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Publié le 10/04/2019 par PCF

Portrait de candidat : Emmanuel Trigo (Var)

Enseignant, syndicaliste et candidat aux européennes sur la liste conduite par Ian Brossat, Emmanuel Trigo fait partie des nombreux enseignants mobilisés contre la loi Blanquer.

En effet, depuis plusieurs semaines, la communauté éducative se mobilise contre le projet de Loi Blanquer qui s’inscrit dans la politique du gouvernement, rétrograde et libérale. Pétitions, audiences, courriers, occupations d’écoles, rassemblements : les actions se poursuivent.

Refusant de prendre en compte l’expertise de celles et ceux qui « font l’École » chaque jour, ce projet prévoit de recruter des étudiants qui pourraient assurer des missions d’enseignement, tournant le dos à une revendication majeure des personnels : celle de la reconnaissance professionnelle. Enseigner est un métier exigeant qui nécessite une formation de qualité et des moyens adaptés. À l’opposé de ce qui est prévu avec la mise en concurrence des écoles maternelles et des jardins d’enfants par exemple, ou encore la mutualisation de la pénurie pour l’aide aux enfants en situation de handicap.

Par ailleurs, cette loi représenterait un véritable cadeau pour l’enseignement privé puisqu’en rendant obligatoire la scolarisation à 3 ans, alors que 98 % des enfants de cet âge sont déjà scolarisés, elle obligerait les mairies à financer ces écoles.

Le regroupement écoles-collège dans des Établissements publics des savoirs fondamentaux, mettant les directeurs d’école sur la sellette, a largement contribué à mettre le feu aux poudres. Ces fusions bouleverseraient le fonctionnement des écoles et seraient surtout l’occasion de fermer un nombre considérable de postes d’enseignants.

La mise en place d’un Conseil d’évaluation piloté par le ministère lui-même signerait la fin de l’évaluation indépendante de la politique éducative. Même mise au pas pour la formation avec la création des Instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’Éducation dont les directeurs seraient directement nommés par le ministre.

Les temps forts des 19 et 30 mars, puis du 4 avril ont montré le mécontentement et les attentes de la communauté éducative. Élever le niveau de qualification et construire l’École de la réussite de tous nécessitent d’investir et de démocratiser le service public d’éducation.

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