International focus CommunisteS Publié le 13/09/2022 par PCF

21 septembre : Mobilisons-nous pour la paix et le désarmement

En envahissant l’Ukraine, V. Poutine a déclenché une tragédie au cœur de l’Europe avec son cortège de crimes, de destructions et de réfugiés. Cette guerre, à l’image de celle d’Afghanistan, d’Irak, de Syrie ou du Sahel, ne peut être gagnée mais sème la terreur, le chaos, et porte en germes de nouveaux antagonismes, de nouveaux conflits, de nouvelles violences notamment contre les femmes.

L’OTAN sort renforcée de cette escalade guerrière, légitimant les logiques de confrontation qui conduisent à une remilitarisation de l’Europe, à une augmentation des dépenses d’armement, alors que ce commerce affiche déjà une insolente prospérité. Elle entend aussi passer d’un rôle régional à un rôle global afin d’intervenir sous toutes les latitudes. Y compris, le cas échéant, contre la Chine.

Quelles que soient les divergences politiques avec tel ou tel État, aucun peuple du monde n’a intérêt à cette militarisation des relations internationales. Les défis mondiaux ne se résoudront pas dans la guerre. Et l’Europe n’a rien à gagner à l’opposition entre le bloc occidental et le reste du monde.

Les menaces potentiellement dévastatrices des guerres et des économies de guerre, nous éloignent des grands défis humains et de ceux qui menacent la planète : le réchauffement climatique avec sa succession de catastrophes (sécheresse, inondations, montée des océans, pollution, destruction du vivant…) ainsi que les insécurités humaines (économiques, alimentaires, sanitaires, énergétiques…). Les inégalités mondiales croissantes face à ces défis sont à la source de nouvelles conflictualités.

Les guerres, le changement climatique et les diverses formes d’insécurités ne sont pas étrangers les uns aux autres. La combinaison des activités humaines sur la nature, avec la course aux profits, le productivisme, la prédation des ressources naturelles, détruit notre patrimoine commun.

Les richesses du monde, le travail humain, la science et les technologies doivent servir l’avenir du genre humain et de la planète et non pas la sophistication des guerres et des armements.

Ensemble, nous devons ouvrir d’autres voies.

Les défis contemporains ne connaissent pas les frontières et ne se régleront qu’à l’échelle globale. Nous sommes désormais dans une obligation de solidarité humaine, car personne ne gagnera contre les autres.

La course aux armements et la nucléarisation du monde sont des obstacles à l’émergence d’un nouvel ordre mondial plus juste et plus durable. Elles confortent les systèmes de dominations. Les milliards qui partent dans le fracas des bombes et détournent d’immenses richesses seraient plus utiles dans l’élaboration de grands projets communs pour l’humanité, dans le respect de la souveraineté des peuples, la justice sociale, la démocratie, la liberté, le partage des connaissances et la métamorphose écologique, conformément à la Charte des Nations unies et aux huit domaines de la culture et de la paix définis par l’Unesco. Cela ne se fera pas sans coopération, sans désarmement ni processus d’élimination des armes nucléaires.

Même s’il est étroit dans ce monde de fracas, le chemin existe pour bâtir un projet global de sécurité humaine. Les voix des peuples unis et des organisations de la société civile peuvent être efficaces, permettant, dans un cadre multilatéral, de construire une paix durable.

C’est le sens de l’appel lancé par Fabien Roussel en faveur de la paix et du désarmement.

Pascal Torre
responsable-adjoint du secteur international
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient