International publié le 02/07/2021

Algérie : Liberté pour Fethi Gherras (MDS)

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L’histoire retiendra que l’entrée en fonction du nouveau Premier ministre Aïmen Benabderrahame, nommé par le président Abdelmajid Tebboune, aura été l’arrestation du coordinateur national du Mouvement démocratique et social (MDS), Fethi Gherras. Tout un symbole pour un pouvoir qui s’acharne à fermer la porte à tout changement démocratique et s’entête dans la voie autoritaire.

Désormais toute l’opposition est criminalisée et assimilée au « terrorisme ». Le fossé abyssal entre le peuple algérien et la caste corrompue, qui n’est que la façade de l’omnipotence de l’armée, s’est à nouveau creusé avec une abstention massive lors des dernières législatives, traduisant le rejet d’une nouvelle mascarade électorale.

Alors que la crise économique accroît quotidiennement les difficultés des Algériens, que le chômage flambe, les combines cyniques entre les forces politiques discréditées du Front de libération national (FLN), du Rassemblement national démocratique (RND) et d’une partie des islamistes préparent une violente cure d’austérité.

Pour briser la résistance populaire pacifique, qui ne se dément pas, s’incarnant dans le Hirak et les mouvements sociaux croissants, ce pouvoir sans légitimité, n’en finit plus de brutaliser la société et de réprimer. Actuellement 296 prisonniers d’opinion croupissent dans les prisons alors que les tribunaux fonctionnent à plein régime.

Dans le respect de l’indépendance du peuple algérien, les communistes expriment leur solidarité avec leur lutte émancipatrice. Ils appellent à la libération de Fethi Gherras et de tous les détenus d’opinion.

Pascal Torre
responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient