Publié le 09/06/2021 par PCF

Assemblée nationale des animatrices et animateurs du MJCF (½)

Tout au long du week-end des 4, 5 et 6 juin, les jeunes communistes ont organisé une assemblée nationale des animatrices et animateurs pour échanger sur les manières dont ils allaient participer à l’élection présidentielle.

Action devant le ministère du Travail

Samedi dernier, deux cents jeunes communistes ont organisé une action devant le ministère du Travail. À leurs côtés : Laurent Brun de la CGT cheminot, Yann Flesher de l’USAP CGT et Igor Zamichiei pour le Parti communiste. Les jeunes communistes ont symboliquement déposé un million et demi de CV et lettres de motivations représentant le million et demi de jeunes sans emploi ni formation au pied du ministère du Travail.

Cette action vient dénoncer l’inaction du gouvernement face à la situation catastrophique dans laquelle se trouve la jeunesse. Le 23 juillet dernier, Jean Castex annonçait en grande pompe un plan inédit pour la jeunesse s’intitulant : “Un jeune, une solution”. Près d’un an après, la situation s’est considérablement dégradée. Force est de constater que non seulement ce plan ne fonctionne pas, mais il a fragilisé la situation des jeunes en ne proposant que des contrats précaires.

Les jeunes sont parmi les premières victimes des crises actuelles. Un étudiant sur six en décrochage, plus d’un jeune sur cinq au chômage, 1.6 million de jeunes sans aucune solution et un retard scolaire qui s’accumule. La précarité est notre quotidien : précarité de nos revenus, précarité de l’emploi, précarité de nos formations. La situation est telle que les médias nous ont baptisés la génération sacrifiée. Mais si nous le sommes, ce n’est pas tant de la faute de la pandémie que du gouvernement. Malgré le décrochage et le retard scolaire, aucun plan de rattrapage n’a été mis en place ; pire, Jean-Michel Blanquer continue avec la sélection à l’entrée de l’université. Pour lutter contre le chômage, Jean Castex n’offre comme seules perspectives que des contrats précaires payés une misère. Ils viennent accélérer les mêmes politiques qui nous ont conduits à cette situation. Ce gouvernement vient instrumentaliser la crise pour mener tambour battant leurs réformes libérales.

La précarité de nos parcours broie les rêves et les aspirations de millions de jeunes. Pourtant, les résignations d’aujourd’hui font les régressions de demain. Combien de potentiels futurs chercheurs, médecins, ingénieurs, enseignants, métallurgistes, électriciens, cheminots sont actuellement au chômage ou n’ont pas été sélectionnés par Parcoursup cette année ? Des emplois pourtant essentiels pour répondre aux défis que nous avons devant nous.

Les jeunes ne doivent pas être le problème mais une solution. Une solution pour répondre aux défis que nous avons devant nous. Je dirais même que c’est un choix de civilisation, un projet de société. Permettre à chaque jeune de se réaliser et de s’épanouir, c’est permettre à la société d’avoir un avenir et si possible un avenir plus radieux que celui d’aujourd’hui.

Pour cela, nous devons permettre à ce que jeunesse se fasse en enlevant les barrières qui obligent les jeunes à se résigner. Pour cela, il faut ouvrir des formations de qualité sur l’ensemble du territoire, recruter des enseignants pour dédoubler les classes, avoir un revenu étudiant pour leur permettre de ne pas se salarier à côté de leurs études ; garantir un emploi stable correspondant à leurs aspirations. Mais l’épanouissement ce n’est pas que l’emploi et l’éducation, c’est aussi les transports gratuits, l’accès au sport, à la culture, aux loisirs… Voilà le projet ambitieux que nous portons et allons porter tout au long de l’année prochaine

Les jeunes communistes entrent en campagne

Cette action marque l’entrée en campagne des jeunes communistes. Des actions seront organisées partout en France, dans toutes nos fédérations pour mobiliser les jeunes.

L’abstention des jeunes n’est pas inéluctable. C’est faute de confiance en la politique que de nombreux jeunes s’en éloignent. Une partie de la gauche nous propose un revenu universel comme s’il s’agissait d’attendre que jeunesse se passe. La droite se réapproprie cette proposition en posant des conditions à son obtention, ouvrant ainsi la voie à des emplois déguisés. Emmanuel Macron propose de gérer la misère via une garantie jeune qui fonctionne mal. Si rien n’est fait, des millions de jeunes continueront de s’abstenir tandis que le Rassemblement national et les forces d’extrême droite augmentent leurs scores élection après élection. Nous ne nous résignons pas face à une telle situation. Bien au contraire, nous voulons redonner espoir en la politique aux nouvelles générations. Ils sont des millions à se sentir délaissés par la politique. Montrons-leur que la politique peut changer leur quotidien.

Léon Deffontaines, secrétaire général du MJCF