Publié le 25/11/2020 par PCF

Intervention au CN de Fabien Roussel sur la situation du MJCF

Je veux d’abord remercier Igor Zamichiei et Frédéric Mellier de suivre avec patience et engagement les difficultés que traverse le MJCF, de mener un travail de médiation et de rassemblement. Ils ont tenu sept réunions ces dernières semaines pour tenter de trouver une solution à ces difficultés. Un comité exécutif national y a été consacré et un collectif de travail national a été créé pour y travailler avec eux.

Le contexte inédit dans lequel les universités sont plongées nous invite à tout faire pour rassembler l’ensemble des étudiant·e·s communistes et éviter l’aggravation des tensions au sein du MJCF. Nous avons besoin d’une seule organisation de jeunesse, pas de deux !

Il ne se passe pas une année sans que l’enseignement supérieur et la recherche ne subissent des attaques. Nous avons une génération entière d’étudiant·e·s sacrifié·e·s par la crise sanitaire et la hausse de la précarité. Les jeunes et particulièrement les étudiant·e·s sont parmi les premières victimes des crises que nous traversons.

Dans ce contexte, il ne peut y avoir de place pour la division des communistes.

Nous avons une grande responsabilité. Celle d’unifier les étudiant·e·s communistes. Faisons en sorte que chacune de nos interventions apporte des solutions, apaise les tensions, rassemble et unifie.

Les problèmes au sein de l’organisation ne datent pas d’aujourd’hui. Ils sont anciens.

Après mon élection au 38e Congrès, fin 2018, je me souviens du congrès du MJCF, au début de l’année 2019, marqué par des tensions et des divisions.

Pour prendre un peu de hauteur, mesurons qu’il y a toujours eu un débat sur l’autonomie de l’UEC, sa spécificité, et sur ses moyens pour exister au sein du MJCF, pour faire valoir son travail et l’action de ses directions. Nous avons tous vécu cela. Il nous revient d’apaiser ce climat.

De réaffirmer que nous avons une seule organisation de jeunesse, le MJCF, dont le fonctionnement doit être respecté. De dire tout aussi clairement que l’UEC est la branche étudiante du MJCF et qu’elle doit être respectée en tant que telle. Elle doit bien sûr déployer les campagnes du MJCF sur les universités, mais elle doit pouvoir également décider de ses propres campagnes et les animer. J’ai déjà eu l’occasion de le dire, mais il est important de le rappeler.

Aussi, pour tenter de sortir de cette crise, je fais la proposition suivante, que je formulerai par écrit aux différent·e·s responsables du MJCF et de l’UEC. Elle se décompose en trois temps.

1. Premièrement, en travaillant localement au rassemblement des étudiant·e·s communistes. En effet, visiblement ce rassemblement n’est, pour l’instant, pas possible par le haut. Donc, essayons de le faire par le bas, au niveau de nos structures locales et départementales.

J’invite donc les étudiant·e·s communistes à se réunir à la base, dans chaque secteur, chaque département où ils sont divisés, à se parler, à se fixer l’objectif de s’unir, de se mettre d’accord dans chaque département.

J’appelle ainsi les étudiant·e·s communistes à se réunir localement, à s’organiser ensemble, à faire l’état des lieux de leurs forces, de leur secteur, à définir ensemble leurs campagnes, leurs initiatives.

Ces réunions ne doivent pas être l’occasion de compter les bons et mauvais points, mais bien de regarder ensemble comment nous pouvons trouver un chemin commun afin de renforcer notre présence sur les universités. Et, si besoin, je fais la proposition que le Parti, localement, puisse aider à réunir ces étudiant·e·s.

Je les invite, si besoin, à désigner, élire, leurs responsables départementaux·ales de secteur et à unifier leur organisation, notamment en fusionnant leurs fichiers, là ou deux fichiers existent. Je propose aux étudiant·e·s de se donner quelques semaines pour y parvenir.

Une fois les étudiant·e·s réunis localement, dans chaque fédération, je les invite à se réunir avec l’ensemble des adhérent·e·s du MJCF pour pouvoir échanger tou·te·s ensemble sur les batailles à mener ensemble dans leur département, en respectant les spécificités de l’UEC, leurs matériels, leurs choix de campagnes.

2. Deuxièmement, à l’issue de ce travail, je m’engage à réunir, au siège national, les responsables de l’UEC, unifié·e·s, et les directions de chaque département pour faire le point avec eux sur leurs campagnes, leur activité, sur la situation dans leur département, dans leurs universités. Cette assemblée, qui n’entrera pas dans un cadre statutaire, ne visera donc pas à élire une nouvelle direction mais servira à échanger et analyser la situation politique dans les universités et l’actualité de leurs campagnes.

Elle se fera bien sûr en présence des dirigeants nationaux.

3. Troisièmement, à l’issue de cette assemblée, je demanderai à la direction du MJCF de poursuivre ce travail lors de leur prochaine Assemblée nationale des animateurs ou de leur prochain congrès. Ce temps statutaire du MJCF et de l’UEC permettra de réunir les représentant·e·s de tous les secteurs unifiés de l’UEC.

Ils pourront ainsi renouveler, ensemble, la direction de l’UEC, afin d’être en ordre de bataille et uni·e·s pour mener ces campagnes.

Le collectif qui s’est créé lors d’un précédent conseil exécutif pour suivre cette question, composé de Frédéric Boccara, Sébastien Laborde, Émilie Lecroq, Guillaume Roubaud-Quashie, Lydia Samarbakhsh, sous le pilotage d’Igor Zamichiei, avec l’aide de Frédéric Mellier, doit veiller à la mise en œuvre de ce plan de travail.

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