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Publié le 23/01/2019 par PCF

Voeux de Fabien Roussel secrétaire national du PCF

Discours Fabien Roussel
Secrétaire national
Vœux du PCF – 21/01/2019

 

Mesdames et messieurs les ambassadeurs,
Mesdames et messieurs les parlementaires ,
Mesdames et messieurs les représentants des forces politiques, des organisations syndicales et associatives,
Mesdames et messieurs les journalistes,
Mesdames et messieurs qui êtes présents ou qui nous regardez,
Cher·e·s ami·e·s, cher·e·s camarades,

Je veux d'abord présenter à chacune et chacun d'entre vous mes meilleurs vœux de bonheur, de réussite et d'épanouissement personnel pour vous et vos proches.
Beaucoup de bonheur, de santé et d'argent dans le porte monnaie.

Revenons quelques instants sur cette année 2018 qui a été une année exceptionnelle à plus d’un titre.
Elle a été illuminée par la victoire des Bleus en Coupe du monde et par celle des handballeuses au Championnat d’Europe.
Elle nous a apporté aussi des larmes.
A nouveau, la France a subi des attentats, à Carcassonne et à Trèbes, à Paris et à Strasbourg.
Nous avons pleuré des victimes, salué le courage du colonel Arnaud Beltrame, rendu hommage aux forces de sécurité.

2018 a été aussi l'année des records.
C’est l’année la plus chaude de notre histoire contemporaine : la fonte des glaces n’a jamais été aussi importante et si rien n’était mis en œuvre pour la stopper, le niveau de la mer pourrait monter de 52 m.
Alors on peut toujours chanter quand la mer monte, mais elle monte et rien n’est fait pour la stopper !

Ce constat devrait imposer aux pays les plus industrialisés de révolutionner leur mode de production, leur mode de consommation et de mettre en œuvre les financements publics pour relever les défis climatique et écologique.

Dans le même registre des records : l’année 2018 ayant été la plus chaude, elle fut aussi l’année des coups de foudre.
Rien à voir avec le cœur.
C’est l’année au cours de laquelle, il y a eu le plus d’éclairs dans le ciel de France: 724 953 éclairs et 296 jours d’orages.
Pas étonnant qu'il y ait eu de l'orage dans l'air !
Rien à voir avec le climat mais plutôt avec la politique !
Tout au long de l’année 2018, la colère est montée, de partout.

Chez les retraité·e·s d’abord, confronté·e·s à la hausse de la CSG puis à la désindexation des pensions, qui ont entraîné des pertes de 30 à 100 euros par mois.
Mais la colère est montée aussi chez les salarié·e·s du privé, ceux des usines notamment qui réclament juste un vrai salaire et des conditions de travail correctes, des personnels pénitentiaires, des blouses blanches des hôpitaux, des personnels des EPHAD, des enseignant·e·s, des agriculteurs, des pompiers, des salarié·e·s de l’énergie, des élu·e·s locaux, des robes noires de la justice…

Nous étions, nous aussi, porteurs de ces colères avec notre tour de France des hôpitaux, aux côtés des coursiers des plateformes numériques avec le collectif « Pédale et tais toi »  ou encore avec la marche des Hauts de France pour l’emploi, pour les salaires, le 9 juin dernier à Paris.
Nous avions été alors reçus par le Premier ministre qui nous a répondu: « Nous n’augmenterons pas le smic, nous ne baisserons pas la CSG, nous ne rétablirons pas l’ISF. »

Je pourrais citer les mobilisations soutenues par des intersyndicales très larges comme celles des cheminots, ou celles des étudiant·e·s, lycéens et lycéennes contre Parcoursup.

Il y a eu les formidables mobilisations pour la défense des droits des femmes, contre les violences sexistes, pour l’égalité des conditions de travail.

A ce propos, on ne le répétera jamais assez :
l’écart de salaire entre les hommes et les femmes, à poste égal, est chez nous de 18,6% selon l’INSEE, quand la moyenne en Europe est de 16,2% (selon Eurostat).
Comment ne pas comprendre que les femmes sont à la pointe des mobilisations des Gilets Jaunes : ce sont elles qui souffrent le plus de la précarité, des reculs sociaux et sociétaux.

Jamais le Président des riches n’a voulu écouter ces exigences de dignité.
Jamais il n’a tenu compte des organisations syndicales, des organisations de jeunesse, des associations féministes, des forces politiques qui, parfois unies très largement, l’alertaient sur l’indécence de sa politique.

Une politique exclusivement tournée vers les ultrariches.

Notre jeune président semble encore scotché aux vieux dogmes du capitalisme. Sauf que son aveuglement conduit notre pays dans l’impasse et fait monter une colère qui aujourd’hui explose, déborde.

Nous sommes de toutes ces mobilisations. Les militants et militantes communistes sont présents également dans les rassemblements et les manifestations organisés par les Gilets Jaunes et ils continueront d’y participer à chaque fois que cela sera possible.
Nous sommes aussi présents dans les entreprises, avec les organisations syndicales, pour pointer la responsabilité du MEDEF qui en veut toujours plus, pour exiger des hausses de salaires. Et c’est pourquoi nous soutenons aussi la journée d’action du 5 février.

La révolte populaire qui traverse notre pays depuis des semaines est profonde. Elle remet au centre du débat la lutte des classes. Les classes populaires comme les classes moyennes se rebellent, avec raison.
Elles en ont marre d’être les vaches à lait d’un système qui fait peser les efforts sur les mêmes alors que les plus riches sont de moins en moins mis à contribution.

Cette révolte, elle fait également le lien entre écologie et justice sociale. Elle refuse une taxe carbone arbitraire mais réclame plutôt une taxe sur le kérosène et les grands groupes pétroliers, ainsi que des transports collectifs gratuits.

Alors attention, le couvercle de la cocotte explose !
Et s’il saute ce couvercle, c’est parce que jamais le capital n’a coûté aussi cher à la société, jamais les plus riches n’ont atteint de tels niveaux de richesse. Jamais les Français ne se sont sentis autant méprisés.

Dans son rapport annuel sur les inégalités mondiales, Oxfam souligne que les 26 personnes les plus riches détiennent autant d’argent que la moitié la plus pauvre de la planète, soit 3,8 milliards d’êtres humains.
Tout le monde s’en offusque, tout le monde trouve ça scandaleux, mais aucun de ceux qui se réuniront demain à Davos, ou qui étaient aujourd'hui réunis à Versailles, ne proposeront d’inverser la tendance!
C’est bien pour cela qu’il faut leur prendre le pouvoir !

La richesse des plus riches, toujours selon l’ONG, a augmenté au rythme de 2,5 milliards de dollars par jour, alors que celle de la plus pauvre a chuté de 11%. Et si le nombre de milliardaires a doublé depuis la crise financière, c’est parce qu’ils bénéficient de taux d'imposition les moins élevés depuis des décennies.
Et pour autant, la courbe du chômage s’est-elle redressée ? Les craintes d’une crise financière se sont-elles éloignées ? Bien sûr que non. Au contraire, jamais la planète n’a été aussi proche d’un nouveau krach.

En France, nous vivons les mêmes évolutions.
Nous sommes champions d’Europe des dividendes versés aux actionnaires avec un record de 57,4 milliards d’euros.
Et nous sommes devenus vice-champions d’Europe par le nombre de millionnaires : 629 000 millionnaires exactement qui détiennent un patrimoine de 1 532 milliards d’euros.

1 532 milliards d’euros ! Ce sont eux qui ne paient plus l’impôt sur la fortune, ne paient plus de taxe sur les dividendes !
Et puis il y a les Google, Lactalis, LVMH MacDonald’s, Apple, Starbucks et toutes ces multinationales qui utilisent les paradis fiscaux pour payer le moins d’impôts possible.
Ces multinationales paient en moyenne 8% d’impôts quand nos PME en paient entre 15% et 31% ! C’est l’inverse qu’il faudrait faire et c’est pour cela que nous faisons nôtre ce slogan des Gilets Jaunes : « Que les gros payent gros et que les petits payent petit ».

A ce sujet, je vais vous raconter une anecdote. Voilà ce que les dirigeants de Google France nous ont dit le 8 janvier dernier. Nous étions venus les voir en délégation, avec Ian Brossat, Marie-Pierre Vieu, Pierre Laurent et Fabien Gay, après avoir appris que le groupe avait une nouvelle fois échappé à l’impôt en 2018. Pour pas moins de 20 milliards ! Une somme démentielle qui s’ajoute, à celles déjà exfiltrées aux Bermudes en 2015, en 2016, en 2017…

Eh bien, face à nous, les dirigeants de Google ont joué franc jeu : oui, pour pratiquer l'optimisation fiscale, ils profitent bien des failles juridiques du système, maintenues avec la complicité de certains États et de l’Union européenne, pour payer le moins d’impôts possible. C’est à la France et à l'Union Européenne, ont-ils insisté, d’adopter des règles suffisamment strictes. A ce moment-là, ils s’y plieront sans problème. 

Ils nous ont dit aussi, non sans ironie, concernant le CICE, qu’ils préféraient ne pas percevoir cette aide publique car ils n’en n’ont pas besoin…mais comme le versement se fait automatiquement, ils ne peuvent pas le refuser !

Allons-nous continuer à verser des aides publiques à des entreprises qui n’en n’ont pas besoin ?

C’est le sens des propositions de loi que nous avons déposées à l’Assemblée et au Sénat pour une réorientation des aides publiques versées aux entreprises, tel que le CICE, pour la progressivité de l’impôt sur les sociétés, pour la taxation à la source des bénéfices des multinationales, pour une véritable liste française des paradis fiscaux.

Il est temps de changer de braquet sur cette question et d’aller beaucoup plus loin que des mesurettes, telle que la taxe GAFA ou des listes bidons de paradis fiscaux.

Des milliards d’euros échappent chaque année à l’impôt et manquent au budget de l’État français. Concrètement, ce sont des hôpitaux en souffrance, des écoles que l’on ne construit pas, des communes moins bien dotées, des services publics sacrifiés…

Pendant que les multinationales s’affranchissent de leurs obligations fiscales, la France propose de fermer la maternité de CREIL qui réalise 1 500 naissances annuelles !! Nous appelons à la mobilisation la plus large pour sauver cette maternité et pour que s’applique un moratoire sur la fermeture de tous les services publics.

En décidant un tel moratoire, le Président de la République ferait un geste fort pour renouer le dialogue et restaurer la confiance. 

Car oui les Français ont perdu confiance dans leurs représentants. Ils ne veulent plus de cette démocratie par intermittence, dont le mot d’ordre pourrait se résumer ainsi: vote tous les cinq ans et tais-toi !
Et surtout pour subir, quinquennat après quinquennat, les même politiques exigées par le grand patronat et les marchés. En somme, on change de dirigeants mais c'est la même politique qui est menée. C'est comme quand vous allez acheter des cornichons, vous pouvez changer de bocal, mais c'est toujours les mêmes cornichons dedans.

Pour notre part, nous n’avons jamais eu peur du changement, du peuple ni de son expression.
C’est d’ailleurs dans cet esprit qu'en juillet 2017, nous avions porté le principe d’un Référendum d’Initiative Populaire.

Ce « RIP » pourrait être activé dès l’obtention de 500 000 signatures et permettrait de proposer des lois ou d’en abroger d’autres après une année de mise en œuvre.

Nous avions aussi alors précisé qu’un tel référendum ne pourrait pas remettre en cause des droits acquis, des droits fondamentaux, le droit des femmes à l'IVG, ou le mariage pour tous par exemple, sans parler de l’aggravation des discriminations des personnes LGBTI.
Il ne pourrait pas non plus contrevenir à des conventions internationales protégeant les Droits de l’Homme ou garantissant les droits du travail reconnus par l’Organisation internationale du travail.

Au-delà du référendum, c’est une révolution démocratique qu’il nous faut mener.
Multiplier les référendums c’est bien, mais il faut aller jusqu’au bout.
Il faut mettre fin à ce présidentialisme qui étouffe la représentation nationale et redonner au Parlement la place première qui devrait être la sienne.

La question n’est pas de réduire le nombre d'élu·e·s mais au contraire de donner plus de pouvoir aux citoyens et citoyennes, plus de pouvoirs aux salarié·e·s y compris pour intervenir sur les choix de leurs entreprises.
Au total, vous l’avez compris, c’est bien en faveur d’une VIe République que nous plaidons, et depuis longtemps !

Et puisque j'en suis à parler démocratie, un mot sur votre profession, mesdames et messieurs les journalistes. C'est dur d’être journaliste aujourd'hui, sous toutes les latitudes. S'en prendre à vous, dans des manifestations par exemple, ici en France…
Réduire votre capacité d'informer, comme le font certains régimes y compris en Europe… C'est s'en prendre à la liberté et cela nous ne l'accepterons jamais !

Tout comme nous n'accepterons jamais la violence d'où qu'elle vienne.
Il ne faudrait pas qu'au nom de violences commises par quelques individus, le gouvernement tente de remettre en cause le droit de manifester.

Pour sortir de la crise, le Président de la République propose un Grand débat national ! Ça tombe bien, nous avons tant de choses à dire à ce président en froid avec les Gaulois réfractaires ! 
Et nous y participons !
Au Parti Communiste, nous avons fait le choix de lancer une grande campagne pour le pouvoir d’achat, dès le mois de novembre.

Dans plusieurs départements, nous irons, dés la mi-février, déposer les pétitions dans les préfectures.
Nous proposons également, là où c’est possible, de faire remplir des cahiers d’espoir, pour que les gens puissent s’exprimer, sans tabou.
Nous organiserons des rencontres, des débats. J'en animerai personnellement dans ma circonscription où avec Michelle Greaume, sénatrice, nous distribuerons 50 000 cahiers de l'espoir et de propositions citoyennes.
Nous voulons tout faire pour que la voix des citoyens ne soit pas étouffée par le gouvernement ni instrumentalisée par des forces d’extrême droite qui rêvent de faire grandir leurs idées nauséabondes. Ce ne sont pas nos compatriotes issus de l’immigration, qui sont responsables de la crise, ni le migrant qui fuit les guerres ou les catastrophes climatiques. Ce n’est pas à cause d’eux que les salaires stagnent, que les pensions baissent. C’est bien à cause de ce système financier que nous combattons de toutes nos forces.

Dans les prochaines semaines, les priorités des Françaises et des Français doivent restées au cœur du débat, et ces priorités ce sont le pouvoir d’achat, l’évasion fiscale, la justice sociale, la démocratie.

Elles doivent donc faire l’objet de propositions concrètes !

Le président veut un débat sans tabou ? Ok, mais nos concitoyens ne veulent pas d’un débat sans espoir !

Pour le moment, 75% des Français craignent que le gouvernement ne traduise pas en actes ce qui se dira durant les réunions. C’est dire l’ampleur du défi et le danger encouru en cas d’échec, pour le pouvoir bien sûr, mais aussi pour le pays tout entier.
Voilà pourquoi, nous communistes, mettrons sur la table des propositions pour un meilleur partage des richesses, contre l’évasion fiscale, pour la hausse des salaires et notamment du SMIC que nous réclamons depuis le début de la législature, pour nos services publics, pour la démocratie.

Nous multiplierons les initiatives pour que les idées émises sur ces sujets se traduisent en actes, en propositions de loi.
Et bien sûr, tout cela doit faire l'objet d'un rapport de forces et c'est bien la raison pour laquelle les mobilisations en cours sont importantes : nous appelons à toutes les mobilisations, qu'elles soient les plus larges possibles. C’est aussi la construction, d’une alternative à la politique de Macron que nous appelons de nos vœux en 2019. Et les priorités exprimées par les Français sont principalement portées par les forces de gauche. C’est pourquoi nous devons donc relever ce défi de créer ce rapport de forces à gauche pour les faire gagner.


Nous préviendrons les citoyens des attaques à venir contre notre système de retraite, l’indemnisation des privé·e·s d’emplois, la fonction publique.

A la mi-mars, nous vous donnerons rendez-vous pour remettre au gouvernement le compte-rendu de ces rencontres, les synthèses de ces cahiers et les propositions de loi qui les accompagneront.


Permettez moi enfin d’adresser des vœux de paix en citant, par provocation, Alfred NOBEL qui prévenait : 
« Les bons vœux ne suffiront pas à assurer la paix », prévenait-il en son temps.

Il avait bien raison. Les discours pacifistes, aussi puissants soient-ils, ne pèsent pas grand chose face à la course aux armements. Pour nous, défendre la paix, c’est d’abord ne pas tricher.

C’est par exemple signer immédiatement le traité d’interdiction de l’arme nucléaire, initié par le groupement d’ONG Ican. Le gouvernement français dit vouloir combattre la guerre mais il monte tous les ans sur le podium des exportateurs d’armement, derrière les États-Unis et la Russie ! Il va jusqu'à vendre pour 11 milliards d’euros d’armes et d’équipements militaires à l’Arabie Saoudite sur ces neuf dernières années.

De même, la France de la paix, à laquelle nous croyons, ne peut pas, ne doit pas, relancer la course à l’armement nucléaire.

5 milliards d’euros par an programmés dans le budget de la France pour la dissuasion nucléaire, 14 millions d’euros par jour jusqu’en 2025 : est-ce vraiment utile ? Est ce vraiment une priorité pour un monde apaisé ?
9 pays ont l'arme nucléaire dont certains ont de gros problèmes d'ego et s'amusent à jouer à celui qui a le plus gros bouton. Un jour ça va finir par péter.

 

 


Enfin, agir pour « l'Humain d'abord » sous toutes les latitudes, ce n'est pas seulement formuler des vœux de paix, de fraternité, de solidarité et de bonheur à tous les peuples du monde, à tous les peuples d'Europe, à notre peuple tout entier. C'est agir pour que chacun et chacune puisse rester un être humain, avec toute sa dignité.

Agir pour « l'Humain d'abord », c’est soutenir et travailler avec les forces révolutionnaires, démocratiques de tous les pays comme nous l’avons toujours fait dans notre histoire.


C’est tout faire pour sauver, en Turquie, la députée Leyla Güven du HDP (le Parti démocratique des peuples en Turquie) aux portes de la mort après 75 jours de grève de la faim. Avec 226 prisonniers, elle réclame la fin de l'isolement du leader du peuple kurde, Abdullah Ocalan 
C'est dire aux migrant-e-s, aux réfugié-e-s du monde entier, des Rohingyas aux Honduriens : les criminels, ce n'est pas vous ! 

Les criminels, ce sont ceux qui vous laissent froidement mourir en mer, enfermer dans des camps immondes, réduire en esclavage et violentés.
Partisans d'une France de l'hospitalité et d'une Europe de la solidarité, nous ne faiblirons pas dans notre engagement pour l'ouverture de voies légales et sécurisées garantissant l'accueil digne et fraternel de ceux qui fuient les guerres, les violences, la misère.

Il est souvent dit que l’histoire ne se répète pas. Mais elle peut bégayer. Et le climat de guerre, qu’elle soit commerciale ou réelle, grandit beaucoup dans le monde d’aujourd’hui. La guerre 14-18, par son atrocité devait être la der des der. On sait ce qu’il arriva par la suite.


D’ailleurs, la période dans laquelle nous vivons a beaucoup de ressemblances avec les années 30, avec la montée du fascisme en même temps que la montée du chômage, des inégalités, de la colère sans espoir au bout.
La montée des nationalismes dans de nombreux pays devrait conduire les chefs d’État à changer complètement de logique, de modèle économique.

C’est aussi dans cet état d’esprit que nous nous engageons dans la campagne des élections européennes, avec Ian Brossat notre dynamique tête de liste.

Aux peuples d'Europe, nous voulons dire : construisons ensemble l'Union européenne que nous voulons, celle qui, libérée du pouvoir de la finance, pourra répondre aux aspirations des peuples, des travailleurs, des jeunes. 
Les élections européennes seront un temps fort de l’année 2019. Elles doivent être l’occasion de faire monter les même exigences qui s’expriment en France depuis des mois: partage des richesses, justice fiscale, justice sociale. L’Europe que nous voulons doit être celle qui permet à chaque peuple de voir sa souveraineté respectée, à chaque citoyen d’Europe de vivre dignement, avec un vrai salaire, un vrai travail, sans être mis en concurrence avec d’autres salariés.

Nous voulons changer en profondeur cette Europe avec la même détermination qui nous a amené à combattre, depuis toujours, les traités européens  responsables de la crise actuelle, telle que la symbolise le Brexit.

Oui dans notre pays, le PCF a cette légitimité, cette cohérence, cette honnêteté vis à vis des Français et notamment du monde du travail. Tout le monde reconnaîtra le rôle que nous avons joué depuis le Traité de Rome pour opposer, à une Europe de la concurrence libre et non faussée, une Europe des peuples souverains et en même temps associés. Nous avons été, pendant longtemps, les seuls à gauche à porter cette originalité.

C’est pourquoi nous serons présents à cette élection avec la volonté d’envoyer au Parlement européen des députés communistes qui resteront fidèles à ce combat, avec Ian Brossat et avec ce slogan: « Pour l’Europe des gens, pas pour celle de l’argent ». 
Et dans le même esprit de rassemblement qui a toujours été le nôtre, comme lors de la campagne en faveur du Non de gauche à la Constitution européenne en 2005, nous avons proposé et nous continuons de proposer ce rassemblement aux forces politiques de gauche qui partagent cette même volonté de rompre avec les logiques capitalistes actuelles. 

Si les échanges se poursuivent, s’ils n’aboutissent pas pour l’instant et nous le regrettons, nous conservons la main tendue. Nous poursuivrons jusqu'au bout les discussions tout en continuant notre campagne, sans attendre, car celle-ci sera courte. Il reste moins de 100 jours avant le 26 mai. Et notre liste, qui sera présentée le 5 février prochain à Marseille, conservera, vous le découvrirez, notre originalité en faveur du monde du travail.
Nous serons d’ailleurs la seule liste qui propose d’élire une femme ouvrière au Parlement européen avec Marie-Hélène BOURLARD en deuxième position. 
Les militantes et militants communistes sont appelés à soutenir fortement cette liste, cette démarche par un vote les 30 janvier, 1er et 2 février.


Une histoire pour finir

Un anthropologue a proposé un jeu aux enfants d’une tribu africaine. Il a mis un panier de fruits près d’un arbre et a dit aux enfants que le premier arrivé gagnait tous les fruits.
Au signal, tous les enfants se sont lancés en même temps… en se donnant la main !!
Puis ils se sont assis ensemble pour profiter de leur récompense. Lorsque l’anthropologue leur a demandé pourquoi ils avaient agi ainsi alors que l’un d’entre eux aurait pu avoir tous les fruits, ils ont répondu : « Ubuntu. Comment l’un d’entre nous peut-il être heureux si tous les autres sont tristes ? »
UBUNTU dans la culture Xhosa signifie :
« Je suis parce que Nous sommes ».
C’est la philosophie qui a conduit Nelson MANDELA à proposer la réconciliation aux Sud-Africains.

 

Je formule ce vœu pour la jeunesse de notre pays : celle d’un monde, d’une Europe et d’une France plus fraternels, plus solidaires où personne ne gagnera tout seul, mais où tout le monde avancera en même temps, en se donnant la main, en s’entraidant.

C'est l'esprit même de l'engagement communiste.

 

 

 

 

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