Soutenez le PCF et ses luttes : Souscrivez !

Publié le 05/06/2019 par PCF

Aéroports de Paris : un service public national

Macron tient particulièrement à son projet de privatiser les Aéroports de Paris (ADP) – Roissy-Charles-de-Gaulle/Orly et Le Bourget – où l’État reste actionnaire à 50,6 %. Il est vrai qu’il avait déjà suivi la privatisation des aéroports de Lyon, de Toulouse et de Nice. Et il avait avancé l’idée de privatiser ADP, alors qu’il était ministre de l’Économie, à deux reprises, en 2014 et 2015.

C’est ce que nous apprend un ouvrage récent de l’ancien secrétaire d’État (PS) aux Transports. À l’Élysée, le Président de la République a fait suivre ce dossier par son secrétaire général et par l’ancien trésorier d’En Marche.

Pourtant ce projet a suscité une très large désapprobation. Au point que 248 parlementaires de droite et de gauche, en avril dernier, dont les élus communistes, ont demandé la tenue d’un référendum d’initiative partagée (RIP) pour faire reconnaître le caractère de « service public national » des aéroports parisiens.

Le PCF avait dénoncé cette privatisation d’ADP, qualifiée d’ « erreur politique, stratégique et économique portant préjudice à toute la Nation ».

Le 9 mai, le Conseil constitutionnel a admis la recevabilité de ce référendum. C’est une claque magistrale pour le chef de l’État et « une décision favorable à la démocratie, s’était félicité le groupe communiste. (Elle) donne au peuple souverain toute la place qu’il mérite. »

Peu après la décision du Conseil constitutionnel, la Cour des comptes a émis des réserves sur l’utilisation des sommes dégagées par une privatisation…

ADP est ce qu’on appelle un actif stratégique : 100 millions de passagers par an, des rentrées d’argent pour la collectivité (173 millions d’euros l’an dernier), des moyens technologiques appréciés, une activité commerciale importante, des terrains et une réserve foncière… Le mensuel Le Monde diplomatique montre comment sont à la manœuvre divers réseaux, ceux de la Caisse des dépôts (proches de Macron), ceux de la République en marche (inféodés à Macron), le fonds Ardian (ami de Macron)… Il y a comme un fumet de conflit d’intérêt…

Le référendum doit faire obstacle à cette braderie. La bataille est lancée. Autrement dit la collecte des 4,7 millions de signatures nécessaires dans un délai de neuf mois. Avec l’appui de ses forces militantes, le PCF entend y prendre toute sa part.

G. S.

Notre site utilise des cookies qui nous permettent d'améliorer votre navigation et de réaliser des statistiques de visites. En utilisant www.pcf.fr, vous acceptez l'utilisation de ces cookies. En savoir plus