Publié le 02/12/2020 par PCF

Le MJCF et l’UEC demandent l’ouverture du RSA pour les moins de 25 ans

Depuis la première vague de la pandémie, la France est plongée dans une crise économique sans précédent. Les jeunes en sont parmi les premières victimes. Si la précarité des jeunes n’est pas un fait nouveau, les crises sanitaires et économiques ont amplifié ce phénomène de paupérisation. Plus souvent en contrats précaires, plus souvent en période d’essai et durement exposés au travail ubérisé, les jeunes sont les premières et premiers à subir les effets de la crise économique sur l’emploi.

Au dernier trimestre 2020, nous comptons près d’un jeune sur quatre au chômage. À celles et ceux qui ont perdu leur emploi s’ajoutent les centaines de milliers d’autres arrivés au terme de leur formation sur un marché de l’emploi saturé et dégradé à compter du mois de septembre. Ne disposant d’aucune épargne et étant exclus des mécanismes de solidarité nationale, ces jeunes sont plus vulnérables à la perte de revenu et ils sont de plus en plus nombreuses et nombreux à tomber dans la grande précarité.

Face à ce contexte inédit, le 23 juillet dernier, le gouvernement a lancé le plan “1 jeune, 1 solution”. Manifestement, celui-ci n’est pas à la hauteur. Faute de solutions, de nombreux jeunes se retrouvent sans emploi ni formation et surtout sans aucun revenu. Et pour cause, ce plan ne propose pas suffisamment de solutions, et les mesures ne prévoient que des contrats précaires sans aucun mécanisme d’accompagnement. Après plusieurs mois, force est de constater que le plan d’urgence du gouvernement ne fonctionne pas. La situation est pire que celle de l’été dernier. Au dernier trimestre 2020, le nombre de jeunes en recherche d’emploi augmente drastiquement et le rapport annuel de l’Observatoire des inégalités montre un accroissement de la précarité chez les moins de 25 ans. Alors que nous ne sommes qu’au début de cette crise économique, la situation pour les jeunes risque de se détériorer.

Face à ce constat, depuis le mois dernier, le MJCF a réuni quinze autres organisations de jeunesse afin d’interpeller le gouvernement sur la nécessité d’ouvrir le RSA pour les moins de 25 ans.

Bien que n’étant pas l’alpha et l’oméga d’une politique jeunesse, l’ouverture du RSA pour les moins de 25 ans représente un filet de sécurité nécessaire au vu du contexte. Non seulement cette mesure permettrait d’éviter qu’un trop grand nombre de jeunes ne tombent dans l’extrême précarité, mais elle doit également permettre d’accompagner l’ensemble de ces jeunes vers des mécanismes d’insertion professionnelle ou de formation. Les mécanismes d’accompagnement du RSA doivent ainsi être renforcés et permettre de sécuriser davantage les parcours de vie. En plus d’apporter une sécurité financière, il doit permettre d’amener les jeunes vers une sécurité d’emploi ou de formation.

Le Mouvement jeunes communistes de France a rédigé une tribune (voir ci-dessous) signée par quinze autres représentantes et représentants d’organisation de jeunesse sur l’ouverture du RSA pour les moins de 25 ans.

Cette tribune a été publiée ce mardi dans les pages du Monde.

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/12/01/pouvoir-beneficier-du-rsa-des-18-ans-une-necessite-en-ces-temps-de-crise_6061722_3232.html?fbclid=IwAR0stbVDlUGLBW8hAc5mH3ylwTbTmtmAnny3TE8SV8ISozb2opES45XUcNc

 

Léon Deffontaines,  secrétaire général du MJCF

 

Tribune rédigée par le MJCF

La France est plongée dans une crise économique sans précédent, les jeunes en sont les premières victimes. Le Mouvement jeunes communistes de France (MJCF), a réuni quinze organisations de Jeunesse pour demander l’ouverture du RSA aux jeunes de moins de 25 ans.

Depuis le mois de mai dernier, les organisations de jeunesse interpellent le gouvernement à ce sujet. Nous avons très vite été rejoints et soutenus par des centaines de personnalités politiques. Après plusieurs mois de combat, le gouvernement a accepté de recevoir les organisations de jeunesse, mais celui-ci refuse toujours d’ouvrir le RSA pour les moins de 25 ans, prétextant que le plan d’urgence est une réponse suffisante.

Force est de constater que le plan 1 jeune, 1 solution ne fonctionne pas.

Nous refusons cet état de fait. La minorité sociale qui vise à exclure les moins de 25 ans de la solidarité nationale doit cesser. C’est pour cela que nous demandons l’ouverture du RSA pour les moins de 25 ans et que nous soutiendrons toutes les initiatives parlementaires allant dans cette voie.