodes de chômage. Aujourd’hui, plus d’un jeune sur cinq vit sous le seuil de pauvreté.


Dans les formations, la situation se dégrade, les derniers rapports PISA (bien que incomplets) montrent que la France a un système éducatif de plus en plus inégalitaire, l’un des plus inégalitaires en Europe. Le retrait d’une demi-journée en primaire, la mise en concurrence des établissements scolaires avec la réforme du baccalauréat, le retrait d’un tronc commun de matière générale dans la filière professionnelle ont déroulé le tapis rouge aux instituts éducatifs privés partout sur le territoire. Nous avons une école à plusieurs vitesses. À cela s’ajoute la mise en place d’une sélection généralisée de l’entrée à l'université jusqu’à l’entrée du master. Si la situation a été mise en avant pendant la pandémie, elle est loin d’être nouvelle. La jeunesse est une période de découverte et de formation intense qui aujourd’hui se caractérise par deux choses : la résignation et l'abandon des projets.


Le parcours des jeunes se caractérise par une succession de résignations les obligeant à abandonner leurs rêves et leurs aspirations. Les multiples crises que nous traversons viennent renforcer les antagonismes de classes au sein même de la jeunesse.
Les jeunes pâtissent d’un manque d'ambition politique depuis trop d'années. Cette période de vie commune à chaque individu n’est pas appréhendée de la bonne manière par nos responsables politiques.


Cette situation, les jeunes n’en peuvent plus, n'en veulent plus, mais, faute de réponse politique, ils se résignent et s’éloignent de la politique. Ce congrès aura pour but d’élaborer l’analyse la plus fine des contradictions du capitalisme et de la situation de la jeunesse, ainsi que de prendre les décisions permettant de construire l’organisation la plus à même de permettre l’engagement des jeunes.


Le congrès c’est avant tout un processus qui fait sa place à chacune et chacun des adhérentes et adhérents. C’est notre organisation tout entière qui se met en mouvement, de l’échelon local à l’échelon national, pour décider de son avenir. La ligne du Mouvement doit être celle de l’ensemble des adhérentes et adhérents du MJCF. C’est bien là que réside le fondement démocratique de notre organisation. Afin de répondre au mandat fixé par le congrès, la direction nationale du MJCF et de l’UEC sera intégralement renouvelée lors du congrès.


Le processus du congrès a débuté l’été dernier par une phase de contributions. Les fédérations du MJCF sont actuellement en train de finir leurs conférences fédérales, et dans un mois et demi ce processus se terminera le 29 janvier prochain avec l’adoption du texte et le renouvellement du Conseil national.


Pendant trois jours, 400 délégués représentant les fédérations de toute la France vont se réunir le temps d’un week-end pour échanger, débattre et surtout prendre des décisions sur l'orientation que doit prendre le Mouvement.


Ce sera également un moment de rencontre avec nos partenaires en France et à l’étranger.


La date de notre congrès coïncide avec le début du calendrier de Parcoursup. Nous profiterons de cet événement important de notre organisation pour organiser une action contre la sélection à l’université. Depuis 2018, le MJCF est vent debout contre la sélection. Nous continuerons à mobiliser et faire signer notre pétition demandant la fin des sélections à l’entrée de l'université et celle entre la licence et le master.


Léon Deffontaines
secrétaire général du MJCF