Les six raisons de voter pour la liste Gauche Unie pour le monde du travail conduite par Léon Deffontaines

Publié le 07 juin 2024

En faisant élire d’un coup cinq députés européens de la liste Gauche Unie pour le monde du travail, c’est-à-dire en donnant à la liste au moins 5%, c’est conférer autant de force à une politique de paix en Europe et l’exigence de rupture avec la construction capitaliste et atlantiste de l’UE.

C’est en effet voter pour renforcer le combat pour :

  • Une véritable autonomie stratégique, ce suppose de retrouver une capacité de décision indépendante de l’OTAN, d’aller vers un traité de sécurité collective pan-européen, respectueux de la souveraineté de chacun des États et fondé sur une coopération mutuelle, de relancer les négociations pour un désarmement global et multilatéral, à commencer par le domaine nucléaire et la signature du traité TIAN de l’ONU, de construire cette autonomie dans l’objectif de la désescalade et de l’arbitrage international, et de rompre avec les politiques capitalistes qui démantèlent des fleurons tels ATOS. 

  • Une Europe qui ne s’inscrive pas dans une politique de blocs, soumise à l’hégémonie des États-Unis, mais qui au contraire agisse en faveur du multilatéralisme. Cela suppose d’arrêter de mépriser les résolutions de l’ONU, pour lesquelles les traités européens actuels n’ont pas un seul mot. Le bilan d’Ursula Von der Leyen, la présidente de la commission européenne sortante, est édifiant. Elle qui voulait une « commission géopolitique » n’a pris aucune initiative pour la paix ni en Ukraine, ni au Proche-Orient. Son bilan est honteux.

  • Cela suppose, bien sûr, de maintenir la solidarité avec l’Ukraine à se défendre, y compris sur le plan militaire, de ne pas franchir une étape supplémentaire dans la généralisation du conflit et de stopper l’engrenage qui peut mener à une guerre continentale avec la Russie. Les annonces, sans débat démocratique, d’Emmanuel Macron hier sont très graves. Pourtant, des propositions pour un cessez-le-feu et pour une paix négociée existent. Ce sont des bases des discussions pour la paix en Ukraine, fondée sur le respect de la souveraineté et de l’indépendance du pays, sa neutralité sous garanties internationales et onusiennes et le retrait des troupes russes. Cela suppose également de traiter les causes profondes du conflit, c’est-à-dire la ruine du système de sécurité européen issu de la fin de la guerre froide.

  • Cela suppose également d’agir pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, pour un cessez-le-feu immédiat et permanent à Gaza, pour l’arrêt de l’épuration ethnique en Cisjordanie, pour la libération des otages israéliens retenus par le Hamas. Cela implique des pressions, par des sanctions à l’encontre du gouvernement d’extrême-droite de Netanyahou par la suspension de l’accord d’association UE-Israël tant que l’État d’Israël ne se conforme pas au droit international, de décréter un embargo sur les armes. Cela suppose la reconnaissance immédiate de l’État de Palestine, aux côtés de l’État d’Israël, sur la base des frontières de 1967, et de faire respecter les décisions de la CIJ et les réquisitions du procureur de la CPI. La place de Netanyahou, de ses ministres et des dirigeants du Hamas est devant la justice internationale ! Enfin, il faut libérer les prisonniers politiques palestiniens, au premier rang desquels figure Marwan Barghouti.

  • Pour une Europe qui agisse pour un autre ordre du monde, pour résoudre les conflits occultés ; en solidarité avec le peuple arménien menacé dans son existence, par la suspension de l’accord gazier UE-Azerbaïdjan ; en solidarité avec le peuple kurde et les démocrates de Turquie en lutte contre l’autoritarisme d’Erdogan ; en solidarité avec les peuples d’Afrique qui exigent l’exercice plein de leur souveraineté dans tous les domaines, par la dissolution du lien néocolonial représenté par le franc CFA. Cet autre ordre du monde s’applique également dans le domaine financier, pour combattre l’hégémonie du dollar, pour agir en faveur d’une monnaie commune mondiale, et pour imaginer de nouveaux liens de coopération avec les BRICS+. Il s’agit également de mobiliser les moyens financiers nécessaires d’une manière solidaire pour résoudre les causes des migrations, en coopération avec les pays d’émigration : causes sociales, écologiques, sécuritaires.

  • Enfin, et on en parle trop peu, pour une Union Européenne qui agisse pour les droits des peuples des États membres de l’UE. Les Accords de paix en Irlande doivent être intégralement respectés et appliqués, jusqu’à permettre la tenue d’un référendum de réunification de l’île. N’oublions pas, enfin, qu’un des pays membres de l’UE, Chypre, est partiellement occupé, par l’armée turque, depuis un demi-siècle. La reprise des négociations pour l’établissement d’une fédération bizonale, bicommunautaire, à souveraineté unique, devrait être une priorité de l’UE.

Bien sûr, l’ensemble des ces batailles ne dépendent pas uniquement du Parlement européen. Mais la gravité historique de la crise internationale impose d’utiliser tous les leviers à disposition des peuples.

Pour cela, la seule liste qui porte l’ensemble de ces exigences, pour une politique de paix et de sécurité collective, c’est bien la liste de la Gauche Unie pour le monde du travail, conduite par Léon Deffontaines !

Vincent Boulet
membre de l'exécutif national chargé des relations internationales