Foire aux questions - Municipales 2026

Quand auront lieu les prochaines élections municipales ?

Les prochaines élections municipales auront lieu :

  • Le 15 mars pour le premier tour
  • Le 22 mars pour le deuxième tour. Ne sont donc pas concernées par cette dates les mairies dont le/la maire serait élu·e dès le premier tour.

Ces dates sont celles connues à ce jour mais pourrait être décalées par décret en cas de situation particulière (ex : nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale entraînant l'organisation de nouvelles élections législatives).

Qui peut voter aux élections municipales ?

Toute personne résidant en France, inscrite sur les listes électorales au moment du vote et ayant une nationalité d'un pays membre de l'Union européenne.


Le PCF est pour que ce droit soit étendu à toutes les personnes résidant en France. 

Quelle union aux élections municipales ?

Lors de son meeting à Marseille le 22 novembre, Fabien Roussel l'a assuré : "Nous voulons garantir pour nos concitoyens des majorités stables, honnêtes, proches des gens et de leurs préoccupations. L’union dans la clarté et la confiance commence maintenant, aux municipales, pour qu’en mars prochain la gauche soit victorieuse et offre une perspective pour la suite. C’est le premier acte que nous devons construire. (...) les communistes feront tout ce qu’il faut dans ce sens et je peux même vous l’affirmer, dans 90 % des villes, nous avons été les artisans du rassemblement, de l’union pour gagner face à la droite et l’extrême droite. Nous sommes fiers de tendre la main, de construire les rassemblements. Et je peux même aller plus loin : nous ne conduirons aucune liste de division contre des maires sortants socialistes, écologistes ou insoumis. Que personne ne vienne nous donner des leçons : nous, l’union, on en parle et on la fait. Et je peux vous dire que localement lorsqu’un communiste signe un accord, il le respecte toujours.

Fabien Roussel faisant un discours devant un pupitre

 

Qui élit le/la maire

Le/la maire n'est pas élu·e directement par les citoyens et citoyennes.

Lors du scrutin municipal, nous votons pour une liste. Le mode de scrutin proportionnel détermine ensuite la composition du conseil municipal : plus une liste reçoit de suffrages, plus elle y obtient d'élu·es.

Réuni pour la première fois le weekend suivant l'élection, ce nouveau conseil élit (à bulletin secret) en son sein le/la maire, qui est généralement la tête de liste de la liste ayant obtenu le plus de voix.

Loi PLM : Kézaco ?

La réforme de la loi Paris Lyon Marseille, dite loi PLM, est venue bouleverser la manière dont les habitant·es de ces trois villes vont élire leurs représentantes et représentants municipaux. Faisant l’objet de l’opposition des parlementaires communistes mais votée le 11 août dernier, cette réforme du droit électoral vient changer les modes d’élections et donc la manière de faire campagne.

La nouvelle loi instaure des scrutins distincts et simultanés à Paris, Lyon et Marseille : les citoyennes et citoyens voteront en même temps pour deux assemblées différentes (trois à Lyon) :

  • pour élire le conseil de leur arrondissement ou secteur (leur quartier).
  • pour élire le Conseil municipal de la ville entière (la Mairie centrale).
  • et dans le cas de Lyon, pour élire les Conseillers métropolitains.

Voir l'infographie réalisée par Vie Publique

Infographie reprenant le texte suivant : Paris et Lyon sont divisés en arrondissements. Marseille est divisée en secteurs (regroupements d'arrondissements). Selon la loi PLM de 1982, les trois villes ont un mode d'élection spécifique. Avant la réforme : un scrutin. Les électeurs élisent leurs conseillers d'arrondissement ou de secteur. Les conseillers élisent parmi eux les conseillers municipaux (à Lyon ou à Marseille) ou les conseillers (à Paris). Le Conseil municipal élit le maire. Après la réforme : deux scrutins. Les électeurs élisent leurs conseillers d'arrondissement ou de secteur. Les électeurs élisent directement les conseillers municipaux (à Lyon ou à Marseille) ou les conseillers (à Paris). Le Conseil municipal élit le maire.

Auparavant, la liste gagnante à la Mairie centrale remportait automatiquement la moitié des sièges. Désormais, elle n'en remportera plus qu'un quart. L'objectif est de mieux représenter la diversité des votes et des courants politiques au sein du Conseil municipal.

Les avantages et les inquiétudes :

Pour : Le système est plus juste mathématiquement, car il permet une meilleure représentation des partis qui ne sont pas arrivés premiers.

Contre : La principale crainte est que cette séparation des votes éloigne la politique des quartiers. On redoute que les arrondissements aient moins de poids face à la Mairie centrale, et que le lien de proximité avec les habitants s'affaiblisse.

Conséquences pour les partis politiques et les campagnes :

Double effort : Ils devront mener deux campagnes de front : une pour gagner la Mairie centrale, et une dans chaque arrondissement. C'est plus complexe et plus coûteux, favorisant donc les partis avec le plus de budget.

Mobilisation cruciale : Il ne suffira plus de bien faire dans ses quartiers habituellement favorables. Il faudra mobiliser un maximum de voix partout pour l'élection centrale, car la prime au gagnant est réduite.

En résumé :
Cette réforme vise à rendre les résultats des élections plus proportionnels dans les trois plus grandes villes françaises. Elle sépare le vote du quartier et de la ville, ce qui pourrait complexifier la vie politique locale et risque, d'affaiblir le pouvoir des arrondissements.

Qu'est-ce que le municipalisme communiste ?

Plutôt que de parler de communisme municipal, nous préférons aujourd'hui le terme de municipalisme communisme car il n’existe pas d’ilôt communiste pouvant exister dans une société capitaliste, avec l'exploitation de l'Homme par l'Homme et l'aliénation qu'il produit.


Le municipalisme communisme : Un outil de Combat et d’Émancipation

Depuis un siècle, le municipalisme communisme est une réalité vivante dans des centaines de villes françaises. Plus qu’une simple gestion de proximité, il constitue un laboratoire politique et un outil de combat contre les logiques du capitalisme et la montée du fascisme. Son objectif fondamental ? Transformer la ville en un levier pour l’émancipation collective et démontrer, concrètement, qu’un autre monde est possible.

Une histoire d’avancées concrètes
Né des conquêtes du Front populaire et revitalisé par l’idée du « droit à la ville », ce courant a souvent été précurseur. De nombreuses politiques aujourd’hui considérées comme normales – centres de vacances municipaux, tarification sociale, accès aux soins de proximité – sont nées dans ces villes. Elles ont servi de preuve par l’exemple, rendant audibles à l’échelle nationale des idées de justice sociale et de solidarité.

Un outil face aux nouvelles menaces
Aujourd’hui, ce projet est menacé par l’asphyxie financière des collectivités, la perte d’autonomie et une idéologie individualiste qui fragmente les solidarités. Dans ce contexte de crise multiforme (sociale, écologique, politique), où les inégalités se creusent et où l’extrême droite prospère sur les peurs, le municipalisme communisme doit se réinventer comme un rempart et une alternative.

Son rôle est triple :

  1. Démontrer qu’une gestion collective, centrée sur les besoins et non sur le profit, améliore concrètement la vie.

  2. Éduquer et politiser en faisant de la ville une « université populaire à ciel ouvert », où chacun apprend, enseigne et participe aux décisions.

  3. Organiser la résistance locale, en créant du collectif pour reconstruire une conscience de classe et lutter contre la paupérisation et le repli sur soi.

Les piliers d’une ville communiste revitalisée
Pour contrer l’atomisation de la société, la ville doit devenir un espace de reconquête démocratique et de dignité, articulée autour de trois axes :

  • Reconstruire le Collectif : Il s’agit de recréer du lien face à l’isolement. Cela passe par le développement des services publics, la création de tiers-lieux solidaires, le soutien aux associations, la mise en place de solidarités concrètes (comme des tarifications sociales justes) et la promotion d’activités intergénérationnelles. L’idée est de prouver que les solutions collectives répondent mieux aux besoins que les logiques privées et marchandes.

  • Instruire et Émanciper : Une démocratie réelle exige des citoyens informés et critiques. La ville doit être un espace d’accès à la culture comme outil d’émancipation (et non de simple loisir), de travail de mémoire populaire, de formations et de débats publics. Il s’agit de permettre à chacun de s’approprier les savoirs et les enjeux qui le concernent, des questions d’urbanisme à la crise écologique.

  • Faire Vraiment Participer : La participation ne se limite pas à voter. Elle signifie impliquer les habitantes & habitants dans les décisions qui façonnent leur cadre de vie : co-construire un projet urbain, choisir collectivement la féminisation des noms de rues, ou éduquer les enfants à la délibération démocratique dès l’école. La ville devient ainsi un apprentissage permanent de l’exercice du pouvoir.

L’Élu·e Communiste : Un combattant aux côtés des habitant·es
La force historique des élu·es communistes n’a jamais résidé dans une simple « bonne gestion », mais dans leur ancrage et leur engagement dans les luttes des habitant·es. Ils ne sont pas des administrateurs neutres, mais des porte-parole et des organisateurs du camp social. Leur crédibilité se forge dans les batailles concrètes – pour défendre les services publics, les agents municipaux ou l’autonomie des communes – menées avec la population, en articulant toujours le combat local à une vision politique globale.

Conclusion : Un Front local essentiel
Dans une période de régression sociale et de danger politique, le municipalisme communiste redevient une urgence. Il incarne un contre-modèle pratique au capitalisme prédateur et à l’idéologie fascisante. En faisant de chaque ville une forteresse de solidarité, d’éducation populaire et de démocratie participative, il contribue à reconstruire un rapport de force et à préparer les consciences pour des transformations plus larges. Il s’agit ni plus ni moins de défendre, à l’échelle locale, les bases d’une société fondée sur la justice, la dignité et le pouvoir du plus grand nombre.


Découvrir des exemples concrets sur notre blog : Les maires ont la parole.

Et en vidéo ici (nous alimenterons régulièrement avec de nouvelles) 👇

Combien gagnent les élu·es communistes ?

Paragraphe 16.2 des statuts du PCF

Le principe original et fondamental de notre parti populaire, ancré dans la réalité et les conditions de vie de la population, est que les élu·es communistes participent par le reversement de leurs indemnités aux moyens de notre parti.

Ainsi, les élue·es adhérent·es du PCF ne tirent pas de revenus supplémentaires de leur mandat. Indépendamment de leur cotisation d’adhérent·e, lors de leur investiture, les candidat·es communistes prennent l’engagement de verser leurs indemnités au parti  : à l’association nationale de financement pour les parlementaires ou tout autre mandat national, aux associations départementales de financement pour les élu·es territoriaux ou locaux.

Par ce reversement d’élu·e, les élu·es communistes participent ainsi à la mutualisation des moyens sur le territoire concerné. Le parti contribue à leur assurer les moyens nécessaires à l’exercice de leur mandat, après discussion avec les intéressé·es.

Si elles ou ils doivent réduire ou suspendre leur activité professionnelle, elles et ils conservent une indemnité compensatrice, établie en toute clarté avec les instances concernées.

Comment faire une procuration ?

Les élections municipales auront lieu les dimanches 15 et 22 mars 2026.

Vous ne pourrez pas aller voter ? Donnez procuration et faites entendre votre voix !

Donner procuration consiste à confier son vote à quelqu'un, qui ira voter pour vous.
Il est nécessaire d’être inscrit·e sur les listes électorales avant le 6 février 2026 (vérifier votre inscription).

Le PCF a mis en place un outil de mise en relation pour vous permettre de trouver quelqu'un qui irait voter à votre place.
Après votre mise en relation, vous pourrez faire la démarche en ligne sur le site officiel, ou en physique en cherchant sur ce site les lieux en fonction de votre code postal.

Inscrivez-vous dès maintenant, nous vous mettrons en relation avec quelqu’un qui se rendra aux urnes pour vous.
👋 Notre équipe prendra contact avec vous !