Municipales 2026 - Le programme

Edito

L’action des communes est décisive pour l’avenir du pays, pour répondre aux enjeux démocratiques et de services publics répondant aux besoins de nos concitoyen·nes. Face aux décisions de Macron et des droites, privant les Français·es de 40 milliards d’euros, choisissant la guerre et le capital plutôt que la santé et les services publics, asphyxiant financièrement les collectivités territoriales par des coupes budgétaires de plusieurs milliards d’euros, nous appelons lors des municipales de 2026 à refuser la casse de nos services publics et, de fait, la libre administration de nos villes et villages. Ces coupes budgétaires au nom de la réduction de la dette publique et de l’économie de guerre entraînent entre autres, les réductions d’aides sociales, la baisse du soutien aux associations, la fermeture de bibliothèques, l’arrêt de travaux dans les écoles, les crèches, la réduction des transports publics, la privatisation d’infrastructures essentielles et l’arrêt du soutien à la création culturelle.

Nous proposons des programmes ambitieux, alliant progrès social et transition écologique pour répondre aux attentes des habitant·es, agissant avec eux pour la réappropriation des biens communs par le développement du service public dans tous les domaines. Pour l’accès à la culture, au logement, à l’école, à la santé, au transport, à l’eau, aux prises en charges dignes de nos bébés, enfants et seniors. Mais aussi pour avoir accès à prix modérés à une alimentation responsable et à l’énergie. Nous agissons pour un urbanisme garant de l’aménagement de la ville dans l’intérêt général de toutes et de tous et de la tranquillité publique. Nous œuvrons, comme pour toutes les autres collectivités, à placer les communes et les intercommunalités au service de la paix et de la coopération décentralisée.

Partout, nous voulons construire des projets territoriaux défendant l’intérêt général et ouverts aux rassemblements progressistes les plus larges. Nos élu·es sont engagé·es avec les habitant·es dans toutes les luttes pour des services publics de qualité; pour s’opposer aux coupures de gaz et d’électricité ; pour soutenir les précaires et pour la régularisation des travailleurs sans papiers; pour protéger l’emploi, l’environnement et l’industrie ; pour agir contre la privatisation des infrastructures stratégiques, notamment les aéroports et les lignes ferroviaires. Nous sommes mobilisés contre les déserts médicaux ; pour les droits des femmes et le féminisme ; pour la sécurité, la paix, contre le racisme et l’antisémitisme, la xénophobie, le validisme et toutes les discriminations.

Rassembler pour battre la droite et l’extrême droite

Nous appelons au rassemblement dans les villes où nous sommes en responsabilité et sur l’ensemble du territoire pour faire face aux défis sociaux, démocratiques et écologiques. Notre objectif est clair : empêcher les droites – LR, Horizon, Modem, Macronistes et autres – de s’emparer des municipalités communistes ou de gauche et conquérir le plus grand nombre de collectivités qu’elles dirigent. Et, par-dessus tout, battre l’extrême droite, le RN ou ses alliés. Partout nous proposons un rassemblement qui doit se construire sur la base d’un projet collectif, élaboré par nos sections au plus près des réalités territoriales et débattu avec les citoyen·nes, le mouvement associatif et les forces de gauche. En 2026, ensemble faisons des élections municipales un moment de mobilisation populaire pour rompre avec les logiques capitalistes et obtenir de nouvelles avancées démocratiques et sociales et pour l’égalité des territoires !

Penser et construire des intercommunalités et Métropoles populaires

L'histoire de l'intercommunalité et plus largement de la coopération entre les communes de notre pays s'appuie désormais sur une expérience diverse et ancienne. Bien souvent confisquée, éloignée de nos concitoyen·nes, la politique intercommunale comme le débat sur ses contours institutionnels doit s'ouvrir pour changer les choses. L’urgence première tient aux compétences toujours plus importantes des organisations intercommunales et leur impact sur la vie quotidienne de nos concitoyen·nes (logement, transport, eau, enseignement supérieur, développement économique) qui doivent pouvoir être interrogées, voire contestées pour construire du commun. La seconde tient au fossé démocratique grandissant qui se déploie sous nos yeux, élections locales après élections locales sapant à sa base même le pacte républicain et démocratique. C'est donc pour ces deux raisons essentielles quoique non exclusives qu'il nous faut plus que jamais interroger le cours actuel du développement du fait intercommunal et dessiner un chemin répondant à une ambition populaire.

1️⃣ Stopper l'opposition stérile entre “tout métropoleet anti métropole”. Le fait intercommunal ou métropolitain existe depuis maintenant plusieurs décennies et vient bien souvent concrétiser des coopérations de longue date entre communes sur des politiques publiques sensibles à la taille critique de leur déploiement. Un exemple avec celui des politiques de l'eau et de l'assainissement qui s'épanouissent et servent d'autant plus nos habitant·es et en particulier les salariés et familles populaires lorsqu'elles sont mises en oeuvre à l'échelle d'un bassin de population plutôt que dans une segmentation calquée aux frontières communales. La question n'est donc pas d'être pour ou contre le fait intercommunal ou métropolitain mais d'interroger plutôt son contenu, sa forme et sa légitimité démocratique plutôt que son existence même à l’heure des nécessaires coopérations notamment en termes de grands services urbains.

2️⃣ Revivifier l'échelon communal et stopper la marche folle au transfert de compétence. Syndicats, communautés de communes et d’agglomération, communautés urbaines et métropoles, le renforcement des intercommunalités est un fil rouge des réformes territoriales récentes. Plusieurs lois successives ont accompagné le développement de l’intercommunalité. Depuis les années 90, le renforcement des intercommunalités s'est opéré selon deux axes principaux que sont : l’agrandissement des périmètres par le relèvement du seuil démographique minimum de constitution des EPCI à fiscalité propre et l’accroissement des compétences des EPCI. Moratoire immédiat sur les transferts de compétences permettant à la fois l’analyse de l’existant et le diagnostic des contrastes entre territoires pour enfin permettre une vision objectivée sous le prisme notamment de l’efficacité des services rendus aux populations. Le besoin de proximité, la nécessité de disposer d’élu·es locaux·ales identifiés et accessibles nécessite en effet l’existence d’un cadre politique communal.

Déployer une alternative permettant le développement de coopération intercommunales sur des compétences clefs sans jamais vider le bloc communal de ses compétences voilà une ligne de crête qui devrait être empruntée tout en ayant à coeur de mobiliser des moyens financiers nouveaux permettant une reconnexion du levier fiscal aux communes à l’inverse des actes de recentralisation permanent (cf. contractualisation sous la Présidence E. Macron avec les communes).

3️⃣ Structurer le débat politique plutôt que l'étouffer, accepter le conflit et la controverse comme force motrice. Co-existent aujourd’hui plusieurs formes de gouvernance de l’échelon intercommunal ou métropolitain. Ces formes de directions politique peuvent être résumées de deux manières :

  • L’existence d’exécutifs politiques, avec une teinte partisane affirmée
  • D’autre part, l’existence de cadres de gouvernance multi-partisans, reflet bien souvent des équilibres territoriaux locaux et composés d’élu·es de toutes les étiquettes. Cette réalité duelle de composition des équipes de gouvernance des intercommunalités, et notamment de la couleur politique du Président et de ses Vice-Président dit beaucoup de la vision, de l’histoire et des réalités des territoires concernés comme du portage politique originel de ces organes de coopération. Cette réalité quasi-binaire pose le rôle du projet et d’une vision politique face à une alliance des territoires potentiellement très consensuelle et empêchant de fait toute remise en cause de l'ordre établi des choses et des inégalités diverses pouvant exister sur les périmètres concernés. Quid en effet d’une réelle possibilité de bousculer les iniquités, par exemple dans les domaines du logement, des transports ou encore de l’accès au service public , le risque majeur étant de voir apparaître une forme de conservatisme intercommunal, fruit des équilibres sensibles existants. Le respect des choix communaux mais le débat politique pour donner un cap au territoire. Assumer de faire vivre une démocratie locale véritable, opposant parfois une majorité et une minorité, permettant l’expression des contradictions, des oppositions, des visions ? Ce qui aurait dans la même foulée l’avantage de promouvoir des directions politiques identifiées plutôt qu'un parlement des maires sans contrôle des conseils municipaux eux-mêmes.

4️⃣ Faire avec les habitant·es et leurs organisations. Beaucoup d’élu·es locaux·ales affectionnent ou redoutent parfois le fait d’être à portée “d'engueulade”. Cette proximité, illustrée par la place particulière du Maire et de la charge symbolique dont il jouit dans l’imaginaire des Français·es, ne fait que souligner l’importance dans une Nation politique comme la nôtre, de l’existence même de ses élu·es locaux·ales, proches de leurs concitoyen·nes. Le fait intercommunal par essence contribue à l’éloignement entre les élus de cette strate de leurs administrés. Cet éloignement reste pour autant à relativiser, d’autant que chacun d’entre eux dispose justement de cette légitimité d’élu·e municipal·e. Revivifier l’échelon communal et politiser les intercommunalités ne saurait bien évidemment être suffisant pour combler le fossé démocratique à l'œuvre. Pour compléter le panel de réponses progressistes au fait intercommunal, devrait être également réaffirmé le rôle et la place des organisations sur les territoires concernés (syndicats, partis, associations...). Ces structures vues encore trop souvent comme potentielles ralentisseurs des politiques publiques devraient être plus que jamais associées, consultées dans le cadre de la fabrique politique publique, pour asseoir à la fois la légitimité des arbitrages, soulever les éventuelles controverses et in fine accompagner leur diffusion au territoire.

Cette même réflexion devrait accompagner la construction de capacités d'interpellation citoyenne en direction de l'intercommunalité permettant là aussi la politisation, au bon sens du terme, de ses enjeux, en même temps que de servir de signal fort envoyé aux habitant·es sur le lien avec leurs élu·es au-delà du travail de concertation et d’information continue qui devrait infuser chaque jour un peu plus l’exercice du mandat.

Quels financements pour répondre aux besoins ?

Un programme en rapport avec les besoins des populations doit être soutenu par des moyens financiers correspondants. Les mesures du budget 2025 et celles annoncées pour 2026, représentent une perte de près de 13 milliards d’euros pour le budget des collectivités territoriales, soit 7% de leurs dépenses de fonctionnement 2024. Ces nouvelles diminutions viennent s’ajouter à la suppression de la taxe professionnelle en 2010, mal compensée par la CFE et par une CVAE largement attaquée depuis, puis à la celle de la taxe d’habitation et aux baisses de dotations engagées depuis 2014. En lespèce, c’est la survie même des collectivités territoriales, outil démocratique de premier plan, qui est posée et qui doit faire l’objet d’un combat acharné des communistes dans la période à venir.

Si la politique de l’emploi ne relève pas des élu·es locaux·ales, les collectivités locales subissent les dégâts engendrés par les suppressions d’emplois, le chômage massif et ses corollaires que sont la précarité, la pauvreté et le besoin de soutien social auquel contribuent largement les communes.

A l’heure où plus de 400 PSE et quelques 240 000 suppressions d’emplois sont recensés par la CGT, comment ignorer cette situation lors des prochaines municipales ?

Une réponse novatrice passe par la création de CESEL (Comités économiques sociaux et environnementaux locaux) rassemblant les différents acteurs et les administrations. Outre l’évolution significative de la démocratie locale qu’ils représenteraient, ils auraient une fonction économique et politique déterminante.

Centrés sur les besoins des territoires, en lien avec une conception démocratique et souple de la planification, les CESEL seraient un lieu d’élaboration collective des projets, ou contre-projets économiques. Ils auraient vocation à s’intéresser à la situation des entreprises notamment à l’utilisation des aides publiques. Ils aideraient aux mobilisations et à leur crédibilisation, dans une nouvelle conception de la politique et du rapport de force. Ils permettraient également aux entreprises, en favorisant la constitution de fonds locaux pour l’emploi et la formation, de s’adresser aux banques pour obtenir le financement de leurs projets à taux bonifié. Les CESEL seraient les garants de l’objet social et environnemental des investissements programmés. Au final, l’emploi serait renforcé, les entreprises se développeraient et l’assiette des prélèvements fiscaux locaux sur les personnes et sur les entreprises serait élargie, générant ainsi autant de recettes nouvelles sans nécessairement en accroître le poids.

Dans le droit fil de ce chantier, il s’agit de travailler à une nouvelle autonomie financière des communes vecteur, de leur libre administration et d’une vie démocratique renouvelée.

  • Fiscalité locale des entreprises. En lieu et place de la CTE (CFE et CVAE), un nouvel impôt territorial des entreprises sur leur capital immobilier, mobilier et financier. Leurs immeubles bâtis et non-bâtis ainsi que leurs équipements et biens mobiliers (matériels, machines, installations spécifiques…) seraient soumis à un impôt local sur ce capital matériel. Ainsi, plus une entreprise crée de valeur ajoutée avec un même capital matériel moins son impôt pèse lourd, tandis qu'une entreprise qui utilise plus de capital matériel pour créer ses richesses est plus taxée. Ce premier volet est donc facteur d'efficacité économique. S’y adjoindrait une taxe additionnelle soumettant à un taux de 0,1 % leur stock national de placements financiers (rapport de 16 Md€ minimum). Il s'agit ainsi de dissuader les placements financiers et, en même temps de faire concourir les plus grosses entreprises, car ce sont essentiellement elles qui effectuent ces placements. Cette recette prélevée nationalement serait destinée aux communes et affectée à chacune d’elle. Ainsi chaque commune en bénéficierait.
  • Fiscalité locale des personnes. Il s'agit d'un enjeu fort, à la fois en matière de finances locales et de cohésion sociale. La suppression de la Taxe d'habitation a laissé croire aux propriétaires qu'ils seraient désormais les seuls à contribuer aux finances locales. C'est faux, dans la mesure où les dotations aux collectivités territoriales sont assises pour partie sur la TVA, qui pèse sur tous et même plus lourdement sur les plus précaires et les couches moyennes. D'autre part, les locataires sont indirectement concernés, dans la mesure où le montant estimé de la taxe foncière a une influence sur les politiques de loyers des bailleurs.

Ces décisions ont rendu les collectivités territoriales de plus en plus dépendantes de versements d’Etat prélevés sur les recettes de TVA, et leur ont arraché leurs leviers fiscaux - donc leur autonomie.

À terme et au niveau national, une réflexion des communistes devra s'engager sur la question de la fiscalité directe locale, afin de reconstruire une autonomie des territoires, sans pour autant peser plus lourdement sur les habitant·es des collectivités. Cela impliquerait qu’au fur et à mesure où se reconstruirait un mode nouveau de fiscalité directe locale des personnes, s'éteindrait corrélativement celui provenant de la TVA par une baisse correspondante des taux de TVA, donc du poids de cet impôt dans le budget des ménages.

Ce projet communiste de financement public des collectivités locales et territoriales permettrait de mettre un terme à la division factice qu’entretient la droite entre propriétaires et locataires visant à diviser deux catégories de citoyen·nes qui, dans leur grande majorité, partagent des intérêts et des besoins communs.

  • Le FC TVA (Fonds de Compensation TVA) doit être appliqué à toutes les opérations des collectivités soumises à TVA.
  • Les transferts de compétences doivent être suspendus et nécessitent un bilan précis.
  • L’actualisation de la DGF doit suivre le cours de l’inflation et évoluer en fonction des besoins définis dans le cadre d’une planification démocratique.
  • Le système de péréquation doit être mis à plat afin d’assurer une équité de développement entre communes, notamment rurales. L’attribution de la part forfaitaire de la DGF doit être en ce sens, particulièrement étudiée.
  • Enfin, il s’agit de revisiter l’ensemble des dotations d’État, (DGF, DSR, DSU…péréquation équitable), leur montant et leur mode d’attribution. Elles jouent en effet un rôle essentiel dans le juste traitement des territoires et l’unicité de la République.
  • Le recours à un crédit bancaire à bas taux. Créer, au sein du pôle public bancaire (La Poste, La BPI, la CDC) une structure de financement des collectivités locales par création monétaire, à taux réduit, voire à 0 %. Actuellement, le taux pratiqué est souvent plus élevé pour les communes plus pauvres, ajoutant des difficultés aux difficultés ! S’y ajoute le financement par les banques locales de dépôt sur mobilisation du CESEL. Le montant des emprunts à mobiliser (taille des projets) servirait de critère de choix entre financeurs, sachant qu’un même projet doit pouvoir bénéficier de l’intervention conjointe du pôle public et des banques locales de dépôt.

Des communes où il fait bon vivre, mobilisées contre la marchandisation capitaliste et pour l’égalité des droits

Pour une politique du logement écologique et sociale, au service des citoyen·nes

La crise du logement frappe durement les habitant·es, avec une financiarisation du marché, des prix immobiliers exorbitants et qui ne cessent d’augmenter, des habitations mal isolées qui ne sont plus des passoires mais de véritables bouilloires thermiques, des loyers en hausse, et une pénurie de logements sociaux. Le PCF défend le droit fondamental à un logement digne, abordable, accessible et écologique, en agissant localement tout en militant pour des transformations nationales radicales face à l’ampleur de la crise. Faire des communes des acteurs majeurs de la lutte contre la crise du logement, en promouvant un modèle de ville militante qui défend le droit au logement pour toutes et tous dans un projet d’aménagement du territoire inclusif, c’est pour cela que se bat le Parti communiste. Nous nous opposons nationalement aux politiques d’austérité qui visent à sous-investir dans le logement social tout en soutenant l’investissement locatif, en permettant aux plus riches de posséder toujours plus de logements à mettre en location, encourageant le cercle vicieux à l’origine de cette crise du logement.

Nous soutenons les objectifs de la loi Dhalo, nous travaillons à une accession populaire et abordable à la propriété privée en privilégiant la mise en place du bail réel solidaire. Des mairies engagées, qui luttent pour le logement pour tous et non pas pour quelques-uns, qui s’opposent à la dévitalisation des centres créées par les locations touristiques de courte durée, et qui promeuvent une véritable politique de mixité sociale où les habitants ont leur mot à dire dans ce qui est fait, voilà notre boussole pour 2026 !

💡 Nos propositions :

1️⃣ Renforcer et développer le logement social : Exiger le respect des 25 % de logements sociaux (loi SRU) et imposer 35 % dans les programmes neufs pour les villes carencées. Soutenir les offices HLM par des subventions pour compenser la surcharge foncière et garanties d’emprunt, en priorisant les logements PLAI PLUS adaptés aux besoins des plus pauvres. Mettre en place un plan spécifique pour faciliter l’accès au logement social des employés communaux. S’opposer à la destruction systématique de logements sociaux dans le cadre de programmes de renouvellement urbain, avec des programmes concertés avec les habitant·es devant permettre aux populations un relogement sur la commune.

2️⃣ Lutter contre la spéculation : créer une foncière publique communale assortie d’une charte promoteurs pour maîtriser le foncier, encadrer les loyers, taxer plus fortement les logements vacants, lutter contre les meublés touristiques loués sur des plateformes par une fiscalité renforcée, s’opposer aux opérations de congé vente et de vente à la découpe. Empêcher l’installation de « marchands de sommeil », créer un syndic de copropriété public au niveau intercommunal.

3️⃣ Rénovation écologique et lutte contre l’insalubrité : Mettre en œuvre un plan de rénovation thermique des logements publics, avec un soutien financier renforcé de l’État contre le logement indigne.

4️⃣ Logements inclusifs correspondant aux réalités et besoins des habitantes et habitants du territoire : Construire des résidences pour jeunes travailleur·euses, saisonnier·ères, précaires, femmes victimes de violences, et personnes âgées (EHPAD publics, résidences autonomie). Prendre en compte localement le droit au logement et à la vie autonome des personnes handicapées, en portant une politique proactive de logements sociaux accessibles, intégrant l’accessibilité dès la conception des nouveaux programmes, et avec des aides à l’adaptation dans les plans de rénovation.

5️⃣ Lutter contre le sans-abrisme : Opérations d’aménagements pour la réalisation de logement d’urgence financés par l’Etat et gérés par le secteur associatif. Réquisition de logement vacant afin de garantir le droit au logement. Prévenir les expulsions locatives, en empêchant les mises à la rue sans solution de relogement.

6️⃣ Démocratie et transparence : Organiser des assises locales du logement pour co-construire les politiques avec les habitant·es et assurer une attribution transparente des logements sociaux.

✅ Ils l’ont fait !

Paris (75) : Chaque Airbnb n’est autorisé qu’à la condition de création de surface de logement identique et interdire ces locations dans le logement neuf. Encadrement des loyers pour stopper l’explosion des loyers et la spéculation, permettre aux familles de vivre dans leur ville.


Pour des territoires de mobilité durable et inclusive, priorisant les transports publics gratuits

Le développement de l’offre de transport et des infrastructures de transport urbain est un pilier fondamental pour le développement des communes. Qu’il s’agisse des villages ruraux, où l’absence de transports empêcher d’accéder aux commerces et services publics de base, des grandes villes, où l’offre dans les quartiers périphériques est souvent le parent pauvre des investissements dans le réseau, ou encore des villes de banlieue où le réseau est conçu exclusivement pour rejoindre la commune centre, empêchant toute liaison transversale, le besoin de transports publics, fréquents et bon marché est la clé d’un développement territorial égalitaire. Le droit à la mobilité, en cohérence avec les objectifs climatiques, est un pilier de la transformation sociale et écologique. Les communes communistes s’engagent à promouvoir des transports publics accessibles, des mobilités douces et une transition équitable de l’automobile, pour réduire la pollution et garantir l’égalité d’accès.

La gestion des transports se faisant de plus en plus au sein des intercommunalités, cela appelle une double nécessité : gagner des villes centre des agglomérations, pour peser sur les décisions en matière de transports, mais aussi (et surtout !), gagner des mairies et élu·es métropolitains dans les communes périphériques, pour porter la voix et les besoins des habitants au sein des enceintes où les dessertes sont décidées !

Le maintien de transports publics, en régie, est une autre exigence des communistes, en refusant les logiques commerciales imposées y compris aux établissements publics : la gestion par la RATP des bus londoniens (gestion déficitaire qui plus est !) est une aberration, tout comme le fait que celle-ci opère le métro du Caire et de Ryad ou les autobus universitaires du Kentucky !

Pour ce faire, le programme des communistes pour les élections municipales vise à faire des communes des territoires de mobilité durable et inclusive, priorisant les transports publics gratuits ou à tarifs modérés, les mobilités douces et une transition automobile socialement juste, tout en luttant pour des financements publics ambitieux.

💡 Nos propositions :

1️⃣ Tendre à la gratuité des transports : cela peut être atteint par le déplafonnement du versement mobilité et l’élargissement du nombre d’employeurs payant ce versement. Tendre vers la gratuité totale des transports publics, en commençant par des gratuités partielles pour les jeunes, les personnes à faibles revenus et les seniors, est possible : nous l’avons obtenu à Aubagne ou Montpellier.

2️⃣ Développer les transports publics : augmenter les fréquences de bus et tramways, créer de nouvelles lignes et instaurer des « comités d’axes bus » avec usager·ères et élu·es pour optimiser les aménagements. Défendre la gestion en régie publique (RATP, SNCF) contre la mise en concurrence.

3️⃣ Mobilités douces : multiplier par 6 les déplacements à vélo via des pistes cyclables sécurisées, organiser des « comités d’axes vélos » pour co-construire les aménagements et développer des voies piétonnes accessibles, notamment pour les personnes à mobilité réduite, en lien avec la végétalisation urbaine.

4️⃣ S’opposer aux sanctions ZFE (Zone à Faibles Émissions) : si nous sommes favorables à ce qu’une place plus limitée soit donnée à la voiture, tant que les aides sont insuffisantes, les ZFE sont avant tout une politique de ségrégation sociale. Nous sommes défavorables aux primes à la conversion pour les gros véhicules chers (type Tesla) et/ou produits dans des pays au mix énergétique peu vertueux, avec l’objectif de prioriser le soutien aux petites voitures électriques, produite en France.

5️⃣ Accessibilité universelle : garantir l’accessibilité des transports publics et des infrastructures (bornes de recharge, vélos adaptés, navettes municipales) pour les personnes en situation de handicap. : Créer des places de stationnement réservées, proposer des vélos adaptés, et améliorer l’accessibilité des transports en commun et des navettes municipales

6️⃣ Financements locaux et nationaux : militer pour le déplafonnement du versement mobilités, des taxes affectées (taxe bureau, taxe de séjour).

✅ Ils l’ont fait !

Montpellier (34) : avec l’appui des élu·es PCF, la métropole de Montpellier a rendu l’ensemble des transports gratuits en 2023. Une mesure écologique, sociale et qui permet de renforcer le pouvoir d’achat de l’ensemble des habitants de la métropole tout en favorisant l’utilisation des transports publics. En 2009, c’était la mairie communiste d’Aubagne (13) qui avait rendu les transports gratuits, permettant de tripler l’utilisation des transports en commun !

Bonneuil sur Marne (94) : en 2021, sur le baromètre des villes cyclables réalisé par la fédération des usagers de bicyclette, Bonneuil est la ville du Val-de-Marne la mieux classée du département : la ville obtient par ailleurs sa meilleure note sur le critère « effort de la ville », signe que la commune engagée à continuer de progresser !


Eau et traitement des déchets : pour une gestion communale publique des besoins fondamentaux

L’eau est un besoin universel et son accès un droit pour tous les peuples. A ce double titre, l’eau est l’un de nos biens communs les plus précieux. L’eau douce, en particulier, est une ressource relativement rare qu’il convient de préserver. De même que sa qualité face aux risques de pollution. La gestion de l’eau est aujourd’hui source de conflits qu’il importe de prévenir et d’anticiper. Les communes sont particulièrement concernées par cet enjeu, pour permettre l’accès de tous à une ressource fondamentale. La reprise en main de la gestion de l’eau par la puissance publique et sa démocratisation apparaissent comme une nécessité, dans un contexte de financiarisation des multinationales gestionnaires et d’attaque tous azimuts contre les communes ayant conservé la gestion directe de leur eau.

La réduction de la masse des déchets est également une priorité : l’épuisement progressif des matières premières fait de la production des déchets un gaspillage insoutenable que la loi doit réduire. Réduire les déchets, c’est aussi faire des économies pour les communes, et améliorer le cadre de vie avec des rues plus propres, et moins exposées au développement d’animaux et de maladies. Là encore, les communes sont en première ligne, pour expliquer, gérer, valoriser, organiser et planifier la politique de traitement des déchets. Un service public à la disposition des collectivités locales est seul à même de répondre aux exigences de transparence et d’évolutivité, dans l’objectif d’une gestion des déchets plus écologique et qui peut créer de l’emploi.

Le parti communiste s’engage ainsi à promouvoir et défendre sur nos communes l’égalité d’accès de tous les citoyen·nes à une eau de qualité. Nous entendons nous battre également pour réduire et traiter nos déchets dans le respect de l’environnement, en développant les coopérations à l’échelle locale comme à l’échelle internationale.

💡 Nos propositions :

1️⃣ Gratuité des 15 premiers mètres cubes d’eau correspondant à des besoins vitaux pour les familles et personnes en situation précaire, partout en France, dans le cadre de la solidarité nationale.

2️⃣ Démocratisation de la gestion de l’eau à l’échelle des bassins versants et des communes : participation des citoyen·nes et de leurs représentant·es élu·es à toutes les décisions relatives à la protection de la ressource, son usage partagé et l’adaptation au changement climatique.

3️⃣ Création à l’échelle nationale d’un service public de l’eau, à la fois décentralisé et disposant des moyens d’accompagner les communes dans l’exercice de leurs compétences, et soutien au passage en régie publique communale ou intercommunale lorsque l’eau fait l’objet d’une délégation de services publics ;

4️⃣ Création d’un centre technique national déconcentré, par exemple adossé au CEREMA, au service des collectivités locales, pour la réduction et le traitement des déchets. Avec trois missions : apporter une expertise aux communes ; contrôler les sociétés agissant localement dans le cadre de délégations de service public (affermage ou concession) ; entretenir un lien avec la recherche.

5️⃣ Mettre en place une politique volontariste de réduction des déchets au niveau communal, adaptée aux réalités de la commune : d’une réflexion sur la mise en place de consignes lorsqu’une entreprise locale utilise des bocaux en verre à l’offre de poules pour réduire les déchets organiques, en passant par des composteurs collectifs ou la mise en place d’une tarification incitative, le panel de mesures est large pour promouvoir cet objectif.

✅ Ils l’ont fait !

Vierzon (18) : en régie publique depuis 2011, la gestion de l’eau potable et des eaux usées en régie a permis de financer les infrastructures à hauteur des besoins, en garantissant des prix abordables. En 2025, cette compétence a été basculée au niveau intercommunal, la régie couvrant donc dans le futur 12 communes sur les 14 pour l’eau potable.

Tarnos (40) : Cinquième ville des Landes, Tarnos est animée par un maire communiste depuis 1920. La bataille pour une gestion publique de l’eau est menée de longue date au niveau communal, mais aussi départemental : sous l’impulsion de Jean-Marc Lespade, maire jusqu’en mars 2024, le syndicat intercommunal d’adduction a ainsi été passé en régie publique, avec à la clé une baisse de 17 % du prix au mètre cube, et la mise en place d’un tarif social pour les usagers les plus pauvres.


Pour un urbanisme et une architecture engagés, au service d’un projet politique

Depuis quarante ans la question de l’urbanisme se pose avec force. La vision globale d’une ville, de son environnement et de son architecture au service des habitant·es est un des marqueurs des communistes. Au nom de la compétence professionnelle et en le cantonnant à des aspects techniques il y’a souvent la volonté de déconnecter la notion d’urbanisme des choix politiques. C’est totalement l’inverse que porte pour nous l’exigence d’une vision de la ville autour d’un urbanisme au service des habitants qui a toute sa place dans le champ politique. L’urbanisme est intrinsèquement politique et couvre tout le champ social.

C’est pourquoi l’État a été amené à intervenir de manière systématique et prépondérante. Il réglemente, contrôle, prend l’initiative d’opérations de grande envergure. Il a donc une politique d’urbanisme, qui est une des branches de sa politique générale. Il y a des enjeux lourds de captation du foncier, du bâti, avec la spéculation immobilière et la privatisation des services au détriment du plus grand nombre. La crise urbaine a bon dos étant le résultat de décennies de politiques d’abandons des enjeux urbains et d’affaiblissement des communes et plus largement des collectivités territoriales.

La question de l’urbanisme et de l’architecture est essentielle lorsqu’on évoque le rôle des municipalités et les enjeux liés aux élections municipales : de la critique d’une « France moche » à la nécessité d’offrir suffisamment de logements de qualité et abordables à l’ensemble des habitant·es, en passant par les débats récurrents sur le zéro artificialisation net, l’urbanisme est au cœur de beaucoup d’enjeux.

Vouloir préserver le caractère historique d’un village, son patrimoine ou une unité architecturale d’une ville, ce n’est pas refuser toute innovation ou modernité mais c’est se mettre des règles collectives pour garantir une évolution harmonieuse du bâti.

Faire du logement social, ce n’est pas devoir se cantonner à des bâtiments de mauvaise qualité, et sans originalité : la preuve en est avec les mairies de la ceinture rouge parisienne, qui ont permis de développer des projets originaux en promouvant des jeunes architectes, en refusant l’urbanisme standardisé des promoteurs immobiliers.

Refuser, l’étalement urbain et les projets de lotissements n’est pas une attaque contre les petits propriétaires, mais une proposition politique de choix de société différents.

Le projet municipal communiste en matière d’urbanisme repose ainsi sur une vision de celui-ci comme outil de politiques publiques, comme outil de vivre-ensemble, cet outil devant proposer une qualité de vie optimale aux habitant·es, voilà ce que portent les communistes. Pour cela, la rénovation des centres-villes doit passer par une action communale volontariste, passant y compris par l’acquisition, voire la réquisition et la rénovation de bâtiments, puis la mise en location dans le parc social. Pour assurer l’inclusion de tous les publics dans un environnement construit de qualité.

Enfin, l’usage des plans locaux d’urbanisme (PLUi) est à réfléchir en associant les besoins de logements, les questions de mobilités, d’emplois, de commerces, de structures culturelles, de services publics, de parcs, d’équipements sportifs. Avec cette dernière décennie la question climatique et du besoin de végétalisation et d’îlots de fraîcheurs face aux canicules est devenu une priorité comme la question des matériaux et des zones agricoles.

La question du Zéro artificialisation des sols mal posée par le gouvernement est venue ré-questionner de manière positive la vision des rénovations, des friches de la transformation de la ville des zones commerciales ou industrielles. Le soutien à une architecture de qualité, innovante et intégrée est d’autant plus important.

L’attention portée à l’étalement urbain est un autre élément clé, notamment dans les territoires ruraux : l’extension des villes du bâti de manière irraisonnée, peut s’accompagner du dépérissement des centre-bourgs. Le développement de zones commerciales immenses a conduit à la disparition de petits commerces.

💡 Nos propositions :

1️⃣ Promouvoir une architecture de qualité, en faisant appel à des professionnels ayant une vision originale de l’architecture, qui tient compte de ses enjeux sociaux, et qui promeut un bâti durable, à coût contenu, accessible, de qualité et écologique.

2️⃣ Faire de l’urbanisme un réel enjeu social, et en promouvant des aménagements urbains esthétiques et adaptés à l’ensemble de la population et aux usages diversifiés de l’espace public compatibles avec un plan de mobilité inclusif.

3️⃣ Construire des PLUi concertés avec la population, qui fassent primer l’intérêt collectif sur l’intérêt particulier.

4️⃣ Utiliser la servitude d’utilité publique (SUP) qui permet de préserver la vocation agricole et d’encourager l’utilisation de zones agricoles protégées, délimitées par arrêté préfectoral sur proposition de la commune.

5️⃣ Mettre en place une action volontariste sur la réduction des grandes zones commerciales existantes et la redynamisation des centres-villes et centres-quartiers.

6️⃣ Soutenir un urbanisme inclusif, qui tient compte de tous les habitant·es : relancer les Plans d’Accessibilité de la Voirie et de l’Espace public (PAVE) avec une planification à long terme, en associant les usagers et usagères via les commissions d’accessibilité. Garantir la continuité des cheminements et l’accessibilité des ERP publics (sportifs, culturels) aux personnes en situation de handicap.

✅ Ils l’ont fait !

Ivry sur Seine (94) : dès les années 1960, Ivry organise son développement urbain en promouvant une architecture moderne, de qualité, et permettant à tous d’accéder à des logements sociaux adaptés aux besoins. En faisant appel à des jeunes architectes, Renée Gailhoustet et Jean Renaudie, et en coopération avec l’office HLM dirigé également par un membre du PCF, la rénovation et le développement urbain de la ville permettent de créer plusieurs milliers de logement, tout en conservant une ville à taille humaine, qui tient compte des avis des habitant·es, et qui prévoit des espaces de vivre-ensemble en faisant dialoguer aménagement urbain et logements.

Développer les services publics - Pour des communes qui répondent aux besoins des habitant·es

Laustérité imposée aux collectivités locales menace directement les services publics de proximité, sur fond de crise majeure des services publics nationaux (école, santé…).

L’enjeu des élections municipales de mars 2026 sera de répondre aux besoins des populations de nos villes et villages par le développement des services publics locaux de proximité et nationaux. Nous voulons en faire une mobilisation populaire et une des questions politiques de ces élections par l’intervention des usagers. La fermeture de services publics par son impact sur la qualité de vie des habitant·es et sur le tissu économique local participe de la désertification des territoires ou de leur relégation.

Travailler à structurer une ou des commissions locales des services publics locaux, impliquant les usagers et les agents en lien avec les élu·es sur la situation et le devenir des services publics. Une telle proposition peut ouvrir un débouché aux luttes locales et contribuer à des avancées immédiates et concrètes

La préfiguration de ces commissions locales de services publics commence à exister, certaines d’entre elles sont installées par la loi (Conseil de quartier, commission des services publics locaux ..) mais avec des limites, dans leur composition qui ignore souvent les agents et les organisations syndicales de salariés.

Il s’agit donc de travailler à des propositions concrètes, pour des commissions nouvelles ou pour un approfondissement de commissions pré-existantes, qui pourraient avoir cinq axes :

  • le fonctionnement, pour un partage des pouvoirs et des rôles, avec des réunions régulières ;
  • les pouvoirs : de proposition, de saisine de l’assemblée élue, de véto
  • les moyens dédiés.
  • la préservation des CCAS.
  • des tarifs accessibles aux services publics.

L’installation de commissions locales de services publics doit donner lieu à des propositions fortes sur l’intervention des agentes et agents de la fonction publique territoriale, dans un contexte de dégradation des relations hiérarchiques et de conflits de valeur sur le sens du service public.

Maintien des services publics de proximité

Au cours des dernières années, le désengagement de l’Etat s’est accéléré et de plus en plus de territoires dans les zones rurales et dans les quartiers populaires voient la fermeture de réseaux historiques, maternités, hôpitaux, bureaux de postes, gares, guichets SNCF, écoles, classes, centre des impôts, banques. Le retour, le maintien de ces services publics est une condition de l’aménagement du territoire, de l’égalité des territoires en lien avec les enjeux de transports et de logements pour bien vivre dans nos communes. L’action pour les services publics nationaux va de pair avec le développement des services publics municipaux. Nos communes ne peuvent compenser les services publics nationaux qui participent de notre République.

Que ce soit par le biais de campagnes nationales (« Privatiser la Poste, faut être timbré ! ») ou de mobilisations locales dans de nombreuses communes, les communistes se sont engagés de manière ferme pour maintenir des services publics de proximité dignes de ce nom. Dans beaucoup d’endroits nous avons remporté ces combats avec la population et les organisations syndicales contre les tenants de la privatisation des profits et de la nationalisation des pertes. Lors des élections de mars 2026 nous dénoncerons les privatisations qui ne disent pas clairement leurs noms.

On peut notamment mentionner :

  • la transformation des bureaux de poste en « agences communales », voire en « relais poste » : si le Parlement oblige la Poste à maintenir 17 000 points de contact, 10 000 ont déjà été fermés et transformés en ce type de bureaux. A la clé, des dépenses supplémentaires pour les communes (qui payent un employé pour maintenir une agence communale), et des services beaucoup plus réduits : pas d’accueil banque postale dans les agences communales ou relais, le strict minimum pour l’envoi de lettres et colis, et la suppression des salles de pause pour les facteurs, contribuant à fragiliser la profession. Se développe ainsi un système à deux vitesses, entre bureaux de poste dans les communes riches et agences communales ou relais dans les communes les plus défavorisées devant en plus payer pour maintenir ce type de services.
  • la fermeture des centres de finances publiques dédiés aux particuliers et aux entreprises, dans le grand mouvement de « rationalisation des effectifs » du ministère des finances se fait au détriment des usagers sur le rapport à limpôt.
  • les services publics de proximité (CAF, Caisses d’assurance maladie, voire parfois CCAS !) sont progressivement externalisés ou déplacés dans des zones moins accessibles en transports en commun, s’éloignant des habitant·es, complexifiant l’accès aux droits pour les plus fragiles.

Nous sommes pour une médecine sociale, tournée vers la population, les territoires, articulée avec le service public hospitalier. Les centres de santé municipaux qui se développent (+ 40% en 5 ans) et que nous proposons de multiplier sont pour nous une véritable alternative aux déserts médicaux en organisant les besoins des habitant·es et des territoires dans un service public de soins ambulatoires.

La lutte contre les privatisations et la fermeture de services publics de proximité doit être menée à tous les échelons : à la fois par le biais de campagnes nationales pour lutter notamment contre la mise en concurrence imposée par l’Union européenne du service public ferré ou par l’interdiction par les traités européens de faire de La Banque Postale une véritable banque publique.

💡 Nos propositions :

1️⃣ Porter dans nos engagements municipaux la mobilisation contre toute fermeture de service public y compris les prémices, horaires réduits, fermetures régulières, etc. Travailler au développement des services publics face à loffre privée notamment pour la petite enfance, les seniors, la santé de la naissance à la mort avec les pompes funèbres.

2️⃣ Intervenir par la présence d’élu·es communistes au sein des commissions départementales de la présence postale territoriale (CDPPT) ou la mobilisation des usagers, pour refuser toute fermeture de bureau de poste.

3️⃣ Lutter contre toute délocalisation de service public national déconcentré lorsque son déplacement peut conduire à éloigner les citoyen·nes de ce service.

4️⃣ Agir ensemble élu·es locaux·ales – élu·es nationaux·ales en lien avec nos groupes à l’Assemblée et au Sénat. Mise en place d’un observatoire national des services publics locaux et de proximité", associant parlementaires, élu·es locaux·ales, organisations syndicales et associations d'usagers.

✅ Ils l’ont fait !

Allonnes (72) : le maire communiste d’Allonnes, Gilles le Proust, a permis de faire rejeter par le bureau de l’association des maires de France la version 2017-2019 du contrat de présence postale signé entre La Poste, l’État et les maires de France, qui prévoyait la possibilité de faire fermer un bureau de poste sans validation du maire et du conseil municipal.

Viens (84) : commune de 624 habitant·es à la frontière du Vaucluse et des Alpes-de-Haute-Provence, le maintien d’un bureau de poste « officiel », qui n’a pas la forme d’une agence communale, relève presque de l’impossible. Miracle ? Et non, simplement une mairie communiste engagée et au service de la population, qui s’est battue pour son maintien !


Élargir la maîtrise publique des services hors tout intérêt privé

Le champ de ce que recouvre la notion juridique de services publics a fait l’objet de luttes au cours de l’Histoire, notamment juridiques, avec un élargissement progressif de ce que l’on considérait comme l’intérêt général. En 1962, le tribunal administratif de Paris refuse de reconnaître le centre dentaire municipal de Nanterre comme service public : la ville, dirigée par Raymond Barbet, cheminot communiste, gagnera devant le Conseil d’État en 1964, permettant d’élargir le champ des services publics.

La logique portée par le Parti communiste, d’extension du domaine des services publics, est parfois même portée par des élu·es d’autres partis, qui face au réel, se trouvent sans autre choix : le cinéma ferme ? municipalisons-le. Le cafetier part en retraite : faisons-le gérer par la commune. Si nous soutenons ces initiatives, chez nous, elles font partie d’une vision politique structurée, qui vise à sortir d’une logique de profit privé la part la plus importante possible d’activités.

Cela a de nombreux avantages :

  • avant tout, cela permet de maintenir la vie dans les villages et les quartiers, avec des services offerts à la population qui sont souvent aussi des lieux qui participent au vivre-ensemble ;
  • cela permet enfin de porter une politique d’emploi et de formation pour certains habitant·es : si la mairie cherche un boucher, et a en parallèle des gens sans emplois dans la commune, elle peut prendre en charge la formation, la personne étant garantie de trouver un emploi à la clé.

Quand certaines activités font défaut ou vont fermer, qu’une commune va perdre sa boulangerie, son épicerie, son garage ou encore son cinéma, vaut-il mieux laisser fermer le commerce et accepter la réalité libérale du marché économique ou trouver des solutions allant de l’aide publique aux services publics de proximité ?

Ce développement du champ des services publics de proximité répond aux problématiques de territoires et de difficulté économiques de nos concitoyen·nes :

  • d’une part, développer des services publics de proximité quand ceux-ci font défaut : halle alimentaire, restaurant pour seniors, café ou librairie municipale, garage, le champ est vaste sur le type de services qui permettent de maintenir la vie d’un village.
  • Le conseil municipal peut délimiter un périmètre de sauvegarde du commerces, le préempter sur les fonds de commerces pour relancer l’activité sous la forme de baux commerciaux, de régie directe ou de concessions.
  • d’autre part, valoriser une offre de service publique à côté de l’offre privée, en offrant des services accessibles à tous : ce que nous faisons sur les crèches, le logement, les transports, les Ehpad
  • Développer l’offre de service public des villes sur certaines activités qui touchent au plus près la population, mais sont pour autant aujourd’hui pleinement dans une logique de profits et faisant l’objet de scandales répétés (crèches, EHPAD, pompes funèbres).

Les services publics sont un combat plus que jamais d’actualité que les maires communistes savent mener !

💡 Nos propositions :

1️⃣ Développer des services publics de proximité avec la municipalisation de commerces de proximité (commerces de bouches, cafés, coiffeurs, librairies, garages…),
soit sous la forme de régie directe, soit sous la forme de concession.

2️⃣ Développer l’offre de service public des villes sur certaines activités qui touchent au plus près la population, mais sont pour autant aujourd’hui pleinement dans une logique de profits et faisant l’objet de scandales répétés (crèches, EHPAD, pompes funèbres).

3️⃣ Mutualiser certains services communaux déjà existants, en les ouvrant au plus grand nombre : la commune a une cantine municipale, pourquoi ne pas proposer des repas le midi aux travailleurs·ses à proximité ? La commune à une station-service interne pour ses véhicules ? Pourquoi ne pas la transformer en station-service communale ?

✅ Ils l’ont fait :

Arles (13) : créées en 1981, la régie municipale des pompes funèbres de la ville d’Arles assure une mission de service public en proposant des services de qualité, et à plus faible coût. Perdue en 1983, puis reprise en 2001, et de nouveau perdue en 2020, Arles est un exemple d’un communisme municipal qui peut durer dans le temps, malgré les aléas électoraux : en 2026, une nouvelle page de cette histoire communiste s’ouvrira !

Contes (06) : préemption des terres pour valoriser l’activité agricole , travail avec l’établissement foncier public pour la reconversion du site de Lafarge.


Pour des mairies actrices de l’économie

Le déclin économique et la désindustrialisation du pays, mais aussi de services, ont conduit de nombreux territoires à devoir faire face au chômage, au sous-emploi et à la pauvreté. La disparition de la vie économique de nombreuses communes voit les friches industrielles se développer, la pauvreté sinstaller durablement.

Si les municipalités n’ont pas vocation à rouvrir des usines ou diriger des groupes nationaux, elles peuvent toutefois prendre des initiatives pour maintenir ou relancer l’activité économique d’un territoire, et ce dans un triple objectif : faire vivre le territoire, mieux utiliser l’argent public, et orienter le développement de la commune.

L’engagement des collectivités communistes dans l’économie réelle, c’est enfin, aussi, un moyen de changer les esprits et d’agir pour la transformation de la société. Plusieurs outils peuvent être mis en avant :

🔴 la mobilisation de l’action municipale pour agir sur la transformation de l’économie en une économie plus sobre, respectueuse de l’environnement, et qui promeut le réemploi : le développement de services de prêts d’outils, de garages associatifs, de soutien à l’économie sociale et solidaire, de conditionnalité des aides publiques à l’emploi et au soutien à l’industrie aux commerces, ainsi qu’à laccessibilité universelle. La possibilité de soutenir et de conclure avec l’Etat des conventions au titre de l’insertion par l’activité économique.

🔴 La maîtrise du foncier est essentielle : l’achat de terres par la mairie ou un établissement public foncier peut permettre plusieurs usages :

  • préserver le foncier de la commune en protégeant les terrains agricoles d’éventuels projets immobiliers, agissant ainsi à la fois sur l’activité économique future du village (maintien de l’outil de production paysan) et sur son aspect paysager,
  • favoriser l’emploi et l’installation de jeunes agriculteurs, en permettant les prêts à taux zéro de diminuer la contrainte du coût d’acquisition de terres,
  • soutenir une propriété d’usage pour les services publics, pour l’économie maîtrisées (le paysan peut utiliser le terrain communal tant qu’il en a l’usage) plutôt qu’une propriété privée (en évitant ainsi que des terres restent en friche
  • encourager une agriculture respectueuse de l’environnement, et dont la production peut être utilisée directement dans les cantines de la commune, en encourageant ainsi circuits courts et produits de qualité pour les enfants ; le renforcement des synergies entre acteurs, là aussi pour soutenir les circuits courts.
  • permettre l’installation de services publics de commerces ou d’industrie s’engageant sur l’emploi

L’action des mairies dans l’économie peut avant tout répondre à la volonté de faire vivre le territoire : municipaliser certaines activités, c’est les sortir de la logique purement marchande, en considérant que ce service est essentiel à l’activité du territoire. Pourquoi ne pas imaginer des caves coopératives qui périclitent se transformer en caves municipales, en permettant de donner un poids équivalent au vigneron possédant quelques hectares et à celui en possédant plusieurs dizaines ? Pourquoi ne pas salarier un restaurateur pour proposer une offre de restauration complémentaire, bon marché et conviviale dans la commune ?

Ces mairies actrices de l’économie, ce sont des mairies qui savent que si elles ne font pas, d’autres feront avec des logiques court-termistes et non-optimales. Si les mairies n’ont pas vocation à remplacer l’ensemble des entreprises du territoire, le développement d’activités économiques en régie dans certains domaines est à la fois pertinent et nécessaire, pour orienter les actions vers ce qui est le plus souhaitable, et le plus durable.

💡 Nos propositions :

1️⃣ Développer une cartographie des services municipalisables à l’arrivée des nouvelles équipes municipales.

2️⃣ Proposer des services municipaux nouveaux à la population (prêt d’outils, dépannage électrique ou plomberie…).

3️⃣ Développer l’achat de terres agricoles par les communes, pour renforcer leur maîtrise du foncier et soutenir l’implantation de nouveaux exploitants produisant de la nourriture de qualité.

4️⃣ Analyser le potentiel de la commune pour offrir des produits et services aux entreprises et aux administrés, dans une optique de circuits courts, de maximisation de l’utilisation des équipements communaux et de coûts réduits (vente de graines et de plantes issues des centres horticoles municipaux, location d’utilitaires communaux…).

5️⃣ Développer ou conforter un réseau d'infrastructures publiques de transformation alimentaire (abattoirs, légumeries, etc.) et de commerce de denrées agricoles (marchés au cadran, criées, etc.) associant le plus possible les travailleurs dans leur gouvernance.

✅ Ils l’ont fait :

Villejuif (94) : la municipalité communiste a créé une régie agricole municipale. Une exploitation maraîchère a été achetée dans l’Yonne. Les terres et les bâtiments sont désormais la propriété de la commune et l’agricultrice est devenue fonctionnaire territoriale de catégorie B. Depuis 2024, l’unité de production, conduite en agriculture biologique, représente plus de la moitié des approvisionnements des crèches de Villejuif et fournit des produits distribués sous forme de paniers solidaires. Quant aux corps de ferme, ces derniers sont destinés à accueillir des enfants ainsi que des adultes dans l’optique d’agir concrètement pour le droit aux vacances.

Échirolles (38) : une ville exemplaire pour la mise en œuvre d’une politique numérique au service des citoyen·nes. L’action économique d’une collectivité (et on parle ici d’une commune de 37 000 habitant·es !), c’est aussi celle d’une commune qui se souci de qui elle finance, et pour quoi elle le finance. Depuis dix ans, Échirolles porte ainsi une politique numérique de transition, orientée vers les logiciels libres afin de s’émanciper de la tutelle des GAFAM : gratuits, tout aussi efficaces, sécurisés et collaboratifs, ces logiciels ont tout pour plaire. Agir dans l’économie, c’est ainsi faire soi-même, mais aussi penser ses choix en matière d’achats.

Des villes et villages qui émancipent et protègent

Pour une politique de santé publique communale au service des citoyen·nes

Dans un contexte de déserts médicaux (87 % des territoires concernés) et de crise des services publics de santé, les communes communistes doivent jouer un rôle central pour garantir l’accès aux soins et promouvoir une santé publique de proximité. La politique de santé publique portée par les municipalités communistes, et son articulation avec l’ensemble des politiques publiques locales jouant un rôle déterminant dans la santé des populations (logement, urbanisme, politiques sociales, alimentation…), a été un marqueur historique de nos villes, et continuera de l’être dans le futur. Face aux inégalités de santé, qui touchent les travailleurs les plus précaires (ouvriers, employés, maçons, femmes de ménage…), et face à une action de l’État souvent insuffisante, la mise en place d’une politique de santé publique de proximité, « du premier kilomètre » est un impératif. L’articulation entre communes et ARS pour relancer un volet santé de la politique de la ville, le soutien aux initiatives de démocratie sanitaire, ou encore une action plus volontariste au sein des écoles sont autant d’éléments ou la commune est l’échelon pertinent.

Face aux choix politiques qui trop souvent vont venir faire la part belle à la médecine libérale, en conduisant à une concurrence des communes entre elles (si telle commune met à disposition gratuitement un cabinet médical, de l’équipement, et prend en charge le secrétariat, telle autre ira proposer les mêmes options avec en plus une exonération d’impôts locaux, et une troisième viendra en plus offrir un logement gratuit…), en considérant que seul le profit est désormais la boussole dans un secteur qui devrait justement en être totalement sorti ! Là aussi, faire le lien entre politique municipale et vision nationale est primordial, pour assurer que chacun ait accès localement à des soignants, généralistes et spécialistes, dont les tarifs sont pris en charge par la Sécurité sociale !

Porter une politique de santé publique et de prévention en local, c’est aussi intervenir à tous les niveaux et prioriser certaines actions : la médecine scolaire est en lambeaux, les inégalités d’accès aux soins sont criantes, notamment pour les personnes les plus vulnérables, et les crédits toujours insuffisants. Faire le choix d’une politique volontariste, et qui dialogue avec les différentes autres politiques publiques (on ne peut penser la santé publique sans politique du logement, sans urbanisme visant à réduire les inégalités, ou encore sans tenir compte de la politique des transports !), c’est celui des mairies communistes, afin que la classe sociale ne soit plus ce qui détermine l’état de santé des gens.

Nous nous engageons à faire des communes des territoires de santé publique, en défendant l’hôpital public, en luttant contre les politiques néolibérales, et en garantissant l’égalité daccès aux soins.

💡 Nos propositions :

1️⃣ Créer des centres de santé publics : Développer des centres de santé municipaux ou intercommunaux ou des Groupements d’intérêt public avec le département ou la région avec des médecins salarié·es, des équipes pluridisciplinaires, et des actions de prévention, en lien avec les hôpitaux publics. Assurer la présence de gynécologues pratiquant l'IVG dans les centres de santé municipaux ;

2️⃣ Lutter contre les déserts médicaux : Évaluer les besoins de santé locaux avec les associations et la population, soutenir l’installation d’écoles de santé dans les territoires défavorisés, et développer une politique volontariste de recrutement de médecins salariés sur l’ensemble du territoire.

3️⃣ Renforcer la prévention : Promouvoir l’alimentation saine via des cantines bio et locales, encourager le sport pour tous, et végétaliser les espaces urbains pour améliorer la qualité de vie.

4️⃣ Soutenir l’autonomie : Renforcer les CCAS , et accompagner la vie autonome des personnes handicapées avec des services à domicile accessibles et de qualité, ainsi que les seniors, via des services, des EHPAD publics et des aides à l’adaptation des logements.

5️⃣ Négocier avec les ARS : Utiliser les contrats locaux de santé pour coordonner les actions municipales avec les services d’hygiène, d’environnement, et de prévention.

6️⃣ Dans les centres municipaux de santé : information et accessibilité sur les parcours de transition, avec une formation adaptée des personnels de santé.

✅ Ils l’ont fait !

Chalette sur Loing (45) : ouvert en 2017, le centre municipal de santé Ambroise Croizat compte sept médecins généralistes, une psychologue et un dentiste, salariés de la municipalité. Une annexe du centre a été ouverte dans le quartier populaire de Vésines en 2021, pour garantir une proximité des soins pour tous.


Pour une politique municipale inclusive, qui garantisse l’égalité de tous

Les communes, comme lieu de vie citoyen de « premier niveau » sont aux fondements du vivre-ensemble et de la vie en commun. Garantir que tous soient inclus et pris en compte lors de l’élaboration des politiques publiques, quelles que soient leur situation physique ou mentale, leur couleur de peau, leur orientation sexuelle, leur sexe ou leur niveau de richesse, voilà ce à quoi s’attachent les élu·es communistes lorsqu’ils sont à la direction des communes. Cet engagement au service de la nom discrimination est double, et concerne tant les usagers, habitant·es de la commune et audelà, que les agents communaux, agissant là en tant que mairies « employeuses ».

Si ces enjeux d’inclusion sont traités directement au sein des différentes politiques publiques, des mesures spécifiques et transversales doivent également être portées, pour garantir l’égalité de tous devant les politiques publiques.

Les personnes handicapées, souvent parmi les plus précarisées, doivent ainsi être au cœur des politiques municipales. Les communes communistes s’engagent pour une accessibilité universelle et une lutte contre les discriminations validistes.

De la même manière, dans un monde où les inégalités persistent, les communes doivent réaffirmer avec force leur engagement en faveur des droits humains et de l’émancipation de toutes et tous. Lutter pour l’égalité réelle, c’est aussi lutter pour la dignité, la liberté et la sérénité des personnes LGBTQI+, trop souvent encore victimes de discriminations, de violences ou d’invisibilisation. Chaque habitant·e a sa place dans nos villes, quelle que soit son orientation sexuelle, son identité ou son expression de genre. Parce que la diversité est une richesse, nos actions municipales doivent s’ancrer dans une volonté ferme d’inclusion, de reconnaissance et de respect. En portant cette parole dans nos quartiers, nos écoles, nos lieux de vie, nous faisons de nos communes un espace plus humain, plus solidaire, plus libre.

Le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie et les discriminations, en plus de faire vivre un enfer à celles et ceux qui les subissent, nuisent à la cohésion au sein de nos communes et alimentent les fractures territoriales. Ce sont des armes de division massive ! Les communes ont la responsabilité et la capacité d’activer des politiques publiques ciblées de lutte contre le racisme et les discriminations, pour l’égalité. Nous défendons l’inéligibilité systématique pour les personnes condamnées pour des actes ou des propos à caractère raciste et antisémite. Aussi en la matière, nous veillons à la probité des candidats et candidates figurant sur les listes que nous construisons et auxquelles nous participons pour les élections municipales. Plus encore, nos élu·es s’engagent à porter une parole forte et claire sur ces sujets, tout au long de leur mandat. Pour l’égalité dans la citoyenneté, nous continuons de porter à l’occasion des élections municipales l’exigence, ancienne et toujours en souffrance, du droit de vote des résidents étrangers dans nos communes.

💡 Nos propositions :

HANDICAP

1️⃣ Services municipaux : Former les agents communaux à l’accueil des personnes handicapées, créer un médiateur municipal de l’accessibilité, et garantir l’accessibilité numérique des services (sites web, formulaires).

2️⃣ Participation citoyenne : Inclure 10 % de personnes handicapées sur les listes municipales, rendre les bureaux de vote accessibles (braille, LSF : Langue des Signes Française, FALC : Facile À Lire et à Comprendre), et ouvrir les conseils de quartier à la pleine participation des personnes handicapées.

DROITS LGBTQI+

3️⃣ Créer des liens avec les associations locales pour favoriser des lieux protégés, l’organisation d’événements inclusifs au rythme par exemple des temps forts que sont la journée contre les lgbtphobies, la journée contre la transphobie, le mois des fiertés…

4️⃣ Services municipaux : formations des agents municipaux pour permettre un accueil bienveillant des personnes LGBTQI+ et notamment des personnes en changement d’identité.

5️⃣ Dans les centres sociaux, dans les recherches d’hébergements, en lien avec les associations soyons vigilants à l’accueil des personnes discriminées en danger, victimes de violence et les migrants lgbtqi+

6️⃣ Action et communication municipale sur la Prep et tous les moyens disponibles pour endiguer le VIH dans l’objectif 2030 Ville sans sida

RACISME

7️⃣ Des villes et des villages qui soutiennent les acteurs locaux de la lutte contre le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie et les discriminations ;

8️⃣ Des villes et des villages qui facilitent l’accès aux droits et contribuent, par des actions au long cours, des évènements réguliers ou ponctuels, à la sensibilisation des habitant·es en s’appuyant sur les équipements qui relèvent de leurs compétences (établissements culturels, sportifs, écoles, vie de quartier…).

9️⃣ Des villes et des villages qui agissent de façon exemplaire comme employeurs : formation des agents, non-discrimination dans les recrutements (y compris pour les emplois saisonniers et les stagiaires), fermeté dans les sanctions.

1️⃣0️⃣ Dans les communes où existent des polices municipales, les équipes doivent être formées pour devenir des points d’appui pour la reconquête de relations apaisées entre les forces de police et les habitant·es de nos quartiers.

✅ Ils l’ont fait !

Bordeaux (33) : les subventions aux associations sportives sont conditionnées à un accueil inconditionnel des personnes handicapées et un bonus financier est versé pour les aménagements spécifiques.


Féminisme et droit des femmes

Le féminisme est au cœur de notre projet communiste. Construire l'égalité et la justice sociale, lutter contre le capitalisme et le patriarcat sont des objectifs complémentaires. En faisant progresser leurs droits, les femmes font progresser les droits de toute la société. La défense et le développement des services publics dans nos villes sont une des conditions premières pour un égal accès aux droits sur l’ensemble du territoire, pour toutes et tous, en particulier pour les femmes qui en sont les premières salariées et usagères.

L'égalité femmes-hommes, tout comme l'écologie, doivent être intégrées aux politiques publiques de manière transversale, en mobilisant tous les leviers communaux et/ou intercommunaux. Des actions ciblées peuvent et doivent être menées pour agir sur les inégalités et discriminations spécifiques que subissent les femmes.

Dans les services publics et les collectivités, l'intégration du critère de genre à la collecte de données représente un enjeu décisif à sa prise en compte. Connaitre le nombre de femmes / filles inscrites en médiathèque, dans des équipements sportifs, culturels etc. permet d’évaluer la destination concrète des fonds publics mobilisés à la lumière du genre. Ce type de données est essentiel pour construire une politique féministe au plus près des besoins et en fonction de la réalité du territoire.

Nous nous engageons à façonner des villes inclusives où les femmes et les filles pourront accéder à leurs droits, se former, travailler, s’épanouir dans des activités culturelles et sportives, vivre en sécurité. Des villes où les femmes seront les égales des hommes.

💡 Nos propositions :

1️⃣ Féminiser les propositions événementielles : expositions, festivals, conférences, rencontres sportives, les femmes artistes, scientifiques, chercheuses, sportives doivent être invitées et mises en lumière autant que les hommes ;

2️⃣ Organiser des marches exploratoires pour impliquer les habitantes dans la conception des espaces publics à partir de leur expertise d'usage, praticité et confort des aménagements, éclairage le soir et la nuit ; continuité et visibilité des mobilités douces

3️⃣ Pour une politique féministe dans les écoles : Concevoir des cours d’écoles et favorisant les jeux mixtes par l'animation et l'aménagement, en le coordonnant aux travaux de végétalisation et/ou de lutte contre les îlots de chaleur. Lutter, dès le plus jeune âge contre la marchandisation des corps et le système prostitutionnel, en organisant le financement d’interventions d’associations pour faire de la sensibilisation dans toutes les classes de 4 et 3, et dans les centres de l’aide sociale à lenfance.

4️⃣ Lutter contre le harcèlement de rue : en mettant en place une campagne d'information visible et pérenne dans les transports et lieux publics, avec rappel à la loi, aux amendes et condamnations prévues, et en agissant sur l’éclairage public et les transports (services de bus avec arrêts à la demande par exemple) ;

5️⃣ Organiser un réseau de lieux sûrs (bars, restaurants, commerces...) en mettant en place le « dispositif Angela ». Rendre accessibles les numéros d'urgence et donner des bons taxi aux femmes victimes de violences intrafamiliales. Ouvrir des lieux d'accueil et de prise en charge inconditionnel (santé, droits, emploi) des femmes, en particulier des femmes victimes de violences intrafamiliales et des enfants co-victimes. Mettre en place des téléphone graves danger pour les femmes victimes de prostitution dans les parcours de sorties et favoriser leur accès aux services publics : centres de santé, places en crèches....

6️⃣ Former les agent·es à l'égalité femmes-hommes, rédiger des fiches de poste « dégenrées », agir contre le sexisme au travail.

✅ Elles l’ont fait !

Paris (75) : ouverture en 2025 d'une résidence sociale à destination des femmes victimes de violences de 18-25 ans : pension de famille (30 logements) et d’un centre d’hébergement et de réinsertion sociale (51 logements). Mise en place du dispositif « Collèges pour l’égalité » pour l'égalité filles/garçons (attribution de subventions annuelles à hauteur de 130 000 euros à des associations promouvant l'égalité) - Hélène Bidard adjointe à la Maire de Paris, chargée de l’égalité femmes-hommes, de la jeunesse et de l'éducation populaire.

Clermont-Ferrand (63) : ouverture du 25•Gisèle Halimi, lieu de ressources (droits, emploi, activités) et de répit dédié aux femmes et aux filles (le centre de santé est géré par le Planning familial) ; permanences gratuites assurées par des avocats, le CIDFF et AVEC France Victimes - Magali Gallais, adjointe à l'Égalité et à la lutte contre les discriminations.

Bourges (18) : inauguration d'un gymnase Marie-George Buffet ; campagne d'affichage contre le harcèlement de rue - Magali Bessard, première adjointe à la santé et à l'égalité femmes-hommes.


Pour une éducation primaire progressiste, laïque et gratuite

Pour les communistes, les enjeux du service public d’éducation sont ceux de la démocratisation de l’accès aux savoirs, et des conditions nécessaires à l’émancipation sociale et culturelle des citoyennes et citoyens. Pour cela, un investissement majeur doit être consacré par l’État au service public d’Éducation nationale accompagnant. Une augmentation de la durée du temps d’enseignement et de formation des enseignants à des pratiques permettant un accès émancipateur et égalitaire aux savoirs, notamment concernant l’égalité filles/garçons sont ainsi des éléments primordiaux, permettant de garantir une éducation égalitaire et accessible à tous.

Le programme des communistes en matière d’éducation primaire passe par plusieurs grands axes, qui visent à sortir l’école d’une dynamique ségrégationniste, à garantir la qualité des enseignements et de l’environnement dans lequel ils sont donnés, et à assurer l’effectivité réelle de la gratuité de l’enseignement scolaire, trop souvent théorique et insuffisamment mise en pratique. Les politiques municipales doivent servir les enjeux égalitaires de l’éducation à la fois par leurs responsabilités propres dans le domaine de l’école maternelle et élémentaire et à la fois par la promotion et l’organisation d’une éducation populaire en dehors du temps scolaire des enfants.

Quatre grands axes sont ainsi portés : (i) larrêt d’une politique de subventionnement de l’école privée qui réduit la mixité sociale des écoles et conforte les inégalités, (ii) le soutien à une politique de rénovation et de développement des locaux scolaires, avec des locaux permettant le dédoublement des classes, rénovés et adaptés aux activités des élèves, y compris dans les cours de récréation pour garantir le développement de cours d’école inclusives et adaptées face au réchauffement climatique, (iii) la prise en compte des personnels municipaux en service à l’école, avec notamment une attention particulière portée aux agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM), (iv) le soutien à l’égalité de tous devant l’école, passant par une sectorisation scolaire garantissant la mixité sociale des écoles mais aussi par des moyens suffisants mis à disposition par la mairie pour garantir des activités scolaires diversifiées et de qualité, et à des classes non-surchargées.

Enfin, les activités dites périscolaires doivent être développées dans les perspectives de l’éducation populaire et non comme des moyens de substitution aux manquements de la politique éducative nationale. Elles permettent de développer les pratiques sociales, sportives et culturelles accordant une attention particulière à la lutte contre les inégalités de classe, de race ou de genre. Elles offrent un cadre favorable à l’éducation à l’esprit critique, à l’initiative solidaire, au projet collectif au travers de projets de culture artistique ou technique, de pratique sportive, d’éducation à la citoyenneté et à la défense des droits, de protection de l’environnement… Les partenariats engagés pour mettre en œuvre cette éducation populaire doivent être attentifs à ne pas servir les volontés de marchandisation de l’éducation portées y compris parfois sous des formes associatives, et doivent comporter les exigences des valeurs républicaines de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité

💡 Nos propositions :

1️⃣ Mettre fin au financement des écoles privées au-delà des obligations légales, et lutter au niveau national pour que les financements publics soient réservés à l’Ecole publique.

2️⃣ Renforcer la formation des ATSEM, pour renforcer la coopération professionnelle avec les enseignantes et enseignants et leur permettre une prise en charge des enfants optimale ;

3️⃣ Limiter les dérogations scolaires aux zones d’affectation des élèves, afin de garantir la mixité sociale dans les écoles ;

4️⃣ Soutenir les projets mis en œuvre par les équipes enseignantes via l’accès aux installations sportives et aux équipements culturels de la commune, la mise à disposition de moyens de transports ou la gratuité de l’usage des transports publics pour permettre des activités d’apprentissage nécessitant le déplacement des élèves.

5️⃣ Assurer la gratuité effective de l’enseignement scolaire, avec la mise à disposition gratuite des fournitures scolaires et l’accès aux activités scolaires (sorties, classes de découverte…) à tous les élèves, sans aucune discrimination financière.

6️⃣ L’accès à une restauration scolaire permettant une alimentation saine et développant des pratiques favorables à l’environnement et respectueuses des agricultrices et agriculteurs : circuits courts, produits de l’agriculture bio et raisonnée. La tarification sociale des cantines permet de mettre en œuvre un principe de solidarité et de justice sociale, d’accès de toutes et tous à la cantine, pouvant aller jusqu’à la gratuité pour les familles Défendre la restauration collective en gestion publique, est ainsi un impératif, complémentaire du portage de repas à domicile et de la fourniture de paniers solidaires par les CCAS et le tissu associatif.

7️⃣ L’accès de l’école à toutes et tous, en exigeant les moyens nécessaires à l’accompagnement des enfants handicapés, en y contribuant dans la mesure de leurs responsabilités propres notamment en matière d’accessibilité des locaux.

8️⃣ Mettre en place un moratoire sur les fermetures de classe, en défendant le maintien d’une école de proximité avec des effectifs limités à 20/25 élèves par classe.

✅ Ils/Elles l’ont fait !

Blénod les Pont à Mousson (54) : depuis 1977, la municipalité communiste de Blénod-les-Pont-à-Mousson distribue gratuitement les fournitures scolaires aux élèves du collège Van Gogh, situé sur le territoire de la commune, permettant ainsi de protéger le pouvoir d’achat des familles et garantir une égalité daccès à tous à l’enseignement. C’est le cas également à Fontenay-sous-Bois (94), où un cartable est pris en charge pour les CP/CE1, et une trousse offerte du CE2 au CM2.

Vénissieux (69) : la cantine de Vénissieux est en régie municipale : cela permet à la commune de proposer un quart de produit bios dans les repas (26,74 % exactement !), la moitié de produits sous label qualité, et des tarifs raisonnés. Le prix de la cantine en 2023 étaient similaires à ceux de 2017, et ce malgré l’inflation, et le tarif social à 1 € le repas a pu être maintenu : chacun contribue à hauteur de ses moyens, mais tous ont accès à une nourriture de qualité, et en quantité !


Petite enfance

La petite enfance est un levier d’émancipation sociale. Les communes communistes doivent être des territoires pilotes, avec un service public universel, gratuit, et protecteur, articulé à une politique ambitieuse de protection de l’enfance. Nous nous engageons à faire des communes des territoires pionniers de la justice sociale dès la petite enfance, avec un service public protecteur et émancipateur, en opposition aux logiques libérales. Développer un service public de la petite enfance, c’est développer un accueil au service des futurs citoyen·nes de nos communes, et qui permet à toutes et tous de grandir sereinement, dans des conditions optimales, sans considérations de fortune ou de naissance.

Assurer un accueil universel, c’est enfin permettre à toutes et tous de pouvoir mener leur vie professionnelle librement, sans contraintes ni obligations : le développement d’un service public universel de crèche, permettant d’assurer l’accueil de l’ensemble des enfants d’une commune, avec des tarifs adaptés aux capacités contributives des habitant·es, c’est permettre à l’ensemble de la population d’exercer une activité professionnelle, la collectivité prenant en charge la garde et l’éducation de l’enfant pendant la journée. Promouvoir un service public de la petite enfance, c’est ainsi garantir l’émancipation des parents, une prise en charge optimale des enfants, et une protection de leur cadre de vie : sortis des impératifs financiers et des obligations de rentabilité, la prise en charge des enfants par un personnel dédié, formé, et correctement rémunéré est une garantie de qualité !

💡 Nos propositions :

1️⃣ Service public universel : Créer des crèches publiques dans tous les quartiers, avec une tarification progressive allant vers la gratuité, une accessibilité universelle et refuser les délégations au privé lucratif.

2️⃣ Protection de l’enfance : Instaurer un·e référent·e protection de l’enfance dans chaque structure, former les agent·es à la bientraitance, et intégrer des équipes pluridisciplinaires (éducateurs·trices, psychologues).

3️⃣ Soutien aux professionnel·les : Mettre en place un plan de titularisation, revaloriser les salaires, et offrir des espaces de supervision et de formation continue.

4️⃣ Démocratie participative : Créer des conseils participatifs dans chaque crèche (parents, professionnel·les, élu·es) pour co-construire les projets éducatifs, et renforcer les liens avec les centres sociaux et associations.

5️⃣ Campagne nationale : Organiser des états généraux de la petite enfance en 2025, avec un cahier de propositions commun à toutes les villes communistes.

6️⃣ Petite enfance et inclusion : Accompagner les familles dans leurs démarches auprès de la MDPH, créer des centres ressources, et garantir un accueil inconditionnel dans les crèches et écoles

✅ Ils l’ont fait !

Avion (62) : Participation des familles au paiement de la crèche municipale calcule selon le barème de la CAF , des revenus imposables et de la composition familiale.

Montreuil (93) : Accueil en crèche adapté aux enfants handicapés et ayant des besoins particuliers avec des professionnelles diplômés et qualifiés.


Le sport dans une ville communiste : pour une activité physique émancipatrice

Les activités physiques et sportives (APS) sont essentielles dans la société parce qu’elles participent à la nécessaire formation de l’être humain ; leur pratique par toutes et tous est un droit essentiel que nous entendons élargir sans cesse et faire respecter. Notre conception des APS est celle qui libère : elles sont un lieu de création, d’expérience, de plaisir, de confrontation à l’autre et avec soi-même qui pousse au progrès. La démocratisation des pratiques ne peut être garantie que par le développement d’un service public qui s’inscrit dans la proximité des citoyen·nes sur l’ensemble du territoire.

L’égalité d’accès à toutes les APS passe d’abord par la gratuité et l’enseignement obligatoire de l’éducation physique et sportive de la maternelle à l’université. La vie associative constitue un espace essentiel d’éducation populaire et de formation citoyenne. Une politique de valorisation, de formation et de sou tien aux bénévoles sera garante de sa pérennité.

Il convient également de développer l’accès aux espaces de pratiques libres et de pleine nature : halles des sports, plaines de jeux, bases de loisirs, pistes de jogging, parcours de remise en forme, chemins de randonnée, terrains de boules, roller parc et autres. Ces activités doivent rester en libre accès à toute la population et garanties dans le cadre du service public du sport pour ne pas être abandonnées au secteur marchand.

Nous devons garantir la maîtrise publique des équipements en associant les citoyen·nes à leur gestion, à l'attribution des créneaux et à l'animation. L’investissement doit être au service d’une conception ne se limitant pas au spectacle, mais permettant l’accueil d’une diversité de disciplines et de pratiquants, en favorisant notamment la pratique des femmes, des amateurs et des scolaires et accessibles aux personnes en situation de handicap.

Enfin, le sport professionnel, ses manifestations et leur traitement médiatique doivent viser des objectifs humanistes de progrès pour toutes et tous. L’ensemble des richesses créées par la haute performance, qu’elles soient culturelles, économiques ou technologiques, doit participer au développement du sport pour l’ensemble de la population.

En inscrivant notre action pour le sport dans l’émancipation humaine, nous affirmons notre ambition de changer le sport pour transformer notre société.

💡 Nos propositions :

1️⃣ Soutenir l’éducation physique et sportive et le sport scolaire : chaque élève partira en classe découverte à dimension sportive dans sa scolarité (mer, montagne, ski, voile...). Nous créerons un brevet sportif populaire à la sortie du CM2 et de la 3e pour tous les élèves et nous renforcerons le plan « savoir nager » et « savoir rouler » dans toutes les écoles. Nous ferons de la pratique du vélo et du savoir rouler une priorité, avec l’enseignement obligatoire pour tous entre le CM1 et la 6e.

2️⃣ Développer l’école municipale des sports : pour offrir des activités physiques et sportives de qualité après l’école, le mercredi et pendant les vacances, nous proposons le développement des écoles municipales des sports encadrées par des éducateurs-trices territoriaux (ETAPS). Le coût de l’inscription à lannée doit se faire sur la base du quotient familial.

3️⃣ Soutenir l’engagement bénévole et la vie associative : les associations sportives doivent être soutenues pour un moindre coût pour les familles. Le soutien financier à la vie associative doit s’appuyer sur des conventions d’objectifs liées au contenu et à la démocratisation des pratiques. La mise à disposition gratuite des installations et le soutien en matériel pour l’organisation des manifestations sont essentiels pour diminuer le coût de la pratique des adhérents. Des dispositifs d’aides aux familles les plus démunies, doivent être mis en œuvre. Des conventions avec les employeurs du territoire doivent être recherchées pour garantir du temps et de la formation des bénévoles.

4️⃣ Co-élaborer les politiques sportives avec les citoyen·nes : instituer des assises citoyennes du sport pour mobiliser l’ensemble des acteurs et établir un diagnostic partagé sur l’état des lieux et les besoins. Co-construire un projet sportif local qui fixe les objectifs de la politique sportive et un programme d’actions pour les années à venir. Créer des instances permanentes de décision, de suivi du projet et d’évaluation de la politique sportive.

5️⃣ Développer les pratiques féminines et réaffirmer les principes de mixité garçons/filles : si les femmes sont de plus en plus nombreuses à pratiquer une activité physique et sportive, les inégalités entre les sexes et les stéréotypes de genre persistent. Or, cette ségrégation n’est pas l’effet d’une différence de goûts naturels, mais le produit de facteurs sociaux, politiques, institutionnels et religieux. La féminisation des disciplines considérées comme « masculines » sera encouragée et un accès égalitaire et mixte aux équipements sportifs garanti. Nous proposons d’ouvrir un chantier avec les associations sportives pour le développement de rencontres mixtes. Il s’agit enfin de promouvoir une meilleure place des jeunes filles et des femmes dans le mouvement sportif.

6️⃣ Des pratiques physiques et sportives bienveillantes et accessibles à tous : nous créerons un réseau local entre les clubs qui accueillent les prescriptions de sport sur ordonnance, les médecins, les maisons du sport santé et les collectivités. Le financement des pratiques partagées valides/non valides, et du sport adapté et de l’handisport sera augmenté. Nous développerons un dispositif « sport sénior » avec les départements et des interventions spécifiques dans les EHPAD. Nous soutiendrons les clubs qui participent à l’accueil des réfugiés dans leurs pratiques sportives. Un plan de lutte contre les discriminations, le racisme et l’homophobie dans le sport sera financé en lien avec les collectivités locales et les clubs engagés.

 

 

 

 

 

Des communes ouvertes à toutes et tous, garantes des droits, des libertés et des valeurs républicaines

Tranquillité publique et sécurité : le droit de vivre sans peur

La tranquillité publique et la sécurité sont et doivent demeurer une compétence régalienne, pour laquelle l’Etat doit s’investir pleinement pour garantir à chacune et à chacun la tranquillité indispensable à l’émancipation individuelle et collective. Mais aux côtés de l’État, les collectivités locales doivent continuer de jouer tout leur rôle pour garantir la cohésion sociale et faire vivre l’égalité sur tout le territoire de la République. Elles ont, pour cela, besoin de moyens à la hauteur de leurs missions et de leurs compétences.

Pour les communistes, la sécurité est un droit fondamental, indispensable à l’émancipation individuelle et collective. Vivre en sécurité, c’est être libéré de la loi du plus fort, des menaces, des violences et des trafics qui gangrènent nos quartiers et fracturent notre pacte républicain. Ce sont toujours les classes populaires, les femmes, les jeunes, les travailleurs précaires, qui paient le prix le plus lourd de l’insécurité quotidienne.

Quand l’insécurité s’installe, ce sont les mafias qui prospèrent, ce sont les libertés publiques qui reculent, et ce sont les plus vulnérables qui se trouvent abandonnés. C’est pourquoi nous faisons de la lutte contre l’insécurité et pour la tranquillité publique une priorité, dans le respect des compétences des collectivités territoriales. Nous défendons une action coordonnée avec l’État, une présence policière renforcée, des moyens pour la prévention, la médiation, le dialogue, et la défense inébranlable des droits démocratiques, notamment face aux violences d’extrême droite et aux dérives dans le maintien de l’ordre.

Garantir la sécurité, c’est garantir l’égalité réelle : chacun, chacune, doit pouvoir vivre, circuler, s’exprimer librement et sans peur, partout dans nos villes et nos villages.

💡 Nos propositions :

1️⃣ Renforts pérennes de police nationale adaptés à l’évolution démographique, création de commissariats de plein exercice dans les quartiers prioritaires, pour ancrer durablement la présence de l’État et faire reculer la criminalité organisée. Investir partout les cadres de dialogue effectif et outils de coopération entre police nationale et collectivités permettant de partager les diagnostics et actions à déployer pour lutter contre la criminalité ( conseils locaux de sécurité…)

2️⃣ Renforcer des équipes de médiateurs dans les villes, outil clé de prévention, de dialogue et de résolution des tensions du quotidien.

3️⃣ Assermenter certains agents publics et des bailleurs sociaux pour verbaliser les incivilités (dégradations, dépôts sauvages, nuisances), afin de préserver les espaces publics et le cadre de vie des habitant·es.

4️⃣ Créer un espace de dialogue et d’évaluation des politiques publiques de sécurité avec les agents concernés (police municipale, médiation…) et travailler sur l’attractivité des métiers : salaires, conditions de travail, protection des agents, coopération avec la police nationale.

5️⃣ Mettre en place de plans municipaux ambitieux contre les violences sexistes dans l’espace public et les violences intrafamiliales, avec des mesures fortes et concrètes : marches exploratoires de femmes pour repenser les aménagements urbains, dispositif de signalement sécurisé, formation obligatoire de tous les agents municipaux en contact avec le public sur les violences sexistes et sexuelles…

6️⃣ Développer des campagnes de prévention et de sensibilisation aux dangers des addictions : tabac, drogues, alcool, jeux… Expérimenter en lien avec l’Etat des dispositifs et actions susceptibles de limiter l’entrée des adolescents dans les réseaux de trafic, mieux aider les jeunes les plus vulnérables. Organiser des modules de sensibilisation aux dangers des parcours délinquants.

✅ Ils l’ont fait :

Échirolles (38) : la maire communiste mobilise la population pour la mise en place d’un commissariat et en lien avec sa majorité municipales les habitant·es et les associations de quartier organisé la lutte contre le narco trafic et ses atteintes à la sécurité et aux libertés des habitant·es des quartiers populaires.


Culture en commun•e•s !

L’heure est à l’inquiétude dans les milieux culturels : la baisse des dotations de l’État aux collectivités, pour une prétendue participation aux efforts de résorption de la dette nationale menace de mettre la Culture au pain sec. La culture ne saurait être sacrifiée, a fortiori dans une société en crise.

Pour ne pas être laissée aux affairistes et aux censeurs, la culture a besoin de politiques publiques puissantes, elle doit être un moteur des projets municipaux. Le déploiement d’une politique culturelle offensive est un marqueur pour les élu·es communistes. Or l'art, la culture sont souvent absents des débats électoraux. C’est un problème, car il y a besoin d’en débattre et c’est une erreur car cela est indispensable à une dynamique politique : comment gagner sans mobiliser les imaginaires ?

Sans la culture, la rencontre ne peut advenir : comment imaginer un avenir commun, sans se connaître, se rencontrer, se comprendre, en vivant isolés, séparés, divisés, opposés ? Le projet des communistes est de rassembler, d’unir, pour gagner des progrès partagés. La culture est ce qui libère, qui relie, qui interroge, qu'on partage. Une part considérable de sa vitalité se joue à l’échelle locale, où la question culturelle est une question politique à part entière, et non pas seulement une question sectorielle de « politique culturelle ». C’est elle qui crée les conditions générales de la lutte. Elle doit trouver place quand on aborde les questions sociales, les questions écologiques, les questions démocratiques, les questions de service public, de logement, d’éducation… Elle contribue à donner sens.

Notre bataille ne se limite pas à l’amélioration des conditions matérielles d’existence, mais elle porte l’ambition du droit à une vie pleine et entière, à l’émancipation. La culture doit se concevoir non pas comme une potion qu’on administre mais comme un geste commun à produire, comme une affaire populaire. Il s’agit de s’appuyer sur la créativité, les énergies, les désirs qui s’expriment dans la cité : autour de quoi pouvons-nous nous retrouver, vibrer ensemble, apprendre et faire la fête ? Pour cela, il y a besoin d’institutions et de lieux, de services publics et d’associations, qui soient ouverts et catalysent la présence du geste culturel et des artistes partout dans la cité.

Nous voulons une culture que l’on pratique, que l’on discute, et non pas que l’on consomme : il s’agit de développer la pratique de l’art et de la création par toutes et tous : nous voulons une commune où chacune et chacun peut cultiver sa liberté et pleinement s’exprimer. Il s’agit de mettre en place des dynamiques d’éducation populaire et de médiation culturelle pour se rencontrer, apprendre et expérimenter ensemble. Face à l’éducation populiste déployée par des médias dominants, conforter l’éducation populaire, et encourager l’appropriation des connaissances, des oeuvres, des gestes, comme les modes d’expression émergents. Nous entendons considérer la culture en mouvement, et ne pas la figer dans des identités statufiées, pour que des représentations du monde naisse quelque chose qui éclaire demain. Ce que nous défendons, en somme, c’est le droit fondamental et inaliénable à la culture et à la création. Nous voulons que personne ne pense : ce n’est pas pour moi, ce n’est pas ma place.

Nous nous engageons à faire des communes des territoires culturels vivants, où l’art et la création irriguent la vie sociale, favorisent le lien, et résistent aux logiques marchandes.

💡 Nos propositions :

1️⃣ Service public culturel : Renforcer les équipements culturels publics (théâtres, bibliothèques, cinémas) et garantir une compétence partagée entre État et collectivités avec des budgets conséquents. Faire l'inventaire de l'existant, des lieux, des équipements, des structures. Rencontrer les équipes, les artistes, qui les animent. Identifier les enjeux, les projets, les manques

2️⃣ Accessibilité culturelle : Rendre les lieux et spectacles accessibles (audiodescription, LSF, FALC), visibiliser les artistes en situation de handicap, et promouvoir les pratiques artistiques collectives. Développer la gratuité et les politiques tarifaires attractives.

3️⃣ Éducation populaire : Soutenir les associations pour des ateliers, festivals, et débats citoyens, et encourager la pratique artistique dans les écoles, logements, et espaces publics.

4️⃣ Démocratisation : Organiser des États généraux de la culture avec les artistes, habitant·es, et associations pour co-construire les politiques culturelles locales.

5️⃣ Soutien aux artistes : Favoriser les résidences artistiques permanentes, protéger les lieux de création, et lutter contre la précarisation du secteur culturel.Favoriser les permanences artistiques, et la présence des artistes, du geste de représentation et de création dans la vie sociale ;

6️⃣ Éducation aux médias et aux enjeux de l’information. Intégrer la culture scientifique, intégrant également les sciences humaines et sociales, comme une dimension indispensable de la vie citoyenne en proposant aux chercheur·es et autres spécialistes des espaces d’intervention.

✅ Ils l’ont fait :

Barjac (30) : La mairie de Barjac, 1 600 habitant·es, dispose d’un cinéma municipal Art et Essais où la place reste à prix très réduit (6€ en tarif plein, 4€ en tarif réduit !), permettant de maintenir une offre de cinéma diversifiée, pour tous, et en zone rural, et ce quatre jours par semaine. La ville organise également un festival de musique de chanson à texte dans son château, qui a accueilli près de 8 000 personnes en 2023, faisant vivre la commune autour d’un projet politique, et culturel !

Vitry sur Seine (94) : la galerie municipale Jean Collet, ouverte en 1982 dans les anciens bains-douches de Vitry est un espace d’exposition d’art contemporain, tourné vers la population. Elle gère également la collection « Novembre » de la ville, constituée des œuvres lauréates du prix international de peinture organisé chaque année par la municipalité. Outre la présentation d’expositions, la galerie organise également des rencontres avec le public et notamment les scolaires, pour expliquer et amener vers la création contemporaine. La galerie propose également chaque année un « déjeuner sur l’art », moment de partage artistique (et culinaire !), où, sur la pause du midi, les vitriot·es peuvent venir partager un sandwich et une visite de l’exposition.


Participation citoyenne, démocratie locale et vie associative

La démocratie est l’affaire de toutes et tous, chaque habitant·e a des compétences et peut contribuer aux décisions et actions municipales. Nous nous engageons à créer les outils pour que chacun puisse s’impliquer au maximum dans son quartier, son village, sa ville. L’idée est de donner du « pouvoir d’agir » le plus grand possible. Pour défendre et renforcer l'action associative, pour s'opposer à la marchandisation et aux pratiques de mises en concurrence comme aux dérives autoritaires bridant les libertés associatives et en premier lieu au Contrat d'engagement républicain (CER) et ses déclinaisons."

Au-delà des mécanismes classiques de prise de décisions qui passent par les canaux officiels des Conseils municipaux, la soif de prise de décisions directes par la population peut être étanchée de différentes manières. Cette conception de la politique est un renversement complet de modèle puisque le citoyen n’est plus vu comme une personne qui donne un feu vert tous les six ans pour qu’une infime minorité prenne toutes les décisions mais plutôt comme un co-concepteur de la politique municipale.

Pour que la commune soit réellement la « cellule de base » de la démocratie, il faut que ce soit le lieu du débat informé sur un pied d’égalité. En un temps où fleurissent les propositions de démocratie « post représentative », censée dépasser, vivifier le débat démocratique, de plus en plus transformé en débats parallèles, est une urgence. Avant de remplacer la démocratie représentative par des formules qui n’ont jamais montré leur supériorité, faisons-la fonctionner dans de bonnes conditions. La démocratie, ce n’est pas la domination de majorités automatiques, c’est d’abord le débat démocratique à égalité d’information.

Administrer librement la commune, encourager l’intervention populaire, rendre compte de son mandat, agir contre l’austérité et pour la solidarité, avec comme priorité la démocratie, les services publics, l’écologie liée indissociablement au social : toutes ces ambitions locales des communistes rencontrent avec force nos combats nationaux.

💡 Nos propositions :

1️⃣ Possibilité pour les citoyen·nes de participer ou d’organiser des votations sur tous les sujets qui entrent dans les compétences municipales et communautaires. (Sur pétition, d’un nombre de signatures à déterminer selon la commune)

2️⃣ Mise en place d’un Budget Participatif (5% du budget d’investissement de la Ville) piloté par une Assemblée Citoyenne représentative de la ville (membres d’associations, de syndicats, volontaires et personnes tirées au sort).

3️⃣ Création d’un conseil municipal des jeunes, force de proposition pour le territoire. Mise en lien avec le budget participatif.

4️⃣ Proposer des permanences d’élu·es à l’échelle de la commune, dans les quartiers et organiser des Conseils Municipaux délocalisés (villes grandes et moyennes).

5️⃣ Remettre la commune au cœur de la démocratie de proximité par une nouvelle étape de la décentralisation et exiger l’augmentation des dotations aux collectivités territoriales.

✅ Ils l’ont fait :

Raismes (59) : En 2017, la municipalité a lancé le projet « Raismes 2032 ». Se donnant 15 ans pour repenser la ville avec les habitantes et les habitants, la ville encourage l’implication des citoyen·nes en mettant l’accent sur l’éducation populaire. En octobre 2021, la Ville organise un « marathon des idées », différents projets émergent alors : la création d’un espace de sport‐fitness pour que les jeunes filles se réapproprient l’espace public ; la modernisation du mobilier urbain ; et la volonté d’organiser des actions de solidarité entre les habitant·es ou en direction du monde caritatif. Des événements autour de l’engagement citoyen, du fonctionnement des médias ou de l’alimentation ont lieu au R’Lab. Des interventions dans les collèges et lycées sont aussi organisées pour sensibiliser à l’égalité entre les genres dès le plus jeune âge. Et ça fonctionne.

Sautel (09) : À Sautel (127 habitant·e!), l’association des habitant·es aux décisions, l’invitation au conseil municipal suivi jusqu’à cinquante personnes, le pari est réussi. Un exemple de participation citoyenne, une gestion municipale démocratique passe par un lien continu avec la population.


Communes engagées, communes pour la paix

En tant qu’élu·es au plus proche des citoyen·nes, l’action politique des maires et des conseillers municipaux permet de porter des valeurs et des principes qui dépassent les seuls enjeux communaux. L’engagement d’une municipalité ou d’élu·es communistes en faveur de campagnes de solidarité internationale, de commémorations, ou le développement de mesures symboliques permettent aussi de lutter pour agir sur les esprits et les représentations collectives en faveur d’un changement de société.

Les mairies communistes ont toujours porté haut et fier cette dimension de communes engagées, au service de la solidarité internationale et de la défense de la classe travailleuse.

Qu’il s’agisse par le passé de l’accueil des enfants réfugiés pendant la guerre d’Espagne, de l’adhésion des communes au réseau reconnu par les Nations Unies des maires pour la Paix, ou encore le jumelage avec des communes étrangères où les maires agissent également pour porter des idées de progrès, la volonté d’une solidarité concrète qui va au-delà des frontières nationales est un marqueur fort des communes communistes. L’engagement des élu·es municipaux·ales du Val-de-Marne dans la campagne « un million d’oliviers pour la paix », en soutien à la Palestine est un autre exemple de cette solidarité concrète, où l’engagement des élus va bien au-delà du seul périmètre communal.

Cet engagement des communes en tant qu’entités territoriales, porteuses d’une histoire locale, nationale et internationale, il s’incarne ainsi, avant tout, dans la vie courante des citoyen·nes. Qu’il s’agisse du pont Nelson Mandela à Ivry sur Seine, du stade Auguste Delaune à Châlette sur Loing, du collège Henri Barbusse à Buis-les-Baronnies ou de la médiathèque Elsa Triolet à Saint-Etienne-du-Rouvray, les noms donnés aux lieux viennent aussi évoquer des luttes, des idées et des œuvres de personnes qui ont lutté pour que les lendemains soient plus beaux. La bataille idéologique se déroule aussi dans les rues, et le maintien de noms de rues ou d’avenues faisant référence à des personnes ayant œuvré contre les classes populaires, d’Adolphe Thiers aux généraux ayant soutenu l’Algérie française, en passant par des collaborationnistes « oubliés » à la Libération. Lutter contre l’appropriation de l’espace public par l’extrême-droite et la réaction, c’est lutter dans les esprits, les sections du Parti couvrant le territoire portant ce combat.

Enfin, ces communes engagées, se sont aussi celles qui refusent d’oublier les moments où le peuple français s’est soulevé pour lutter contre les bourreaux et criminels de l’Histoire. Les commémorations occupent ainsi une place importante dans les communes communistes, pour saluer ceux qui se sont battus et ceux qui sont tombés pour défendre l’égalité et la liberté, et qui ont bien souvent été membres ou compagnons de route de notre Parti.

L’engagement des communes communistes, c’est donc celui de communes internationalistes et patriotes, de communes qui veulent faire communauté dans et au-delà des frontières, et de communes qui savent qu’agir localement, c’est aussi permettre aux idées de s’émanciper.

💡 Nos propositions :

1️⃣ Développer les jumelages avec des communes progressistes où les conseils municipaux agissent pour le progrès social, et avec des communes dans des territoires faisant l’objet de politiques d’isolement ou de répression par des pays réactionnaires (Cuba, Palestine, Kurdistan…). Ces jumelages doivent permettre une intégration pleine et entière de la population, avec des échanges (écoles, collèges notamment) en permettant de créer un réel lien international ;

2️⃣ Soutenir et encourager le développement d’actions internationales de solidarité concrète, avec le soutien des municipalités ; Soutenir, les associations accueillant et accompagnant les migrants, favoriser l’apprentissage de la langue.

3️⃣ Renommer des rues et espaces publics dans une action politique du quotidien, lorsque ceux-ci portent des noms de personnes ayant agi contre les intérêts de la classe ouvrière et ont soutenu des politiques réactionnaires. Féminiser les noms de rues et de bâtiments publics, afin de renforcer l’égalité femmes-hommes dans l’espace public ;

4️⃣ Soutenir l’organisation et la participation des habitant·es de la commune aux commémorations de ceux qui ont combattus dans les luttes sociales et dans les luttes pour la défense de la patrie. Associer les associations locales en fonction des commémorations, notamment les associations LGBT et de gens du voyage dans le cadre de cérémonies du souvenir et de journées de commémoration de la déportation.

✅ Ils l’ont fait :

Les sections de Gien (45) et Bar-sur-Aube (10) portent une lutte pour rebaptiser les rues Thiers dans leurs communes, avec des pétitions, adresses aux élu·es, et tracts : lorsque cela ne suffit pas, la solution est parfois simple : voter communiste ! ;

Les villes communistes du Val de Marne pendant les Jeux Olympiques : les villes communistes du 94 ont, lors des JO, renforcé des coopérations déjà existantes avec des clubs ou des municipalités cubaines. On peut notamment citer le lien qui relie Vitry et l’école de boxe de Cienfuegos (Cuba), et l’accueil des équipes de Taekwondo à Bonneuil, de boxe à Vitry ou encore de natation à Villejuif. Cela a ainsi permis d’incarner les JO dans les villes de la ceinture rouge n’accueillant pas d’épreuves, en faisant des JO une véritable fête populaire. D’autres exemples de coopération sont à mentionner, avec Bonneuil qui a par exemple accueilli l’équipe féminine afghane de taekwondo à larrivée des Talibans : certains parlent de solidarité, nous agissons.