Publié le 17/11/2021 par PCF

Pouvoir d’achat/emploi – Rendez-vous national le 21 novembre à Paris

Extraits de l’intervention d’Igor Zamichiei devant le CEN du 2 novembre

L’enjeu du pouvoir d’achat est évidemment décisif pour nous et notre candidat. Tant pour faire valoir l’originalité de nos propositions sur un thème décisif pour les Français que pour entretenir le débat politique sur cet enjeu et tenter de faire reculer la vampirisation du débat présidentiel par les thèses sécuritaires et identitaires.

C’est la raison pour laquelle Fabien Roussel a immédiatement réagi sur France info, le 18 octobre dernier, en insistant sur le décalage entre l’augmentation des prix et la stagnation des salaires, en portant nos propositions pour le pouvoir d’achat, en dénonçant la politique de classe du gouvernement depuis le début du quinquennat avec la suppression de l’ISF et la Flat Tax pour les plus riches. Il a également lancé un appel à la mobilisation devant les préfectures pour multiplier les initiatives avant notre rendez-vous national du 21 novembre à Paris sur le pouvoir d’achat et l’emploi.

Dans la foulée de cet entretien, nous avons sorti un nouveau tract centré sur l’enjeu du pouvoir d’achat appelant à l’initiative du 21 et nous avons organisé le vendredi 22 octobre avec la fédération de l’Oise une opération bien médiatisée de distribution du tract au péage de Chamant-Senlis avec Fabien Roussel et plusieurs dizaines de camarades allant à la rencontre des automobilistes.

Une série de propositions spécifiques et chiffrées sur les carburants ont été travaillées par la commission nationale Mobilité du Parti, portant un plan inédit de 25 milliards d’euros par an « pour baisser les prix des carburants et en consommer moins », faisant ainsi nôtre l’exigence écologique en la matière.

Ces 25 milliards se décomposent comme suit :

  • 15 milliards par an pour une baisse immédiate de 30 centimes par litre des carburants, via une baisse de TVA et TICPE.
  • 10 milliards par an pour consommer moins de carburants, dont :

3 milliards pour augmenter et étendre la prime à la conversion automobile ; 2 milliards pour accélérer le remplacement des chaudières au fioul ; 5 milliards pour augmenter les investissements dans les modes de transports peu polluants (2 milliards pour le rail, 2 milliards pour les transports urbains, 1 milliard pour les aménagements cyclables). Ils pourraient être financés ainsi : 12 milliards par une augmentation de l’IS (impôt sur les sociétés) ; 10 milliards par an via une hausse des taxes d’aéroport très importante sur les jets privés (5 000 euros par trajet), les vols en classe affaires (au moins 100 euros par trajet), plus modérée sur les autres vols, chaque Français ayant droit à un aller-retour exonéré de taxes par an ; et 3 milliards par une baisse du seuil et une augmentation du taux du malus automobile au poids, pour décourager l’achat de véhicules très polluants.

En outre, une rencontre nationale des Jours heureux s’est tenue mercredi 27 octobre à Rennes avec Fabien Roussel, rencontre dans laquelle notre candidat fait le lien entre l’enjeu du pouvoir d’achat et la question écologique. À valoriser à l’heure de la COP 26 à laquelle nous participons par une délégation du Parti, du PGE et la présence de parlementaires communistes.

Plus profondément, notre projet se différencie des autres candidats principalement par deux aspects : 1. Par le fait de s’attaquer au capital comme nous le proposons concrètement avec la nationalisation d’EDF et d’Engie. 2. Par la sécurisation de l’emploi et les créations d’emplois que nous proposons dans nombre de secteurs car il est évident que c’est le chômage aujourd’hui qui exerce une terrible pression à la baisse sur les salaires.

Sans un tel niveau de chômage, les luttes pour des revalorisations salariales se développeraient.

Enfin concernant nos initiatives, l’appel de Fabien Roussel au rassemblement devant les préfectures a été très suivi dans les fédérations, témoignant d’un haut niveau de mobilisation du Parti dans la période.

Fabien Roussel a lui-même participé au rassemblement devant la préfecture de Lille le lundi 25 octobre, en présence d’élu·e·s du Nord et du Pas-de-Calais, de sénateurs, sénatrices et député·e·s, ainsi que de maires, de camarades et de sympathisant·e·s. Et une trentaine d’initiatives ont d’ores et déjà eu lieu depuis le 18 octobre. Je pense à la Seine- Maritime, la Haute-Garonne, la Gironde, l’Hérault, les Bouches-du-Rhône, le Var, l’Allier, le Loiret, la Manche et bien d’autres. Autant devraient avoir lieu dans les jours à venir. Certaines fédérations ont d’ailleurs déjà prévu un deuxième rassemblement, comme c’est le cas à Cherbourg par exemple.

Ces rassemblements permettent de populariser nos propositions par leur écho médiatique local, la presse étant conviée. Ils ont pu être aussi l’occasion de déposer en préfecture des pétitions qui avaient déjà été signées lors de distributions de tracts ou d’actions lors de la semaine de l’emploi, du 9 au 16 octobre.

Dernier élément, nous proposons de sortir un nouveau tract après le 21 novembre sur les suites de notre initiative pour populariser nos propositions.