Publié le 08/04/2020 par PCF

CHRU Nancy Vite, des crédits pour répondre à l’urgence sanitaire !!!

Les soutes des avions médicalisés et les portes des TGV sanitaires destinés à transférer des malades du Grand Est vers d’autres régions, à peine fermées … Le Directeur de l’ARS Lannelongue a tenu à confirmer les suppressions exigées par le COPERMO de 598 postes et de 174 lits au CHRU de Nancy.

Voilà ce qui ira certainement droit au cœur, en guise de remerciements et d’applaudissements, de tous les soignants du CHRU qui depuis des semaines, au risque de leur propre santé et de celle de leurs proches, se donnent sans compter pour sauver du COVID 19 tous ceux qui peuvent l’être.

Après l’abandon en rase campagne, en pleine crise sanitaire, du CH Lunéville par un laboratoire privé, après la parution récente de la note du CDC préconisant la privatisation de l’hôpital public, via des partenariats Public Privé, pour remédier à sa crise … le monde d’avant (le vieux monde) est toujours bien présent.

Et dire que le Président MACRON déclarait il y a peu qu’il convenait de sortir l’hôpital des règles financières du marché !!! Et ce n’est pas la déclaration du Ministre VERAN ce dimanche qui est de nature à rassurer, puisqu’elle n’est assortie d’aucun engagement concernant le CHRU de Nancy.

Le PCF exige qu’à l’issue de la crise sanitaire, le plan de sauvetage du CHRU soit remis à plat dans sa totalité pour qu’un nouveau plan advienne qui prenne en compte, dans le respect des hôpitaux de proximité que sont Toul, Lunéville et Pont à Mousson, les besoins sanitaires des Lorraines et des Lorrains.

Il faudra réembaucher à l’hôpital, revenir sur le tout ambulatoire, remettre en cause le modèle industriel de la médecine programmée et standardisée incapable de faire face sur le temps long à l’épidémie des maladies chroniques qui tue tout au long de l’année. Il faudra recréer les lits d’aval dont la suppression a tellement entravé le service des Urgences. Il faudra également recréer les lits spécialisés (réanimation et autres) nécessaires en cas d’épisodes épidémiques tel celui que nous connaissons actuellement.

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