position Publié le 03/11/2022 par PCF

Dépasser le marché du travail avec une sécurité d'emploi et de formation

Dépasser le marché du travail avec une sécurité d'emploi et de formation


En finir avec le chômage de masse, avec le chantage patronal aux licenciements. Libérer nos vies quotidiennes de la flexibilité des horaires et des conditions de travail, de la précarité fondamentale du salariat capitaliste. Ouvrir un autre horizon aux jeunes que la précarité à vie. Mettre fin à l’hémorragie des suppressions d’emplois, aux délocalisations, à la dévitalisation du tissu économique et des services publics.
Face au fléau du chômage et de la précarité, nous voulons instaurer une nouvelle liberté : ce n’est pas le marché qui doit décider de nos vies, ni son relai le patronat guidé par la rentabilité financière, c’est chacune et chacun de nous !
Face aux réformes de casse du code du travail, nous proposons un système révolutionnaire qui vise l'éradication progressive du chômage et de la précarité tout en répondant au besoin de souplesse et d’efficacité nouvelle lié à la révolution informationnelle.

Comment ?

Au lieu de rejeter les travailleurs sur le « marché du travail », c'est-à-dire au chômage, créons les conditions pour que chacun puisse évoluer dans sa vie professionnelle, selon ses aspirations, sans perte de revenu et sans jamais passer par la case « chômage ».
C'est cela la sécurité d'emploi ou de formation que le PCF propose de construire progressivement. Dans le cadre d'un nouveau service public de l'emploi et de la formation, auquel chaque personne ayant fini sa scolarité serait affiliée de droit, chacun pourrait alterner périodes de travail salarié et périodes de formation bien rémunérées, à la faveur d'une réduction générale du temps de travail permise par les gains de productivité qu’apportent les nouvelles technologies.

Et ça se finance avec quoi ?

Cela implique une nouvelle logique des gestions et d'utilisation de l'argent, efficace socialement et économiquement : plutôt que baisser le coût du travail (dépenses utiles en salaires et cotisations sociales), baisser le coût du capital (dividendes des actionnaires, intérêts des banques, royalties, loyers, évasion fiscale) pour des dépenses de développement (recherche, qualifications, embauches, investissements efficaces…). Il s'agit de responsabiliser socialement les entreprises, les banques, l’État avec des pouvoirs nouveaux des salariés et de nouveaux rapports banques - entreprises.

Utopie ?

Au contraire, nous proposons des dispositions concrètes pour aider les salariés et les citoyens à lutter pour intervenir sur les choix des entreprises et des banques.

• conférences régionales pour l’emploi et la formation ;

• droit de veto suspensif des représentants des salariés pour faire prendre en compte des propositions alternatives aux licenciements avec l’appui de commissions régionales investies de pouvoirs de médiation ;

• pouvoirs de décision des représentants du personnel sur les heures supplémentaires, le temps partiel, les contrats précaires, la sous-traitance, le plan de formation ;

• obligation pour les banques de financer ces projets alternatifs à très faible coût ;

• arrêter les aides publiques inutiles aux entreprises comme le CICE. À la place, réduire sélectivement le coût des crédits bancaires favorisant l’emploi et la formation, avec un fonds national et des fonds régionaux appuyés sur un pôle financier public et sur des refinancements à très faible taux par la BCE ;

• une autre fiscalité des entreprises pour les inciter à embaucher et à faire croître les dépenses de formation et de recherche.

Ces propositions sont à la fois constitutives d'un projet d'ensemble très ambitieux et de chantiers pour les luttes immédiates. Une proposition de loi-cadre déposée en janvier 2017 par André Chassaigne et ses collègues du Front de gauche à l’Assemblée nationale en précise de façon détaillée les modalités concrètes. Elle féconde de nouveaux travaux, comme la préparation d’une proposition de loi d’expérimentation « entreprises et territoires » par un réseau d’élus, de militants, d’experts.

 

À télécharger :

— La proposition de loi déposé en janvier 2017 à l'Assemblée nationale

— La proposition de loi d'expérimentation « entreprises et territoires »

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