Le mercredi 21 octobre, le tribunal d’Istanbul a rendu la décision de maintenir le mandat d’arrêt visant Pinar Selek et de reporter la suite de son procès au 2 avril 2026.
Malgré cinq acquittements, l’universitaire franco-turque encourt toujours la perpétuité dans le cadre d’une enquête pour terrorisme ouverte suite à une explosion survenue au Bazar égyptien d’Istanbul, le 9 juillet 1998, ayant causé la mort de 7 personnes.
Un rapport judiciaire publié en 2000 avait attribué l’explosion à une fuite de gaz, ce qui avait abouti au premier acquittement dans l’enquête visant Pinar Selek, qui fera état d’actes de torture durant sa détention. Après avoir été de nouveau détenue en 2008, l’universitaire s’exile en France, où elle réside depuis 2011.
La persécution dont est victime Pinar Selek dure depuis plus de 27 ans. C’est un acharnement judiciaire et politique exercé par le pouvoir autoritaire de Recep Tayyip Erdoğan contre une femme libre, une intellectuelle courageuse, et au-delà d’elle, contre toutes celles et ceux qui défendent la vérité, la paix et la liberté.
Par la voix et la présence de Julien Picot, secrétaire départemental du PCF dans les Alpes-Maritimes, le PCF était à Istanbul, aux côtés d’universitaires et des militants pour la Paix venus du monde entier. Nous avons réaffirmé notre engagement pour la liberté, la justice et la dignité humaine.
Le PCF réaffirme sa solidarité avec Pinar Selek, victime de l’arbitraire et de l’autoritarisme du régime d’Erdogan qui piétine les droits humains et appelle à son acquittement définitif ainsi qu’à la fin de toutes les poursuites engagées contre elle.
Nous exigeons le respect des principes fondamentaux du droit et de la justice.
Fabien Roussel
22 octobre 2025