Déclaration d'Emmanuel Macron : aucune réponse aux attentes du pays pour continuer à servir les profits

Publié le 18 octobre 2026

Emmanuel Macron reconnaît la légitimité des revendications mais il refuse d’en nommer les causes ! Des centaines de milliers de personnes ont manifesté parce que leur travail ne leur permet plus de vivre dignement et que leurs enfants n'ont pas de perspective d'avenir. Le président invoque le prix du pétrole et le conflit dans le Golfe. Il ne dit rien des profits des multinationales de l'énergie comme TotalEnergies, des salaires bloqués, des services publics affaiblis ni du budget d’austérité préparé pour 2027. 

Qui crée les richesses, paie et qui profite ? 

C’est la question de classe qu’il écarte : le conflit entre le capital et le travail.

Interdire des rassemblements et renvoyer les Françaises et les Français, les citoyennes et citoyens mobilisés, à la prochaine présidentielle ne répond à rien. 

Manifester et faire grève font partie de la démocratie. Le gouvernement doit garantir le droit constitutionnel de manifester. Les violences, destructions de lieux publics et de commerces ne sauraient priver des centaines de milliers de personnes de leurs droits.

Le Premier ministre veut réunir les organisations syndicales et politiques ? Qu’il présente dès maintenant des décisions. Le PCF a clairement condamné les violences et n'acceptera pas l'inaction politique.


L'heure est à augmenter les salaires et les pensions, bloquer le prix du carburant à 1,60 € le litre, donner des moyens immédiats à l’école et à tous les services publics et renoncer à l’austérité. Reprenons la maîtrise de l’énergie avec TotalEnergies et Engie publics aux côtés d’EDF. Faisons contribuer les grandes fortunes et les revenus financiers, donnons de nouveaux pouvoirs aux salariés. Mobilisons des moyens pour les politiques publiques locales conduites par les collectivités. Nos collectivités qui sont au cœur de la réponse aux besoins des populations ne doivent plus être étranglées financièrement !

Une toute autre politique est nécessaire pour répondre aux besoins sociaux et écologiques. C'est le sens de notre proposition d'un fonds d'avance de 100 milliards d'euros. Et c'est possible ! Commençons par arrêter de distribuer 211 milliards d'euros aux grandes entreprises sans critère.

Fabien Roussel a proposé une conférence sociale associant les organisations de jeunesse. Elle doit déboucher sur des engagements chiffrés et datés, sans attendre 2027. Le PCF contribuera à construire la journée de grèves et de manifestations du 5 novembre.

Paris, le 18 octobre 2026
Parti communiste français.