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focus Publié le 14/01/2020 par PCF

Voeux de Fabien Roussel pour la nouvelle année 2020

Fabien Roussel secrétaire national du PCF et député du Nord a présenté ses voeux pour l'année 2020 lundi 13 janvier 2020 au siège du Conseil national du PCF.

 

Mesdames et messieurs les ambassadeurs Mesdames et messieurs les parlementaires

Mesdames et messieurs les représentants des forces politiques, des organisations syndicales et associatives,

Mesdames et messieurs les journalistes,
Mesdames et messieurs qui êtes présents ou qui nous regardez, Cher·e·s ami·e·s, cher·e·s camarades,

Bonne année, bonne santé à toutes et tous !

L’année 2020 aura forcément pour nous une saveur particulière. D’abord parce qu’elle débute avec un mouvement social historique dans notre pays, d’une longueur et d’une ampleur inédites. Mais aussi parce qu’elle marque le centenaire de notre parti.

Oui, que 2020 soit une année d’espoirs et de conquêtes, même si elle démarre de la plus inquiétante des façons, par la folie guerrière des hommes, par la diplomatie de la gâchette et celle de la tension permanente.

Je pense aujourd’hui à toutes ces familles qui ont perdu un proche dans le Boeing abattu
« par erreur » par l’armée iranienne. Comment ne pas être en rage contre ces puissants, armés jusqu’aux dents, qui font de notre planète une véritable poudrière prête à exploser ! Et au final ce sont toujours les innocents, les peuples qui paient.

Oui, la paix dans le monde est aujourd’hui menacée. Comme jamais. Et nous attendons des pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU qu’ils agissent en tant que tels afin de rétablir la paix et fassent émerger des solutions politiques dans les conflits du monde.

Ce n’est pas l’état d’esprit qui domine en Russie, en Europe ou chez le Président des États Unis qui a brisé l’accord international sur le nucléaire iranien et qui souffle maintenant sur les braises du Moyen-Orient.

Le PCF restera d’ailleurs toujours mobilisé pour défendre le peuple kurde, face à l’offensive du Président Turc et aux côtés du peuple palestinien auquel la communauté internationale nie toute possibilité d’avoir un État libre et indépendant. C’est d’ailleurs notre fierté d’organiser, ici, dans quelques jours, une conférence commune avec nos camarades du Parti communiste israélien.

Nous attendons du Président de la République qu’il porte la voix originale de la France, celle de la paix et du respect de la souveraineté des peuples, cette voix indépendante et non alignée qui a fait sa force.

Nous devons affirmer que notre pays refusera toute escalade guerrière, sous quelque forme que ce soit.

Il y a d’ailleurs un vent d’espoir qui souffle dans le monde à travers ces mouvements qui, ces derniers mois, ont dénoncé la corruption, la perte de pouvoir d’achat, ou des réformes porteuses de reculs, d’exigences insupportables du FMI.

Je pense à ces mouvements populaires, inédits, qui ont émergé au Liban, en Irak, en Algérie, en Haïti, en Égypte, en Indonésie, en Roumanie ou encore dans toute l’Amérique latine, où des foules descendent dans la rue pour porter d’autres choix de société, pour exprimer leurs espoirs d’une vie meilleure.

Parfois, la simple hausse d’un ticket de métro, celle du litre d’essence ou une affaire de corruption ouvre la voie à des mobilisations énormes, permettant à la jeunesse, au monde du travail d’exprimer leur soif de dignité, de démocratie.

Je pense aussi à ces manifestants américains qui défilent devant la Maison Blanche pour dénoncer l’impérialisme de leur pays.

C’est là que souffle le vent du changement, le souffle d’un siècle nouveau, plus juste, plus humain, exigeant avant tout de faire respecter la dignité de chacun.

Les communistes français seront aux côtés de ces peuples, aux côtés de celles et ceux qui refusent les coups d’État comme en Bolivie, aux côtés des progressistes contre l’extrême droite brésilienne, aux côtés des Chiliens, des Colombiens, des Iraniens pour les soutenir contre la répression féroce qui s’abat sur eux.

Nous serons aussi du côté du peuple cubain qui subit un durcissement sans précédent de l’embargo américain, asphyxiant injustement tout un peuple. Nous travaillons, avec d’autres, à une campagne nationale contre ce blocus insupportable imposé par les États-Unis.

Permettez-moi de citer Albert Camus dont nous fêtons cette année le 60e anniversaire de la disparition

« Il n’y a ni justice ni liberté lorsque l’argent est roi ».

Et c’est cette même exigence de justice et de liberté qui s’exprime dans notre pays.

Il y a un an, c’était le surgissement des « Gilets jaunes », rythmé par d’innombrables conflits sociaux dans la santé, la justice, à la SNCF, pour nos services publics, pour le climat. C’était aussi le mouvement « Me too » et les mouvements féministes contre les violences faites aux femmes, pour l’égalité professionnelle.

Et depuis des mois, la colère gronde à nouveau et elle monte de partout : personnels hospitaliers, enseignants, pompiers, policiers, étudiants, retraités, avocats, agriculteurs, fonctionnaires... Tous expriment avec force le même besoin de justice sociale et fiscale, de prise en compte de l’urgence sociale et écologique.

C’est tout simplement l’exigence d’un autre modèle de société qui grandit dans notre pays.

Ce mouvement, que certains voudraient voir s’arrêter séance tenante, s’inscrit dans une longue et belle lignée. 36, 68, 95 autant de grands mouvements sociaux qui ont permis de gagner la semaine de 40 heures, les congés payés, des augmentations massives des salaires et la conquête de nouveaux droits pour les travailleurs à l’entreprise.

Ces combats et ces victoires soulignent le rôle décisif de l’engagement des travailleurs, de la jeunesse, pour le progrès et le bien-être de la nation.

C’est le même esprit qui grandit dans notre pays depuis plusieurs mois.

Et je voudrais saluer l’engagement des militants syndicaux, de leurs responsables, des salariés qui prennent tellement de coups, que ce soit à la télé ou sur les piquets de grève. Je voudrais particulièrement saluer toutes ces organisations syndicales qui tiennent bon, qui écoutent la base et ne cèdent pas aux sirènes du libéralisme ! 8 syndicats sont unis dans ce combat, voilà la force de ce mouvement !

Oui, avec eux, nous demandons le retrait de la réforme Macron.

Car la main tendue du gouvernement n’est pas franche, elle est même bien molle. L’annonce d’un retrait provisoire de l'âge pivot pour 2027 est une mauvaise manœuvre.

Oui, c’est une manœuvre, car d’un côté le gouvernement dit retirer « provisoirement » l’âge pivot, mais il confirme dans sa lettre aux syndicats, et dans son texte de loi, l’instauration d’un âge d’équilibre.

Je cite la lettre du Premier ministre : « C’est la raison pour laquelle le projet de loi prévoira que le système universel comporte un âge d’équilibre. » Cet âge d’équilibre, qui permettra de faire valoir ses droits à la retraite, est donc maintenu comme étant l’une des variables d’ajustement de leur retraite par points.

Cet écran de fumée autour de l’âge pivot ou d’équilibre ne doit pas masquer le fond de la réforme.

LaREM, en fait, ça veut dire La Retraite En Moins.

Le fond de cette réforme c’est la baisse des pensions, dans le public comme dans le privé, en calculant les pensions à partir des pires années au travail alors qu’aujourd’hui seules les meilleures sont retenues.

Leur réforme, c’est aussi voler les caisses autonomes de nombreuses professions comme celles des avocats qui dénoncent, en plus, le risque de perdre leur indépendance en étant demain liés à des banques ou des assurances pour assurer leur retraite complémentaire.

C’est fragiliser les cadres avec ce plafond de 10 000 euros par mois et creuser un déficit de 4 Mds d’euros par an.

Je voudrais d’ailleurs souligner cette mobilisation des cadres, des avocats, des médecins, des kinés et de toutes ces professions libérales qui est suffisamment inédite pour dire que ce mouvement est loin d’être fini.

De la même manière, la mobilisation exceptionnelle du monde de la culture, de Radio France à l’Opéra de Paris, est là pour montrer, avec tellement de beauté, que de nombreuses filières sont concernées.

Bref le fond de la réforme, c’est la fin de tous les régimes existants pour mettre les Français à un seul régime : le régime sec, un régime à l’américaine.

Et avant toute étude d’une telle réforme, d’un texte de loi, la moindre des choses est de se mettre d’accord avant sur son financement comme sur ses objectifs !

C’est pourquoi nous voulons l’ouverture d’une véritable conférence sociale mettant au cœur les salaires, l’emploi et le financement de notre système de protection sociale,

en mobilisant toutes les richesses produites par notre pays et garantissant des droits nouveaux et des retraites dignes pour tous les retraités !

Et nous, forces de gauche, nous avons une responsabilité énorme : celle de porter tous les espoirs qui s’expriment actuellement, celle de montrer qu’il y a d’autres choix et des propositions.

C’est le sens du travail que nous avons engagé, ensemble, depuis plusieurs semaines. C’est un exercice pratique, concret, touchant à un piler de notre modèle social, celui des retraites.

C’est l’esprit qui a animé cette pétition rassemblant toutes forces de gauche avec des responsables syndicaux, des personnalités, demandant d’ouvrir un vrai dialogue.

Nous voulons aller plus loin qu’une simple opposition. Nous avons l’ambition de dire ce que nous proposons, de nous engager sur ce qui nous rassemble, sur ce que nous avons en commun, sur ce que nous ferions, demain, si nous étions en responsabilité.

Nous voulons montrer qu’ensemble nous pouvons porter des propositions de gauche dignes de ce siècle et, derrière cela, un autre modèle de société.

C’est ce que les syndicats nous ont dit à chaque fois : unissez-vous, travaillez ensemble, montrez qu’il y a d’autres choix de société en France que celle ultra libérale de Macron ou celle de l’extrême droite.

Oui, c’est à cela que nous travaillons et c’est la seule issue pour offrir une alternative de gauche : celle de travailler sur des propositions concrètes, portées ensemble et en phase avec le mouvement social. Sur quelle autre base que celle-là pourrions-nous nous mettre d’accord demain ? C’est à l’épreuve de cette réalité et de propositions construites avec celles et ceux qui luttent que nous pouvons forger notre unité.

Ces propositions visant à améliorer notre système de retraite actuel, vous les découvrirez prochainement.

Minimum contributif, pénibilité, financement, tout cela sera mis à disposition de tous et en premier lieu des forces syndicales et de toutes celles et ceux qui luttent. Car nous voulons montrer que des propositions de gauche, porteuses de solidarité, existent et qu’elles peuvent être mise en œuvre rapidement.

Nous travaillons ensemble en respectant les différences de chacun, en ayant chacun aussi nos propres propositions.

Le PCF a présenté sa propre réforme des retraites. Car nous voulons aussi aller plus loin, montrer qu’il est urgent de produire autrement, de créer des richesses en respectant les êtres humains et la planète.

En somme, il ne s’agit pas seulement de mieux répartir les richesses, les fameuses parts du gâteau, mais aussi de travailler à une autre recette de ce gâteau.

C’est dans ce sens que s’inscrit notre proposition de modulation des cotisations sociales en fonction des politiques des entreprises en faveur de l’environnement, de l’emploi, de l'égalité salariale femme-homme.

Quand le CAC40 distribue 60,2 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires, nous disons qu’il y là certainement matière à travailler pour répondre aux besoins de notre société. Depuis 2011, ce sont plus de 500 milliards d’euros qui ont été distribués par ces multinationales françaises. Et 0 % de cotisations à notre système de retraite.

Nos propositions sont sur la table, celles des forces de gauche le seront bientôt. Elles ne demandent qu’à être complétées, enrichies.

Le gouvernement dit que les Français n’aiment pas les réformes. Nous disons que si, mais quand elles sont justes pour toutes et tous.

Et c’est d’ailleurs une grande réforme qui a instauré la Sécurité sociale. Elle fut conduite par Ambroise Croizat, ministre communiste, dans le gouvernement du général de Gaulle. Et cette réforme-là, ils ont réussi à la faire avec l’unanimité du pays, malgré une France exsangue et en ruine.

Alors oui j’en appelle aux Françaises et aux Français, à nos concitoyens pour qu’ils soient encore plus nombreux à s’engager dans les jours qui viennent et notamment les 14, 15 et 16 janvier prochains.

Après deux ans et demi d’une politique aussi généreuse à l’égard des privilégiés, le temps du changement est venu.

Et c’est dans cet esprit que nous célébrerons cette année notre belle histoire, tout en nous projetant vers l’avenir.

L’année du centenaire du Parti communiste sera marquée par une multitude d’évènements nationaux et locaux organisés dans tout le pays.

Il se conjuguera avec celui du 40e anniversaire de l’inauguration, en 1980, de notre siège en présence de George Marchais et d’Oscar Niemeyer.

Nous voulons célébrer 100 ans d’histoire mais aussi 100 ans d’avenir. Et pour cela, nous déclinerons toutes nos initiatives, tous nos rendez-vous avec ces mots qui résument, pour nous, le communisme d’aujourd’hui : l’Humain et la planète d’abord !

Une série de manifestations rythmera cet anniversaire tout au long de l’année, en commençant notamment par :

- Une exposition inédite d’affiches originales du PCF qui retracera un siècle de conquêtes sociales et de solidarité internationaliste.

- Puis avec une semaine nationale d’initiatives, de portes ouvertes dans tous nos sièges du 15 au 21 juin et avec une grande fête du Centenaire, ici même, le dimanche 21 juin.

- Avec tout au long de l’année des rencontres, des débats en région sur l’actualité du communisme dans ce nouveau siècle.

Et c’est à l’automne 2020, à l’approche de la date anniversaire de décembre, que se dérouleront deux évènements majeurs :

- Une exposition célébrera les liens historiques tissés entre l’art, la culture et le PCF.

Et je vous annonce que les Français pourront venir visiter, dès le 18 septembre, ici même, la Joconde, pas celle de Léonard de Vinci, mais celle à moustache de Marcel Duchamp, offerte par Louis Aragon à Georges Marchais. Il y aura bien-sûr d’autres tableaux signés par les plus grands.

Cette exposition se conjuguera avec une création numérique de l’artiste Miguel Chevalier, spécialement conçue en hommage aux cent ans du PCF, clin d’œil d’un artiste contemporain à l’histoire de notre parti.

Enfin l’année se clôturera par un grand évènement festif et populaire placé sous le signe de l’internationalisme, le 12 décembre. Ho Chi Minh, Nelson Mandela, les Brigades internationales, les luttes d’indépendance anticoloniales, Angela Davis seront à l’honneur.

Car oui, ces combats pour la paix et l’amitié entre les peuples sont toujours d’actualité !

L’idéal communiste, en plus d’être un engagement pour la paix, porte l’idée de mettre en commun nos savoirs, nos richesses afin de les mettre au service de tous, de l’être humain et de la planète, au service d’une société fraternelle et solidaire.

Il est le soulèvement de la vie, qui se renouvelle en permanence, à la chaleur des combats, pour en finir avec l’exploitation et les dominations.

Ce projet de société est d’une incroyable modernité.

Né en 1920, sur les braises de la Première Guerre mondiale, il continue à agir cent ans plus tard.

Je voudrais saluer l’action des députés et sénateurs communistes pour leur travail et leur courage dans ce Parlement toujours plus minoré.

Saluer les 7 000 élu·e·s communistes, toujours désintéressés, reversant une grande part de leurs indemnités, toujours présents dans les combats du quotidien. C’est autre chose que Balkany ou Dassault.

Saluer les 100 000 adhérentes et adhérents du PCF qui font de notre parti un des premiers de France pour sa force militante. Vous êtes autant d’hommes et de femmes qui font vivre le rêve d’une société meilleure, présents aujourd’hui auprès des grévistes, actifs demain pour défendre la paix et la solidarité, toujours là pour faire vivre notre belle fête de l’Humanité et tous ces rendez-vous militants, festifs et culturels qui fait de notre parti un parti unique en France !

Saluer le journal l’Humanité, mais aussi La Marseillaise, Liberté Hebdo et toutes celles et ceux qui, à travers ces journaux et cette presse libre, nous aident à porter un autre regard sur l’actualité.

Le Parti communiste sera toujours le parti du monde du travail et de la création, cette force politique qui permet à la jeunesse et à la classe ouvrière, à ceux qui produisent les richesses, de se former et de s’organiser, en étant présent dans toute la France, dans les villes et les villages, dans les facs, les usines et les bureaux.

Et nous faisons nôtre ce slogan "L’Humain et la planète d’abord », qui résonne comme le nouveau programme des Jours Heureux que nous rêvons de bâtir tous ensemble.

En y associant la planète, nous voulons affirmer notre volonté de sortir du capitalisme pour répondre au défi climatique, pour stopper ses ravages insupportables et visibles de tous les coins de la planète comme aujourd’hui en Australie.

Oui, nous plaidons pour une véritable révolution écologique, à réaliser ici, en France, en Europe, avec un effort sans précédent sur les transports, le logement, l’énergie, l’abandon des traités de libre-échange, la relocalisation des productions, une fiscalité au service d’une économie décarbonée...

Nous demandons la mise en place d’un Fonds écologique, doté de 100 milliards d’euros, alimenté en partie par la BCE et des prêts à taux 0.

Prendre le pouvoir sur l’argent, sur la création de la monnaie, comme dans la Casa De Papel, c’est à ce niveau qu’il faut placer la barre. « Injection dé Liquidités », comme le dit El Professor !

Mais une telle ambition ne se décide pas d’en haut.

C’est pourquoi cette année 2020 sera aussi pour nous l’occasion, à travers plusieurs rendez- vous, sur l’écologie, la mondialisation, le monde du travail, le féminisme, et bien d’autres, d’écrire le manifeste pour un communiste du 21e siècle. Oui, nous serons bien présents dans le débat politique en France dans les années qui viennent.

Et j’en profite pour dire un dernier mot sur les élections municipales à venir.
Je formule le vœu d’une très large participation de nos concitoyens à cette élection.

C’est là que s’exerce la démocratie dans la plus grande proximité. C’est là que se construisent les rassemblements les plus divers, les plus à l’image de la société, de la population, et c’est là que se construisent les programmes les plus proches des besoins.

Les communistes ont toujours été présents lors de cette élection et nous avons su montrer, dans l’histoire, notre apport dans chaque ville où nous avons été en responsabilité.

Les conseils de quartiers et la démocratie participative, les MJC, les centres de santé, les politiques en faveur du logement, du transport, la politique culturelle, sportive, ouverte à toutes et tous, voilà notre marque de fabrique dans l’histoire de ce pays.

Une ville avec un maire communiste est une ville qui s’engage pour tous ses habitants, tous ses quartiers, sans privilégier une part de la population au détriment d’une autre.

C’est une ville qui s’engage contre les inégalités et pour des services publics accessibles à tous, c’est une ville qui s’engage pour l’emploi et parle autant aux syndicats qu’aux chefs d’entreprises pour les aider à investir.

C’est une ville qui défend les droits de chacun, dans le respect des différences et de la diversité d’une population. C’est une ville qui s’engage pour défendre les droits des femmes et pour le respect de chaque citoyenne et citoyen du monde.

C’est une ville fraternelle, solidaire, unie, n’hésitant pas à s’engager pour mener des actions qui la dépasse, contre la réforme des retraites aujourd’hui ou pour la paix dans le monde.

Cet engagement, nous le portons dans nos gènes et nous souhaitons le transmettre lors de cette prochaine élection.

Nous nous battrons jusqu’à bout pour le rassemblement le plus large à gauche, au service des habitants mais aussi pour battre la droite et l’extrême droite qui fracturent notre pays.

Oui je formule le vœu que nos concitoyens décident d’élire le plus grand nombre possible de majorités de gauche et, comme je l’avais dit en septembre dernier, si la gauche est unie, si la gauche sait porter ensemble des projets construits avec les habitants, sans arrière-pensées mais avec plein de sincérité, alors elle peut gagner.

Pour conclure, je voudrais simplement citer ce début du poème de Paul Éluard :

« Je connais tous les lieux où la colombe loge

Et le plus naturel est la tête de l’homme.

L’amour de la justice et de la liberté

A produit un fruit merveilleux

Un fruit qui ne se gâte point

Car il a le goût du bonheur. »

Cher·e·s ami·e·s, cher·e·s camarades, gardons ce goût du bonheur, pour nous tous, pour

l’avenir de nos enfants.

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