Publié le 07/10/2020 par PCF

Liberté, égalité, justice

Les communistes des Hauts-de-Seine lancent une campagne sur plusieurs mois contre l’offensive réactionnaire, les violences policières, le racisme et pour une nouvelle République.

 

De lourdes menaces pèsent sur les principes républicains à l’image de la présentation par Emmanuel Macron du projet de loi contre « les séparatismes ». De lutte contre le fanatisme religieux, il n’en est rien. Il s’agit une fois encore de faire peser le soupçon et la suspicion sur l’ensemble de nos concitoyens de confession musulmane avec ce triptyque insupportable : islam/immigration/terrorisme.

Ce discours s’inscrit dans une période où les attaques sexistes et racistes contre des femmes qui portent le voile font l’actualité presque toutes les semaines. À Calais, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin interdit de distribuer des repas aux migrant·e·s. Sur les chaines d’information en continu, les chroniqueurs d’extrême droite pullulent, à l’instar de Zemmour de nouveau condamné ce mois-ci pour provocation à la haine raciale. Une parole raciste complètement décomplexée, comme l’a illustré la scandaleuse publication dans Valeurs actuelles visant la députée Insoumise Danielle Obono.

Dans ce contexte, plutôt que de dénoncer et condamner ce nouvel ordre réactionnaire, Emmanuel Macron préfère invoquer un « patriotisme républicain » qui ne vise en fait qu’à trier les citoyens entre “bons” et “mauvais” Français, à diviser, opposer et fracturer, tournant le dos à une approche émancipatrice de la République, à un nouvel universalisme, à de nouveaux droits.

C’est pourquoi il nous a semblé indispensable de travailler la riposte politique et idéologique sur ces questions en lançant une campagne autour de trois thèmes : liberté, égalité, justice.

Les mouvements sociaux qui marquent l’actualité ces dernières années portent ces exigences. Celle d’une nouvelle souveraineté populaire portée par les gilets jaunes, celle d’une égalité réelle portée par les mouvements féministes et antiracistes, celle de la justice sociale par les mobilisations syndicales ou climatique par les mouvements écologistes. Plus largement, la question de la liberté de manifester, notamment, est également au cœur de toutes ces mobilisations.

Pour nous, l’heure est venue de contribuer à construire du commun. De travailler à raccorder toutes ces luttes, à unir nos forces, nos intelligences et nos volontés, à gagner ensemble l’hégémonie idéologique. Nous voulons faire de ce site (www.liberte-egalite-justice.fr), de cette campagne pour la liberté, l’égalité et la justice un lieu de convergence, de rassemblement, de politisation des luttes. Un espace, des outils et des initiatives à disposition de toutes celles et tous ceux qui ne résignent pas et veulent gagner un nouveau monde, ici et maintenant.

Dans un premier temps, nous voulons porter le fer avec une pétition en ligne et une affiche, sur trois axes majeurs qui caractérisent le climat raciste aujourd’hui.

D’abord celui des violences policières. Les centaines de milliers de Français·e·s qui se lèvent pour dire stop au racisme et aux violences policières depuis le 2 juin portent un combat qui concerne aujourd’hui toute la société.

Nous exigeons une véritable réforme de la police et de réelles sanctions contre les exactions racistes.

Contre la criminalisation des sans-papiers et des réfugiés orchestrée par Darmanin, nous exigeons des conditions d’accueil dignes et la régularisation automatique de celles et ceux qui travaillent en France.

Enfin, nous exigeons la liberté d’expression et le droit de réponse systématique pour les forces antiracistes, féministes, républicaines. De nombreux médias audiovisuels (Cnews…) ou papier (Valeurs actuelles…) se compromettent régulièrement dans des campagnes d’opinion racistes : la loi ne doit pas leur laisser le monopole de la parole et doit organiser la pluralité.

Un meeting avec des actrices et acteurs de lutte antiraciste viendra ponctuer cette première étape de campagne début décembre, puis nous démarrons une seconde phase.

Pierric Annoot, secrétaire départemental, membre du CN.

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