A l’appel de l’intersyndicale, 1,6 millions de manifestantes et manifestants ont déferlé dans les rues du pays en même temps que de premières grèves importantes se sont tenues.
Des centaines de manifestations déterminées et calmes se sont déroulées, mêlant travailleurs et travailleuses grévistes, jeunes en lutte pour le droit d’étudier et retraités mobilisés pour leurs pensions.
Depuis plusieurs semaines que ce puissant mouvement social se fait entendre, les revendications se structurent et se rejoignent entre catégories mobilisées.
Devant l'ampleur des légitimes revendications portées, l'heure est à changer l'utilisation de l’argent dans notre société. Le PCF, avec son candidat à l'élection présidentielle Fabien Roussel, appelle à ce que cette question soit au cœur de la conférence sociale annoncée.
Les dividendes records versés aux actionnaires des grands groupes capitalistes ça suffit ! L'argent public versé aux multinationales sans contrôle, ça suffit !
L'argent doit être réorienté vers une production de richesses et des services utiles, qui développent le pays et organisent la transition écologique.
Le débat sur l’argent se cristallise sur le budget de la Nation, dont la version du gouvernement Lecornu est d’une rare violence austéritaire et ne fera qu’accroitre la crise économique et la colère sociale.
La dette n’est pas le problème : c’est la spéculation qui la fait gonfler !
Dans les pays d’Europe qui en sont victimes, les peuples se font entendre et peuvent, ensemble, faire changer les règles.
Car c’est le sens même de notre société qui est aujourd’hui posé : accroitre la crise économique en enrichissant les financiers, ou construire un avenir affranchi de l’emprise du profit, avec des services publics et une économie privilégiant les dépenses sociales et écologiques utiles.
Tant que le gouvernement n’annonce pas des mesures fortes pour la jeunesse, pour la hausse des salaires, des pensions et contre la vie chère le PCF appellera à amplifier les mobilisations et à ne rien lâcher !
Nous ne voulons pas des miettes, nous voulons enfin notre part des richesses !
Paris, le 5 novembre 2026.
Parti communiste français.