Publié le 03/02/2021 par PCF

TURQUIE : « ON NE BAISSE PAS LES YEUX »


Alors que l’ambassadeur de Turquie vient d’adresser un courrier solennel à tous les dirigeants des partis politiques français pour accréditer la fable d’une « démocratie » sous la férule de R.T. Erdogan, la violence se déchaîne à nouveau sur la jeunesse.

Après avoir envoyé des milliers de démocrates, d’universitaires, de journalistes, de Kurdes en prison, étouffé toute expression de dissensus politique, le tyran d’Ankara vient de décider d’exercer un contrôle accru sur l’enseignement supérieur en nommant un recteur de l’université du Bosphore à sa botte.

Depuis plusieurs semaines, les étudiants, avec beaucoup de courage, protestent, en dépit des menaces, contre cette mise sous tutelle de l’ordre islamo-conservateur.

La répression s’est accrue ces jours-ci avec l’arrestation de membres de la communauté LGBT qualifiés de « détraqués » et de « déviants » par le ministre de l’Intérieur. Quant à R.T. Erdogan, il vient de donner le signal d’une nouvelle campagne homophobe en déclarant : « Nous allons mener vers l’avenir non pas une jeunesse LGBT mais une jeunesse digne de l’histoire glorieuse de cette nation ».

Ce lundi, la brutalité du pouvoir est montée d’un cran puisqu’une manifestation d’étudiants a été dispersée manu militari et 159 d’entre eux arrêtés.

Alors que la crise économique, sociale et sanitaire appauvrit la population turque, cette dictature choisit la fuite en avant répressive et multiplie les agressions extérieures dans le Sinjar (Irak), au Rojava (Syrie) tout en accentuant la tension en Méditerranée orientale.

Ce régime doit être condamné et sanctionné sans équivoque par la France et l’Union européenne.
Le Parti communiste français (PCF) exprime sa solidarité avec les démocrates de Turquie et exige la libération immédiate des 159 étudiants, de tous les prisonniers politiques et plus particulièrement des représentant-e-s et parlementaires du Parti démocratique des peuples (HDP).