Publié le 05/05/2021 par PCF

Bouches-du-Rhône. Portraits de candidat·e·s

Marseille - Frédérique Audibert

Frédérique Audibert, 67 ans, adhérente au Parti communiste depuis 1974, syndicaliste depuis 1978, j’ai effectué toute ma carrière professionnelle comme salariée d’un Comité d’entreprise dans le mouvement mutualiste. J’ai exercé au sein de divers niveaux de conseils avec la FCPE, présidente de l’Association des sinistrés de l’Huveaune, après les inondations de 2003, dans les quartiers Est de Marseille. Le refus des injustices, le combat féministe et l’urgence des enjeux environnementaux et sociaux sont à la base de cet engagement. parcours, avec et aux côtés de personnes différentes, m’a permis d’appréhender sereinement mon mandat.

Élue conseillère d’arrondissement lors des dernières élections municipales de juin 2020 avec le Printemps Marseillais à Marseille 11 et 12earr., sur une mairie de secteur de droite.

Retraitée, je m’investis pleinement auprès des associations et des administré.e.s. Élue de terrain comme j’aime à me définir, je suis sollicitée sur des problématiques sociales en premier lieu, de sécurité, voirie, cadre de vie, urbanisme, écologie, transport, que je fais remonter aux élu·e·s et administrations concerné·e·s qui sont chères à nos concitoyen·ne·s.

J’ai l’immense chance de pouvoir m’appuyer sur un réseau de militant·e·s et de personnes ressources dans nos quartiers. Sans l’appui de ces relais, je ne pourrais pas faire mon travail, ni suivre mes dossiers au quotidien.

Mais le plus difficile c’est de constater qu’une grande partie de nos concitoyen·ne·s ressentent un sentiment d’abandon et de non-écoute. D’ailleurs certain·e·s me disent : « On vous avait vu pendant la campagne, on ne pensait pas vous revoir après. » J’avais fait une promesse aux électrices et électeurs : être dans la proximité, la réactivité et de faire un travail de terrain. C’est à cela que je m’emploie depuis plus de 10 mois.

 

Aix-en-Provence - Pierre Spano

Pierre Spano. Je suis né en Corse il y a 56 ans, à Ajaccio dans le quartier populaire des Salines, d’un père maçon italien et d’une mère allemande femme de ménage naturalisés français en 1974. Je la quitte à 24 ans pour une vie parisienne consacrée au théâtre. En 1992 je retrouve l’éducation populaire dans sa périphérie, mais il ne s’agit plus d’être un gentil animateur pendant les vacances d’été. Il faut réparer ce qu’il convient d’appeler la fracture sociale. 1994, dans le 9earr. de Lyon je coordonne la prévention de la délinquance. En 1997, directeur de la MJC du même quartier. En 2001, direction des équipements de quartier de la banlieue : Vaulx-en-Velin, St-Priest, Décines, puis dans une ancienne cité minière stéphanoise. En 2008, je prends la direction d’un centre social à Francheville, que le nouveau maire LR me pousse à quitter en 2015. En avril 2016, je fais le choix de diriger à Aix-en-Provence un centre social sur un territoire classé prioritaire dans la Politique de la Ville, le Jas-de-Bouffan.

Dès mon arrivée, je milite au PCF, ville où la droite règne depuis trop longtemps, malgré l’action de communistes toutes générations confondues qui sont de tous les combats.

Ce parcours est guidé par un fil rouge : partout il s’agit de territoires en déshérence, de vies cabossées par la destruction de l’emploi, par la casse du tissu industriel, par la fermeture des entreprises, par les délocalisations, par la mise à sac des services publics. Des jeunes qui n’ont pas de deuxième chance, en colère parce qu’ils peinent à trouver leur place. Parce qu’on y détruit à petit feu notre éducation nationale, parce que sur ces quartiers déjà fragiles, on supprime les éducateurs et les animateurs. On baisse les moyens des structures d’action sociale, on ne laisse pas éclater la créativité des habitant·e·s et des acteurs qui y vivent. Le sens de mon engagement communiste est de redonner le pouvoir d’agir sur leur vie à tous les-laissés-pour-compte de cette société capitaliste injuste.