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International Publié le 05/02/2020 par PCF

Togo: Même l'Eglise est priée de renoncer à l'observation de l'élection du 22 février

Depuis des décennies, le peuple togolais subit des privations de liberté et une répression féroce des pouvoirs transmis de père en fils, d'Eyadéma puis de Faure Gnassingbé. Sans pitié à l'intérieur, le régime sert les intérêts de multinationales et de puissances étrangères, dont la France.

Au milieu d'un océan de pauvreté et de misère, une oligarchie exhibe sa richesse ostentatoire obtenue par l'accaparement des ressources vitales du pays. Les autorités françaises apportent un soutien sans faille tant du point de vue militaire que sécuritaire et participent à la perpétuation de cette dynastie prédatrice et violente.

C'est dans ce contexte que l'élection présidentielle au Togo se tiendra le 22 février 2020. Les organisations de la société civile togolaise seront tenues à l'écart. Même l'église a été sommée de renoncer à l'observation du scrutin. La mainmise du régime sur les institutions, le refus par avance de publier les résultats bureau par bureau, indiquent qu'une forfaiture électorale se prépare, allant de pair avec une débauche de violence comme lors du scrutin de 2005 à la suite du décès du dictateur Eyadéma.

Face à cette situation, le gouvernement français doit changer d'attitude avec le régime de Faure Gnassingbé et son clan, et soutenir le peuple et les démocrates togolais qui réclament des élections transparentes. Il doit dénoncer les accords de défense qui, au Togo comme ailleurs, ont servi de prétexte à des dizaines d'interventions en Afrique, effectuées dans le seul intérêt de l'ancienne puissance coloniale.

Les communistes français appellent toutes les forces progressistes et démocratiques à soutenir le peuple togolais dans sa lutte pour l'instauration d'un État de droit. Si cet appel à la raison ne devait pas être entendu par le pouvoir français, la promesse faite par Emmanuel Macron d'en finir avec la Françafrique, promesse contredite à de multiples reprises, sombrerait définitivement.

Parti communiste français
Paris, le 5 février 2020

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